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jeudi 30 mai 2019

Adapter son rythme de lecture

Comment tu fais pour lire encore autant maintenant que ta fille est là ? On me pose tellement souvent cette question, directement ainsi, ou sous différentes formes. Du coup je me suis dit que vous parler de mes deux rythmes de lecture pourrait être sympa. En effet je ne lis pas toujours de la même façon, ni pour les mêmes raisons. Je vais détailler ça en deux genres de lectures, et dans ces deux genres il peut y avoir des sortes de sous-catégories. Pour mon travail c'est devenu nécessaire que je fonctionne un peu comme ça. Je vous explique ça : 

Lecture personnelle 
Le genre commun on va dire. Celui que beaucoup de lecteurs ont. Ce sont des livres qui 99 % du temps ont été acheté par envie. Ceux que j'ai décidé de me procurer car sûre de mes choix. Ça peut être neuf en librairie, ou gratuitement par la boite à livre, ou encore d'occasion à Emmaüs. Ceux-ci seront lu à un rythme normal, je vais prendre mon temps, ou les dévoré mais je lirais le roman de façon très consciente et personnelle. Je me permets de faire dormir un livre parfois des années dans ma pile des non-lus et parfois je le lirais dès son achat. C'est ici aussi que je vais mettre mes relectures. Avoir envie de relire un texte lu il y a des années, ou le parcourir sans aucun but précis, juste revoir certaines scènes. Pour les essais je fonctionne autrement, vu qu'ils sont souvent surlignés. Je reviendrais donc généralement vers ces passages mit en couleur. 

Ces lectures sont généralement faites dans des cadres particuliers aussi, je suis très saisonnière dans mes livres, et prendre le soin de choisir un livre qui va avec le temps ou mon humeur, fait partie de ces petits plaisirs de lecteurs. On réunit plusieurs éléments pour que ça nous parle à l'instant T. 



Lecture professionnelle 
Le genre que j'ai dû dissocier des lectures personnelles, pour pouvoir m'en sortir. Voilà plus d'une année qu'avec ma collègue nous avons repris le rayon littérature, soit la fiction dites adultes dans son ensemble. C'est un gros morceau de la librairie. Les nouveautés arrivent chaque jour, avec des piques importants fin août et début septembre jusqu'à Noël, puis un petit en janvier, mais ensuite les nouveautés continuent, à une fréquence moins dense, mais elles sont quand même présentes jusqu'à fin juin. Et si on ne sait pas de quoi parle ces livres, c'est plus difficile à conseiller. Il faut donc les lire. Pas tous bien sûr, car impossible, mais parmi tous ces titres il faut piocher ceux qu'on a envie de défendre. Ce sont souvent des services de presse, envoyés par le fournisseur, car la lecture de ces romans pour de futures ventes fait partie de notre métier, et donc le livre en lui-même devient notre outil de travail. On ne le payera pas toujours. 

Une nouveauté, selon les piques d'importances, aura 2 ou 3 mois de vie. Si on lit un livre trop tard après sa parution, il ne sera peut-être même plus en présentation. J'essaye donc de lire ceux qui me parlent le plus assez rapidement. Et pour faire vite, il faut lire vite. Sauf qu'en lisant chaque virgule, ça sera parfois difficile d'avoir un rythme rapide. J'ai donc décidé, pour ces lectures-là, d'effectuer des lectures plus ou moins rapides. Il m'arrive donc de sauter régulièrement des paragraphes, de lire surtout les dialogues, etc. Je n'hésite pas à lire plusieurs pages d'affilées pour m'imprégner du style de l'auteur. Ça me semblait un peu barbare au début, mais finalement ça me permet d'étendre mes conseils en librairie. Et puis aucun livre lus, dans n'importe quel cadre, n'est perdu. Lire un livre de mon côté pour moi, fera un très bon conseil plus tard. Pas en nouveauté, certes, mais on ne peut pas lire que ça. Et il arrive souvent qu'un livre soit lu pour une lecture pro et passe finalement dans les lectures perso, car je commence à avoir un coup de coeur, et donc j'ai envie de me consacrer complètement à ce texte, et vice-versa. 

J'alterne entre les deux rythmes, sans me mettre de pression. On a beau devoir lire, que ce soit pour les études, le travail ou que sais-je, mais si ça peut rester un bon moment tant mieux. Les lectures professionnelles, sont des lectures plaisir également, ce sont simplement des livres que je n'aurais pas achetés tout de suite, des livres que je ne me serais pas empressé de lire… En fait j'aime bien lire comme ça. Il y a ce côté avidité dans le rythme pro et l’oisiveté dans le rythme perso. Les deux se complètent. Certains ont tendance à me répéter que je prends ça trop au sérieux, qu'il y a trop d'objectifs, mais lire fait partie de mon métier. Si je lis 2 livres par mois de temps en temps ce n'est pas grave, mais c'est problématique pour conseiller de nouvelles choses à nos clients. On ne peut pas éternellement rester sur nos coups de coeur passés, il faut découvrir de nouvelles choses. Le secret est de ne pas tomber dans le burn-out de la lecture, la fameuse panne. Elle ne me fait pas peur, et justement prendre certaines lectures avec plus de distance et de légerté me permet de ne pas craquer. Ne pas tomber de l'autre côté. Alterner, adapter, feuilleter, abandonner, dévorer, etc, tout ça fait partie du droit du lecteur. Que ce soit le lecteur de son côté, pour lui, ou le lecteur qui lit aussi pour ses études ou son travail. Et puis, quoi de mieux que de pouvoir lire à la fois pour son plaisir perso, que pro ? 

J’avais envie de revenir là-dessus avec vous, pour répondre à cette question de comment fais-tu ? J’adapte et je ne compte pas. En fait, si je ne travaillais pas dans le monde du livre je ferais probablement autrement, mais toujours réadapter des choses dans son quotidien pour que ça soit plus facile et agréable est une solution pour moi. Aujourd’hui je fonctionne comme ça, et peut-être que dans un an je ferais autrement. S’écouter avant tout.

samedi 16 mars 2019

10 ans

Depuis l'année passée, je réfléchis à cet article. Je m'étais dit que m'y prendre à l'avance ne serait pas une mauvaise chose… et voilà que je suis en retard. 10 ans les amis. Je tiens un blog «littéraire» depuis 10 ans ! 

