mercredi 19 juin 2013

Le magicien d'Oz

Auteur : Frank Lyman Baum
Editeur : Pocket
Collection : Classique
Parution : 7 mars 2013
Pages : 176
EAN-13 : 9782266218870

Dorothée et son jeune chien Toto sont emportés par un cyclone et transportés dans un pays merveilleux. Seul le grand et puissant magicien d'Oz peut aider la jeune fille à rentrer chez elle, au Kansas. Mais le chemin est long et semé d'embûches : accompagnée d'un épouvantail qui se plaint de ne pas avoir de cerveau, d'un bûcheron en fer-blanc qui dit ne pas avoir de coeur, et d'un lion qui a peur de manquer de courage, Dorothée se rend dans la cité d'Émeraude...


Mon avis

Acheté alors que Le monde fantastiques d'Oz arrivait en salle, je m'était rendue compte que je n'avais jamais lu l'histoire du Magicien d'Oz. J'avoue, la couverture me faisait de l'oeil, car elle faisait droit penser à celle d'Alice au pays des merveilles dans la même collection. Et puis bon, le prix m'a finalement convaincu. 

Finalement Le magicien d'Oz peut certainement se lire à tout âge. C'est un texte qui selon moi sera vu différemment selon les générations de lecteurs. Mais le style et l'écriture ne sont de loin pas compliqué. Certaines scènes, et j'en fut surprise, sont par contre quelque peu violentes, oui alors violente, que je m'explique; apparemment l'auteur aime couper certains de ses personnages en morceaux comme s'ils étaient du beurre, mais jamais il n'est fait mention de sang, ou de plaies ouvertes, pour ce cas l'homme en question va simplement se faire mettre une jambe en fer blanc à la place, comme si c'était la chose la plus normal du monde. Il ne souffre pas quand sa hache lui tranche petit à petit les jambes, les bras, etc... C'est un conte. Voilà mon raisonnement, mais je ne m'attendais pas à avoir ce genre de scènes en fait, je voyais le tout vachement plus mignon et jolie. 

L'histoire elle-même est très sympa. Il y aurait certes de quoi broder autour encore des pages et des pages pour la rendre plus longues, plus fantastique encore, mais en fin de compte elle est très bien ainsi. Des fois faire des longueurs pour faire des longueurs n'améliorent pas le récit, et une histoire courte peut être tout aussi bien qu'une longue. Ce que je veux dire par là, c'est que l'univers de Baum permet d'explorer encore mille recoins et écrire tout autant d'aventures qui voudrait le détour.
Forcément on retrouve une petite morale, comme dans presque chaque conte. Aider son prochain, finalement nous sommes tous capable d'énormément de choses sans le savoir, et que nous sommes très facile à berné. Si je devais nommer l'inventeur du placebo ce serait le Magicien d'Oz. Du coup les personnages n'ont pas beaucoup de personnalité, et sont surtout là pour faire avancer le récit, donner corps à l'histoire et lui permettre d'exister dans son intégralité. Mais le tout reste très plaisant. 

Une belle histoire, que je me réjouissais de redécouvrir, car je ne garde que des bribes de souvenirs des adaptations que j'avais vu. J'ai maintenant hâte de lire Wicked : la véritable histoire de la méchante sorcière de l'Ouest de Gregory McGuire, parce que quand je vois le paver que c'est, alors qu'elle n'apparait que quelques pages dans l'histoire du Magicien d'Oz, je suis curieuse de savoir ce qu'il en a fait.

mardi 18 juin 2013

Le treizième conte

Auteur : Diane Setterfield
Editeur : Pocket
Collection : Best
Parution : 18 août 2011
Pages : 567
EAN-13 : 9782266222556

Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui, âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fat la sienne. Sa lettre à Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire. Et elle ne croit pas au récit de Vida.

Dès lors, les deux femmes vont confronter les fantômes qui hantent leur histoire pour enfin cerner leur propre vérité...

 
Mon avis

Reçu de la part de Karine lors de l’un de mes premiers swaps, Le treizième conte était un livre qui me faisait envie depuis un moment. J’aime les histoires de secrets, de famille avec pleins de cadavres dans les placards et je sentais que ce livre m’apporterait ce que je voudrais. 

L’auteur sait où emmener ses lecteurs et c’est très appréciable durant notre lecture, bien que le style en tant que tel ne soit pas exceptionnel, car cela reste une écriture simple et accessible. En fait, tout réside dans la manière dont on fait durer les suspens, comment on l’amène et comment les lecteurs vont se faire berner. Ce qui n’est pas toujours choses facile. En effet, durant ce genre de lecture je suis à la recherche de la moindre faille, du moindre indice qui me permettrai de découvrir la vérité avant que les personnages ne me la révèle. 

