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mardi 4 octobre 2016

Rebecca

Auteure : Daphné du Maurier
Éditeur : Albin Michel
Collection : Grandes traductions
Parution : 25 février 2015
Pages : numérique
EAN-13 : 9782226343253

Une longue allée serpente entre des arbres centenaires, la brume s'accroche aux branches et, tout au bout, niché entre la mer et les bois sombres, un château splendide :
Manderley, le triomphe de Rébecca, la première Mme de Winter, belle, troublante, admirée de tous.
Un an après sa mort, le charme noir de Rébecca tient encore en son pouvoir le domaine et ses habitants. La nouvelle épouse de Maxim de Winter, jeune et timide, pourra-t-elle échapper à cette ombre inquiétante, à son souvenir obsédant qui menacent jour après,jour de plonger Manderley dans les ténèbres ?
Le chef-doeuvre de Daphné du Maurier, immortalisé au cinéma par Alfred Hitchcock, a fasciné depuis sa parution plus de trente millions de lecteurs à travers le monde. Comme Les Hauts de Hurlevent ou Jane Evre, Rebecca est devenu un des plus grands mythes de la littérature mondiale.


Mon avis


Déjà le troisième livre pour le club des Moldus de Lecture! Et pour cette fois, nous avons voté pour « Rebecca » de Daphné du Maurier. Grand classique, qui s’est refait une beauté et une nouvelle traduction dernièrement, et que du coup, on a revu un peu partout. De mon côté, je l’ai lu en numérique (oui, qui l’eût cru ?), via la plateforme pour laquelle je travaille, Glose. Alors, je me suis amusée à faire mes petites annotations directement dans la marge du bouquin, et sur mon profil, durant ma lecture (chose que je ne fais habituellement jamais). Et c’est assez marrant de relire ses pensées à un instant précis du livre, une fois qu’on l’a terminé et qu’on connaît le fin mot de l’histoire.

Ah chère Daphné… Votre roman est très bon. Mais qu’est-ce qu’il est long à démarrer ! Il m’a fallu une semaine pour en dépasser la moitié. Pour que l’histoire prenne correctement et que je m’intéresse à Rebecca et aux habitants de Manderley. Je dirais que toute la première partie est là, et construite de cette manière lente, pour nous donner cette sensation de lieu « hanté » par quelqu’un de disparu. Un souvenir qui ne veut pas partir, que les gens entendent encore, aperçoivent furtivement dans les couloirs. Rebecca. Puis soudainement, on a droit à un revirement de situation total, et le roman perd cet aspect lent, comme un papillon sortant de sa chrysalide, pour devenir haletant !

J’ai eu beaucoup de peine avec la nouvelle Madame de Winter. Elle m’aura fait lever les yeux au ciel plus d’une fois. Cette jeune femme manque cruellement de confiance en elle, se rabaisse constamment, et les gens autour d’elle ne l’aident pas. Dès son arrivée à Manderley, elle sait que ça va être difficile de se faire écouter et respecter. Elle ne connaît pas les codes d’une maîtresse de maison, et surtout… comment passer après quelqu’un comme Rebecca ? La première Madame de Winter la hante, alors qu’elle ne l’a connaît pas. Mais tout le monde semble la comparer à cette femme, son propre mari semble encore être amoureux d’elle !
Alors, même si elle me faisait penser à un elfe de maison, elle m’a peinée sur le moment. Je me revoyais adolescente. Ne sachant pas où me mettre dans une pièce pour être la plus discrète possible, et attendre que ça passe. Quand arrive le fameux passage de changement de situation, BIM ! c’est une tout autre Madame de Winter qu’on découvre. Elle avait besoin de ce déclic, de cette révélation pour gagner en confiance. Dommage que ces instants soient limite trop courts dans le roman. J’aurais voulu la voir beaucoup plus à l’œuvre en tant que Madame de Winter, maîtresse de Manderley, et pas simple nouvelle épouse chétive.

