L’hiver a commencé de façon toute douce. Il a commencé à faire froid,
et les doubles couches sous mon manteau n’étaient plus de trop. Les soirées
chocolat chaud et lecture étaient bien sur de rigueur avec le stresse des fêtes
de fin d’année. J’espère que la fin de 2014 aura été plaisante pour vous. Je
reviens dans ce petit article sur les photos Instagram que j’ai posté sur mon
compte courant novembre et décembre.
1. Les bains sont maintenant mes petits moments sacrés, et souvent j'ai des petits chats qui viennent me tenir compagnie / 2. Les biscuits de Noël été à l'honneur dans ma cuisine... et dans nos ventres aussi / 3. Petite soirée douceur chocolat chaud et lecture avec "Le pays des Contes" / 4. Les bibliothèques ont abandonné leur déco d'automne pour celle de Noël / 5. Retour du marché de Noël de Montreux avec du thé et un petit luminaire qui rejoint ma collection / 6. La fameuse lettre de Poudlard est enfin arrivé dans ma boite aux lettres en cette fin d'année et elle aura très bien clôturer cette merveilleuse année 2014
Parution : T1 9 mai 2012, T2 15 mai 3013, T3 14 janvier 2015
Pages : 154
J'ai trois soeurs. Lou, l'aînée, 15 ans,
se comporte comme si elle était déjà
majeure, Lisa, 8 ans, pose un milliard
de questions par jour et Luna, 5 ans,
vit sa phase «rose princesse».
Pas toujours facile pour moi, Laure,
12 ans, de défendre ma place
dans la famille... Parfois je rêve
d'être fille unique !
Mon avis
Merci aux éditions Rageot pour leur envoi et leur confiance. Grâce à
eux j’ai découvert les histoires de ces quatre jeunes filles, et de leurs
vacances mouvementées.
Laure, Lou, Lisa et Luna, surnommées les 4L sont quatre sœurs, aux
caractères bien différents. Le premier tome nous les présente durant leurs
vacances d’été à Montfloury, c’est un peu mort comme village et en plus il faut
supporter les garçons des amis de leur parent. Super ! Ensuite elles
s’envoleront pour New York et découvrent la vie à l’américaine. Puis dans le
dernier tome paru en ce début d’année, elles se retrouvent de nouveau à
Montfloury, à la montagne, mais quand il y a de la neige c’est mieux.
Découvrir les aventures de ces jeunes filles m’a beaucoup fait rire, et
surtout ramené en arrière quand moi-même je découvrais mes premières lectures.
Les aventures des quatre sœurs sont conseillées pour les 9 ans et plus, mais
même plus vieux, on passe un agréable moment. Moi qui suis fille unique je
découvre la vie de famille à plusieurs, les désaccords mais également les
moments de soutiens que s’apportent les filles entre elle. Même si pour
quelqu’un de mon âge ces livres sont un peu dépassés, j’ai trouvé que l’auteur
utilisait le bon vocabulaire pour s’adresser à de jeunes lectrices.
Les illustrations de Diglee apportent ce petit plus. J’ai beaucoup aimé
comment chacune des sœurs avaient son propre style, sa propre personnalité et
Diglee s’est totalement appropriée ces personnages pour les rendre réels sous
les coups de crayons.
Walden est emmené par son père
dans les forêts du Maine. Une fois sur place, ce dernier l'abandonne
dans une cabane avec comme seuls moyens de subsistance : quelques boîtes
de conserve, quelques livres et une carabine. A partir de ce jour, il
doit se débrouiller pour survivre.
Mon avis
Sur un coup de tête j’ai emprunté ce livre au travail
pour le week end. La quatrième parle d’Henri David Thoreau et de Walden la vie
dans les bois, qui est un livre que je veux lire prochainement justement. Puis
une question : pourquoi 12 ans, 7 mois et 11 jours ?
Walden est un jeune garçon un peu mou du genou, pas doué
en sport son père désespère et décide qu’il est temps pour son fils de devenir
un homme, un vrai. Il l’emmène alors dans les forêts du Maine, dans une cabane
et le laisse là, tout seul. Pas longtemps, juste quelques jours, le temps que
Walden ai atteint l’âge exact de 12 ans, 7 mois et 11 jours. On vit la peur de
ce garçon livré à lui-même qui ne sait pas tirer correctement, vu qu’il sait à
peine tenir une batte de base-ball.
