vendredi 28 février 2014

Les parutions de mars qui font envie


Trylle, tome 1 : Enchangée d'Amanda Hocking chez Castelmore - 19 mars 2014

Les royaumes de Nashira, tome 1 : Le rêve de Talitha de Licia Troisi chez Pocket Jeunesse - 20 mars2014

Les stagiaires de Samantha Bailly chez Milady - 21 mars 2014

Poison de Sarah Pinborough chez Milady - 21 mars 2014

J'adore New York de Lindsey Kelk chez Milady - 21 mars 2014

Insaisissable, tome 3 : Ne m'abandonne pas de Tahereh Mafi chez Michel Lafon - 27 mars 2014

Ce mois de mars promet de belles sorties et de beaux craquages.

jeudi 27 février 2014

La pluie avant qu'elle tombe


Auteur : Jonathan Coe
Editeur : Gallimard
Collection : Folio
Parution : 1er avril 2010
Pages : 267
EAN-13 : 9782070416967

Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences ?


Mon avis

Premier livre que je tire de ma Book Jar pour mon challenge annuel. Ce livre était arrivé dans ma Wishlist un peu par hasard, j’en avais lu une excellente chronique, et c’est en le voyant à Emmaüs que je n’ai pas pu m’empêcher de repartir avec. Depuis il trainait dans ma PAL, et le challenge de la Book Jar tombait donc à pique pour sortir ce genre de livre.

Physiquement, ce livre en aura vu de toutes les couleurs. En général je suis quelqu’un qui prend vraiment soin de ses livres, mais celui-ci n’était déjà pas en très bon état de base, alors bon… Et entre temps j’ai même renversé du thé dessus. Je vous laisse imaginer l’état. Après lecture, la couverture est plutôt bien choisit, on retrouve l’ambiance mystérieuse du livre à travers cette image.

Je n’avais jamais lu de Jonathan Coe, et j’étais curieuse de découvrir son écriture. C’était très appréciable, on se fond rapidement entre ses lignes et ses personnages. Il introduit une histoire, dans une histoire, c’est un genre que j’aime plutôt bien, suivre deux temps différents dans un même roman, et il y arrive très bien. On ne se perd à aucun moment dans les événements, on a toujours quelques choses qui nous permet de nous repérer.

A travers un magnétophone la défunte Rosamond transmets son histoire, son passée et son vécu à Imogen, une jeune  fille aveugle qu’elle n’a pas revu depuis des années. Malheureusement Imogen est introuvable, c’est alors la nièce de Rosamond, Gill, qui s’attaque à l’écoute de cette histoire avec ses deux filles. Plusieurs générations sont représentées à travers ce récit et on s’en imprègne totalement.
Rosamond vieille, et morte, ne m’a pas parut très agréable. Je visualisais une de ces vieilles personnes très froides et peu aimable. Aimante, certes, mais pas très démonstrative. Tandis que jeune, à travers son récit, elle m’a parut plus douce et fragile. Sur une série de 20 photos qu’elle va décrire elle va nous parler de sa famille et de ses aventures. J’ai eu l’impression de regarder un de ces vieux films, qui parle d’une époque révolue que je ne connaitrais jamais. Les années 50, des concerts dans des églises et des caravanes ambulantes. Rosamond est jeune fille de campagne qui s’émerveille de tout et surtout qui est impressionnée par sa cousine Beatrix, trois ans les séparent, alors elle est un véritable modèle pour la jeune fille. Mais Béatrix est un personnage odieux, égoïste et méchante, une simple profiteuse qui n’assume pas ses actes. Dès le départ je n’ai pas pu la sentir, quand Rosamond parle de la première photo, alors qu’elle est encore très jeune, on ressent déjà ce trait de caractère chez elle. Peut être que j’ai légèrement éprouvé de la pitié pour elle, du fait que sa mère préfère ses frères à elle, mais ça n’a pas duré. Dès ce moment on sait ce que Rosamond veut faire découvrir à Imogen, on la laisse parler pour savoir comment tout ça est arrivé, et c’est un vrai plaisir. On est saisit par tous les combats et concessions qu’à fait Rosamonde pour sa cousine bien aimée, et les malheurs qu’elle reçoit en retour. Jamais un merci, alors qu’elle se met en quatre pour tout le monde. C’est une personne qui a du se forger un caractère pour ne plus subir les piques de Béatrix. On comprend petit à petit pourquoi elle est devenue distante.