Pour les autres personnages, je pense que moins on en dit, mieux c’est. Que ce soit Maximilien de Winter, ou Madame Danvers, chacun possède sa part de mystère. Rien n’est fait pour améliorer la vie de la nouvelle Madame de Winter, et certaines choses auraient dû être révélées dès le départ pour que la vie soit plus facile. Mais sinon, on n’en aurait pas fait un roman… donc beaucoup moins intéressant.

L’auteure met en évidence une ambiance lourde. Manderley possède plusieurs aspects. À la fois accueillant et charmant, le domaine peut rapidement se transformer en cauchemar. La mer apporte ce côté idyllique par moment, et terrifiant l’heure d’après. Rien n’est fait pour qu’on s’y sente complètement chez soi. On ressent constamment ce malaise, cette pièce manquante du puzzle qu’est Rebecca. Comme si l'on avait laissé la porte d’entrée ouverte et que le froid y entrait sans qu’on puisse correctement chauffer les pièces.

L’intrigue est terriblement bien trouvée ! On s’attend à beaucoup de choses, et dès le départ le brouillard autour de Rebecca de Winter est opaque. Les indices commencent à tomber, mais il faut faire le tri entre le vrai et le faux. La fin est abrupte, et nous laisse cette sensation de fin sans fin. On connaît toutes les parties de l’histoire, et pourtant, une page ou deux pour terminer correctement le récit n’auraient pas été de trop. Mais cette fin nous laisse sans voix, et donc on sait que c’est un livre qu’on gardera en mémoire, rien que pour cette dernière page.
 

mercredi 21 janvier 2015

L'attrape-coeurs

Auteur : Jerome David Salinger
Editeur : Pocket
Collection : Pocket
Parution : 23 mai 2002
Pages : 252
EAN-13 : 9782266125352

Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d'œuvre, "L'attrape-cœurs", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.


Mon avis


Premier tirage de la Book Jar relique de l’année, le fameux livre de Salinger était dans ma PAL depuis quelques temps maintenant. Ce classique qui pourtant partage les avis littéraire m’intriguait, et je fais malheureusement partie des gens qui n’ont pas succombé à l’histoire d’Holden.

Le style m’a fait rire au départ, j’avais l’impression de lire un Petit Nicolas, mais la version ou Nicolas est ado. L’auteur se projette dans la tête de son personnage, jusqu’à la répétition de certaines phrases et les instants de doute. Si au départ je trouvais marrant et original, Holden a vite commencé à me soulé. Je ne vais pas y aller par quatre chemin, je n’ai pas comprit ce livre. Clairement. Alors que j’en avais entendu beaucoup de bien, je me retrouvais largué plus d’une fois, et je n’aime pas quand un livre me perd, je ne prends plus de plaisir à ma lecture car je dois toujours me resituer.

Peut être que si j’avais lu ce livre en classe, avec une analyse de mon professeur derrière (qui soit dit en passant était justement un prof du tonnerre pour vous faire comprendre des textes) j’aurais certainement apprécié ma lecture. Ici j’avais juste l’impression de lire les aléas d’un personnage décentré, qui ne rentre pas dans le moule de la société et qui décide de se barrer. Et j’avais envie d’aimer ce livre, ce personnage, mais ça n’a pas prit malheureusement.

Déçue de ne pas avoir aimé ce livre. Car dans un sens j’avais envie de l’aimer, j’avais envie de chanter « Des fleurs pour Salinger » d’Indochine et dire « j’ai adoré ce livre ! » mais non. Tant pis.

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mercredi 12 novembre 2014

Le jardin secret

Auteur : Frances H. Burnett
Edition : Gallimard Jeunesse
Collection : Folio Junior
Parution : nouv. éd. 16 juillet 2010
Pages : 317
EAN-13 : 9782070629992

Privée d'affection, Mary Lennox n'a jamais appris à sourire ni à aimer. À la mort de ses parents, emportés par une épidémie de choléra, Mary quitte son Inde natale. Exilée dans le manoir anglais d'un oncle toujours absent, Mary trouve du réconfort dans l'amitié.
Elle va partager avec Dickon et le rouge-gorge un merveilleux secret : un jardin oublié de tous, dont la clef, comme par magie, ouvre aussi la porte des coeurs...