Avec ses personnages mystérieux et une ambiance peu
réconfortante, l’auteur va nous embarqué dans un thriller familiale
terriblement bien ficelé. J’ai fait pas mal de suppositions durant ma lecture,
et jusqu’aux dernières pages je ne savais pas comment cela allait se terminer.
On croit avancer dans un sens alors que tout est mit en
œuvre pour nous leurrer et nous faire croire à d’autres choses. Bien que la
partie ou Walden se retrouve seul peut paraître assez lente, on voit la
véritable évolution d’un gamin trouillard, en quelqu’un qui doit survivre. Il
laisse petit à petit sa peur de côté, et grandi.
Puis l’auteur change de point de vue, on retrouve Jack,
le père. Un homme au passé lourd, qui dissimule quelques sombres secrets.J’ai
préféré son histoire, c’est le cœur même du livre pour moi. Plus on avance,
plus on écarquille les yeux. Finalement cette histoire aurait pu être un banal
thriller pour ado, et pourtant il m’aura scotché sur mon canapé. Je ne pensais
pas lire ça. J’ai été comblée.
Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D.
Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son
chef-d'œuvre, "L'attrape-cœurs", roman de l'adolescence le plus lu du
monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la
bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël,
qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de
vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes,
d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres.
L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre
dans un monde hostile et corrompu.
Mon avis
Premier tirage de la Book Jar relique de l’année, le fameux livre de
Salinger était dans ma PAL depuis quelques temps maintenant. Ce classique qui
pourtant partage les avis littéraire m’intriguait, et je fais malheureusement
partie des gens qui n’ont pas succombé à l’histoire d’Holden.
Le style m’a fait rire au départ, j’avais l’impression de lire un Petit
Nicolas, mais la version ou Nicolas est ado. L’auteur se projette dans la tête
de son personnage, jusqu’à la répétition de certaines phrases et les instants
de doute. Si au départ je trouvais marrant et original, Holden a vite commencé
à me soulé. Je ne vais pas y aller par quatre chemin, je n’ai pas comprit ce
livre. Clairement. Alors que j’en avais entendu beaucoup de bien, je me retrouvais
largué plus d’une fois, et je n’aime pas quand un livre me perd, je ne prends
plus de plaisir à ma lecture car je dois toujours me resituer.
Peut être que si j’avais lu ce livre en classe, avec une analyse de mon
professeur derrière (qui soit dit en passant était justement un prof du
tonnerre pour vous faire comprendre des textes) j’aurais certainement apprécié
ma lecture. Ici j’avais juste l’impression de lire les aléas d’un personnage
décentré, qui ne rentre pas dans le moule de la société et qui décide de se
barrer. Et j’avais envie d’aimer ce livre, ce personnage, mais ça n’a pas prit
malheureusement.
Déçue de ne pas avoir aimé ce livre. Car dans un sens j’avais envie de
l’aimer, j’avais envie de chanter « Des fleurs pour Salinger »
d’Indochine et dire « j’ai adoré ce livre ! » mais non. Tant
pis.
L’année dernière je me suis mise aux longs challenges, ceux que je
n’appréciais pas vraiment avant, car je les croyais, trop contraignants. Cette
année je les remets pourtant en place, car ils ne m’ont finalement mit aucune
pression (comme j’aurais pu le penser) et m’ont même permit de découvrir de
belles lectures.
On commence avec le challenge de la Book Jar que j’ai vu fleurir un peu
partout courant été 2014, personnellement j’avais préféré le mettre en place en
début d’année, et je retente l’expérience cette année, car c’est un challenge
qui m’a permit de faire sortir des reliques de ma PAL. Je ne change pas la
première Jar, elle contiendra 12 livres que j’ai depuis trop de temps, ou qui
je sais ne vont pas sortir en premier de ma pile. La seconde par contre est
nouvelle cette année pour moi, j’ai envie de lire une suite de série par mois,
car mine de rien j’en commence beaucoup et n’en fini pas beaucoup… Alors une
fois qu’un numéro de la saga pioché est lu, je remets le papier dans la Jar
jusqu’à ce que la série soit terminée, pour la remplacer je mets une autre
série, etc.
Et puis bien sur le fameux challenge Goodreads, que beaucoup de monde
fait déjà. J’ai commencé l’année dernière pour celui-ci également. Je me
fichais un peu de savoir combien de livre je lisais à l’année, pour moi ça ne
tenait pas à ça, et puis finalement j’ai essayé, et en 2014 j’ai lu 105 livres.
