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dimanche 10 septembre 2017

Comment élever les enfants les plus heureux du monde?

Aux personnes sans enfant, ce livre peut vous sembler totalement inutile, et pourtant, détrompez-vous. Ce bouquin parle vaguement d’éducation, et ce n’est pas ce sujet que je vais aborder en vous donnant mon avis dessus. Tout ce qui touche à l’éducation des enfants n’a pas sa place ici, et je ne souhaite pas partager sur ce genre de sujet. Mais je me devais de vous parler de ce livre, tout de même, juste pour vous. Pour votre bien-être personnel. Les éditions Lattès me l'ont envoyé, et bien que je ne sois pas super fan des livres sur les enfants (un c'est cool, trop on mélange tout), celui-ci m'a tout de suite plu. 

On entend très souvent, ces derniers temps, que les Danois sont les gens les plus heureux du monde. Leur secret n’en est plus un depuis un moment. Leur mode de vie repose essentiellement sur l’entraide, la bienveillance et le recentrage de soi. Ce livre nous fait nous remettre en question. « Comment suis-je avec les autres ? » — « Que provoque cette phrase sur la personne d’en face ? » Les autrices nous font voir que des fois, sans nous en rendre compte, nous dénigrons les autres. Pourtant, si cette personne agit de la sorte, c’est qu’il doit y avoir une raison. On ne sait pas ce qu’elle vit, et sa réaction est peut-être peu appropriée, mais sommes-nous ceux qui doivent en plus la rabaisser dans nos paroles ?
Depuis cette lecture, je pense beaucoup plus à ce que je dis. Je réfléchis et essaie toujours d’aller vers la bienveillance, ou l’ouverture d’esprit. Je ne suis pas pour trouver des excuses de comportement à tout bout de champ à tout le monde. Mais je me demande sincèrement si je suis la personne qui doit pointer leurs mauvaises actions du doigt. On peut lire ce livre pour repenser l’éducation de nos enfants en effet, ou simplement notre manière de vivre avec les autres.

À travers de bons exemples, toujours tournés vers l’enfant, les autrices mettent en avant des manières de nous recadrer et de changer certaines façons de nous exprimer. Mais ça marche pour tout le reste. Les enfants veulent en effet nous copier, autant donner le bon exemple. Mais on peut le faire tous les jours, avec les gens de notre entourage. Famille, amis, collègues et connaissances.

Ce genre de livre n’est pas là pour vous faire la morale. Ils permettent de se rendre compte de certaines choses. Et des fois, ça nous concerne, d’autres fois non. Il n’est pas non plus conseillé de tout prendre au pied de la lettre. Il suffit de picorer les éléments qui vous parlent, ceux que vous vous voyez adopter. Le bonheur ne se trouve pas dans les livres. Il n’y a pas de recette miracle. Et pour l’éducation ou notre savoir-vivre en communauté, c’est pareil. Mais il peut y avoir de bons conseils, à appliquer selon notre entourage et notre manière de vivre avec eux.



Autrices : Jessica-Joelle Alexander et Iben Dissing Sandhal
Éditeur : JC Lattès
Collection : Parent +
Parution : 5 avril 2017
Pages : 235
EAN-139782709659338

vendredi 1 avril 2016

D'après une histoire vraie

Auteur : Delphine de Vigan
Editeur : JC Lattès
Collection : -
Parution : 26 août 2016
Pages : 477
EAN-13 : 9782709648523


"Ce livre est le récit de ma rencontre avec L. L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu'un écrivain ne devrait jamais croiser."

Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s'aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d'une époque fascinée par le Vrai.



Mon avis


En général quand c’est un coup de cœur, on a envie d’en parler. Longuement, en détails, en faire des tonnes, pour donner envie à d’autres de se jeter dessus. Je le ferais volontiers pour celui-ci aussi. Ce livre me poursuit tellement que j’ai envie de les décortiquer, et d’analyser chacun des passages. Mais… je ne peux pas. Car finalement moins on en sait sur ce livre, plus on l’apprécie. Donc voilà, c’est l’avis le plus court de ce blog, mais je ne vous en dirais pas plus. Ce roman est une pépite, un véritable coup de maître ! C’est tout ce que je peux vous dire. On en ressort pas indemne. Donc foncez.


mercredi 14 novembre 2012

Fifty Shades, tome 1 : Cinquante nuances de Grey

Auteur : E. L. James
Editions : JC Lattès
Collection : -
Parution : 17 octobre 2012
Pages : 551
EAN-13 : 9782709642521

Romantique, libérateur et totalement addictif, ce roman vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.

Lorsque Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime chef d'entreprise Christian Grey, elle est à la fois séduite et profondément intimidée. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l'oublier - jusqu'à ce qu'il débarque dans le magasin où elle travaille à mi-temps et lui propose un rendez-vous.

Naïve et innocente, Ana est troublée de constater qu'elle est follement attirée par cet homme. Quand il lui suggère de garder ses distances, elle ne l'en désire que davantage.

