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vendredi 17 février 2012

La page blanche

Auteur : Pénélope Bagieu / Boulet
Edition : Delcourt
Collection : Mirage
Parution : 18 janvier 2012
Pages : 176

Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni son nom ni ce qu'elle fait. Menant l'enquête tant bien que mal, elle tente de recouvrer la mémoire et de retrouver son identité.


Mon avis


Pénélope, ça va faire quelques années que je la suis à travers son blog, maintenant bien connu. Puis est arrivé Boulet, avec ses longues notes, toutes plus drôles les unes que les autres, mais un dessin pas top top. Le lien entre ces deux bloggeurs/illustrateurs/artistes? « La page blanche » une bande dessinée. Leur collaboration était déjà connue, alors on attendait le résultat. Et TADAM ! Coup de cœur. Pourquoi ? Explications :


Elle au dessin, lui au scénario. Un bon compromis. Des dessins pleins de sens, et des dialogues soit hilarants, tristes ou révélateurs. On va découvrir une jeune femme, assise sur un banc, jusque là, pas de quoi en faire un coup de cœur. Et pourtant. Elle ne se souvient de rien. La page blanche. C’est avec appréhension qu’elle rentre chez elle, avec un coup de chance elle retrouve son adresse dans son sac à main. Et à partir de là c’est la recherche, la quête d’identité. Ok, elle est libraire. Ok elle à un chat nommé Chester. Ok elle a couchée avec un de ses collègues informaticiens. Ok elle n’a plus de famille. Ok. Mais ça ne revient toujours pas !

Page après page, on est dans l’attente du « est-ce qu’elle va se souvenir de quelque chose ? » On découvre sa vie en même temps qu’elle, on est en plein suspense, tout le temps. Une trame qui tient la route, sans être barbante.

C’est avant tout ma collègue du rayon bande dessinée que je dois remercier pour cette découverte. C’est par une matinée banale en rayon librairie qu’elle arrive vers moi.
« Tu savais qu’on t’avais prise comme modèle pour la nouvelle BD de Bagieu et Boulet ? » ne l’ayant pas encore lu, je ne voyais vraiment pas de quoi elle voulait parler. « Mais si regarde ; un peu la même coupe de cheveux, même couleur. Libraire dans une grande chaîne de magasin, mais surtout ça ! » Son doigt s’arrête sur la planche ou notre héroïne découvre sa page Facebook, sa photo de profil n’est autre que celle-ci :


Et maintenant rigolons un peu, voici ce que l’on trouve sur mon profil Facebook. Ok la photo date un peu, elle doit avoir trois ans, et pourtant je fais toujours ce même gag débile de me dessiner une moustache sur le doigt (ça fera rire ceux qui comprenne).



Alors certes, après tout ça, j’avais envie d’en savoir un peu plus. Je m’y plonge un samedi soir ou je n’avais rien de prévu. Et là, impossible de la lâcher. Une chute simple, d’accord, mais qui m’a laissée sans voix. C’est une prise de conscience. Et finalement, on aimerait peut être bien, tous, pouvoir faire peau neuve, comme ça ! Recommencer à écrire son histoire en effaçant tout ce qui s’est produit avant. Comme un ordinateur remit à zéro. Comme un écrivain face à une page blanche.

Mon passage coup de cœur ? La double page sur les questions futiles et assommantes que l’on peut nous poser en librairie. Car c’est tellement ça. Page 104 et 105 « C’est un livre grand comme ça, oh et il est rouge » - « Je cherche le Bossu de notre Dame de César Hugo » - « C’est un gamin, y lit pas beaucoup, mais l’avait aimé le truc de magiciens au cinéma, mais pas le livre. L’aime les ordinateurs, vous voyez ? Qu’est-ce que vous me conseillez ? » … Bref, hilarant ! 

Et bien sur... La chronique en vidéo

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