J’avais l’impression de regarder l’album photo de quelqu’un que je ne connaissais pas, mais qui une fois arrivé à la fin me semble familière et proche. Comme si j'étais Amélie Poulain et que la vie ordinaire des autres devenait mon principal passe temps. D’une froideur extrême on gratte la couche qui recouvre le passé de Rosamond pour découvrir une personne au grand cœur, qui n’a jamais voulu autre chose que le bonheur des siens et leur bonne santé. Elle se sent concerné par leurs différents malheurs. Il nous manque des informations sur Gill, la nièce qui nous raconte le début et la fin avant que Rosamond ne parle à travers des cassettes. Finalement on apprend assez peu de choses à son sujet, mais ce que l’on découvre sur elle est tout simplement touchant.

On voyage beaucoup à travers ce roman, ces photos nous emmènent dans beaucoup d’endroit différents, Londres, la campagne Anglaise ou encore l’Auvergne. A chaque fois Jonathan Coe sublime son récit par des descriptions de paysages magiques. Des bans de brumes qui cachent certainement bien des mystères et des quartiers de Londres qui n’ont rien avoir avec ceux d’aujourd’hui.

Ca été un vrai plaisir de lire ce livre. Je sais que je pourrais retourner vers du Jonathan Coe, qui possède une vraie plume.  

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mardi 25 février 2014

Entre chiens et loups

Auteur : Malorie Blackmann
Editeur : Milan
Collection : Macadam
Parution : 2 Septembre 2005
Pages : 396
EAN-13 : 9782745918499

Callum m'a regardée. Je ne savais pas, avant cela, à quel point un regard pouvait être physique. Callum m'a caressé les joues, puis sa main a touché mes lèvres et mon nez et mon front.
J'ai fermé les yeux et je l'ai senti effleurer mes paupières. Puis ses lèvres ont pris le relais et ont à leur tour exploré mon visage. Nous allions faire durer ce moment. Le faire durer une éternité.
Callum avait raison : nous étions ici et maintenant. C'était tout ce qui comptait. Je me suis laissée aller, prête à suivre Callum partout où il voudrait m'emmener. Au paradis. Ou en enfer.

Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s'affrontent à coup de lois racistes et de bombes. C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin...

Et s'ils changeaient ce monde ?


Mon avis

Après Nos étoiles contraires, je reviens avec un livre qui m'a de nouveau bien retourné. Tant de fois conseillé, tant de fois oublié Entre chiens et loups aura attendu très longtemps dans ma Wishlist, et pourtant à chaque fois que je lisais un avis je me disais "il faut vraiment que tu le commence celui-ci, depuis le temps". C'est en refaisant ma carte de bibliothèque que j'ai craqué et que j'ai emprunté ce livre, entre autre.

Malorie Blackmann nous propose un univers horrible, mais pas si éloigné de la vérité. Malheureusement. De suite j'ai aimé cet aspect, cette nouvelle vision du monde, qui promet du coup de faire éclater beaucoup de chose, et pour un premier volume je ne m'attendais pas à autant d'explosions. Un style précis et efficace, l'auteur ne nous embête pas avec des futilités sans importance, on entre directement dans ce monde d'injustice et de différences.


Sephy est une jeune fille noire. Elle vit dans l’abondance et l’aisance, sa famille est très haut placée et elle ne manquera jamais de rien. Au début du roman elle est très jeune, à peine 15 ans, et est donc assez incertaine, pensant parfois bien faire elle ne se rend pas bien compte de la portée de ses agissements. Pour elle ce n’est pas mal ce qu’elle fait, c'est-à-dire être amie avec un blanc. Quand elle se pose à la même table que son meilleur ami, pour elle ce n’est pas mauvais, ce n’est même pas une forme de rébellion, juste un élan de gentillesse et d’amitié. Elle voit sa vie s’engager dans un chemin qu’elle ne souhaite pas, et pour elle c’est la fin du monde. A certains passages j’avais envie de la gifler pour qu’elle se réveille, qu’elle ouvre les yeux sur le monde dans lequel elle vit. Non ce n’est pas la fin du monde s’il n’est pas venu, non ce n’est pas parce qu’il ne t’aime pas qu’il a fait ceci, ou cela. Mais Sephy a au départ beaucoup de peine à se rendre compte de ça, son confort ne l’a pas habitué à ce qu’elle voit le monde sous un autre jour. Au fil des pages on la voit grandir, et quand au bout de deux ans on l’a redécouvre, on se rend compte qu’elle n’est plus la petite fille naïve et impulsive d’avant. Elle a de vraies valeurs, elle veut défendre la cause des blancs sans utiliser de violence. Et c’est une belle évolution qu’elle offre au lecteur.

