jeudi 24 mai 2012

June le souffle

Auteur : Manon Fargetton
Editions : Mango
Collection : -
Parution : 13 janvier 2012
Pages : 320

- Tu peux partir, June, tu peux refuser d'apprendre à te servir du Souffle. Mais c'est ton héritage.

Cela te rattrapera toujours.

- Mon héritage ? Et si je n'en veux pas, moi, de cet héritage 

Il y a encore quelques mois, ma vie était simple. Mais depuis que j'ai découvert ce pouvoir qui pulse en moi, tout a basculé. On me dit que je suis la dernière héritière des Sylphes, et que je suis la seule à pouvoir rétablir l'harmonie dans le monde. Une quête dangereuse m'attend, vers des terres dont je n'ai jamais soupçonné l'existence...


Mon avis

Il était une fois, une couverture : magnifique. Un prénom : June. Un résumé : prometteur. Bref, trois ingrédients parfaits pour me faire craquer. Et pourtant, il manquait le plus important; un style. On ne se prétend pas auteur du jour au lendemain. Manon Fargetton en est certainement une, mais il y a des progrès à faire. Son roman manque cruellement de dynamisme et d'éléments attirants, ces fameux éléments qui permettent aux lecteurs de s'accrocher et de tourner frénétiquement les pages. Le petit "truc" qui fait que c'est génial! L'écriture est trop saccadée et rapide, on a l'impression d'entendre un vieux clavier de machine à écrire qui se fait ravager par des doigts rageurs. Manon est certes jeune, mais le langage qu'elle emploi dans son roman l'est trop. L'envie de barrer certaines expressions intérieurs de la protagoniste nous ronge durant toute la lecture. Un côté jeune ok. Mais trop de jeune, tu le jeune. 

Mais venons-en à la partie la plus importante d'un roman, son intrigue, son fil rouge. June évolue dans un monde que l'on ne connait pas encore, les lieux n'ont plus de noms, et June grandie avec son frère dans La Ville. C'est tout. C'est long. Le prologue nous apporte tout de suite notre dose de magie, mais par la suite, cette magie se fait attendre. Même quand l'héroïne arrive dans cet endroit étrange ou elle va découvrir son don, ce souffle, elle prend du temps à se l'approprier, et ça devient très vite lassant. Ce qui devrait nous surprendre, nous apprend simplement que l'on avait raison depuis le début. Malheureusement, toutes les petites intrigues sont évidentes pour la lectrice que je suis. Ca m'a frustrée. J'aurais aimé être aveugle depuis le début et me laisser surprendre, mais les indices sont trop clairs et nous mènent à du vide. 
Le monde des Sylphes est quant à lui très envoûtant. On en demande plus encore et encore. Tout ce côté nature et petit m'a clairement rappeler "Le peuple des Minuscules" d'Augarde et "Ailes" de Pike

Le personnage principal n'est pas attachant malheureusement. June est une tête de mule qui mérite des baffes durant tout le roman, elle est un peu lente sur certains points et pas des plus agréable. Contrairement à son frère, Locki, qui inspire tout de suite la sympathie. Il nous donne envie de le suivre et de lui faire confiance. Il possède cet aura qui nous met à l'aise. Les autres personnages ont tous des côtés bons et charmants, mais ils ne sont peut être pas assez exploités. 

On retiendra donc que l'univers entier du roman est agréable et fascinant. Dommage que le style de l'auteur ne soit pas assez travaillé et bâclé. 


1 commentaire:

  1. Whaaa merci tu m'as sauvé la vie!!! J'ai eu un soucis d'internet. Mais je me suis inscrite sur le forum et c'est vraiment bien! Merci!
    (T'en fais pas ton commentaire n'a pas été publié)
    Sinon côté livresque, je ne connais pas celui-ci mais ma wish-list est affreusement gigantesque... Il faut que je me calme! Mais bon, tu as un avis mitigé apparemment. Merci encore. Bonnes lectures.

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