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lundi 17 juillet 2017

Gloria

"Une lueur rase les sommets au loin. Quelques phares croisés les éblouissent.
- Ca m'étonnerait beaucoup que t'es ma mère, déclare Jamie.
- Pourquoi ?
- Une mère a pas le temps de se balader. Elle travaille.
- Qu'est-ce que t'en sais ? T'en connais beaucoup, des mères ?
- Tu vois, ça, une mère le dirait pas.
- Moi aussi je travaille. Là, je suis en vacances.
- Et tu fais quoi comme travail ?
- Actrice."
 

Mon avis

Merci aux éditions Sarbacane pour cet envoi et à Martine Pouchain pour son petit mot en dédicace, qui m'a beaucoup touché. Coup de cœur pour Dylan Dubois l'an dernier, nous avons décidé avec Virginie de retenter la lecture commune sur ce nouveau titre de l'autrice.

Gloria est une jeune fille pleine de rêves, une jeune femme brisée, une femme décidée. Nous la rencontrons à 17 ans, dans une famille qui ne l'aime pas. Sa mère reste endeuillée par la mort de son fils Nicolas. Son père est absent, même quand il est à la maison. Sans trop se poser de questions, Gloria s'en va, chez son prof de théâtre au début, qui va lui faire découvrir tant de choses, mais qui va également lui faire beaucoup de tort. Elle se retrouvera ensuite à Los Angeles, Hollywood, à essayer de percer dans le milieu du cinéma. Jusqu'à ce que son passé lui revienne en pleine face ! Lui commande de tout quitter, pour commettre l'impensable.

Elle est butée, bornée, entêtée et plus encore ! Mais je l'ai tellement aimée. Pourtant, elle n'a pas qu'un défaut et elle ne fait pas toujours les bons choix. Comme nous. Je me suis sentie proche de Gloria, car elle représente toute la complexité que renferme l'être humain. Son égoïsme lui apportera du bon, sur le long terme. Mais son esprit revêche va lui faire prendre des sentiers dangereux. J'ai eu peur, parfois. Je ne voulais pas qu'elle finisse dans le mur. Elle m'a à la fois agacée et contentée. Car sa prise de conscience n'est pas classique, qu’elle aura des répercussions et que ça pourrait faire très mal.
Heureusement, dans son inconsciente aventure, elle aura souvent de la chance. Les choses auraient pu nettement moins bien se passer. Mais, on est content de voir que la vie n'est pas toujours une peau de vache.

Ce roadtrip m'aura bien fait vibrer. Gloria n'entreprend pas le même voyage que Dylan Dubois, mais finalement les deux se répondent. Chacun se cherche et décide de mettre les voiles pour se trouver. Il y a une belle prise de conscience de la part de Gloria. Elle va souvent morfler et racler le bitume avant de se relever, confiante et prête à se battre à nouveau.
Ce fut un plaisir de suivre son voyage, de découvrir des endroits qui font rêver et qu'on a envie de visiter nous aussi. J'adorerais aller passer quelques jours à l'hôtel de la Sardine, manger la tarte à l'oignon de Kathryn et prendre le temps. Se couper de tout et profiter de chaque instant. L'ambiance aura été parfaitement retranscrite, pour me donner cette sensation d'y être.

L'épilogue fait du bien, et rassure. 


Autrice : Martine Pouchain
Éditeur : Sarbacane
Collection : Exprim'
Parution : 3 mai 2017
Pages : 224
EAN-13 : 9782848659398

lundi 19 juin 2017

Les petites reines

On les a élues « Boudins de l'année » sur Facebook.

Mais Mireille Laplanche et ses « boudinettes ». Hakima et Astrid, n'ont pas l'intention de se lamenter sur leur sort !

Elles ont des mollets, des vélos, et elles comptent bien rallier Bourg-en-Bresse à Paris...
... pour s'incruster à l'Élysée !

Place aux Petites Reines !!!