Callum est le meilleur ami blanc. Il a deux ans de plus que Sephy et au début du livre on le découvre presque aussi innocent que son amie. Il souhaite simplement se prouver à lui-même et à sa famille qu’il peut accéder aux écoles des noirs et se faire respecter. Mais bien sur il va tomber de haut. Il est le dernier de sa famille, sa grande sœur a légèrement perdue la tête, et son frère et son père lui cachent beaucoup de choses sur leurs activités. La Milice, la rébellion des blancs, cette organisation qui le dégoute, va peut être lui changer la vie.  Il était peut être mieux préparé que Sephy à cette situation, à ce monde d’injustices, mais il va se prendre quelques claques avant de bien comprendre la situation. Et une fois arrivé à la fin du livre, je ne savais toujours pas ce que je devais penser de ce personnage. Autant Sephy m’a touchée car elle a changé, elle veut se battre pour l’égalité mais de la bonne manière. Autant Callum m’a semblé changer en se refermant, en gardant des œillères sur cette bataille. Ses agissements sont parfois mauvais, et juste après il ne veut qu’une chose, réparer ce qu’il a fait. Il est prit dans un étau et ne trouve aucun moyen intelligent d’en sortir. Il m’a fait de la peine, alors que je le trouvais vraiment charmant au début. Le sentiment que j’avais pour les deux personnages c’est tout simplement inversé en fait.

La trame principale est très bien raconté, on suit effectivement l’histoire d’amitié/amour de Sephy et Callum, mais autour de ça il y a bien plus. Et l’auteur travail son sujet parfaitement, grâce à cette relation. Elle met en scène des horreurs tout en construisant une histoire d’amour.

Ce roman nous offre une belle leçon de respect. Une couleur devrait définir nos droits ? Nos libertés ? Notre savoir ? On a envie de se battre aux cotés de ces personnages, réduire au silence ces gens qui croient encore que la vie est toute blanche ou toute noire. Malorie Blackmann a choisit un sujet dur et dangereux pour sa saga, et on ne peut que l’en féliciter, car elle a très bien fait. Je pense que ce roman remettrait pas mal d’idées en places à des personnes qui en auraient grandement besoin.

Personnellement j’ai été très touchée, et j’y suis allée de ma petite larme à la fin, comment ne pas craquer ?

Les avis des copinautes : Jess, Azariel, Mathieu, Marinette et d'autres sur la fiche BBM

 
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dimanche 23 février 2014

Nos étoiles contraires

Auteur : John Green
Editeur : Nathan
Collection : -
Parution : 21 février 2013
Pages : 336
EAN-13 : 9782092543030


Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie mais elle se sait condamnée. Dans le groupe de soutien fréquenté par d'autres jeunes malades, elle rencontre Augustus, un garçon en rémission. L'attirance est immédiate mais elle a peur de s'engager dans une relation dont le temps est compté.

Mon avis


Le livre qui a fait pleurer tout le monde, celui qui a ému la planète et je l’ai enfin lu ! Je voulais faire partie de cette clique, de ces gens qui sortaient des « Okay ? – Okay » comme le slogan d’une génération. Nos étoiles contraires, The fault in our Stars, John Green, ou un roman qui va vous faire vibrer les tripes.

C’est Marie de Ma petite librairie qui m’a proposé de faire une lecture commune. De toute manière, une fois reçu je n’allais pas tarder à le lire, sa proposition de LC tombait pile poil. Vous pouvez d’ailleurs retrouver sa chronique sur son blog.

Je n’avais jamais lu de John Green avant, pourtant plusieurs de ces titres avaient toujours ce petit quelque chose qui m’attirait. Mon prénom dans l’un, le nom d’un pays que je rêve de visiter dans un autre, bref John Green arrivait toujours à me faire envie. Et à chaque fois, je passais à côté. Mais celui-ci, depuis le temps que tout le monde en parle, je ne pouvais pas faire autrement. Personnellement j’avais déjà lu un livre traitant d’un cancer avec Je veux vivre, que pas mal de personnes n’ont que très peu aimé, contrairement à moi qui avait été très touchée par l’histoire de Tessa. J’avais déjà sortie mes mouchoirs pour celui-ci, et à ce niveau là je n’ai pas été déçue, mes larmes ont bien coulées.

