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lundi 7 septembre 2015

Aeternia, tome 2 : L'envers du monde

Auteur : Gabriel Katz
Editeur : Scrineo
Collection : -
Parution : 27 août 2015
Pages : 389
EAN-13 : 9782367403281

C’est l’heure du duel décisif entre les deux camps qui s’entredéchirent pour la cité mère de Kyrenia. Deux champions vont s’affronter sur le sable de l’arène, un combat qui peut faire basculer le destin d’un peuple entier. Mais quelques heures à peine avant le coup de gong, le culte du Prophète a perdu son champion. Qui affrontera le Corbeau, redoutable gladiateur du Temple ?

Déchirée par les luttes de pouvoir, la plus grande cité du monde est au bord de la guerre civile. Le culte millénaire de la Grand déesse, menacé par celui d’Ochin qui se répand comme un raz-de-marée, n’a plus qu’un recours : la violence. Entre complots, combats et trahisons, chacun lutte pour sauver sa place et parfois sa vie…


Mon avis

Merci à l'auteur et aux éditions Scrineo pour l'envoi de dernier opus que j'attendais avec grande impatience. Tellement que je l'ai dévoré. Et je ne suis pas ressortie déçue de ce final.

Aeternia avait été un de mes plus grands coup de coeur de ce début d'année. Je connaissais l'auteur de nom, j'avais souvent lu de très bons avis sur ses romans, et voilà. Mais après le premier tome, j'avais comprit, moi aussi j'étais devenue accro à Katz, et il fallait attendre. L'horreur! Heureusement, il a mit les bouchées doubles, et nous voici à la rentrée avec la suite, enfin.
Le ton est donné dès les premières pages, on se retrouve dans la suite direct du premier, et les événements s'enchainent rapidement. L'auteur va traiter des situations épineuses avec beaucoup de tact et d'humour, sans jamais lâcher sa cible; l'affrontement final. J'ai adoré ces petites pointes d'humour sarcastique venant du Danseur principalement, elles apportent beaucoup de dynamisme au roman et permettent d’alléger un peu la dureté du sujet. Katz choisit de parler de religion, en se faisant affronter la Déesse et le dieu unique Ochin, qui a raison, qui a tort, on en sait enfin un peu plus ici.

Ah Deasmon... j'avoue qu'il m'aura fait tourner la tête celui là. Il frôle la perfection, sans l'être totalement. On le retrouve dans une fâcheuse posture - attention lecteur si tu n'as pas encore lu le premier ne te fait pas spoiler dans cet avis - il en sait beaucoup plus que ce qu'il devrait sur le culte d'Ochin, et tout ça pourrait tourner au vinaigre. Il décide de mettre les voiles, mais le coeur a ses raisons, que la raison ne connait pas. A certains passages je me disais : trop bon, trop con. Définitivement mon personnage favoris de la série, il a absolument tout pour me plaire, le physique autant que l'humour.
La jeune Synden est également un personnage que j'aurais adoré suivre ici, elle sait quelque chose qu'elle ne devrait pas, sa mort serait donc la bienvenue chez les adorateurs de la Déesse. Mais la jeune femme est une battante et ne se laissera pas faire. 

La tension est subtile, les réponses discrètes, on avance en tâtonnant dans ces cultes de plus en plus denses et malsains. C'est là que réside la véritable force de cette histoire, les personnages sont forts et portent merveilleusement bien le récit, mais l'intrigue du culte d'Ochin est tellement pesante qu'on tourne les pages par simple besoin de comprendre. 
J'ai d'ailleurs longtemps chercher le fin mot de l'histoire, et quand je l’apercevais, je ne voulais pas y croire. Car c'était trop... trop tout! Et pourtant terriblement bon! 

Pour terminer je dirais; enfin une série qui ne s'éternise pas. De la fantasy comme on l'aime, avec du sang, de la magie (juste ce qu'il faut) du sang et des pointes d'humour qui relève le tout, à la perfection.  

samedi 7 mars 2015

Aeternia, tome 1 : La marche du prophète

Auteur : Gabriel Katz
Editeur : Scrineo
Collection : -
Parution : 22 janvier 2015
Pages : 374
EAN-13 : 9782367402079

Leth Marek, champion d'arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu'il connaît à peine. C'est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu'il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu'il croise la route d'un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l'ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos.

À Kyrenia, où l'on adore la Grande Déesse et les puissants du Temple s'entredévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang...


Mon avis


Merci aux éditions Scrineo pour l’envoi de ce livre. Les avis positifs pleuvent sur le nouveau roman de Gabriel Katz, et le miens n’échappera pas à la règle.

En tant qu’objet, je trouve la couverture très simple, presque sobre, mais très efficace. Ce symbole intrigue avant même de commencer notre lecture. Je ne connaissais pas encore la plume de l’auteur, pourtant je ne lis que des éloges à son sujet. Donc j’ai suivi le mouvement. Moi aussi je voulais découvrir ce qu’il avait de spécial. Et bien je peux dire que je déteste Gabriel Katz ! Dans le bon sens du terme. Si, si je vous assure.

Ancien champion d’arènes invaincu, Leth Marek veut se retirer avec ses fils dans une cité calme et riche. Mais certains événements vont l’amener à reprendre les armes, malgré lui. Ce personnage m’a plu dans son côté bourru, un peu ours mal léché et surtout fatigué de ce qui l’entoure. Deux cultes, mené par des fanatiques sont en train de rougir les terres, chacun voulant plus de fidèles que l’autre. Notre héros va se retrouver coincé entre les deux. L’histoire de base m’a plu d’emblée car les guerres de religions (enfin toutes les guerres, mais ce sont souvent celles-ci) me révolte, quand l’un veut imposer son idéologie à l’autre, et si l’autre n’est pas d’accord, on tape dessus.

Dans mes personnages favoris, pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur, nous retrouvons Desmond, guerrier pour les serviteurs du Dieu Ochin. Il a le rôle du beau guerrier, pas concerné par les croyances des gens qu’il protège, et véritable bout en train. C’est un peu grâce à lui que Leth Marek souris de temps en temps. Un personnage qui doit encore me convaincre mais qui m’intrigue, c’est Varian, un jeune novice du culte de la Déesse, qui se rend à Kyrenia pour devenir prêtre et gravir les échelons. Ce jeune homme a de l’ambition, il me plait mais m’inquiète en même temps.

L’ambiance du roman est très pesante. On découvre cette guerre des religions, et des massacres par dizaine venant des camps qui s’opposent. Gabriel Katz n’y va pas avec le dos de la cuillère, âmes sensibles s’abstenir (bon en même temps, si je l’ai lu sans tourner de l’œil, vous pouvez le lire sans autre). Les têtes volent et les hache se plante dans n’import quelle partie du corps.

La force de cette histoire ce sont les chapitres assez courts, qui amènent rapidement les éléments sur le tapis, l’auteur ne prend pas mille ans pour nous parler de quelque chose, d’ailleurs le livre ne fait pas 600 pages. Du coup on ne se perd pas en fioritures inutiles, on va à l’essentiel. Le suspens ne fait que monter et monter encore, jusqu’à nous laisser complètement dubitatif face à cette fin… mais cette fin ! C’est certainement elle qui me fait attribuer un coup de cœur pour ce livre. C’est sadique et à la fois terriblement bien mené. Un coup de génie, mais qui va m’énerver un moment, ou jusqu’à la suite. En tout cas. 

 
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