Mon avis


Lu en lecture commune avec Cranberries, ce livre fait partie de mon enfance. Je connaissais le film par cœur étant petite, et découvrir le livre était pour moi primordial. Parfaite comme lecture d’automne, je m’y suis lancée avec beaucoup de plaisir.

Avec toutes ces masses de nouveautés et de textes modernes pas toujours de qualité, retourner aux classiques fait un bien fou ! On découvre une plume pleine de style, mais tout de même adaptée pour un jeune public d’une dizaine d’année. Ce texte est plein d’espoir et de tendresse, fait grandir et réfléchir sur sa propre condition.

L’auteur nous donne deux sortes de personnages : une catégorie, avec peu de moyen, qui vivent avec ce qu’ils ont, mais qui aiment les gens. Amoureux de la nature, et de tout ce qui les entours, ils retrouvent la beauté partout, et se contentent de peu. La seconde est imbue d’elle-même. Des gens qui se permettent, selon leur rang, de parler comme bon leur semble à d’autres, sont renfermés et ne s’émerveille de rien. Grâce à la première catégorie de personne et un mystérieux jardin, Mary et Colin, deux enfants aigris, vous retrouver gout à la vie.

Mary perd ses parents en Inde lors d’une épidémie, renvoyée en Angleterre chez un oncle inconnu, elle se retrouve confrontée à la solitude et à l’abandon. Ici les gens ne sont pas aux petits soins pour elle, et n’ont pas de temps à perdre avec une petite fille gâtée et méchante. Très vite la jeune fille va devoir se débrouiller elle-même, et c’est là que la légende d’un jardin secret, perdu sur la propriété va l’intéresser. Au fil des jours Mary va s’ouvrir, s’épanouir et revivre. D’une petite fille fade et maigre, elle se transforme en amoureuse de la nature, prend du poids et des couleurs.
On la suit ensuite dans cette quête du jardin secret, et sa nouvelle passion pour les plantes. Avec elle, arrive Dickson, un garçon pauvre, mais qui parle aux animaux, et apprivoise la nature. Dickson ne possède pas beaucoup, mais montre rapidement à Mary que le bonheur n’est pas matériel, qu’on peut se contenter de peu, et vivre pleinement heureux. La magie du jardin, va transformer la maison entière.

Une intrigue simple, mais une atmosphère réconfortante. C’est un livre paisible, qui redonne espoir et délivre un magnifique message, aussi bien pour les enfants que les adultes. La magie est en nous, il faut y croire pour qu’elle s’éveille. Simple, mais efficace, ce livre est une bouffée d’air frais, bien que la fin soit un peu abrupte et rapide, il aurait mérité un épilogue.  
 
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mercredi 9 avril 2014

Alice à travers le miroir

Auteur : L. Carroll et Lostfish
Editeur : Soleil
Collection : Métamorphose
Parution : 26 janvier 2011
Pages : 180
EAN-13 : 9782302013872



Cette suite, datant de 1871, à Alice au pays des merveilles entraîne Alice de l'autre côté du miroir dans un pays organisé comme un échiquier où elle devient une figure dans le rêve d'un rêveur, avant d'être la reine du jeu d'échecs. 


Mon avis

Ce livre est depuis des années dans ma PAL. C'est une amie qui m'en avait parlé, et je l'avais acheté sur un léger coup de tête et depuis il prenait la poussière. Et pourtant il me faisait envie ! Son gros problème à ce livre c'est sa taille. Il est aussi grand qu'un Art Book moyen, du coup ce n'est pas vraiment transportable dans son sac. Du coup quand je l'ai tiré pour le livre de la Book Jar d'avril, et qu'en plus j'étais en vacances, c'était le timing idéal. 