Capture d'écran de mon premier blog littéraire : Liseuse-en-book

Pour cet article, petite rétrospective de ces dernières années… A la base je suis de la génération Skyblog, avec des montages photo plutôt effrayants (souviens-toi des images en noir et blanc, et le sujet en couleur. Les GIF paillettes et étoiles qu'on avait réussi à animer sur nos photos, etc.) et que des blogs j'en commençais un nouveau tous les trimestres. Il m'en fallait un pour raconter ma vie, mais que je pouvais partager avec des gens que je connaissais. Un autre pour partager mes pensées intimes, que les gens ne devaient surtout pas trouver. Et un autre pour écrire des poèmes. Des pépites d’adolescence qui n'existent plus. Heureusement. Ou malheureusement, selon les jours. 
Un jour, j'ai découvert le monde des blogs littéraires. Je trouvais ça fascinant. Tous ces gens qui partagent leurs avis, et les émotions que certains livres leur avaient fait vivre. J'avais très envie de rentrer dans la brèche moi aussi. De donner mon avis, et que peut-être, quelque part, quelqu'un me lirait. Et nous voilà. 10 ans après. Et durant ces années j'ai : 

  • Obtenue mon papier de libraire. 
  • Ouvert une chaîne Youtube. 
  • Lié des amitiés très fortes. 
  • Hésité à tout fermer, tout arrêter. 
  • Apprit de mes erreurs dans ce domaine, mais aussi dans d'autres. 
  • Fait des interviews d'auteurs. 
  •  Monté une scène complète pour un salon littéraire. 
  • Osé mettre sur mon CV et ma lettre de motivation que j'étais bloggeuse et vidéaste littéraire. 
  • Eu ma propre émission de radio sur Radio Fribourg. 
  • Répondu à beaucoup de questions autour de booktube, le métier de libraire, etc. pour des mémoires. 
  • Chroniqué 800 ouvrages. 
  • Arrêté de baisser les bras dès que quelque chose n'allait pas. 
  • Adapté mes formats, pour qu'ils me correspondent toujours, et ne me lassent pas. 
  • Osé aborder des sujets que je gardais pour moi. 
  • Lu des centaines et des centaines de commentaires. Certains adorables, d'autres plus durs.
  • Comprit que j'avais trouvé l'endroit où je me sentais le mieux. Dans un domaine qui me plait et dans lequel j'aime m'épanouir. 
  • Arrêté d'avoir honte de certaines de mes lectures. 
  • Et tant d'autres choses encore… 

Ce qui est sûr, c'est que depuis le début de cette aventure, je n'ai jamais lu autant. Je n'ai jamais échangé autant d'informations sur les livres. Je n'ai jamais autant appris par moi-même. Je suis reconnaissante de pouvoir vivre tout ça, en étant parfaitement à l'aise dans ce que je fais. J'ai gagné en confiance en moi et parfois aussi en les autres. J'ai appris à être moi-même, et vous m'avez accepté ainsi. C'est si précieux de se sentir bien, en étant vrai. C'est si important de ne pas avoir peur. Ma confiance je vous la dois énormément, car à travers 10 ans de blog et tout ce qui s'en est suivi, vous avez peut-être envie de me remercier vous aussi pour les conseils et les avis, mais sans vos mots encourageants et bienveillants, les conseils se seraient arrêtés. On dit souvent que laissé un mot c'est pas grand-chose, mais pour le faire très peu moi-même, je sais à quel point c'est difficile des fois de laisser sa trace chez les autres. On a peur de tomber dans la masse de commentaires. Ou de ne pas être lu. Ou de simplement « embêter » la personne avec notre avis. Mais non. Vos commentaires sont précieux. Et j'adore vous lire, même si je n'arrive pas toujours à vous répondre et à échanger vraiment avec vous. Je vous lis. Tous. 


Merci pour ces 10 ans, qui ont été déterminantes dans ma vie. Merci d'être fidèles, ou nouveaux, ou juste de passage.

lundi 28 janvier 2019

Aujourd'hui je suis triste.


Il n'y a pas de raison particulière et dramatique à ça. C'est un ressentie que j'ai de temps en temps. Bien sûr plusieurs facteurs doivent se rencontrer pour que cette couleur bleuté, légèrement grise, vienne pleuvoir en moi. Des menstruations plus présentes que celles des autres mois. La maladie d'un proche. Les souvenirs d'amitiés brisées, quand on en voit d'autres se créer.
La mélancolie a toujours fait partie de moi. C'est un sentiment que j'ai apprivoisé avec le temps, et que j'aime beaucoup. Elle me donne de l'inspiration, et m'incite à m'écouter vraiment. Des fois elle est très forte, comme ces jours, mais je sais qu'elle va se faire de plus en plus petite, pour rester longtemps endormie au fond de mon ventre. J'ai grandi avec, et ça me va. Chaque émotion fait partie de nous, vouloir les effacer demande souvent trop d'énergie, alors qu'apprendre à les écouter et les apprivoiser sera bien plus bénéfique par la suite.

Dans ce genre de moment, j'en profite, j'avance des projets qui vont avec cette émotion. Je noirci plus de pages dans mon journal intime, je déverse tout, même les petites choses qui me semble sans importance. Avec les années je me suis rendu compte que j'aimais lire ces détails. Quand j'essaye de décrire le plus justement possible comment je me sens, comment je vois ce qui m'entoure. Ça donne des pages très étranges, mais terriblement libératrices. Comme je suis en pleine période de mes lunes, je fais mes activités habituelles beaucoup plus doucement, en pleine conscience pour m'imprégner de ces moments de douceur. De quoi terminer sa journée calmement.



Je n'hésite pas à faire traîner ma lecture du Cri de Nicolas Beuglet. Le suspens est bien là, l'histoire prenante aussi, mais mon état d'esprit est à des km de ce genre de bouquin. Alors je pioche des lectures plus en adéquation avec cette phase. Lune rouge de Miranda Gray par exemple. En fait il y a quelques années je mettais un point d'honneur à ne pas lire plusieurs livres à la fois. Ça me rappelait trop mes lectures obligatoires que je couplais avec mes lectures plaisir. Alors que maintenant je peux avoir que des lectures plaisir. J'y suis finalement revenu, parce que le traumatisme des lectures obligatoires est loin derrière moi, et que lire de la fiction en même temps que de la non-fiction m'évite de m'embrouiller l'esprit et de mélanger les histoires. J'ai toujours un livre « table de chevet » qui sera souvent un livre de non-fiction sur des sujets qui m'intéressent et que je peux sans autre reposer plusieurs soirs d'affiler sans me sentir perdue. Mais j'ai aussi besoin de lire ces ouvrages chez moi, car j'aime marquer des passages et les souligner. J'aime réagir tout de suite, et en parler avec mon conjoint qui potasse des livres de jeux de rôle juste à côté.

