lundi 11 juin 2012

C'est lundi que lisez-vous ? 14


Lecture passée
Un très petit "C'est lundi" car je n'ai pas beaucoup lu, mais ça été un presque coup de coeur pour "Innocence perdu" de Donald Westlake. Et puis j'ai oublié de le mentionné dans la vidéo, mais j'ai également lu la superbe nouvelle de Jean-Philippe Touzeau "Je veux une deuxième vie" qui a été une très belle découverte.

Lecture actuelle
Je suis en pleins "Rivage mortel" de Carrie Ryan, qui est dons la suite de l'excellent "La forêt des damnés" qui avait été un coup de coeur du tonner! Bon pour le coup, j'aimerais que celui-ci avance un peu plus vite et que Gabrielle soit un peu moins mièvre. 

Et pour la suite?
Je me plongerais dans les décors d'Estonie avec "Purge" de Sofi Oksanen, qui a été pour beaucoup une très belle découverte, et je n'ai encore rien lu de négatif à son sujet. J'ai hâte!


samedi 9 juin 2012

Innocence perdue

Auteur : Donald Westlake
Editions : Rivages
Collection : Rivages noirs
Parution : 11 janvier 2012
Pages : 251

Mitch Tobin a été révoqué de la police pour avoir laissé tuer son équipier. Depuis, il porte le fardeau de sa culpabilité, occupant son temps à construire un interminable mur dans son jardin. Il accepte à contrecoeur de prêter main-forte à sa cousine Robin Kennely, qui a ouvert une cafétéria dans Greenwich Village avec des amis. Les jeunes gens sont en butte à des menaces de la part d'un flic qui rôde dans le quartier.

Mais quand Mitch arrive à la cafétéria, il tombe sur deux cadavres. Le voilà embarqué dans une affaire de meurtre dont Robin est la principale suspecte et lui le témoin numéro un. Il se lance dans une quête qu'il mènera avec obstination jusqu'à sa sombre et étonnante conclusion.

Écrite à l'origine sous le pseudonyme de Tucker Coe, la série Mitch Tobin montre une autre facette du talent de Donald Westlake, qui mêle roman psychologique, énigme et action avec une incomparable science du récit.

Ce livre est proposé dans une traduction révisée et complétée.

« Psychologique, triste et beau, comme un bulldozer. J'aime. »
Jean-Patrick Manchette, chroniques


Mon avis

Une couverture qui trahi un policier qui n'en sera pas vraiment un. Une petite cafétéria, des plus banales dans les rues malfamées de  Manhattan ou les regards n'osent même pas se croiser. Un de ces polars ou au final la psychologie des personnages passe au premier plan, laissant un peu l'intrigue du crime comme excuse, parce qu'il fallait bien qu'il se passe quelque chose pour réveiller et réunir tout ce petit monde. 

Dès les premières pages on se prend d'amitié pour ce, trop jeune, vieux flic : Mitch Tobin, qui s’obstine à construite un mur dans son jardin, pour juste s'effacer du monde. On le retrouve abîmé par la vie et par ses erreurs, à vouloir se couper de toute forme de vie sur cette planète. Immédiatement il apparaît comme le vieux ronchon, mais sympa, ne voulant faire de mal à personne, mais à qui, il ne faut pas chercher les embrouilles (pour ne pas le dire autrement). Mitch se révèle être un homme très sage, et sur de lui, malgré la chaleur qui pèse sur la ville, il ne perdra jamais son sang froid, un savoir faire hors pair, et un esprit toujours en ébullition. On le découvre avec délice et on s'attache à lui. 
D'un autre côté, il y a la fameuse cousine, éloignée, qui prend contact avec ce vieux cousin, anciennement inspecteur pour lui demandé un petit coup de main. Une fois les deux cadavres trouvés dans la cafétéria, avec une Robin couverte de sang et un couteau entre les mains, la police ne va pas chercher midi à quatorze heure; la coupable ne peut être qu'elle. Bien qu'elle passe largement au second plan, Robin est un personnage intéressant, car complètement largué et seule. Dommage qu'il ne soit pas plus approfondie que ça. 