Comme dit plus haut, le livre en lui-même est une oeuvre d'art. Les dessins de Lostfish accompagnent à la perfection le texte de Lewis Carroll, je crois qu'elle a parfaitement cerné l'univers.
J'ai lu Alice au pays des merveilles il y a quelques années, et lire sa suite me semblait obligatoire par la suite. 

Ce deuxième volume, est beaucoup plus insensé, si cela est possible. Mais on peut observer une nette différence entre la Alice des deux aventures, dans la première elle fait partie des pions, et la voici reine dans la seconde. 
Alice s'endort dans un fauteuil de la maison et rêve de passer de l'autre côté du miroir du salon. Dans ce monde tout fonctionne à l'envers, il faut courir pour rester sur place, et on peut même savoir ce qui se passe dans le futur. 

Personnellement j'ai eu un peu de peine au début, les univers changent en un claquement de doigt et il n'est pas toujours facile de suivre. Pourtant j'ai prit beaucoup de plaisir à le lire, et les illustrations de Lostfish apportent un gros gros plus, car on visualise beaucoup mieux certaines scènes. 

La suite d'un classique qui mérite d'être lu, et surtout dans cette superbe version.




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dimanche 8 décembre 2013

La reine des neiges

Auteur : Hans Christian Andersen
Editeur : Gallimard Jeunesse
Collection : Folio Junior
Parution : 31 octobre 2013 (nouv. édition)
Pages : 87
EAN-13 : 9782070656295

Pour jouer un mauvais tour aux hommes, le diable a fabriqué un miroir qui ne reflète que la laideur des choses. Atteint par un éclat de ce verre maléfique, le petit Kay se laisse entraîner par la Reine des Neiges dans son pays de glace, Gerda, son amie, est bien décidée à le retrouver C'est le début d un long voyage à travers le vaste monde...



Mon avis


Vous savez maintenant que moi et les Disney c’est une grande histoire d’amour. Mais vous savez aussi que je me mets toujours au défi de lire les livres originaux avant d’aller voir une adaptation. J’étais donc obligée de me replonger dans l’histoire de La reine des neiges d’Andersen. A la base j’étais persuadée d’avoir lu ce conte, mais en fait pas du tout. Dans ma bibliothèque je possède La vierge des glaces du même auteur, mais l’histoire n’est pas vraiment la même.

Comme souvent avec Andersen, la femme est au centre de l’histoire. Pour un auteur homme de cette époque c’est toujours assez admirable, surtout que pour une fois l’histoire ne se termine pas mal (contrairement à beaucoup d’autres contes). Le combat entre la raison et les sentiments est aussi lourdement présent, et comme souvent c’est sont les sentiments qui l’emportent. La raison est quasiment inexistante dans ce conte. Certainement qu’il y a pleins de messages cachés, comme dans tous les classiques, ou les contes, mais personnellement je ne me suis pas vraiment penchée sur la chose.

Ce qu’il faut retenir selon moi c’est que Gerda, notre héroïne, est une petite fille très courageuse. Qui n’hésite pas à braver tous les dangers qu’elle croisera sur sa route pour retrouver son ami Kay. Et ça c’est remarquable. Pour une fois un conte qui ne met pas le personnage féminin en position de détresse, mais plutôt en position de force. Je suis tout à fait pour.

Les 70 pages sont très vite lus, une petite soirée tranquille accompagnée d’un thé et d’une bougie et le tour et joué. Mais c’est une lecture très agréable.

Mon avis sur le livre ainsi que l'adaptation de Disney devrait suivre en vidéo pour accompagné un article uniquement consacré à mon coup de coeur du film.  

