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dimanche 18 décembre 2016

L'assassin royal, tome 6 : La reine solitaire

Auteure : Robin Hobb
Éditeur : J'ai Lu
Collection : Fantasy
Parution : 10 février 2003
Pages : 380
EAN-13 : 9782290325520

A la tête d'une déroutante procession - la reine Kettricken, la propre femme de Vérité et le dernier espoir de voir la lignée des loinvoyants se perpétuer, la mystérieuse Caudron, Astérie la ménestrelle et le fou -, Fitz poursuit son chemin sur la voie magique. Une quête toujours plus ardue car incessante est la traque menée par Royal, son ennemi juré, et ses meilleurs artiseurs et soldats d'élite, pour les retrouver et les tuer.
S'enfonçant avec difficulté dans une contrée oppressante habitée d'étranges présences, ils croisent peu à peu de gigantesques statues, jusqu'à voir bientôt se dresser devant eux une imposante carrière de pierre noire. Mais où se terre Vérité et... est-il seulement encore vivant ?


Mon avis


Nous y voilà ! La « fin » de ce premier cycle ! Très heureuse qu’on se soit donné un petit coup de fouet avec Galleane pour avancer et terminer cette aventure cette année encore.

J’avoue que les tomes 4 et 5 étaient un peu en dessous de mes attentes. Robin Hobb aime prendre son temps, et agrémenter son histoire de beaucoup de détails. Quand l’histoire patauge depuis quelques chapitres, on se demande si tous ces ajouts sont vraiment nécessaires. Ce « dernier tome » est pour moi bon, mais un peu mal rythmé. La grande partie du roman se passe encore dans les montagnes, et j’en avais un peu marre de cette quête qui n’en finissait pas. Retrouver Vérité semblait être mission impossible pour finir. En revanche, la fin se précipite soudainement, on a la conclusion de plusieurs choses en quelques pages à peine. Comme un oiseau qui survole une ville, et qui, d’un battement d’ailes, se trouve déjà ailleurs, avec une autre vue.

La belle surprise est l’apparition des Anciens. Enfin ! J’attendais de voir ces êtres depuis très longtemps. On nous en parle régulièrement, et là, on les découvre enfin. Leur mise en scène est intéressante, et j’ai aimé découvrir tout ce qui les entoure. J’espère les revoir, et en apprendre encore un peu plus à leur sujet.
L’Art m’aura par contre un peu perdu. C’est quelque chose d’assez complexe que l’auteure a mis en place avec cette faculté, et beaucoup de choses sont permises, d’autres non… ce n’est pas toujours très clair. Il y a notamment une scène qui m’a pas mal déroutée, et à laquelle je n’étais pas sûre d’avoir tout compris. En parler avec Gall m’a permis d’y voir plus clair, mais c’est un pouvoir que je trouve très flou, contrairement au Vif, qui lui me semble limpide.

J’ai encore pas mal de questions. Et je suis contente finalement que la série ne soit pas terminée ici. Car je veux en savoir davantage concernant certains personnages. D’autres m’auront fait de la peine… les laisser terminer ainsi, après tout ce qu’ils ont vécu, c’est difficile je trouve.
On va poursuivre avec « Les aventuriers de la mer » en 2017, pour revenir à l’assassin plus tard.
 

samedi 27 août 2016

L'assassin royal, tome 5 : La voie magique

Auteure : Robin Hobb
Éditeur : J'ai Lu
Collection : Fantasy
Parution : 4 octobre 2002
Pages : 381
EAN-13 : 9782290320211

Le roi Vérité est vivant ! Il a imposé une ultime mission à Fitz : «Rejoins-moi !»
Loin sur les sentiers mystérieux de l'Art, au-delà du royaume des montagnes, le jeune homme se met en quête pour répondre à l'appel de son souverain affaibli. Mais il reste seul, pourchassé par les forces de Royal, l'usurpateur, et sans possibilité de compter sur ses propres alliés, qui le manipulent comme un simple pion.
Or d'autres forces sont en marche... dans son périple, Fitz va en effet se voir révéler son véritable statut : c'est par lui que s'accomplira, ou sera réduit à néant, le destin du royaume des Six-Duchés. Et c'est là une charge bien lourde à porter quand on est traqué par ses ennemis, trahi par ses proches, et affaibli par la magie...


Mon avis

Peut contenir des spoil sur les tomes précédents de la saga. Pour voir mes précédents avis, rendez-vous au sommaire. 