Depuis une année, découvrir ces ouvrages plus intimes, me fait voir mon corps et mes cycles d'une façon différente. Des fois j'enrage dans mon coin, car j'apprends des choses, basiques, que chacun et chacune devrait savoir, et qu'on ne dit jamais, ou trop rarement. Je peste contre l'éducation sexuelle nulle à l'école obligatoire, me souvenant de ces 50 et uniques minutes en dernière année. 50 minutes, sur 10 ans d'école. Alors que 10 ans plus tard, grâce à 2-3 lectures accessibles sur le sujet, j'en sais bien plus. Les joies d'en bas de Nina Brochmann et Ellen Stokken Dahl, par exemple, est à la fois très instructif, tout en ajoutant des petites touches humoristiques de-ci delà. Les autrices y parlent d'orgasmes, les attentes et les craintes, qui y sont liées, des premières fois, de contraception, etc.
Je reviens aussi très souvent à La puissance du féminin de Camille Sfez, je vous en parlais en vidéo il y a peu de temps. Si un aspect spirituel de votre intimité et de votre féminité vous intéresse, ce livre est idéal. En pleine lecture de Lune Rouge, j'axe mon apprentissage sur les cycles féminins. J'aime cette façon très mystique qu'a Miranda Grey de nous parler de ces différents instants de nos mois. On comprend, on apprend et on écoute.

La tristesse passe, et laissera place à la joie. Comme à chaque fois. On tombe un peu, on s’égratigne, mais on pense nos petites blessures, et on se relève. Comme à chaque fois.



samedi 22 décembre 2018

Cadeaux de Noël minimalistes


Noël est la fête de l’abondance. Beaucoup lui attribuent malheureusement toute cette mauvaise effervescence, commerciale, achats superflus et surconsommation. Alors que je vois en Noël plein d’autres choses. Le partage, l’entraide et beaucoup de magie. À nous de rendre ces fêtes à notre image. Pour moi, les cadeaux ont toujours fait partie de mes Noëls. Il y a eu beaucoup de superflu, beaucoup d’achats neufs, pas forcément indispensables.

En grandissant, j’ai changé mon regard là-dessus. Mais je veux garder cette magie. Alors les moments en famille et les repas animés et pleins de bonnes choses restent. Les cadeaux, eux, évoluent. D’ailleurs, qui a envie d’un énième bibelot qui prend la poussière sur une étagère ? D’un ustensile dont on ne se servira jamais, et qui traînera au fond d’un placard ? Alors voilà ce que j’aime offrir depuis quelques années maintenant :
  • Des bons dans des restaurants qu’on a envie de faire découvrir.
  • Des biscuits
  • Des accessoires zéro déchet (lingettes démaquillantes, tawashi, essuie-tout, etc.)
  • Des bons pour le spa
  • Des billets de spectacles ou de cinéma

Souvent, les adultes préfèrent s’offrir ce dont ils ont vraiment besoin eux-mêmes. Bien qu’une surprise fasse toujours plaisir. Un petit quelque chose peut faire autant plaisir qu’un cadeau neuf, qu’on aurait peut-être mal choisi. Mais quand je veux vraiment offrir quelque chose de spécial, je vise le seconde main. Jouets pour notre fille, ou encore des choses utiles pour toute la famille. Je zieute les groupes d’échanges de ma région toute l’année, et quand je trouve ce que je cherche, j’aime pouvoir lui donner une seconde vie, chez nous, à un prix souvent accessible. Je garde tout ça bien caché, jusqu’au jour J. Et les réactions sont les mêmes que si ça avait été du neuf. En plus, on évite les déchets dus aux emballages des boîtes neuves.



Avant de se précipiter en magasin et craquer sur les premières boîtes de jouets, réfléchissons à la vie de ces objets dans le foyer des autres. Ne vont-ils pas finir dans un coin de chambre où on ne s’occupera plus d’eux? Tandis qu’un moment spécial, qu’on vit tous ensemble, restera dans nos mémoires, ou dans nos appareils photo, histoire de s’en souvenir. Grâce à ce genre de cadeaux, j’ai été voir un spectacle de magie, la comédie musicale du Roi Lion, on m’a offert une journée au spa qui m’a fait tellement bien. Une année de billets de cinéma, qui m’a permis de découvrir de super films. Je m’en souviens mieux que d’autres objets. Mais j’ai aussi aimé ces cadeaux pratiques, que mes proches ont eu la bonne idée de m’offrir, souvent en seconde main, ou justement trouvé. Faire plaisir ne doit pas faire saigner nos portefeuilles ni faire vomir les pièces de nos maisons. La magie est importante, faites en sorte qu’elle reste intacte. Acheter pour acheter, acheter pour perdre du temps à dépoussiérer, acheter pour participer à la surconsommation… réfléchir un peu ne demande pas beaucoup d’effort. Et bizarrement, se triturer l’esprit sur LE cadeau idéal, parfois bien cher et encombrant, fait plus chauffer nos neurones que l’inverse.

samedi 17 novembre 2018

Les routines sont de retour


Il y a deux ans, j’avais sorti un article sur l’importance de mes routines, vous en détaillant quelques-unes. Aujourd’hui, ces routines sont toujours présentes, mais peut-être ont-elles un peu changées. Entre-temps, ma fille est plus grande, notre rythme de vie a changé et les lieux de travail aussi. Ce qui fait que les routines doivent se mettre à jour.

Les routines, malgré leurs changements, restent pour moi très importantes. Elles font partie de mes journées, et grâce à elles j’aborde le quotidien plus sereinement. De plus, avec un enfant, on comprend vraiment l’importance du mot routine. Les enfants y sont très sensibles, et je remarque que notre fille en a besoin pour rythmer sa journée sans être déstabilisée. Avec le temps, les siennes changeront aussi, et s'adapteront à ses nouveaux besoins.

Comme dans le premier article, je différencie routines d’organisation et rituels bien-être. Dans la première catégorie, on trouvera par exemple :
  • L’instant bullet journal du matin, pour voir en un coup d’œil ce que j’ai à faire dans ma journée.
  • Établir les menus de la semaine le lundi matin. Rien de bien sorcier là-dedans, on planifie un repas par jour, le reste c’est surprise, et on fait les courses directement après. Gain de temps le midi (menu planifié) et si besoin, on aura des restes pour le soir (qui est un repas plus léger), gain de temps lors des courses, car on n’achète plus que les ingrédients qu’il faut pour les menus, on ne zone plus dans les rayons. Gain d’argent. Et repas plus variés.
  • Avoir des jours fixes pour certaines tâches ménagères, dans la semaine et dans le mois. Faire les choses régulièrement m’évite de perdre du temps à devoir les faire à fond. Un peu chaque fois est moins chronophage.
  • Répondre à mes mails tous les lundis, histoire de vider la boîte complètement, et ne plus être préoccupée par ça le reste de la semaine. J'ai d'ailleurs enregistré une signature qui l'explique parfaitement, et qui prévient que je ne vis pas connectée.
  • L’instant bullet journal du soir, pour planifier la journée du lendemain.
  • Ranger complètement les plans de travail de la cuisine et la table de la salle à manger, avant le moment cocooning du soir. Si ce n'est pas fait, un minimum, je ne serais pas capable de me déconnecter tranquillement le soir. 