Pour d'autres avis, je vous laisse la fiche BBM
 
http://la-liseuse.blogspot.ch/2013/10/challenge-cold-winter-2013.html

dimanche 10 novembre 2013

Frankenstein

Auteur : Mary Shelley
Editeur : Marabout
Collection :  Fantastic
Parution : 9 septembre 2009
Pages : 393
EAN-13 : 9782501063807

La terrifiante histoire d'un monstre créé par l'homme

« Une sinistre nuit de novembre, je pus enfin contempler le résultat de mes longs travaux. Avec une anxiété qui me mettait à l'agonie, je disposai à portée de ma main les instruments qui allaient me permettre de transmettre une étincelle de vie à la forme inerte qui gisait à mes pieds. Il était déjà une heure du matin. La pluie tambourinait lugubrement sur les carreaux, et la bougie achevait de se consumer.
Tout à coup, à la lueur de la flamme vacillante, je vis la créature entrouvrir des yeux d'un jaune terne. Elle respira profondément, et ses membres furent agités d'un mouvement convulsif. »


Mon avis

Avant de commencer ma chronique, je tenais à m'arrêter sur la couverture de cette édition de chez Marabout, qui est tout simplement parfaite. Je ne sais pas si vous avez une fois visionné toutes les couvertures différentes qui existent pour cette oeuvre, mais elles sont toutes plus laides les unes que les autres. Déjà que l'histoire n'est pas franchement glamour, on nous offre des couvertures bof bof. Tandis que Marabout nous propose enfin quelque chose de tout a fait adapté et magnifique. Leur collection Fantastic était vraiment bien réalisée, dommage que presque tous les titres soient épuisés. 

Frankenstein, ou un classique trop souvent reprit et qui du coup a perdu son histoire originale dans les multiples adaptations. J'avoue, je n'ai jamais regardé un film de Frankenstein, mon côté peureuse qui prend le dessus, mais du peu que j'ai pu en voir, je n'ai pas du tout retrouvé l'histoire que je viens de lire. D'ailleurs trop souvent le monstre en lui-même est appelé Frankenstein, peut être pas dans les films mais c'est devenu une vulgarisation de donner le nom du créateur à la créature. 

Je m'incline très bas pour salué le génie de Mary Shelley. Ce n'est que vers les années 1970 que son nom est sortie de l'oublie pour ses écrits. Cette oeuvre est la seule que j'ai lu d'elle, mais elle sort de l'ordinaire. Comment la science peut battre la mort ? Elle aura su mêler trois histoires ensemble, une histoire racontée dans une histoire, racontée dans une histoire, j'avais l'impression de me retrouvée dans Inception, des rêves dans des rêves, dans des rêves. C'est une manière de raconter qui n'est pas évidente, il faut avoir une certaine maitrise pour pouvoir entre-mêler correctement des récits, sans que tout se mélange ou que tout perde sens. 
Son style est celui de l'époque, fin des années 1700, début 1800, on ressent ce genre très classique, chaque mot est pensé pour être à tel place, à tel moment. Mais ce n'est pas un classique fatiguant à lire, j'ai parfois eu cette impression avec d'autres auteurs, de devoir toujours être accrochée durant ma lecture pour ne pas perdre le fil, car des siècles nous séparent et que la langue a évoluée. Mary Shelley écrit avec beaucoup d'aisance et de fluidité ce qui rend l'histoire beaucoup plus intéressante et évidente. 

Coup de coeur pour les lieux ou se déroule les différentes étapes de l'histoire. Les Frankenstein vivent à Genève, en Suisse, et voyage à travers pas mal de région que je connais. C'est avantageux et surprenant d'avoir une histoire qui a lieu dans des endroits que l'on connait, qui sont proche de chez nous, qu'on arrive à visualiser à la perfection. Les paysages sont décrit à la perfection et j'ai pu réellement voyager à travers les mots de Shelley. C'est une Suisse des années 1700 qu'on découvre et donc toute l'histoire que vous avez apprit à l'école vous revient en mémoire, et vous êtes heureux d'avoir retenu un minimum ce que votre prof vous racontait. A part mon pays que voit-on ? L'Allemagne bien sur, l'endroit ou le jeune Victor Frankenstein s'en va faire ses études, l'Angleterre, l’Écosse et l’Irlande ne sont pas épargnés. Un véritable road trip qu'on entreprend en même temps que notre protagoniste. Des paysages brumeux, enneigés et mystérieux, tout ce que j'aime. Rien à redire, l’atmosphère est prenante, on s'y croirait presque.