L'intrigue quant à elle est bien menée, bien que souvent utilisée comme prétexte pour extraire au maximum tout le jus des personnalités des personnages. On retrouve tout de même bel et bien un suspens bien ficelé qui nous surprendra et nous mènera en bateau quelques fois. 

mardi 5 juin 2012

Je veux une deuxième vie

Auteur : Jean-Philippe Touzeau
Editions : 88Seeds
Collection : -
Parutions : 3 mars 2012
Pages : 49
Format : Kindle Amzon 


Qui ne rêverait de pouvoir recommencer sa vie ? C'est toujours aux portes de la mort qu'on pense vraiment à ce genre de choses et qu'on a les plus grands regrets sur notre passé. Qu'est-ce qu'on aimerait pouvoir revenir en arrière et tout refaire, en mieux. Mais voilà, il est trop tard... ou pas ?


Jean-Philippe Touzeau est un écrivain respecté dans la blogosphère francophone. Ses articles, aussi bien des essais que des œuvres de fiction, sont lus par des dizaines de milliers de lecteurs, l’un de ses textes ayant même été choisi comme sujet au bac de français.



Mon avis

Il y a de ça environ une semaine, l'auteur Jean-Philippe Touzeau m'a gentiment proposé de lire son livre et de le chroniquer ici. J'ai immédiatement accepté, et avec grand plaisir. C'est par hasard hier soir, alors que la télécommande de la télévision se mettait à chauffer entre mes mains tellement les programmes étaient inintéressants, que j'ai avalé les 50 pages de cette nouvelle. 

On reconnait rapidement que la personne narrant ce qui se passe autour d'elle est dans le coma, aux portes de la mort. Pour vous le dire tout de suite, je suis très mal à l'aise face au milieu hospitalier pour plusieurs raisons, ce qui a été un premier préjugé et un frein à ma lecture, mais heureusement que je ne m'y suis pas fié, je serais passé à côté de quelque chose
Malgré ses souffrances le narrateur ne souhaite pas en finir, se laisser définitivement aller, il se bat tout de même, pour éventuellement changer quelque chose. Mais que peut-on changé ? Une vie ? Ou deux ? Ou rien... Les instants de lucidités font place aux souvenirs, aux regrets et aux opportunités qu'il a eu. Les erreurs d'une vie sont infinies et à la fois minimes. Il faut reconnaître qu'une fois la chose faite, il est trop tard pour revenir en arrière, tant pis si des personnes sont blessées ou attristées par ces choix. Il est impossible dans la vie humaine de faire plaisir à tout le monde, de plaire et d'être parfait, on a tous des ennemies quelque part. Et tant mieux. Que ce serait morne et chiant si tout le monde nous aimait, ou serait les challenges

Et pourtant cet homme regrette. C'est peut être le point sur lequel j'ai envie de plus m'arrêter, de vraiment laisser sortir quelque chose, un avis (je suis là pour ça non?) très personnel face à ce genre de comportement. On n'est jamais personne pour donner des leçons, mais donner des avis est tout à fait dans nos cordes. Êtres au seuil de la mort, certains l'ont déjà vécu et en sont revenus, d'autres non, la plupart peut être même. Une mort rapide et brutale évite de se poser des questions, de regretter ou d'envier les personnes qui vont rester. Ici le personnage a tout le temps d'avoir des regrets, et pourtant qu'est-ce que cela va changer ? Soit il s'en sort, soit non. Se demander ce que l'on aurait pu faire dans tel instant ne sert à rien, vu qu'il est de toute manière trop tard, et peut être même qu'en étant encore en bonne santé et tout à fait valide, il n'y penserai même pas. C'est un point de vue que nous offre l'auteur, le sien. Que je ne partage peut être pas, mais qui ne m'aura pas empêcher de beaucoup aimé ce petit roman. J'aime ce genre de lecture car elle m'ouvre à d'autres idées, qui ne sont pas les miennes, elles me font réfléchir et voir les choses autrement

Pour revenir à quelque chose de plus technique, la plume de l'auteur est très agréable. On sent une fluidité naturelle qui accroche directement nos yeux de lecteurs avides! Le texte est court, on est donc comme des gosses le jour de Noël, tout doit être parfait car tout sera si vite terminé. Alors Jean-Philippe Touzeau nous sort des paragraphes bien ficelés, qui mènent directement l'histoire à l'essentiel, et nous scotch sur place avec une chute des plus surprenante, belle et magique à la fois. On pourrait presque s'y attendre, tellement c'est trop beau pour être vrai, mais il nous met une belle claque avec la fin qui mérite d'être une fin digne des plus grands romans!

lundi 4 juin 2012

C'est lundi que lisez-vous ? 13


Lectures passées
Pas de coup de coeur, mais un très bon moment de nostalgie avec Oliver Twist. Et bien sur un grand plaisir de retrouver nos personnages dans le huitième tome : Le destin de l'Epouvanteur.