Et dans la seconde :
  • Faire une pâtisserie (petite ou grande) tous les dimanches. C’est une activité qui me détend et me procure beaucoup de plaisir. 
  • Commencer mes journées par une petite séance d’étirement, yoga et méditation (pas plus de 10-15min).
  • Aller me promener au minimum une fois par jour, voire même plus quand je peux.
  • Éteindre les écrans idéalement 1 heure avant de dormir, au minimum 30 minutes avant.
  • Écrire dans mon journal une fois par semaine. 
  • Regarder et vider ma playlist « à regarder plus tard » pendant que je prends mon petit déjeuner, toute seule.
  • Lire le matin avant d’aller travailler.  
  • Plusieurs fois par semaine, après 20h, se déconnecter et prendre le temps de faire des choses pour moi. Lire, regarder un film ou une série, bricoler, colorier, écrire, prendre un bain, etc.

On y trouve aussi des petits rituels plus ésotériques :
  • Me tirer les cartes, selon les besoins et envies, de mes oracles. Pas forcément tous les matins, mais quand ça me vient.
  • Purifier et recharger mes cristaux les soirs de pleine Lune.
  • Remplir mon diagramme lunaire chaque matin.
  • Décorer mon bâton de Lunes au moment de mon cycle.
  • Méditer chaque matin après ma salutation au Soleil.


Ces petites choses me rassurent, et me permettent d’avoir des journées, semaines ou mois mieux répartis. Je n’ai jamais l’impression de tout faire le même jour. On se répartit les tâches à deux, et j’ajoute à ça mes organisations personnelles. Mes moments à moi ne se ressemblent pas toujours, j’aime avoir des soirées uniquement pour moi. Mais j’aime aussi l’imprévu, ou le prévu qui change de ce que je fais habituellement. Si l’envie est là, je n’hésite pas à bousculer mes routines et rituels pour faire de la place aux autres.

Comme souvent, je n’aborde pas les routines de bébé, car je préfère ne pas les étaler publiquement. Si par contre vous avez envie qu’on en discute en privé, c’est avec plaisir.

Dans le cahier « Routine power » de Solar, les autrices affirment que les routines ne sont pas négatives du moment qu’on les adapte. Si on commence à faire ces choses par habitude, sans même s’en rendre compte et qu’on n’y trouve rien (pas de plaisir ou de d’importance), il faut peut-être les modifier. Une routine est censée nous permettre de libérer de la place dans notre cerveau, mais également d’être plus positif, pas l’inverse. Je ne suis plus à convaincre, pour moi ça rend clairement ma vie plus agréable. Peut-être la vôtre aussi ?



lundi 8 octobre 2018

Ecouter mon cycle


La magie des livres, c’est de pouvoir trouver son bonheur sur n’importe quel sujet. J’ai toujours aimé l’occulte, la nature, la sorcellerie. La pratique Wicca m’intéresse beaucoup, mais c’est un sujet très vaste, et étant totalement autodidacte sans tout suivre, difficile de vous en parler clairement. Pour essayer de faire simple, je crois à la magie verte, en la nature, aux cristaux, aux herbes et à la magie intérieure. (L’ouvrage « Wicca » de Scott Cunningham est plutôt intéressant, et assez libre, si le sujet vous intrigue un peu.)

Vous parler des menstruations ici me semblait un bon commencement, car c’est à travers elles que j’ai vraiment pu me détacher et aller vers ce que je voulais depuis de nombreuses années. Avant ce que je vais vous décrire plus bas, je peinais à me trouver. Je ne me sentais pas en accord avec différentes choses, à commencer par ce en quoi je croyais. Étrangement, je ne me sentais pas légitime, alors que c’était un raisonnement bidon.

Dans cet article, je vous parlais de la cup (et du stérilet) et j’ai souligné quelque chose qui aujourd’hui a changé. Au moment de cet article, et il n’y a encore pas si longtemps que ça, je clamais ouvertement que mes menstruations je m’en passerais bien, mais pas pour une question de douleur, juste parce que ça m’embête. Je rembobine un peu pour vous en dire plus.

Jusqu’à mes 24 ans, mes menstruations étaient un cycle plutôt passif de ma vie. J’ai la chance de ne pas éprouver de douleur durant cette période, mais c’était surtout que je trouvais ça gênant, dans le sens pratique. Qu’importe le moyen de protection hygiénique, je trouvais ça chiant. Puis c’est à cet âge-là que le désir d’avoir des enfants s’est confirmé. Après l’arrêt de ma pilule, chaque mois quand quelques gouttes de sang apparaissaient dans ma culotte, c’était la déprime. J’ai donc commencé à détester mes menstruations. Quand je suis tombée enceinte, je les ai vite oubliées. Le retour de couche aura été un peu long, un mois et demi très bancal et complètement déréglé. La pose du stérilet au cuivre a suivi, et le rythme est revenu. Mais je gardais toujours cette haine envers mes menstruations. Je ne les voulais plus. N’étant pas fan des hormones, je ne voulais pas les stopper de façon non naturelle. J’ai donc pris mon mal en patience.


Et puis j’ai recommencé à m’intéresser à la Wicca, pratiques et croyances que je gardais au fond de moi, mais que j’avais un peu reléguées dans la base arrière de mon cerveau.
À travers mes différentes lectures (et j’en présenterai d’autres avec le temps), je me suis arrêtée sur le féminin sacré. Après la lecture de La puissance du féminin de Camille Sfez, mes menstruations sont devenues importantes. J’ai appris à les respecter, à les accepter et à les connaître. J’ai commencé mes diagrammes lunaires, et depuis, je me comprends mieux. Le diagramme lunaire est une sorte de tracker (pour faire simple) que l’on sépare en quatre saisons : hiver (menstruations), printemps (pré-ovulatoires), été (ovulations) et automne (prémenstruel). Chaque jour, on note dans quel quart on se trouve. C’est ainsi que j’ai pu découvrir que pour l'instant j’ovulais durant la nouvelle Lune et que j’avais mes menstruations durant la pleine Lune, ce qui ferait de moi une femme Lune Rouge, quelqu’un de tourné vers son développement intérieur. Suivre mon cycle, mettre des mots sur mes différents ressentis selon les saisons de mes lunaisons me permet de mieux comprendre mes humeurs ou mes émotions. Aujourd’hui, j’ai appris à vivre avec, et à m’écouter.
Entrer dans cette étape de redécouverte de mon cycle m’a ouvert les yeux sur ce que je voulais vraiment. C’est grâce à ça que j’ai pu enfin me rediriger vers ce en quoi je crois depuis des années. J’ai réussi à mettre la légitimité à la poubelle, dans ce domaine, mais pas que. Et le syndrome de l’imposteur m’a quittée.