L'histoire est celle que l'on connait, croyant en des philosophes et des scientifiques qui sont passés de mode Victor décide de tenter une expérience, donner vie à un corps mort. Quand cela fonctionne il tombe dans une longue maladie et croit tout d'abord que le réveil de son œuvre n'est qu'une hallucination. Mais c'est en rentrant chez lui qu'il fait de macabres découvertes, tout cela n'était pas un rêve. La créature est vivante. 
Victor est un pauvre garçon, qui n'a pas beaucoup de personnalité dans le récit. Il est ici pour donner vie à un monstre et le traquer par la suite. Mais on apprend pas grand chose sur lui, son caractère est assez fade finalement. Il manque énormément de confiance en lui et doute beaucoup. Au final il n'est que le narrateur de cette histoire. 
Le monstre est beaucoup plus intéressant que lui. En effet au lieu d'être bête comme dans la plupart des adaptations, c'est une créature qui apprend avec facilité tout en observant. Il comprend petit à petit qu'il sera toujours rejeté par le genre humain, que les gens ne le voient que comme quelqu'un d'immonde, alors qu'il tente tout pour les aider et se faire accepter. Mais la beauté intérieur qu'il se crée n'est rien vis à vis de son physique horrible. Il aurait fallut qu'une certaine Belle tombe amoureuse de la Bête, mais cela n'arrive pas. Il apprend à se méfier des humains et finit par les haïr! Pour se venger de son créateur, qui l'a condamné à vivre seul sans personne pour l'aimer, il décide de ne lui laisser aucun répit, et seul lui aussi. Une traque à travers le monde commence. 

Il y a certainement pleins de messages cachés derrière cette histoire, mais je ne les ai pas vraiment cherché. Le message principal je l'ai comprit. 
C'est une histoire effrayante à lire peut être une fois dans sa vie. J'ai été ravie de lire le récit original.

D'autres avis sur la fiche BBM :

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dimanche 7 juillet 2013

La Belle et la Bête

Auteur : Gabrielle-Suzanne de Villeneuve
Editeur : Gallimard
Collection : Folio 2euro. Femmes de lettres
Parution : 30 avril 2010
Pages : 134
EAN-13 : 9782070349593

« Le monstre se fit entendre. Un bruit effroyable, causé par le poids énorme de son corps, par le cliquetis terrible de ses écailles et par des hurlements affreux, annonça son arrivée. En voyant approcher la Bête, qu'elle ne put envisager sans frémir en elle-même, la Belle avança d'un pas ferme, et d'un air modeste salua fort respectueusement la Bête. Cette démarche plut au monstre et, se retournant vers la Belle, il lui dit : " Bonsoir, la Belle. " »


Mon avis

Pour avoir lu et relu l'histoire de La Belle et la Bête, qui est certainement mon compte préféré, je commence à le connaître par coeur. Le Disney forcément, une réécriture de Robin McKinley qui avait été un gros coup de coeur et bien sur la version de Madame Leprince de Beaumont. Bref je le connais sur le bout des doigt. Mais je ne me lasse pas de le redécouvrir sous des styles différents.  

Cette version n'est certes pas ma préférée, mais elle était dans ma Wish depuis tellement longtemps, rien que pour la couverture que je trouve sublime elle en vaut la peine. Pourtant le style est peut être trop poussé et les détails trop généreux, ce qui nous distrait un peu de l'histoire de base. 
De plus la deuxième partie est beaucoup trop fantaisiste, bien que je n'ai rien contre, je trouvais le tout un peu trop tiré par les cheveux pour le coup. 