Mon avis

Pause lecture après 300 pages des Larmes rouges, Les petites reines était la lecture choisie par Virginie pour mon moins de mai. Un pur régal que de suivre l’aventure de ces trois demoiselles. Clémentine Beauvais sait manier l’humour et les beaux messages.

Pourtant, elle s’attaquait à des sujets difficiles : le harcèlement scolaire, le diktat de la minceur, le non respect des autres envers notre physique, les différences culturelles, la recherche de sa place dans une famille et surtout s’accepter tel que l’on est. Soit tout un tas de choses pas évidentes, et sur lesquelles on peut vite se casser la gueule. Le faux-pas est vite arrivé, mais pour moi Clémentine Beauvais a su utiliser les bons mots et les bonnes images.
On notera surtout un humour de haut niveau de la part du personnage de Mireille, qui m’a fait beaucoup rire, et pourtant elle a tout de même réussi à m’arracher une petite larme vers la fin. Rien que pour ces jeux de mots, cette plume vive et pleine de peps !, je m’incline. Ce savant mélange apporte un rythme très dynamique au récit.

Astrid, Hakima et Mireille sont élues respectivement boudins d’or, d’argent et de bronze de leur école. Grâce à qui ? Malo, un petit caïd qui a trouvé très malin de se faire bien voir par tout le monde en créant ce concours sur Facebook. Alors que les deux premières lauréates sont dévastées, Mireille est une habituée. En se réconfortant, les trois jeunes filles vont se découvrir un point commun : le 14 juillet. Paris. L’Élysée. Comment relier Bourg-en-Bresse — Paris ? À vélo. Le voyage est à peine commencé, que tout le monde parle déjà de ce trio. Que vont-elles bien pouvoir faire une fois arrivées sur place ?

Mireille, personnage à haut potentiel. Autant dans sa répartie que dans sa philosophie de vie. À 15 ans, elle nous fait nous remettre en question plus d’une fois, et j’ai apprécié sa franchise. Certains d’entre nous en manque cruellement, et selon les situations, c’est bien dommage. Elle ne mâche pas ses mots, et parfois tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de balancer quelque chose ne serait pas un luxe, mais au moins tout le monde sait à quoi s’en tenir. Les dernières pages du roman nous montrent une Mireille changée, et plus mûre. Au début, c’est une ado, qui profite de ses blagues pour se préserver et se défendre. À la fin on la découvre différente, mais toujours mordante.

Astrid a ma reconnaissance éternelle, car elle aime Indochine. Le boudin d’or vit au début très mal ce titre, mais avec ce périple, elle va se découvrir une âme de petite maman, de femme responsable et qui prend soin des autres. Certains, comme Mireille, vont trop vite parfois pour se rendre compte des besoins des autres. Astrid est là pour penser à tout, et écouter les problèmes des gens. Je pense que savoir écouter est une grande qualité, et pas tout le monde n’est capable de le faire correctement.

Hakima c’est la petite sœur qu’on veut protéger. Sa timidité m’aura touchée. Elle puise dans ses ressources plus d’une fois, préfère ne pas se plaindre pour ne pas déranger, et n’hésitera pas à dépasser ses propres limites.

Et enfin Kader, le soleil. Un jeune homme brisé par la vie, qui comme sa sœur Hakima, va profiter de ce voyage pour faire ses preuves. Remettre de l’ordre dans sa tête. Et vivre une aventure unique. (Et être le seul adulte de la compagnie, faut bien que ça reste un peu réaliste).

Au départ, je trouvais l’idée de faire voyager trois adolescentes, seules, sur les routes de France un peu tiré par les cheveux. La mère d’Astrid semble totalement à l’aise, les parents de Mireille pensent à une blague et ceux d’Hakima sont radicalement contre. Le fait que Kader fasse partie de l’aventure ajoute, heureusement, un peu de crédibilité à tout ça. J’aime croire en la bonté des gens, mais à la place des parents, je ne l’aurais pas permis.