Bon, avouons qu’avec Galleane nous avons pris un peu de retard dans nos lectures communes de la saga. Oui, avril 2015 pour le tome 4. Bien les filles, on va vite terminer la série à ce rythme ! Du coup, on s’est mises d’accord pour avancer un peu plus vite, et lire 1 tome chaque trimestre. Ça devrait nous faire avancer un peu plus rapidement, et surtout, on s’éviterait les embrouilles de cerveau quand on reprend un tome, à devoir tout remettre en place.

Fitz Chevalerie était donc dans de sales draps à la fin du 4e tome. Prétendu mort pour pas mal de monde, et finalement ça « l’arrangeait » bien, vu qu’il pouvait ainsi agir en toute discrétion. Sauf que rien n’est jamais simple, et sa mission : retrouver le roi Vérité, va vite être semée d’embûches.

On partage le même avis avec Galleane, ce tome commence lentement (bon, vu mon souvenir du tome 4, j’ai eu droit à 120 pages plutôt lentes pour me remettre dans le bain). Fitz se cache et tente de trouver des solutions pour aller vers les montagnes. Par contre, une fois le cap des 120 pages franchi, l’histoire devient palpitante ! Heureusement. Il se passe mille choses, on ne voit rien venir et soudain… BOOM ! On retrouve plein de personnages qu’on n'avait pas revus depuis longtemps. Ça a été mon petit moment plaisir. Revoir ces personnages pour lesquels je me faisais du souci, tout de même, et voir que Fitz va pouvoir continuer à avancer, en ne restant pas seul, ça enlève un poids.

Certains personnages que l’on retrouve m’auront surpris d’ailleurs. Il y a des révélations assez importantes, des décisions graves qui doivent être prises et un voyage à entreprendre urgemment. On n’a pas le temps de se poser trop de questions. Malgré ça, ce tome 5 est un tome transitoire, encore une fois, pour moi. J’espère sincèrement que le sixième (qui indique une certaine coupure dans la saga) saura me convaincre et m’apporter plus de matière.

Vivement novembre pour découvrir ça !

mercredi 8 avril 2015

L'assassin royal, tome 4 : Le poison de la vengeance

Auteur : Robin Hobb
Editeur : J'ai Lu
Collection : Fantasy
Parution : 12 juin 2002
Pages : 350
EAN-13 : 9782290318454

Les pirates, de plus en plus audacieux et téméraires, ont commencé leur invasion dévastatrice. Royal le fourbe, après avoir assassiné le souverain légitime, est monté sur le trône des Six-Duchés. Avec son entourage, le lâche usurpateur s'est replié à l'intérieur des terres. Dans son fief natal, certain de ne plus être inquiété par Fitzchevalerie, son ennemi intime, qu'il croit mort. Grossière erreur, car le jeune bâtard, retiré loin de la cour, caché, est toujours vivant. Bien décidé à se venger. Mais il lui faut d'abord réapprendre à vivre, sous la patiente égide de Burrich et d'Umbre. Et choisir sa voie : celle de la civilisation... ou celle d'une empathie plus forte que jamais, grâce au pouvoir du vif, avec Œil-de-nuit ? 

Mon avis

Et de quatre! Le voici sortie de la Book Jar série que j'ai commencé à tenir début d'année. Bon score, car le tome 3 a été lu courant janvier, et voici que le quatrième est arrivé pas longtemps après. J'ai donc embarqué Galleane pour cette lecture, car on s'est mise au défi de suivre l'autre, dès que l'une tirait cette saga dans sa jar. Rajoutons du challenge, au challenge.

Bien que ce soit un bon volume, il est assez lent. Nous avions assister à quelque chose d'assez grandiose dans le troisième tome, et la suite me tardait du coup beaucoup avec cette fin. Mais il y a eu finalement pas mal de longueurs, que selon moi, l'auteur aurait pu raccourcir, même si une belle révélation nous est offerte ici, elle n'était pas assez grande et "wouahh" pour trouver que cela sauvait tout le roman.

On parle d'un quatrième tome, donc forcément : Spoiler! Fitz est revenu dans son corps, après sa "mort" suite aux blessures (et au poison) des gardes du prince Royal dans le palais de Castel Cerf. Les passages de réadaptation de son corps sont assez longs. Les habitudes doivent revenir, et Burrich et Umbre, les deux seules personnes au courant du subterfuge et de la renaissance de Fitz, commence à craquer sous les coups de sang de notre héros. Pourtant une chose est sur pour lui : Vérité est en vie, et Royal doit mourir. Ce volume est finalement entièrement consacré à l'envie de vengeance de Fitz.