Diane Setterfield nous raconte une histoire dans une histoire. Car nous commençons notre roman avec la vie d’une jeune femme passionnée de littérature. Plus tard nous la découvrons chez cette étrange Vida Winter qui est une auteur plus que célèbre et qui se sentant sur le déclin décide de raconter son histoire à quelqu’un. Une histoire, dans une histoire. Le tout est assez complexe car il ne faut pas mélanger les deux récits. J’ai trouvé que l’auteur s’y prenait à merveille avec ses intrigues, et que tout arrivait au bon moment. Pourtant on peut ressentir une certaine longueur durant certains passages. En effet pour que je mette deux semaines à terminer un livre, c’est assez étrange. On s’attarde parfois un peu trop sur la contemplation des personnages pour un jardin en hiver, des lettres effacées sur un bout de papier. Il faut rester motiver pour arriver au prochain mystère, à la prochaine révélation. Mais les nœuds qui lient les personnages sont solides et permettent de nous poser les bonnes questions, souvent, nous font aller dans la mauvaise direction jusqu’au moment cruciale de la vérité qui éclate. Enfin. Petit à petit, notre jeune passionnée de livre Margaret Lea, commence à lever le voile sur les secrets de cette vieille femme. De ce fait je ne me suis peut être pas assez concentré sur les personnalités des gens et plus sur les mystères qui les entourent. Toute fois j’ai pu noter une certaine admiration pour Vida Winter, l’auteur anglaise à succès, bien que son histoire soit sombre elle possède un certains charme (son histoire comme elle d’ailleurs). On découvre une femme qui a vécu des choses atroces et qui aura su se relever à chaque fois. Contrairement à Margaret qui m’a semblé d’entrée très fragile, peut être trop d’ailleurs. Cela peut avoir son charme en général un personnage avec ses faiblesses et son histoire, mais ici j’ai trouvé qu’elle était trop de tout ça. 

L’atmosphère colle parfaitement à l’esprit du livre, grande bâtisse avec une bibliothèque gigantesque, des jardins mystérieux et peu de monde aux alentours. De quoi comprendre d’où vient l’imagination de Vida Winter pour écrire tous ses best seller. Bien qu’il soit parfois un peu longuet on est plongé dans un univers particulier qui nous ensorcèle du début à la fin.

mercredi 5 juin 2013

C'est lundi que lisez-vous ? 50


Lectures passées
Un week end intensif de lecture grâce au challenge Week end à 1000 de Lili, ou le but étant de lire mille pages. Défis presque relevé grâce aux livres suivants, tous très bon : Le Dieu dans l'ombre de Megan Lindholm, La femme parfaite est une connasse des soeurs Girard et Le monde de Charlie de Stephen Chbosky. Trois belles lectures.

Lecture actuelle
Gros embarras devant la PAL après ces 780 pages avalées en peu de temps. Alors la Moitié a choisit à ma place, et il s'est dirigé vers Le treizième conte de Diane Setterfield chez Pocket. Peu de pages lu maintenant, mais je me sens déjà totalement embarqué dans cet univers de vieux livres et de maison au plancher qui craque.

Et pour la suite ?
Aucune idée! Voilà. Suspens ;-)
Et en bonus, la moitié de la vidéo est consacrée à nos achats Disney, le voyage plus qu'attendu!




Le monde de Charlie / Pas raccord

Auteur : Stephen Chbosky
Editeur : Sarbacane
Collection : Exprim'
Parution : 21 novembre 2012
Pages : 252
EAN-13 : 9782848655796



Au lycée où il vient d'entrer, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas « raccord ». Pour son prof de Lettres, c'est un prodige ; pour les autres, juste un freak. En attendant, il reste en marge - jusqu'au jour où deux étudiants, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile.

La musique, les filles, la fête : c'est tout un monde que Charlie découvre...




Mon avis

Publié d'abord en 2008 sous le titre Pas raccord, ce livre est un univers à lui tout seul. Forcément le fait qu'on en fasse un film a boosté les ventes et voilà que Pas raccord devient Le monde de Charlie. Au casting on retrouve deux acteurs qui devraient attiré les foules de part leurs précédents films, Logan Lerman (Percy Jackson) interprète Charlie et Emma Watson (Harry Potter, The Bling Ring) est Sam. Mais selon ma règle, il m'était impossible de voir le film avant de m'être fait mon idée sur le livre.