Mais Grey est tourmenté par ses démons intérieurs et le besoin de tout contrôler. Lorsqu'ils entament une liaison passionnée, Ana découvre son pouvoir érotique, ainsi que la part obscure que Grey tient à dissimuler...


Mon avis

Cette fameuse cravate, ce fameux nom, ces fameux personnages. Depuis sa sortie en anglais ce livre ne fait que parler de lui, que ce soit en bien ou en mal. Forcément avec autant de bruit tout le monde, ou presque, a envie de se faire sa propre idée . La curiosité est un vilain défaut. Enfin presque. 

Mademoiselle James ne remportera, probablement, jamais un prix Nobel pour ses livres. Mais alors pourquoi cette trilogie sado-maso érotique a-t-elle autant de succès? Oublions le style, l'auteur n'en a aucun, qu’import ce n'est pas vraiment ce qui est recherché dans ce roman. Manque de style d'accord, mais elle tient un sacré rythme, on développe très vite ce symptôme d'addiction qui nous fait tourner les pages de plus en plus vite, juste pour savoir. 

Alors pourquoi ce "porno pour les mamans", comme on l'appel, fait autant parler de lui? J'ai pensé au fait que l'auteur amène la littérature érotique a un plus large public avec ce style très simplet et ses personnages très stéréotypés, ce qui peut être positif comme négatif. 
L'héroïne, Anastasia Steele, jeune, naïve et un peu co-conne (un peu trop proche de la Bella Swan des Twilight à mon avis d'ailleurs) et Christian Grey, plus proche de la poupée de cire sans émotions que de l'être humain c'est à dire viril, grand, beau, puissant et riche, nous embarquent dans leurs mondes, celui du jour et celui de la nuit, celui de la domination et de la soumission. 
Même si je n'aime que très peu le côté soumise innocente d'Anastasia quand elle est avec Grey, je l'aime plutôt bien quand elle n'est pas avec lui, quand elle se reprend en main et redevient la femme indépendante du début. Ensuite certes, Christian Grey est au delà du fantasme que l'on peut éventuellement se faire d'un homme, mais il nous séduit et nous dégoûte à la fois. Ce qui est plutôt déroutant. Vous m'avez désobéit Mademoiselle Steele
Mais à part ça, oui j'ai croché. Car les faces sombres de Monsieur Grey sont intrigantes, d'ou l'envie de lire le second tome pour en apprendre plus. 

Avouons sans honte ni gêne, que ce que nous attendons le plus dans ce livre ce sont les passages plus sexe. Public avertit car les mots crus et chocs ne sont pas dissimulés derrière de jolies tournures. On reste dans un roman érotique large public mais un roman érotique tout de même. On notera malheureusement des répétitions de scènes qui auraient pu être soit changées soit oubliées. Mais je n'ai pas honte de dire que j'ai été addict à ce livre du début à la fin! Par curiosité, pour savoir jusque ou ils iront. Et la fin m'aura bel et bien surprise, étonnée en bien, et donné envie de savoir la suite.  

Très contente de m'être fait ma propre idée de la chose, je ne suis pas déçue de ma lecture, bien qu'il divise beaucoup la blogo et les critiques, je n'ai pas honte de dire que j'ai aimé ce livre. 

Petite anecdote qui m'aura fait sourire : Lors de sa sortie le livre trône en pile dans la librairie. On ne voit que lui. Une vieille dame se dirige vers moi et me demande "Vous avez le nouveau livre?" C'est à dire...? "Vous savez, les nuances..." Ah mais bien sur. Je le lui tend et lui souhaite une bonne journée. Mais non, Madame n'avait pas terminé ces emplettes "Et le livre Confessions du clitoris vous l'avez?" Et en plus nous l'avions! L'âge de la chère Dame? 88 ans. "Vous savez mon mari ne dort plus avec moi, nous faisons chambre à part, c'est plus simple". Elle aura égayé ma journée. 

vendredi 11 mai 2012

Un jardin extraordinaire

Auteur : Sophie Bassignac
Editions : JC Lattès
Collection : -
Parution : 7 mars 2012
Pages : 250

Maud et l'homme échangèrent alors un vrai regard. Ils se découvrirent mutuellement beaux et se sourirent, jumeaux intouchables qui toisent d'en haut le temps et le hasard. Elle portait une robe légère à manches ballon parsemée de roses hypnotiques. L'homme se dit qu'on devait souvent se moquer de cette femme exagérée et son coeur se serra.

En voyage au bout du monde ou au volant de sa voiture, Maud Ritter sème le désordre partout où elle passe. Rie ne résiste à la tyrannie de son énergie. Mais il suffit d'une rencontre dans un train avec Fox, grand maigre aux allures d'évêque, pour réveiller chez elle les feux éteints de la séduction.