Bien que lent sur certains passages, j'ai aimé ce côté très solitaire. L'assassin se retrouve seul, avec son loup Oiel-de-Nuit et se remet souvent en question. Nous assistons à des monologues intérieur, ou des conversations silencieuse avec le loup. Je dirais que ce quatrième tome fait office d'une certaine transition, entre deux temps que nous avons pu connaître durant les trois premiers volumes. Quand le roi Subtil était encore sur le trône et Vérité au palais. A partir de maintenant, les rues ne sont plus sures, Royal ne fait rien pour son peuple, les pirates rouges et les forgisés sèment la pagaille dans les villes, la reine Ketricken (invisible dans ce tome, et qu'est-ce qu'elle me manque!) s'est enfuie, enceinte, dans les montagnes, et Vérité semble faible, mais vivant, quelque part. 

Cela annonce donc une bonne suite, mais qui j'espère bougera un peu plus. J'ai vraiment hâte de savoir ce que Fitz va entreprendre. Car à part perdre assez inutilement son temps ici, je ne lui ai pas trouvé beaucoup d'utilité. Je place donc beaucoup d'espoir dans le cinquième volume. 


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mardi 3 février 2015

L'assassin royal, tome 3 : La nef du crépuscule

Auteur : Robin Hobb
Editeur : J'ai Lu
Collection : Fantasy
Parution : 15 février 2002
Pages : 413
EAN-13 : 9782290316290

Ravagé, pillé, le royaume des Six-Duchés plie sous le joug de l'envahisseur. Les navires de guerre ne parviennent plus à tenir les Pirates rouges en respect. Dans le pays, les dissensions éclatent entre les duchés côtiers, qui doivent supporter les incessantes attaques de l'ennemi, et les duchés intérieurs qui se désintéressent de leur sort. La cour elle-même, où le vieux souverain est manipulé par Royal, n'est plus qu'un théâtre d'intrigues où règnent en maîtres le soupçon, la traîtrise et le mensonge.
Aussi le prince Vérité décide-t-il d'entreprendre une quête insensée : aller trouver les Anciens, par-delà les montagnes, pour leur rappeler leur serment de venir en aide au royaume dans ses heures les plus sombres...


Mon avis


Première série de la Book Jar série de l’année, je tire bien sur LA série qui me fait le plus peur de continuer : L’assassin Royal ! Lâchée depuis 5 ans je pense, cette série m’avait pourtant charmée dans les deux premiers tomes. Et on en commence mille autres, et finalement celle-ci était passée à la trappe, alors que le troisième tome dormait dans ma PAL depuis tout ce temps.

Après avoir été repêché les informations du tome deux, dont j’avais besoin (étrangement je me rappelais très bien du premier, mais impossible de mettre des images concrètes sur le deuxième) et heureusement la page Wikipedia de la série est très complète et propose un résumé de chaque tome, je me suis enfin lancée dans la suite des aventures de FitzChevalerie.

La vie de l’assassin et bâtard du prince Chevalerie se complique ici, et il me sera difficile de vous faire un avis sans spoiler un minimum. Nous avions quitté Fitz dans de salles draps, après des empoisonnements dont il se remet avec peine, il doit maintenant faire face aux Pirates Rouges qui viennent envahir les côtes. Le roi Subtil est malade, le roi-servant Vérité est retiré dans sa tour pour trouver des alliés contre les pirates, et pendant ce temps le prince Royal tire ses ficelles dans le royaume. Royal fait partie de ses personnages fourbes et intelligent qu’il est difficile de contrer. On sait qu’il va nous « emmerder » mais c’est un méchant digne de ce nom.

FitzChevalerie perd un peu de son statut d’assassin. J’ai retrouvé une espèce de loque humaine, qui se fait beaucoup utilisé et malmené.  Bien que dans les dernières 100 pages j’ai trouvé qu’il se réveillait enfin pour agir et oser, il est pendant une bonne partie du roman dans une espèce d’absence.  Il est également dans une position difficile face à la maladie de son roi, son statut de « fenêtre sur le monde » pour Vérité l’épuise et les magouilles étranges du royaume ne lui laissent pas vraiment le temps de se reposer. Son maître assassin, Umbre, se fait discret lui aussi et pourtant c’est un personnage que j’adore. Heureusement que les autres sont là pour relever un peu le niveau, car Fitz m’aura un peu agacé dans ce tome. Kettricken est bien sur un de mes personnages favoris pour l’instant, une femme comme je les aime ; forte et sure d’elle, qui n’est pas naïve au point de tomber dans les pièges de la cour. Le Fou est toujours aussi énigmatique et je sens qu’il va nous en faire voir de toutes les couleurs dans la suite.