Le personnage de la Belle reste le même, une fille qui reste simple, ne craint pas le sacrifice et saura voir le véritable visage de la Bête. Ce personnage là était selon moi trop effacé durant son apparence bestiale dans l'histoire. Et c'est bien dommage. 

En bref, à nouveau je suis ravie de relire cette histoire, car elle me touche toujours autant. Mais la version de Robin McKinley reste ma favorite.


mercredi 19 juin 2013

Le magicien d'Oz

Auteur : Frank Lyman Baum
Editeur : Pocket
Collection : Classique
Parution : 7 mars 2013
Pages : 176
EAN-13 : 9782266218870

Dorothée et son jeune chien Toto sont emportés par un cyclone et transportés dans un pays merveilleux. Seul le grand et puissant magicien d'Oz peut aider la jeune fille à rentrer chez elle, au Kansas. Mais le chemin est long et semé d'embûches : accompagnée d'un épouvantail qui se plaint de ne pas avoir de cerveau, d'un bûcheron en fer-blanc qui dit ne pas avoir de coeur, et d'un lion qui a peur de manquer de courage, Dorothée se rend dans la cité d'Émeraude...


Mon avis

Acheté alors que Le monde fantastiques d'Oz arrivait en salle, je m'était rendue compte que je n'avais jamais lu l'histoire du Magicien d'Oz. J'avoue, la couverture me faisait de l'oeil, car elle faisait droit penser à celle d'Alice au pays des merveilles dans la même collection. Et puis bon, le prix m'a finalement convaincu. 

Finalement Le magicien d'Oz peut certainement se lire à tout âge. C'est un texte qui selon moi sera vu différemment selon les générations de lecteurs. Mais le style et l'écriture ne sont de loin pas compliqué. Certaines scènes, et j'en fut surprise, sont par contre quelque peu violentes, oui alors violente, que je m'explique; apparemment l'auteur aime couper certains de ses personnages en morceaux comme s'ils étaient du beurre, mais jamais il n'est fait mention de sang, ou de plaies ouvertes, pour ce cas l'homme en question va simplement se faire mettre une jambe en fer blanc à la place, comme si c'était la chose la plus normal du monde. Il ne souffre pas quand sa hache lui tranche petit à petit les jambes, les bras, etc... C'est un conte. Voilà mon raisonnement, mais je ne m'attendais pas à avoir ce genre de scènes en fait, je voyais le tout vachement plus mignon et jolie. 

L'histoire elle-même est très sympa. Il y aurait certes de quoi broder autour encore des pages et des pages pour la rendre plus longues, plus fantastique encore, mais en fin de compte elle est très bien ainsi. Des fois faire des longueurs pour faire des longueurs n'améliorent pas le récit, et une histoire courte peut être tout aussi bien qu'une longue. Ce que je veux dire par là, c'est que l'univers de Baum permet d'explorer encore mille recoins et écrire tout autant d'aventures qui voudrait le détour.
Forcément on retrouve une petite morale, comme dans presque chaque conte. Aider son prochain, finalement nous sommes tous capable d'énormément de choses sans le savoir, et que nous sommes très facile à berné. Si je devais nommer l'inventeur du placebo ce serait le Magicien d'Oz. Du coup les personnages n'ont pas beaucoup de personnalité, et sont surtout là pour faire avancer le récit, donner corps à l'histoire et lui permettre d'exister dans son intégralité. Mais le tout reste très plaisant. 

Une belle histoire, que je me réjouissais de redécouvrir, car je ne garde que des bribes de souvenirs des adaptations que j'avais vu. J'ai maintenant hâte de lire Wicked : la véritable histoire de la méchante sorcière de l'Ouest de Gregory McGuire, parce que quand je vois le paver que c'est, alors qu'elle n'apparait que quelques pages dans l'histoire du Magicien d'Oz, je suis curieuse de savoir ce qu'il en a fait.
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