Merci, Clémentine Beauvais, pour ces beaux messages. À travers ce livre, on apprend à s’accepter soi-même. On apprend à reconnaître la détresse des gens qui veulent nous écraser, parfois. On retient des répliques bien placées, qui peuvent clouer le bec aux grandes gueules. On découvre que notre famille est unique, et que les amitiés peuvent partir de rien. On visite la France. On désespère face au manque de savoir-vivre des gens qui peuvent se cacher derrière leur anonymat. Mais on sourit aussi de voir que souvent, en vrai, les gens sont bien plus gentils. Et que l’entraide n’est pas perdue.


Autrice : Clémentine Beauvais
Editeur : Sarbacane
Collection : Exprim'
Parution : 1er avril 2015
Pages : 270
EAN-13 : 9782848657684

vendredi 8 juillet 2016

Quelqu'un qu'on aime

Auteur : Séverine Vidal
Editeur : Sarbacane
Collection : Exprim'
Parution : 26 août 2015
Pages : 202
EAN-13 : 9782848658179

Peu avant le départ pour un road-trip avec son grand-père, Matt apprend qu'il est père d'une petite Amber de 18 mois. Obligé de s'en occuper, il projette de l'emmener mais une tornade empêche les avions de décoller. Matt, Gary et le bébé montent alors dans un van de location.

Matt craignait le pire. Il sent sur son cou la main de son grand-père, qui prend la parole :
- Je perds la mémoire. Et ce jeune homme, assis là, il m'emmène en tournée à travers les USA pour réveiller les souvenirs enfouis. C'est pas beau, ça ?
Antonia et Luke hochent la tête, ensemble, parce qu'ils sont émus, Matt le voit dans le rétro. Gary relâche son étreinte.
- Qui pourrait rêver meilleur petit-fils, hein ? 


Mon avis

Choisi dans ma PAL par mon amie Virginie, je me suis lancée, très confiante, dans ce livre. Il me faisait presque une promesse, rien qu’à son résumé. Alors, promesse tenue ? Découvrons ça ensemble.

J’ai beaucoup aimé le découpage des chapitres par l’auteure. On prend le temps de se concentrer sur chacun des personnages que va composer ce road trip. Certains possèdent des secrets, d’autres ont un défi à relever. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que pour chacun d’eux, ce voyage sera une révélation.
Son roman ne traîne pas en longueur, et c’est autant un avantage qu’un inconvénient ! On décolle rapidement dans l’histoire, et de ce fait les événements avancent vite. Mais j’ai trouvé qu’on survolait pas mal de choses qui auraient mérité un approfondissement.

Dans chacun des personnages j’ai retrouvé quelque chose. Comme des petits morceaux d’âmes qui devaient se rencontrer et faire un bout de chemin ensemble, pour se dissoudre par la suite. Tout commence par un hasard. Matt, le petit-fils, et Gary le grand-père partent pour un road trip en famille. En effet, le jeune garçon attristé par la maladie d’Alzheimer qui attaque son grand-père veut lui faire revivre ses plus belles années ! En route, il va devoir pourtant apprendre à faire des concessions. Le passé nous revient toujours en pleine face au moment où l’on s’y attend le moins. Et les imprévus sont également au programme. De tous les personnages, c’est celui avec lequel j’ai le plus accroché. Il veut vraiment bien faire, et la vie ne lui facilite pas les choses.
En ce qui concerne Gary, c’était couru d’avance pour moi. Alors, même si son histoire est belle, même si l’auteure introduit quelques secrets qu’on va devoir découvrir, ils n’étaient pas assez bien ficelés. Ce qui est censé nous attendrir ou nous surprendre n’a pas fonctionné.
Deux personnages viennent se rajouter à ce joyeux duo : Luke et Antonia. Là encore, je peux reprocher à l’auteur d’avoir fait un roman court, et donc d’être passée à côté de pas mal de détails concernant ses personnages. Luke aurait mérité un peu plus d’attention. On s’y intéresse grandement durant un ou deux chapitres, pour nous laisser comme un sentiment d’abandon vis-à-vis de lui par la suite. Et pour finir avec Antonia, elle tient malheureusement le rôle de la plante verte ! Et j’ai trouvé cela vraiment dommage. Déjà qu’elle est le seul personnage féminin récurrent, elle n’est même pas plus approfondie que ça. En gros, elle tient la chandelle.