Les images des environs de Castel-Cerf me sont revenues comme durant ma lecture du premier tome. C’est comme avoir oublié de regarder une série pendant très longtemps, les paysages nous reviennent immédiatement en tête. Je me suis imprégnée de cette atmosphère peu rassurante, d’un royaume qui perd gentiment les pédales. Maintenant que je suis bien repartie dans la série je compte en tout cas terminer le premier cycle qui se termine au tome six du découpage J’ai Lu poche. Surtout que je vais pouvoir compter sur Galleane pour la suite de la série, on a décider de continuer la série ensemble, en tout cas pour le prochain tome, en lecture commune, histoire de savoir la fin une fois.
 
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mardi 4 juin 2013

Le Dieu dans l'ombre

Auteur : Megan Lindholm
Editeur : LGF
Collection : Le livre de poche Fantasy
Parution : 21 mars 2007
Pages : 509
EAN-13 : 9782253114796

Evelyn a 25 ans. Un séjour imprévu dans sa belle-famille avec son mari et son fils de cinq ans tourne au cauchemar absolu. Une créature surgie de son enfance l'entraîne alors dans un voyage hallucinant, sensuel et totalement imprévisible, vers les forêts primaires de l'Alaska. Compagnon fantasmatique ou incarnation de Pan, le grand faune lui-même...

Qui est le Dieu dans l'ombre?

Une relecture du pansexualisme fabuleux, par l'auteur des célèbres cycles L'Assassin royal et Les Aventuriers de la mer.


Mon avis

Robin Hobb, est l’auteur reconnu pour ces brillants Assassin royal, mais et le reste ? On retrouve pourtant une palette de livres qu’elle a écrit sous le nom de Megan Lindholm (Margaret Astrid Lindholm Ogden pour la totale). Le Dieu dans l’ombre est l’un de ces fameux écrits, et je me suis penchée dessus pour en ressortir chamboulée.

La couverture des éditions LGF m’a tout de suite attiré, pleine de mystère (et de neige). Une édition comme je les aime, très souple et agréable à lire, malgré ses 500 pages. Et j’ai étais soufflée par le style de l’auteur, encore une fois. Pour adorer l’Assassin royal, mais n’en être qu’au deuxième tome, elle possède ce genre particulier qui rend un récit plus qu’intéressant. Les descriptions sont magiques, pleines d’harmonie, la moindre couleur en devient brillante, plus visible que les autres. On retrouve un univers naturel comme on en lit peu. Chaque brindille est précieuse. C’est un enchantement de mot qui nous emmène loin, très loin vers des contrées inconnues mais qu’on visualise à la perfection, comme si on les connaissait depuis toujours. Un réel délice.

Evelyn a tout pour être heureuse, et pourtant j’ai commencé à la plaindre dès le début. Son mari, Tom, seul garçon de la famille Potter, porte sur lui tous les espoirs. Alors quand ils doivent, lui sa femme et leur petit garçon partir en aide à sa famille, c’est tout un chamboulement pour Evelyn qui se sait très mal acceptée par ces gens parfaits. Et en effet, ils sont tous bon à gifler. A chaque page j’en avais les doigts qui me démangeaient. Comment peut-on être aussi horrible envers sa belle-fille sans que quiconque intervienne, comme si cela était le plus normal du monde. On ressent cette envie de tout planter à la place du personnage, qui trop gentille prend sur elle. Des êtres immondes, qui paraissent trop parfaits, avec une surface incroyablement lisse, mais sous cette couche de perfection se cache les caractères les plus virulent. Les pires restant les parents de Tom, trop fières et persuadés que leur fonctionnement est le meilleur, qu’import la situation.
Durant la moitié du roman, je voulais qu’Evelyn se réveille, qu’elle réagisse enfin, mais elle se retrouve vitre prisonnière au final, entre vouloir s’attirer les faveurs de la famille de son mari, sans en faire trop, il n’y a aucun juste milieu. Elle veut protester, mais le moindre de ses essais est voué à l’échec. Tout me paraissait injuste. Jusqu’à l’événement. Ou le déclic se déclenche et que Pan refasse enfin surface, la sorte de ces sables mouvants. La deuxième partie du roman est plus dense et complexe. Tout s’envole, danse endiablée dans une forêt profonde, ou les personnages se vouent une attirance mutuelle, féroce, animale.
Pour éviter les spoilers je m’arrêterais là en ce qui concerne la deuxième partie du livre.

Les atmosphères sont très réalistes, on pourrait presque sentir les odeurs de la forêt, du sang sur la neige. Une perfection d’écriture, celle qu’on aimerait retrouver pour beaucoup d’autres genres.

Un beau coup de cœur. 




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