Le blog n’est pas uniquement littéraire, vous l’avez compris depuis un moment. De nouvelles tranches de vie vont apparaître, ici et sur Instagram. Ce sont les deux plateformes les plus bienveillantes et ouvertes d’esprit que j’utilise, et c’est sur celles-ci que je compte vous parler gentiment de Wicca et toutes les choses que je fais graviter autour de cette pratique.


jeudi 12 juillet 2018

Vers le zéro déchet : et ses difficultés ?


Changer des habitudes dans nos vies n'est pas toujours simple. Quand j'ai décidé d'aller vers le zéro déchet, nombreuses ont dû gicler pour faire place à des nouvelles. Effacer pour recommencer. Aujourd'hui encore, il y a des choses que je fais par facilité. Je trouvais ça intéressant de vous en parler. Vous montrer ce qui est encore difficile pour moi, ne pas vous parler uniquement des changements évidents et que j'ai réussi à faire du jour au lendemain. Les plus tenaces, ceux qui collent au fond de notre panier de courses.

Je rappelle bien sûr qu'on ne parle pas de nos habitudes alimentaires, mais uniquement d'emballages.



Viande, charcuterie et poisson.
Je vous disais dans cet article, que ça y est, j'avais franchi le cap. Mes tup et moi allions tout contents chez le boucher. Oui, c'est vrai, une partie du temps. Mais il y a des jours où malheureusement, le bac de promotions du supermarché est attirant. Où on se dit « super, on va pouvoir faire des réserves », ou tout simplement « pffff, pas envie d'aller jusque chez le boucher ». Et oui, c'est aussi vrai que le supermarché reste encore notre principale source de courses. C'est facile. Et surtout, mon conjoint ne soupire pas. Pour ça, je vous renvoie à cet article. On n'a pas vraiment bougé de stade en une année.

Oui, je trouve les fruits et légumes du marché plus chers. Et c'est normal. Quand on voit les provenances, quand on calcule un peu tout ce qui tourne autour de ceux du supermarché, ça coule de source. Et oui, ça m'agace de payer plus cher pour consommer mieux. Enfin, ça m'agace plus, quand le cher et tendre m'en fait la remarque dès que je rentre des courses, fière d'avoir participé à la vie des producteurs locaux. Fière de mettre dans mon frigo des produits de bonne qualité, mais oui un peu plus onéreux. Alors souvent, je craque. Je ne mets pas dans un sachet plastique, et je regarde du mieux que je peux la provenance, mais j'achète au supermarché.

Le comfort food.
Vous savez, ces biscuits et gâteaux qui font qu'une fin de journée est tout de suite plus belle ? C'est ma bête noire. J'ai beau me dire que faire moi-même c'est facile et meilleur (d’ailleurs au moment où j’écris cet article, je grignote un muffin fait maison, comme quoi), dans le terme comfort food, il y a le mot confort. Et le confort va aussi avec le fait de ne pas toujours faire soi-même. D'acheter sa paix et aller vers la facilité d'un paquet. D'aller vers cette juste dose de crème, chocolat ou beurre de cacahuètes. D'avoir le confort immédiat, simplement en déchirant un sachet, tout en étant consciente du pas bon qu’il renferme, et des déchets qu’il provoque.



Et des fois le temps.
C'est l'excuse par excellence, le temps. Personne n'a le temps. Mais oui, je vais la sortir quand même. Le temps, d'aller jusqu'au magasin en vrac, avec une poussette ou un bébé accroché dans le dos, plus un chariot qu'il faut ensuite remonter, plein, jusqu'à la maison. Le temps d'aller au marché, qui n'a lieu que le mercredi ou samedi, jours où je travaille, dès 8h. Mais le marché du mercredi est à côté du boulot, je pourrais donc profiter de ma pause de 15 min du matin pour aller acheter quelques petites choses, ou simplement des fois profiter de ces 15 min pour prendre un thé et bouquiner en paix. Le temps de préparer les produits finis, comme les biscuits ou les gâteaux, le grignotage pas terrible pour la santé, mais terriblement réconfortant pour mon esprit. Mais au moins, dans celui-ci, je sais ce que j'y ai mis. Le temps d'aller jusque chez le boucher, qui n'est pas du tout dans ma zone, pas loin, mais si j'y vais c'est uniquement pour ses produits, ce qui me fait tout de suite réfléchir à ma journée autrement. Le temps de calculer ce qui est le plus accessible. Oui, le zéro déchet fait faire des économies à bien des niveaux, mais des fois, ça m'agace de me trimbaler les bouteilles d'un litre de lait en verre, pour ensuite les ramener vide, pour en reprendre. Les bouteilles en plastique sont moins lourdes, plus grandes et moins chères. « Mais vous êtes deux non ? » parfaitement. Sauf que comme rappelé plus haut, je suis souvent seule à vouloir tendre vers ce mode de vie. Difficile de faire participer quelqu'un qui n'a pas envie de vivre de cette manière. Je reste sur le même schéma que dans l'article de 2017, je ne veux forcer personne.

Et pour finir, le découragement.
Celui qui afflue quand j'ouvre le frigo ou le placard et que je vois pleins de barquettes et de sachets du supermarché que je n'ai pas achetés, et que je n'aurais pas achetés. Alors des fois, je vais moi aussi vers cette facilité. Parce que de toute façon, ces paquets sont déjà là. À quoi bon ? Le combat reprendra demain. Comme d'autres.


dimanche 8 avril 2018

Vers le zéro déchet, toujours en 2018


Il y a eu moins d’articles Zéro déchet ces derniers mois. J’ai continué à utiliser et mettre en pratique ce que je vous résumais dans ceux écrit l’été dernier. À la fin de chacun d’eux, je soulignais ce que je voulais faire en plus, dans ces domaines : cuisine, salle de bain et divers. Voici donc mes petits pas en avant de ces derniers mois.

Les produits frais

C’était mon challenge. Oser prendre mes récipients et demander à ce qu’on mette les produits frais dedans. Quand je prends moi-même des choses, je suis plus courageuse. Je n’ai pas besoin d’adresser la parole à qui que ce soit, j’ouvre mes sacs ou mes bacs et je prends ce dont j’ai besoin. Premier pas chez le boucher, qui aura fini par me donner du courage en affichant sur une pancarte qu’il était pour le zéro déchet. C’est donc beaucoup plus sereine que je suis arrivée avec mon récipient.
Le deuxième pas a été fait ces dernières semaines, à la laiterie. En tendant mon bac pour y mettre mes fromages, tous ensembles. Les sourires que j’ai eu en retour m’ont encouragée.