Et l’effet road trip alors ? Plus ou moins au rendez-vous. Le côté voyage est très présent, et heureusement ! C’est ce qui sauve le roman avec le personnage de Matt. J’ai retrouvé cette ambiance de route, de bitume et de motel, ce que j’aime dans les road trip quoi ! Du coup, il y a une chouette atmosphère qui se dégage de ce bouquin. Dommage que seulement un personnage sur quatre mérite d’être suivi.

Un avis plutôt mitigé du coup. Car il y a de bons points, mais également des mauvais. Je ne garde donc pas un souvenir mémorable de cette lecture.

jeudi 31 mars 2016

Dylan Dubois

Auteur : Martine Pouchain
Editeur : Sarbacane
Collection : Exprim'
Parution : 4 novembre 2015
Pages : 299
EAN-13 : 9782848658216

Après un an en foyer, Dylan, un garçon de 16 ans tendre et solitaire, rentre chez lui... où une surprise l'attend : son père a remplacé sa mère, partie trois ans plus tôt.
A priori, Dylan n'a rien contre Cynthia, sa séduisante belle-mère. Sauf quand elle met son chien Rusty dehors « parce qu'elle ne supporte pas son odeur ». Et puis, Dylan ne comprend pas pourquoi son père mute caniche dès qu'elle le siffle...
Mais le pire, c'est quand il comprend. Cynthia n'est pas juste une belle-mère désagréable : c'est une machine à démolir les gens.
Dylan n'a plus qu'une issue : se tirer avec Rusty, ¤ direction la foret !


Mon avis



Mon amie Virginie m’a offert ce livre pour Noël, et c’est tout naturellement que nous avons décidé de le lire en lecture commune. 2016 est déjà bien entamée, et mon premier coup de cœur de l’année est arrivé. Dès les premières lignes, je savais que ce livre en avait sous la couverture, mais les dernières furent révélatrices à mon coup de cœur !

Martine Pouchain m’a transportée avec son style rural, proche de ses lecteurs, sans paraître trop « djeuns » ou à côté de la plaque. Elle donne vie à Dylan de manière naturelle. Sa plume habite complètement son personnage, on s’attache à lui, et on ne veut plus le quitter. Plus l’histoire avance, plus elle en devient malsaine pour ces héros d’aujourd’hui. Mais la libération n’est pas loin, une solution drastique qui n’ouvrira pas les yeux qu’à Dylan.

Dylan Dubois a fait une année de foyer, alors que son père accro à la bouteille n’arrivait plus à s’occuper de lui. Mais maintenant, tout ceci est derrière la petite famille, qui est sur le point d’être recomposée. Cynthia est la nouvelle copine du paternel, et même si avec ses yeux de poupée on lui donnerait le bon Dieu sans confession, Dylan… ne la sent pas. Et effet, cette bonne femme n’était pas vraiment pressée de voir revenir le rejeton de son futur mari. Bonnes manières par devant, et coups de pute par derrière, Cynthia est une véritable diablesse. Alors avant que ça foire, Dylan préfère foutre le camp !
La première moitié du roman se concentre sur la nouvelle relation familiale. Si cela peut paraître long à la base, vu que le cœur du roman est la partie aventure en solo de Dylan, il n’en est rien ! L’auteure répand une sorte d’aura sur les pensées de notre protagoniste, qui nous séduisent du début à la fin. On veut en apprendre plus sur Dylan, on aime sa manière de penser et de voir la vie. Chaque monologue interne du jeune homme est passionnant.
Quand il décide de partir, commence alors une autre histoire. Celle d’une rédemption, d’une découverte de son être profond. Quelque chose de naturel, mais de mystique également. Il prend le temps de s’arrêter sur les petits bonheurs de la vie, de prendre son temps, de compter sur la bonté des gens. C’est peut-être le seul aspect étrange de ce roman, Dylan tombe les 90 % du temps sur des gens adorables, prêts à lui rendre service. Tant mieux. Mais ne serait-ce pas légèrement utopique ? Ou alors notre société est tellement mal dépeinte par les médias qu’on en oublie la gentillesse des gens.