On découvre un style bien particulier, et Stephen Chbosky possède ce talent rare dans l'écriture, pouvoir se mettre totalement dans la peau de son personnage narratif. Le contenu de ce livre nous est raconté sous forme de lettre que Charlie envoie à quelqu'un, cela pourrait très bien être nous. Une fois plongé dans le monde de Charlie, le reste n'existe plus. Premièrement on est propulsé au début des années '90 et qu'est-ce que j'aime ces années nostalgiques, et deuxièmement les personnages sont tous bien particulier, ce qui engendre une immersion parfaite dans le roman.

Charlie possède un don selon moi. Celui de voir le monde tel qu'il est réellement. Il est à part et tremble à l'idée d'entrer au lycée. C'est cette première année que nous allons suivre à travers ses lettres. C'est un personnage complexe qui m'aura à la fois surprise et déçues par ses réactions. Par moment je trouvais qu'il représentait une nouvelle forme d'intelligence sur terre, et des fois il manque cruellement de tact quitte à faire inconsciemment mal à ses amis. Ce sont ces moments qui m'ont le plus dérangé, ou je le trouvais presque retardé à certains moments et le chapitre d'après réagir dans l'exact contraire et paraître plus qu'en avance pour son âge. Un personnage très intéressant et atypique.
Patrick et Sam sont selon moi le genre d'ami que j'aurais pu, voulu avoir durant mes années scolaires. Différents des autres, mais à la fois de ceux qui ne veulent pas trop déteindre du reste. Ils agissent, des fois mal, mais possède ce petit plus qui permet de s'y attacher avec facilité. 

Un monde à part dans un quotidien banal, mais qui devient soudainement fantastique grâce à des petits riens qui illuminent les personnages, et nous par la même occasion. On est transporté. 

mardi 4 juin 2013

La femme parfaite est une connasse ; guide de survie pour les femmes "normales"

Auteur : Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard
Editeur : J'ai Lu
Collection : Humour
Parution : 13 février 2013
Pages : 159
EAN-13 : 9782290059487

Ce livre est Le guide pour toutes les femmes imparfaites*. Vous y découvrirez notamment des théories comme « la jurisprudence de la frange », « la théorie du pot de cacahuètes » ou encore le concept universel du « foutu pour foutu », mais vous apprendrez aussi « comment garder sa dignité quand on est complètement bourrée », « comment réagir devant un bébé laid », ou « les questions qu'il ne faut pas poser à un homme si on ne veut pas entendre les réponses ».

Il peut également être lu par les hommes qui auraient envie de combler certaines lacunes...


Mon avis
Hum. Je crois m’être déjà expliquée dans la In my Mailbox précédente, la façon dont je m’étais insurgée devant ce titre au moment de sa parution. En effet, ne comprenant pas tout de suite le trait d’humour des auteurs, j’étais choquée de voir toutes ces années de luttes féministe pour en arriver à des titres pareils. La révolte grondait en moi, je criais presque au scandale. Presque.
Soit. Après réflexion je retire toutes les injures que j’ai pu faire envers ce livre. Vraiment toutes.

Entrez dans un monde ou la femme inaccessible, parfaite, bio, belle et végétarienne porte enfin un nom. Celle qui vous fait remarquer que boire c’est mal, qui fait tout absolument tout elle-même, arrive à porter 15cm de talon en toute circonstance et qui forcément ne fait aucune erreur, s'appel simplement la connasse. On en connait toutes, au moins une, elle porte un sourire Colgate et arrive à éviter le bol de cacahouètes lors des apéros. En chuchotant entre copines on lui attribue forcément un nom, pas très très sympa.

Avant tout, ce livre nous promet une belle tranche de rigolade, chaque page possède son petit fou rire cacher entre les lignes, mais permet également de noter quelques bonnes astuces pour ne plus paraître ridicule devant la connasse en question.
On se retrouve donc rassurée de ne pas en être une à notre tour (enfin on espère) quand la plupart des pages nous concerne, nous en tant que femme moderne du 21ème siècle qui vie comme elle le souhaite et comme elle le peut. Nous, enfin en tout cas moi, qui ne mets que des talons si je sais d’avance que je passerai la majeure partie de la soirée assise, chez qui le bol de biscuits apéritifs fini forcément, qui ne sais pas écrire un message correctement avec un verre dans le nez, qui mange de tout, mais surtout pas toujours très bien et qui ne s’est jamais fait tuer par un excès de ridicule.

La femme parfaite est une conasse est le cadeau idéal pour les BFF (best friend forever, histoire d’être une connasse une fois), sa maman, ou toutes autres bonnes copines. Et même pour les hommes, je vous rassure la Moitié à bien rigolé. 