La lessive

J’attendais de terminer notre chimique en poudre avant de changer. Zéro déchet oui, mais pas de gaspillage. On finit avant de passer à autre chose. Je ne me suis pas longtemps posé la question, le magasin en vrac de la ville en propose de la liquide, avec une compo plutôt clean. Je suis arrivée avec mes vieilles bouteilles d’adoucissant chimique, et j’avais ma lessive. Un bouchon par machine suffit amplement. Et elle rend les vêtements beaucoup plus doux que l’industrielle. Gagnant, même dans le porte-monnaie. Et pour l’adoucissant, celui du magasin en vrac est top, ou alors du vinaigre fait parfaitement l’affaire. J’aime bien jouer à la petite chimiste, mais pas pour tout. Et la lessive ne fait pas encore partie de ces choses que j’ai envie de faire moi-même.

Bébé

Aucune astuce pour un bébé zéro déchet ici. C’est une question qui revenait souvent, et je préfère le mettre noir sur blanc quelque part. Depuis que je vous parle de ce mode de vie, beaucoup me demandent comment on fait avec notre fille pour éviter les déchets la concernant. Si j’ai décidé d’éviter la question, je ne suis pas fermée à la discussion. J’en parle volontiers, mais en privé. Vous parler de mes changements et mon mode de vie vers le zéro déchet ne me pose aucun souci. Par contre, je ne souhaite pas donner mon avis et conseils sur le zéro déchet de bébé. Les critiques ou remarques qu’il pourrait y avoir à ce sujet ne me plairont pas, et je ne souhaite pas en recevoir.
Par contre, mes messages privés (sur Instagram ou Twitter) ou mon adresse mail sont ouverts, et j’échangerais volontiers sur le sujet pour les intéressé(e)s.

En une année, les changements n’ont pas été drastiques, mais importants. Et ma poubelle s’en ressent, malgré le fait que je vive avec quelqu’un qui n’est pas encore très intéressé par ce mode de vie. Si je peux réduire ma poubelle d’un quart de son volume, c’est toujours ça. Certains gestes au début un peu contraignants sont devenus des habitudes. C’est pourquoi je vous encourage, si le zéro déchet vous intéresse, à y aller à votre rythme, encore une fois. On ne passe pas de déchets à zéro déchet en une nuit. Mais on peut aller vers moins de déchets chaque jour.




lundi 2 avril 2018

Amitié et maternité


Quand je suis tombée enceinte, j’ai vécu ma grossesse pour moi. Pour nous. Je ne ressentais pas ce besoin de partager sur mes différentes sensations et symptômes. Bien sûr, petit à petit je suis tombée dans la spirale du monde des parents. On a cherché la signification de Maxi Cosi, et établi une liste de naissance tout en ne sachant pas ce qui sera vraiment utile ou non. Internet est formidable, mais te donne de tout et son contraire.

Aujourd’hui, notre fille a plus d’une année et grandit bien. Mais je reste très externe à ces groupes de mamans, qui échangent sur plein de choses concernant leurs enfants. Je suis entrée, puis ressortie des groupes sur Facebook, qui sont là pour échanger des avis, répondre à des questions. Alors qu’on prêche la bienveillance aux enfants, je trouvais que les parents en manquaient cruellement quand ils se parlaient entre eux de leurs progénitures.
Je n’ai pas besoin qu’on vienne me dire ce qui est bon ou mauvais pour ma fille. Je le sens. Et ça me suffit. Tout comme je n’ai pas besoin d’apporter mon avis constamment aux autres. Même s’ils se posent des questions, comme nous, je suis sûre qu’ils le sentent aussi, ce qui est bon ou mauvais pour leur enfant. Le parent parfait n’existe pas. Mais cette pseudo concurrence qui existe entre eux est triste. Je suis une bonne mère car je fais confiance à ma fille, et qu’elle me rend cette confiance. Les sourires qu’elle me tend suffisent à me prouver que je ne fais pas d’erreur. Ou que des petites. Pas graves.

Ma maternité ne m’a pas apporté d’amies-mamans comme je peux le voir pour beaucoup. Mais ça me va. Cet article m’aurait certainement été très utile juste après la naissance. Car je culpabilisais de ne pas avoir créé de liens avec des « novembrettes » (est-ce vraiment le nom des mamans qui ont accouché en novembre ? à vérifier). Pas que je me sentais seule, car je ne l’étais pas. Mais je voyais ces amitiés fleurir, ces amitiés de maternité, d’échanges entre mamans, dont je me sentais presque exclue. Comme la dernière qu’on choisit en sport. J’ai gardé ce léger vide pour moi. À me dire qu’il passerait. Et c’est ce qu’il a fait.

Je suis très heureuse pour ces mamans qui ont trouvé de nouvelles amies grâce à leurs enfants, ou à leur maternité. De mon côté, je n’en ressens plus aucune culpabilité. J’ai mes amies d’avant. Celles qui ne sont pas mamans, et celles qui le sont déjà. Finalement, rien n’a changé, et je crois que ça me plaît.




dimanche 31 décembre 2017

10 questions pour terminer 2017

Plutôt que de faire une rétro comme chaque année, j’ai trouvé sur ce joli blog, 10 questions pour terminer l’année 2017.

1) Quels ont été vos 5 meilleurs moments de l’année?

Notre voyage en amoureux à Copenhague.
Les premières fois de notre fille.
Les frissons en lisant “Adélaïde” de Marie Laberge.
Le salon du livre de Genève et le Royaume du Web avec mes copines.
Le marathon "Belle et la Bête" au cinéma : VOSTFR l'après-midi & VF le soir.

2) Vous êtes vraiment content que ça soit fini, de quoi s’agit-il ?

Des angoisses liées à l’administration et la recherche de travail. Après mon congé maternité début mars, j’ai décidé de quitter la librairie numérique Glose, en parfaite entente et accord avec eux. La librairie traditionnelle me manquait trop et je voulais un temps partiel. Les trois mois de chômages m’ont vraiment angoissé. Pas tant d’y être, plutôt tous les soucis administratifs que ça m’a amené. Le jour où j’ai retrouvé du travail, au taux voulu et à l’endroit souhaité, ces angoisses se sont envolées pour ne pas revenir de l’année. Et ça, c’est plutôt la meilleure nouvelle de l’année!

3) En quoi êtes vous différente de la personne que vous étiez il y a 365 jours ?