L’atmosphère de ce roman a tout pour me plaire. C’est exactement le genre d’état d’esprit qui me colle à la peau. S’évader, partir et ne revenir que quand on sera prêt. Mettre les voiles, juste pour se soulager d’un poids qu’on ne contrôle plus. Se perdre à contempler le vide, le paysage et le temps qui passe. Ce roman est une véritable bouffée d’espoir ! Voir des forêts, des gens gentils et des problèmes qui finissent par s’arranger. De quoi vouloir aller de l’avant.

mercredi 5 juin 2013

Le monde de Charlie / Pas raccord

Auteur : Stephen Chbosky
Editeur : Sarbacane
Collection : Exprim'
Parution : 21 novembre 2012
Pages : 252
EAN-13 : 9782848655796



Au lycée où il vient d'entrer, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas « raccord ». Pour son prof de Lettres, c'est un prodige ; pour les autres, juste un freak. En attendant, il reste en marge - jusqu'au jour où deux étudiants, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile.

La musique, les filles, la fête : c'est tout un monde que Charlie découvre...




Mon avis

Publié d'abord en 2008 sous le titre Pas raccord, ce livre est un univers à lui tout seul. Forcément le fait qu'on en fasse un film a boosté les ventes et voilà que Pas raccord devient Le monde de Charlie. Au casting on retrouve deux acteurs qui devraient attiré les foules de part leurs précédents films, Logan Lerman (Percy Jackson) interprète Charlie et Emma Watson (Harry Potter, The Bling Ring) est Sam. Mais selon ma règle, il m'était impossible de voir le film avant de m'être fait mon idée sur le livre.

On découvre un style bien particulier, et Stephen Chbosky possède ce talent rare dans l'écriture, pouvoir se mettre totalement dans la peau de son personnage narratif. Le contenu de ce livre nous est raconté sous forme de lettre que Charlie envoie à quelqu'un, cela pourrait très bien être nous. Une fois plongé dans le monde de Charlie, le reste n'existe plus. Premièrement on est propulsé au début des années '90 et qu'est-ce que j'aime ces années nostalgiques, et deuxièmement les personnages sont tous bien particulier, ce qui engendre une immersion parfaite dans le roman.

Charlie possède un don selon moi. Celui de voir le monde tel qu'il est réellement. Il est à part et tremble à l'idée d'entrer au lycée. C'est cette première année que nous allons suivre à travers ses lettres. C'est un personnage complexe qui m'aura à la fois surprise et déçues par ses réactions. Par moment je trouvais qu'il représentait une nouvelle forme d'intelligence sur terre, et des fois il manque cruellement de tact quitte à faire inconsciemment mal à ses amis. Ce sont ces moments qui m'ont le plus dérangé, ou je le trouvais presque retardé à certains moments et le chapitre d'après réagir dans l'exact contraire et paraître plus qu'en avance pour son âge. Un personnage très intéressant et atypique.
Patrick et Sam sont selon moi le genre d'ami que j'aurais pu, voulu avoir durant mes années scolaires. Différents des autres, mais à la fois de ceux qui ne veulent pas trop déteindre du reste. Ils agissent, des fois mal, mais possède ce petit plus qui permet de s'y attacher avec facilité. 

Un monde à part dans un quotidien banal, mais qui devient soudainement fantastique grâce à des petits riens qui illuminent les personnages, et nous par la même occasion. On est transporté. 
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