Mon avis

Ce titre a obtenu trois étoiles dans le magazine Lire, dans le numéro du mois d’avril. Trois étoiles et un partenariat plus tard, je me retrouve avec l’écriture de Bassignac entre les pattes, après 250 pages on en ressort comme après une soirée ou la musique est trop forte, ou les gens ont trop bu (nous aussi éventuellement) et le lendemain tout est un peu vague. On sait qu’on a passé une bonne soirée, mais certaine choses nous échappent.
Ce livre nous vend quelque chose avec sa quatrième, et son contenu est tout autre. Gloups. Moyen du coup. On pourrait croire qu’on va embarquer avec Maud dans ses escapades, mais on a loupé le train, et on l’a retrouve à son arrivé chez elle, on l’attend sur le quai de la gare. Elle nous raconte vaguement ce qui lui est arrivée, mais elle s’embrouille, s’arrête et reprend autre chose. Forcément l’écriture est criante de vérité ! Elle donne l’impression que Maud est notre vieille tante qui s’oublie des fois, mais envers qui on ne s’énerve même plus, car c’est une question d’habitude. L’auteur nous invite dans cette famille et on se retrouve dans cette ambiance brouillonne qui existe dans chaque famille.
Si l’auteur était l’un des personnages, elle était sans contexte Maud Ritter. Cette bonne Maud, qui a une imagination folle pour son jardin bizarre et spéciale. Elle se sait critiquée et jugée, mais elle en profite, elle en jouit presque je pense. Pourtant on s’attend à plus. Maud nous est décrite comme quelqu’un qui ne peut s’empêcher de s’attirer des ennuis, des ennuis avec qui elle entretient une relation quasi amoureuse. Oui. Mais non. Avec le mot ennuis, on s’attend à des choses énormes ! Mais ces situations sont presque banales. Quant à son mari, Hubertus, c’est une vraie coquille vide, qui s’est construit un mur autour de lui, pour que les fantaisies de sa femme ne le touchent plus. Bruno leur fils est censé être un ado, et pourtant il réagit et pense comme un adulte, mais un adulte déjà fatigué et lassé de la vie.
Les pensées des personnages s’envolent parfois un peu trop. Partent vers d’autres horizons et nous perdent en route, sans qu’on sache trop comment revenir dans les instants présents. Et pourtant, ces gens sont attachants, ils sont bourrés de défauts, et du coup ils sont réalistes, ils nous paraissent vrais et abordables.
Bien que certains aspects dérangent et mettent mal à l’aise, on se retrouve dans les différents caractères. Donc merci à Histoire de Roman pour ce partenariat, car même si c’est une lecture qui ne restera pas gravée dans ma mémoire, je l’ai apprécié. 

mardi 24 janvier 2012

Rien ne s'oppose à la nuit

Auteur : Delphine de Vigan
Editeur : JC Lattès
Collection: -
Parution : 17 août 2011
Pages : 436

Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre.
Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.


Mon avis

Depuis son livre No et moi, je suis devenue une accro à Delphine de Vigan. Jour sans faim et Les heures souterraines ont rythmé mes lectures. Bien sur que je me suis jetée sur son dernier roman, que j'ai commencé aussitôt.
Un très beau style, comme je m'y suis habituée dans ses précédents livres. Pendant une grande partie du roman nous allons avancer sous les traits d'un narrateur extérieur, et par la suite, par Delphine elle-même.

Je ne lis que très rarement des biographies, ou des autobiographies, d'ailleurs quand j'ai commencé celle-ci je m'attendais à un roman, quelque chose de fictif. Alors c'est sur, quand j'ai compris que Delphine nous parlait de sa mère, ça m'a tout de suite touchée. Il n'y a aucune intrigue, tout repose sur les souvenirs de la mère de l'auteur. J'ai trouvé cette manière de raconter les événements magnifique, comme si tout cela n'avait pas existé, comme si on parlait de la vie de quelqu'un d'autre.
Malheureusement cette vie a bel et bien été vécue. A première vue, très prometteuse, et remplie d'avenir. Puis plus les années passent, plus les rêves s'effacent. Chaque personnage est réel, chacune de leurs actions chacune de leurs paroles, bien que cette fille qui raconte la vie de sa mère romance quelques passages, étoffe certaines scènes.

Durant toute cette vie l'ambiance est lourde, très sombre et étouffante. Je refermais des fois le livres quelques instants pour respirer, regarder dehors, admirer le paysage. Et durant toute cette lecture je me posais cette même question : Comment l'auteur a-t-elle eu le courage de rédiger ceci sur sa mère ? Ou a-t-elle puisé cette force ? Comment a-t-elle affronté le reste de sa famille, pour faire aboutir ce livre ? Ce livre reste pour moi un hommage de Delphine à sa mère, ainsi qu'un témoignage prenant sur les crevasses que l'on peut rencontrer dans sa vie, et celles que nos proches doivent traverser également. Il faut savoir faire face, apprendre à aider, à soutenir ces gens qui nous sont chers. Quand bien même cela devient difficile.
J'en ai presque les larmes aux yeux en rédigeant cette chronique. Il y a des livres, comme ça, qui laissent en vous une trace, et qui demande du temps pour être digéré, comprit.

Je terminerais par un grand merci à cette auteur, que j'admire de plus en plus. 


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