Je suis beaucoup plus confiante! Le premier mois de ma vie de maman a été déconcertant. Je doutais énormément de moi. Une année après, je peux dire à quel point je suis changée dans ce domaine, mais pas que, et heureuse.

4) Avez-vous réussi ou accompli quelque chose que vous avez oublié de fêter ? (Prenez le temps de vous féliciter pour tout ce que vous avez accompli cette année.)

Mon organisation. Gérer plusieurs strates dans ma vie (maison, boulot, vie sociale, youtube/blog), et faire que tout roule tout le temps. Je suis fière d’y arriver, sans que cela me demande d’efforts particuliers.

Ma démarche vers le zéro déchet. Les changements n’ont pas été flagrants, et pourtant je sais que j’agis mieux de mois en mois. Les produits rachetés à neuf, dans des emballages jetables sont de plus en plus rares. Et même si le début peut être difficile je m’y suis tenu, et j’y arrive de mieux en mieux.

5) Sur quoi avez-vous ouvert les yeux cette année ?

Sur la bienveillance. Je n’ai jamais été une personne méchante, exprès. Mais bien sûr, comme tout le monde je pense, ça m’est arrivé de critiquer quelqu’un ou quelque chose sur le coup, trop rapidement, sans réellement connaître.
Cette année j’ai vraiment remis en avant la bienveillance. C’est quelque chose que je veux prôner au maximum. Internet est un outil formidable, mais il attire bien sûr aussi des aspects négatifs. Ceux qui me touchent le plus sont la méchanceté gratuite, l’acharnement et le harcèlement. Ce ne sont pas des attitudes à avoir, que ce soit dans la rue, à l’école, au boulot et sur Internet. Le virtuel n’est pas irréel, c’est aussi “la vraie vie”, et les gens qui écrivent ou qui lisent ces messages virulents sont de vraies personnes, qui font du mal à de vraies personnes. La vidéo de Marion Seclin est à voir.  



6) Qui vous a réellement soutenu cette année ?

Je n’ai jamais eu beaucoup d’amis, ceux avec qui vous pouvez parler de tout. Et cette année plusieurs événements ont fait que j’ai pris mes distances, et même si au départ c’était douloureux, aujourd’hui je me sens bien avec cette séparation. Mais mon conjoint est toujours et de plus en plus à mes côtés, mes parents, mes booktubiatches, et mes amis d’ici qui sont toujours présents pour aller boire un verre et papoter durant de longues heures.

7) Qu’est-ce que vous avez toléré pendant longtemps mais que, désormais, vous ne supportez plus?

Les remarques sexistes.
Les discours “non mais tu vois ça a toujours fonctionné comme ça, donc bon….” oui mais aujourd’hui le monde avance, donc on peut faire d’autres choses et vivre avec son temps.
J’ai toujours été timide et discrète, et les premières fois où j’ai enfin osé dire ce que je pensais, m’ont fait monter le rouge aux joues. Maintenant ça me vient naturellement. On peut ne pas être d’accord, mais je ne vais plus dans le sens des choses avec lesquelles moi, je ne suis pas d’accord.

8) Quelles croyances ou opinions avez-vous abandonné ?

“Je ne peux pas changer le monde à mon échelle”. J’ai abandonné cette excuse. Cette année j’ai rencontré Agnès Ledig, une autrice adorable et courageuse. A travers l’interview que j’ai pu faire d’elle, elle m’a rappelé l’histoire du colibri, qui même minuscule aide à éteindre le feu de la forêt. On peut tous faire notre part, pour que ce monde soit meilleur. Des petits gestes du quotidien, peuvent s’accumuler pour faire un geste gigantesque.

9) Qu’est-ce qui a été vraiment difficile mais qui, au bout du compte, vous a fait grandir ?

Le lâcher prise. J’ai passé trop d’année à me laisser atteindre. Même si aujourd’hui je suis encore et toujours très sensible, je travaille sur cet aspect. Je relativise, et si les gens ne veulent pas être bienveillants avec moi, tant pis, je le serais pour moi-même en me détachant de leurs paroles.

10) Si vous pouviez remonter le temps, que diriez-vous à votre moi d’il y a un an ?

Ca va être une année géniale! Respire, tout ira bien, ce qui te fais peur aujourd’hui va se résoudre de façon simple et naturelle.


dimanche 22 octobre 2017

Minimalisme et collectionner les livres ?

Voilà une association que je me devais d’aborder avec vous. Depuis quelques mois, je me suis dirigée vers un mode de vie plus minimaliste, j’ai fait beaucoup de tri, jeté et donné beaucoup de choses qui ne m’étaient plus utiles. Mais il y a une chose que je continue d’acheter régulièrement, sans pouvoir me résoudre à baisser ma consommation : les livres.

Alors que je continue d’acheter des livres, je n’achète pourtant aucune nouvelle bibliothèque. Je vous en parlais dans cet article. Cet aspect n’a pas changé. Souvent, quand des livres entrent, des livres sortent. C’est un cycle. Mais justement, en voulant être plus minimaliste, ne devrais-je pas réduire mes achats ? Non. Cette réponse est pour l’instant celle qui me convient. Car mon rythme d’achat est régulier, et surtout, m’acheter des livres me fait plaisir. C’est mon moment bien-être quand une journée a été difficile. Et ces livres me procurent beaucoup de plaisir et de bonheur. Alors que je ne les ai même pas encore lus. Pour ce sujet, je vous renvoie vers cette vidéo, où je vous parle de pile à lire et de son effet sur différents types de lecteur. Et les livres que j’ai déjà lus et qui stagnent sur mes étagères, bien souvent j’aime les feuilleter. Les prêter. Les échanger. Les donner. Il en reste toujours beaucoup quand on jette un coup d’œil à mes bibliothèques. Mais les voir ne m’oppresse pas du tout, contrairement à d’autres objets. Au contraire, accumuler ces livres me procure un certain réconfort.

Devenir minimaliste ne veut pas dire vivre dans un appartement totalement épuré, avec une déco sommaire voire inexistante et peu d’objets. Ce n’est pas ma vision, mais une vision extrême. C’est peut-être le besoin de certains, mais pour moi, être minimaliste, c’est avant tout se rendre compte de ce dont on a besoin ou non. Et surtout ne pas avoir peur de garder les choses qui nous font du bien. Pour l’instant chez moi, on trouve encore trop de livres, de plaids et de tasses. Mais ce sont des objets ou accessoires qui me sont essentiels, en quantité plus ou moins importante. Pourtant, je n’ai qu’une seule moi à mettre sous un plaid. Et qu’une seule bouche pour boire mon thé.