Le style est tranchant et les personnages n’y vont pas avec des pincettes en parlant de leurs maladies. C’est ce côté très cash qui m’a beaucoup plu, pourquoi trouver des mots doux pour parler de quelque chose de dure ? Appelons un chat un chat, et ne pas passer par quatre chemin je trouve ça bien. On connait tous quelqu’un qui a été atteint du cancer qui s’en est sortie, peut être, ou au contraire qui n’a pas été plus fort que la maladie. Personnellement j’ai vécu celui de mon oncle, qui a été très dur, celui de la maman de Vincent et actuellement c’est celui d’une amie très chère. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que quand on le voit d’aussi près, les dégâts qu’il fait, on comprend l’histoire d’Hazel et Augustus.

Hazel est le personnage narrateur, elle avance sombrement dans cette vie quelle voit finir sur une note négative. Plus grand-chose ne l’a distrait, à part regarder Top Model USA. Et encore. On sait dès le début que le temps lui est compté, elle même se voit telle une grenade qui ne va pas tarder à exploser et qui va faire des dégâts. C’est une personne qui m’a beaucoup plu, juste dans sa manière d’être. On comprend vite son état d’esprit, la maladie a déjà prit beaucoup de place il n’y a plus que ça qui compte. Sa vie ne tourne qu'autour de ça. Comment voir autre chose ? Elle est franche et direct et voit le monde d’une manière qui m’a tellement plu ! Elle est originale dans sa manière de vivre et de dire les choses, rien d’extravagant dans son physique, mais on ressent chacune de ses pensées. Sa rencontre avec Augustus va lui changer la vie. 

Ce garçon m'a tout de suite séduite, ses regards, son histoire et ses références, tout est craquant en lui. Une fois qu'il rencontre Hazel il ne l'a lâche plus et lui remonte le moral gentiment. La jeune fille commence à revoir le monde qui l'entoure. Gus possède un coeur énorme et croit en la jeune fille. C'est le genre de personnalité qu'on a envie d'avoir dans nos vies. Leurs petits instants de bonheur donnent envie de croire en quelque chose, en une fin paisible pour tous les deux. Ce que j'ai aimé c'est que l'auteur ne nous demande pas de prendre pitié de ces deux personnages brisées, il nous prouve simplement qu'ils sont au dessus de cela et que la pitié n'a plus rien à faire dans leur vie. Le roman pourrait se résumé à leur relation, le chemin qu'ils vont parcourir ensemble. Mais bien sur il y a mille choses qui se produisent entre eux, des millions de petites étoiles scintillent quand ils se parlent ou se regardent.

Autant vous dire, je suis passée du rire aux larmes sans rien comprendre de ce qui m'arrivait. J'ai été très émue par l'histoire des deux adolescents, et les mouchoirs ont été obligatoire.  On s'attend à chaque page au pire et quand finalement il arrive, on se rend compte que même si on a essayé de se préparer, ben on y arrive pas. En tout cas j'y suis pas arrivé. Je vous laisse imaginer la tête de Vincent quand il est rentré le soir ou j'étais en train de le terminer et qu'il m'a vu avec tous mes mouchoirs.

Un livre touchant. Poignant. Qui remue pas mal. Et qui vous demande de vivre. Okay ?



L'avis des copinautes : Azariel, Marinette, Nessa, Jess, Cayha, Tartine et bien d'autres sur la fiche BBM

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jeudi 20 février 2014

Les Artefacts du pouvoir, tome 4 : Dhiammara

Auteur : Maggie Furey
Editeur : J'ai Lu
Collection : Fantasy
Parution : 21 août 2010
Pages : 696
EAN-13 : 9782290016237


L'épreuve la plus dure de son existence attend encore Aurian : elle doit à présent affronter Eliseth, la Mage du Climat, qui s'est emparée de l'Épée de Feu et d'Anvar, l'homme qu'elle aime. Mais pour atteindre son ennemie, Aurian doit venir à bout de sa quête, qui la conduira à travers le temps jusqu'à l'ancienne cité des dragons, Dhiammara. Si elle veut triompher, elle devra en découvrir tous les secrets...