Et Les phrases qui ressortent spécialement selon moi. Et qui m'ont fait hurler de rire. 

Phrase de connasse : Pour le dessert j'avais pensé à une crème pâtissière agrémenté d'une gousse de vanille. 
Notre réponse : Ouais, une Danette quoi !

Phrase de connasse : Tu ne devrais pas boire le lait de la vache, car tu n'es pas le bébé de la vache !
Notre réponse : Ah! Parce que tu es le bébé du soja toi peut être ?

Le Dieu dans l'ombre

Auteur : Megan Lindholm
Editeur : LGF
Collection : Le livre de poche Fantasy
Parution : 21 mars 2007
Pages : 509
EAN-13 : 9782253114796

Evelyn a 25 ans. Un séjour imprévu dans sa belle-famille avec son mari et son fils de cinq ans tourne au cauchemar absolu. Une créature surgie de son enfance l'entraîne alors dans un voyage hallucinant, sensuel et totalement imprévisible, vers les forêts primaires de l'Alaska. Compagnon fantasmatique ou incarnation de Pan, le grand faune lui-même...

Qui est le Dieu dans l'ombre?

Une relecture du pansexualisme fabuleux, par l'auteur des célèbres cycles L'Assassin royal et Les Aventuriers de la mer.


Mon avis

Robin Hobb, est l’auteur reconnu pour ces brillants Assassin royal, mais et le reste ? On retrouve pourtant une palette de livres qu’elle a écrit sous le nom de Megan Lindholm (Margaret Astrid Lindholm Ogden pour la totale). Le Dieu dans l’ombre est l’un de ces fameux écrits, et je me suis penchée dessus pour en ressortir chamboulée.

La couverture des éditions LGF m’a tout de suite attiré, pleine de mystère (et de neige). Une édition comme je les aime, très souple et agréable à lire, malgré ses 500 pages. Et j’ai étais soufflée par le style de l’auteur, encore une fois. Pour adorer l’Assassin royal, mais n’en être qu’au deuxième tome, elle possède ce genre particulier qui rend un récit plus qu’intéressant. Les descriptions sont magiques, pleines d’harmonie, la moindre couleur en devient brillante, plus visible que les autres. On retrouve un univers naturel comme on en lit peu. Chaque brindille est précieuse. C’est un enchantement de mot qui nous emmène loin, très loin vers des contrées inconnues mais qu’on visualise à la perfection, comme si on les connaissait depuis toujours. Un réel délice.

Evelyn a tout pour être heureuse, et pourtant j’ai commencé à la plaindre dès le début. Son mari, Tom, seul garçon de la famille Potter, porte sur lui tous les espoirs. Alors quand ils doivent, lui sa femme et leur petit garçon partir en aide à sa famille, c’est tout un chamboulement pour Evelyn qui se sait très mal acceptée par ces gens parfaits. Et en effet, ils sont tous bon à gifler. A chaque page j’en avais les doigts qui me démangeaient. Comment peut-on être aussi horrible envers sa belle-fille sans que quiconque intervienne, comme si cela était le plus normal du monde. On ressent cette envie de tout planter à la place du personnage, qui trop gentille prend sur elle. Des êtres immondes, qui paraissent trop parfaits, avec une surface incroyablement lisse, mais sous cette couche de perfection se cache les caractères les plus virulent. Les pires restant les parents de Tom, trop fières et persuadés que leur fonctionnement est le meilleur, qu’import la situation.
Durant la moitié du roman, je voulais qu’Evelyn se réveille, qu’elle réagisse enfin, mais elle se retrouve vitre prisonnière au final, entre vouloir s’attirer les faveurs de la famille de son mari, sans en faire trop, il n’y a aucun juste milieu. Elle veut protester, mais le moindre de ses essais est voué à l’échec. Tout me paraissait injuste. Jusqu’à l’événement. Ou le déclic se déclenche et que Pan refasse enfin surface, la sorte de ces sables mouvants. La deuxième partie du roman est plus dense et complexe. Tout s’envole, danse endiablée dans une forêt profonde, ou les personnages se vouent une attirance mutuelle, féroce, animale.
Pour éviter les spoilers je m’arrêterais là en ce qui concerne la deuxième partie du livre.

Les atmosphères sont très réalistes, on pourrait presque sentir les odeurs de la forêt, du sang sur la neige. Une perfection d’écriture, celle qu’on aimerait retrouver pour beaucoup d’autres genres.

Un beau coup de cœur.