Quand ce mode de vie nous fait envie, il ne faut pas être trop sévère avec soi-même. Oser garder ces objets qui vous réconfortent. Ça ne fait pas de vous quelqu’un de matérialiste. Au contraire, vous savez reconnaître ce qui vous rend heureux.


mercredi 13 septembre 2017

Vers le minimalisme : les vêtements

Aujourd’hui je m’attaque au dressing. Ce dernier n’a jamais été très foisonnant. Mais j’étais la reine de l’achat impulsif, et de l’oubli dans la penderie de cet achat en question. Souvent, je trouve des pièces magnifiques en magasin, et une fois chez moi, je me demande bien quand et avec quoi je pourrais les mettre. Pour finir, elles restent pendues à un cintre, ou pliées en quatre pendant des mois.



Dernièrement, quand je me suis mise à penser zéro déchet, j’ai aussi pensé minimalisme. Et j’ai fait un super tri dans l’armoire. Ma grossesse m’a également fait voir que je mettais constamment les mêmes vêtements, et que ceux que je ne pouvais plus vraiment mettre durant cette période ne me manquaient pas. Un gros sac est enfin parti vers la Croix-Rouge, et j’y vois plus clair dans mon armoire.

Aujourd’hui, j’ai décidé d’arrêter d’acheter des vêtements. Ça semble un peu radical comme ça, mais finalement, ce n’est pas très compliqué. Je le fais sans m’en rendre compte depuis plusieurs mois. Quand il me manquera cruellement une pièce, je vais essayer de l’acheter soit en seconde main, soit neuve, mais fabriquée de manière plus éthique. Le but est de ne plus injecter de l’argent dans une pièce neuve et peu chère, qui va me lâcher au bout de quelques mois ou années. Les vêtements durables, quand on est un adulte, ce n’est pas de l’argent jeté par les fenêtres, au contraire. Selon notre métier ou nos activités, nous sommes assez grands pour prendre soin de nos affaires. Ces vêtements sont censés durer des années. Le fameux « je n’ai plus rien à me mettre » ne m’est plus arrivé depuis des mois. Maintenant, je connais mes envies et mon corps et je sais dans quels vêtements je suis bien, ceux que je peux mettre pour sortir, pour travailler, pour cocooner le dimanche chez moi etc. De chaque je ne possède plus que quelques pièces, et je m’en contente largement. Est-ce que la robe de la vitrine est vraiment nécessaire ? Elle est belle, mais j’en ai d’aussi belles dans mon armoire. Et finalement, si je n’y pense plus au bout d’une semaine, c’est qu’elle n’était pas assez belle, ou pas nécessaire à ma penderie.

L’impact ? Sur mon porte-monnaie, mon temps et la place dans mon armoire. Économie de temps et d’argent, et plus de place dans mon armoire pour y voir plus clair.


lundi 28 août 2017

Vers la zéro déchet : un peu partout

Après le zéro déchet dans la salle de bain et la cuisine, je me demandais comment regrouper le reste. Les habits, les sorties, le salon, le bureau etc. Alors bon, on va faire un article pêle-mêle pour parler d’un peu tout. C’est à ça que ressembleront les prochains articles, je pense. Dès qu’il y aura plusieurs tests et changements dans mon avancée vers ce mode de vie, je ferai un article pour partager avec vous mes tests et ressentis. Dans les précédents, les choses étaient un peu plus posées on va dire, car ce sont des méthodes adoptées depuis un moment. Je ne pouvais que vous donner mon ressenti final, car le test avait déjà été effectué depuis longtemps.

Les produits ménagers

C’est tout de même un gros chapitre quand on décide de passer au zéro déchet. Les bouteilles de produits en tous genres s’accumulent rapidement dans nos placards. Comme toute jeune personne qui part de chez ses parents, à 20 ans, je m’étais dit « je n’achèterais jamais autant de produits qu’eux, et du coup ça ne prendra pas la poussière », que nenni ! Je me suis bien retrouvé avec de nombreuses bouteilles de produits chimiques, me promettant de nettoyer tout mieux que tout le reste.
Ça a aussi été l’un de mes premiers gestes : fabriquer mon nettoie-tout maison. Si vous n’êtes pas fan des recettes maison, sachez que celle-ci fait partie des plus simples au monde. Eau + vinaigre d’alcool… et c’est tout. Je rajoute de l’huile essentielle de lavande, parce que j’aime bien l’odeur. Mais j’utilise ce nettoie-tout pour pleins d’endroits, et il nettoie vraiment bien.
Sinon, on pense bien sûr au bicarbonate de soude, à la cire d’abeille, au citron, mais tout ça, naturel bien sûr.

Avec ça, on pense aux chiffons et éponges qu’on achète pour jeter. Fini aussi. Pour la vaisselle, je suis passée aux brosses en bois, qui tiennent bien plus longtemps que les éponges. Et les chiffons viennent de vieux t-shirts. Pour les repas, on passe aux serviettes en tissu plutôt que les serviettes en papier, j’ai commandé les miennes à Anaïs de la boutique De lettre en lettre, et j’en suis très contente.

Les vêtements

Je m’essaie depuis un petit moment au troc, échange et revente. Pour un peu tout, mais on parlera de minimalisme dans un prochain article, et donc de vente, don ou troc. Pour les vêtements, je souhaite éviter le neuf. Et garder les actuels le plus longtemps possible. La mode ne m’intéresse pas vraiment, quand j’aime une pièce c’est personnel, et non pas parce que c’est la mode. Du coup, je commence à prendre plaisir à fouiller les vides dressings. Le café de L’ancienne gare/Nouveau monde organise quelques fois dans l’année des vides dressings et j’y ai vraiment fait de belles trouvailles.



Les sorties

Ce n’est pas parce que ça n’atterrit pas dans nos poubelles que ce n’est pas grave. Essayer d’agir même en sortie, ce n’est pas toujours simple. Ma première étape a été de refuser les pailles en plastique dans les restaurants et les bars. Pour la maison, j’ai des pailles réutilisables, mais ce n’est pas le cas partout. Et on est tous capables de boire dans un verre sans paille. Et si vraiment, on garde sa paille en plastique dur ou inox avec soi dans son sac, et on dégaine en cas de besoin.

J’évite également de prendre des glaces dans des gobelets, je préfère le cornet en biscuit, au moins tout se mange et pas besoin de jeter la petite cuillère en plastique ni le gobelet.

J’ai échangé ma bouteille en PET pour une bouteille en verre de la marque Equa et une autre en tritan de la même marque. Le tritan n’est pas encore très connu, et certaines études prouvent déjà ses défauts, mais je trouve ça toujours mieux que le PET. J’évite ainsi de m’acheter à chaque cinéma ou sortie une bouteille d’eau jetable. Je remplis depuis la maison et je garde dans mon sac. Économie et moins de déchets.

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