Mon avis


J’ai découvert cette saga il y a très longtemps, en 2008 il me semble. J’avais tout de suite adoré le premier volume car c’était de ces premiers tomes qui envoient ! Qui ne fait pas que placer des personnages et une intrigue, mais au bout des quelques 700 pages les lecteurs avaient déjà assisté à beaucoup d’événements. Le tout ne compte que 4 volumes, et pourtant j’ai prit 5 ans à tout terminé. Aucune idée pourquoi, mais il y a toujours des autres livres qui nous font envie, qui sont également intéressants, etc… Finalement je me suis décidée à le lire pour l’occasion du week end à mille.

Le style de l’auteur me plaît définitivement beaucoup. Elle possède cette plume remarquable qui fait voyager le lecteur dans ce monde étonnant. Lire quatre livre sur 5 ans forcément des fois on oubli certaines choses, certains personnages. Et j’avais très peur de ne plus me souvenir de grand-chose en attaquant le dernier. Avant de le commencer j’essayais de me remémorer ce qui c’était produit dans le troisième, il m’en restait des bribes, je croisais les doigts pour que cela me revienne en mémoire durant ma lecture du dernier. Et bien je crois que c’est assez rare, mais en le commençant samedi, j’ai vraiment eu l’impression de me retrouver chez moi, dans une ambiance familière et agréable, comme quand on retrouve des gens qu’on aime, pas revu depuis longtemps. Tous ces personnages m’ont accompagné dans une période de ma vie assez incroyable d’ailleurs, donc c’était très plaisant de les retrouver et de me souvenir petit à petit de tout.

Pour resituer un peu l’histoire, qui est très complexe, depuis le début nous suivons les aventures d’Aurian jeune Mage aux pouvoirs importants. Dès le premier volume il lui arrive mille choses, entre amour et trahison elle n’a pas eu beaucoup de chance. Son but est de récupéré les Artefacts du pouvoir, ces 4 objets puissants qui appartenaient à des anciens peuples qui existaient sur ces terres bien avant. Le Bâton de la terre, la Harpe des vents, le Chaudron de résurrection et l’Epée de feu. Mais bien sur elle s’est fait des ennemis, parmi les gens de sa propre espèce, d’autres Mages. SPOILER Entre Miathan, Mage puissant qui a presque tout apprit à la jeune apprentie Mage qu’était Aurian plus jeune et Eliseth la Mage du climat, qui ne l’a jamais aimé.
Au début de ce quatrième et dernier volume on découvre donc une Aurian plus que déboussolée qui a presque tout perdue, mais qui ne va pas arrêter de se battre. C’est bien sur un personnage de littérature qui me tient beaucoup à cœur, déjà pour l’avoir côtoyer très longtemps à travers ses aventures, mais aussi pour son courage. C’est un personnage qui redonne espoir, car quand elle n’a plus rien, plus personne pour l’aider à part elle-même, elle se relève toujours et continue d’avancer pour gagner pour retrouver les gens qu’elle aime. Comment ne pas la prendre en exemple ? Je ne vais pas trop m’étendre sur d’autres personnages en fait, car beaucoup, tous, ont évolués d’une manière considérable et si l’aventure vous tente je ne veux pas vous en dire trop à leur sujet.

Maggie Furey a vraiment construit un monde de fantasy assez complet. C’est une excellente narratrice, qui nous en met pleins la vue à travers sa saga. Ce que j’aime depuis le premier volume c’est le manque de facilité qu’on ses personnages et le nombre de chance que peuvent avoir les méchants pour gagner. C’est une saga qui a le profil pour finir mal, et en quoi cela ne dérangerait pas, car les deux points de vue sont plausibles. A sa manière elle est aussi un peu une George Martin, elle n’hésite pas à sacrifier certains de ses personnages pour la suite de son histoire, même si on les aime beaucoup.

Malgré un dernier tome haut en couleur et en action, je trouve que la fin été un peu précipitée est certaines questions restent ouvertes. En 100 pages ont assiste à la dernière bataille et confrontation entre les gentils et les méchants, et ce n’était presque pas assez long. Ce qui pourrait presque laisser présager un cinquième tome, peut être moins conséquent, mais qui permettrait de savoir définitivement ce que nos héros vont faire.

Pour moi cette saga est un petit bijou que j’ai adoré et que j’avais commencé sur un coup de tête. Je vais la garder très longtemps et j’espère pouvoir la relire une fois. 

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