Lecture actuelle
En pleine lecture d'un super roman policier des éditions Rivage noir, avec Innocence perdue.

Et pour la suite ?
Un livre que je me réjouis de lire, car le premier tome avait été un gros coup de coeur, j'espère que le deuxième, Rivage mortel, le sera aussi.


In my mailbox 19


In my Mailbox a été mis en place par Kristi du blog de The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boite aux lettres ainsi que les livres achetés ou emprunter en bibliothèque.  



dimanche 3 juin 2012

Le destin de l'Epouvanteur

Auteur : Joseph Delaney
Editions : Bayard
Collection : -
Parution : 23 février 2012
Pages : 317
Avant : Tome 1-7

« Tu appartiens à cette lame. Elle te possède.
Tu lui appartiendras jusqu'au jour de ta mort... »

John Gregory, Tom Ward et son amie Alice, fuyant la guerre qui fait rage dans le Comté, accostent en Irlande. Là, ils vont affronter des mages particulièrement malfaisants, prêts à tout pour accroître leurs pouvoirs maléfiques et se débarrasser de l'Épouvanteur comme de son apprenti. Au cours d'une dangereuse mission, Tom se voit remettre la Lame du Destin, une épée venue de l'Autre Monde.

Cette arme puissante lui permettra-t-elle de vaincre le Malin ? Mais s'il veut survivre, il doit encore s'entraîner... Et la seule personne capable de l'aider n'est autre que Grimalkin, la sorcière tueuse...


Mon avis

D'éventuels spoilers peuvent apparaître, attention aux personnes qui n'ont pas encore lu le tome 8. 

On connait la chanson maintenant, Joseph Delaney a lancé depuis 2004 une saga qui aura su conquérir son public et créer un cercle de fans qui attendent chaque année la sortie du prochain volume. Mais après un huitième tome, la machine ne ralenti-t-elle pas un peu ? Debriefing.

Au début de la série, Tom, notre héros, est un gamin franchement trouillard et pas vraiment débrouille, se retrouvant un peu malgré lui apprenti d'Epouvanteur, il va devoir se démener face à ses peurs et ses angoisses les plus profondes. Au fil des volumes, Tom gagne en assurance et en force, il se bat de plus en plus dans chaque tome contre l'obscur et se rend compte que sa destiné est toute tracée. Il grandi, gagne en assurance et doit faire preuve de courage face à tout ce qui l'entour. 
Dans les premiers tomes, les surprises sont au rendez-vous, les moments d'action et de suspens nous entraîne avec frénésie dans le monde de l'auteur. Entre les sorcières, les gobelins et autres créatures de l'ombre, Tom et son maître ont du pain sur la planche. Et pourtant, au fil des volumes, le fil rouge reste bel et bien le même. Les paysages changent, mais les ennemies se ressemblent. Dans ce nouveau tome, la fin nous sustente enfin, avec un évènement qu'on attendait depuis quelque temps, mais le reste du roman, qui nous amène à cet instant propice, patauge un peu, tourne légèrement en rond et ne rime pas à grand chose. Elle passe un peu au rang de prétexte 

Malgré ça, l'ambiance reste! Cette atmosphère que l'auteur a su nous faire aimer depuis le premier tome est toujours aussi présente et toujours plaisante. On s'y est accroché depuis le début, et on la retrouve toujours avec plaisir. Ces petits moments angoissants qui nous plongent toujours dans cet état de terreur durant quelques pages, car Delaney arrive à chaque fois à mettre ses personnages dans les draps les plus sales du monde et à le sauver in extremis, ou voir pas du tout. Ca change des Happy End dont on tant l'habitude, ou finalement les personnages que l'on croyait mort reviennent. 

Une saga qui reste dans une optique très jeune, pour des lecteurs à partir de 13-14 ans, esprit de cet âge-là à garder, car on risquerai, en étant plus âgé, de trouver ceci pas assez travaillé et trop enfantin. Mais une fois ce petit détails oublié, ça reste un régal!
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