Alors est-ce grâce à ce challenge ? Aucune idée, et peut être bien. Mais
je ne me suis pas plus pressé que ça pour arriver à ce nombre. C’est pour cela
que cette année je retente le coup, avec 106 livres (oui pas folle non plus).
Et advienne que pourra.
Lorsque, sur un coup de tête, Cheryl Strayed
enfile son sac à dos, elle n'a aucune idée
de ce qui l'attend. Tout ce qu'elle sait, c'est
que sa vie est un désastre. Entre une mère
trop aimée, brutalement disparue, un divorce
douloureux et un lourd passé de junky,
Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter
les fantômes de son passé, la jeune femme
n'a aucune réponse, mais un point de fuite :
tout quitter pour une randonnée sur le
«Chemin des crêtes du Pacifique». Lancée
au coeur d'une nature immense et sauvage,
seule sous un sac à dos trop lourd, elle doit
avancer pour survivre, sur 1 700 kilomètres
d'épuisement et d'effort, et réussir à
atteindre le bout d'elle-même. Une histoire
poignante et humaine, où la marche se fait
rédemption.
Mon avis
Ce livre s’est retrouvé dans ma PAL sur un coup de tête. Je savais
qu’un film allait sortir, et comme souvent j’avais envie de lire le livre
avant. Et puis début 2015 est arrivé, et soudainement je me retrouvais presque
nauséeuse face à la Young Adult, je crois que quand on lit beaucoup d’un même
genre durant presque une année, au bout d’un moment on dit stop.Ce fut mon
cas. Et puis il y a eu des événements vraiment pas drôles, alors forcément j’ai
eu envie de m’évader, de partir très loin, avec mes moyens. C'est-à-dire pas
beaucoup. Heureusement, les livres sont là pour nous faire voir du large à leur
manière.
Le destin de Cheryl, auteur et personnage du roman, n’est pas isolé,
beaucoup de personne décident de tout quitter, sac au dos. La jeune femme est
complètement disloquée, perdue en elle-même et lors d’une course dans une épicerie
tombe sur un livre, le Pacific Crest Trail. Ce livre va lui donner l’envie de
partir elle aussi, elle n’a rien à perdre. Plus de famille.Pas de mari.Pas
d’enfant. Mal préparée elle se lance sur le PCT pour une marche dans un premier
temps physique, mais également psychique.
Comment ne pas aimer cette personne ? Cheryl est dans un moment de
sa vie, ou plus rien n’a d’importance, et plutôt que de se laisser aller, comme
elle le faisait à un certains moment, elle décide de se reprendre en main.
Certains s’offrent un abonnement à une salle de sport ou des cours de dessins,
d’autres changent d’appartement, de manière de manger. Elle préfère des grosses
chaussures de randonné, un sac ou sa vie y est entassée, et poser un pas devant
l’autre, sur un chemin jamais tendre avec elle. Passer par le pire pour revenir
au meilleur. Se mettre au défi d’arriver en haut. D’un point de vue très
personnel c’est une attitude qui me plait toujours chez une personne, les gens
qui arrivent à plaquer leur vie pour partir. J’ai toujours voulu avoir le
courage de le faire, mais d’un autre côté ma petite vie tranquille me convient, et la quitter comme elle fait me semblerait difficile.
Wild fait partie, pour moi, de ces livres dont on a envie de parler à
tout le monde, le mettre dans tous les paniers d’achat, le glisser entre toutes
les mains. Le chemin du PCT a apporté à Cheryl de vraies révélations sur
elle-même, son roman nous en apporte à nous aussi. Avec ses mots elle aura
réussit à toucher les lecteurs qui n’ont jamais entendu parler de cette
randonné.
A travers ces pages, nous allons rencontrer des ours, des gens gentils,
et même des renards. Une ambiance de vide, d’espace, que j’ai entièrement
ressentie durant ma lecture. Bien qu’enfermée dans un wagon de TGV je
visualisais ces grandes étendues, ou le côté urbain est inexistant. Je
respirais à plein poumon, j’ai eu mal aux pieds et j’ai pleuré. Les dernières
pages m’ont misent les larmes aux yeux, et je me suis laissée aller. Ca fait du
bien, et maintenant je me réjouis de voir le film.