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mardi 19 décembre 2017

Le crime de l'Orient-Express

Un wagon de l'Orient-Express bloqué par les neiges et, dans un compartiment, un Américain lardé de douze coups de couteau. Hercule Poirot mène l'enquête.


Mon avis

Oui, je vous entends déjà : Quoi ? Jamais lu d’Agatha Christie ? Mais et Les 10 petits nègres ? Et tous les autres ??! Oui, ben oui, il faut bien commencer quelque part. J’ai profité de la future nouvelle adaptation du Crime de l’Orient-Express pour découvrir la plume de cette grande dame du roman à énigme.

Un train bloqué. Un mort. Une dizaine de passagers. Tous sont suspects. Qui est coupable ? Hercule Poirot fait partie des passagers (ça tombe bien) et décide de mener l’enquête. Et qu’est-ce que j’ai aimé cette lecture ! L’intrigue est parfaite, bien pensée et même en y repensant, difficile de deviner avant la fin, le fin mot de l’histoire.

Hercule Poirot est assez inhumain finalement, mais ce n’est pas vraiment ce qu’on lui demande. C’est un esprit brillant, et son don pour résoudre la moindre enquête est assez impressionnant. J’ai adoré son esprit de déduction, sa façon de poser les questions. De réussir à faire avouer des choses aux gens, sans même qu’ils s’en rendent compte.
Les autres personnages sont vraiment très intéressants. Forcément, quand on sait la vérité, on essaie de tous les revoir sous un autre angle. Agatha Christie est très forte. Je suis toujours sous le charme des gens qui arrivent à inventer ce genre d’histoires. Car je me retrouve bluffée, et j’aime ça ! Mon cerveau va à cent à l’heure, et j’essaie de tout trouver avant la fin, mais au fond j’espère ne pas trouver pour être surprise ! Logique.

Niveau ambiance, j’y étais. Le train d’époque, les mensonges, les wagons-lits, et bien sûr la neige ! S’il vous manque un livre pour le menu stalactites ensanglantées pour le Cold Winter Challenge, vous l’avez avec celui-ci.

Autrice : Agatha Christie
Éditeur : Le Masque
Collection : -
Parution : 2 novembre 2017
Pages : 248


jeudi 25 juin 2015

Ténèbres prenez moi la main

Auteur : Dennis Lehane
Editeur : Rivages
Collection : Rivages noirs
Parution : 13 mars 2002
Pages : 488
EAN-13 : 9782743609221

Une nuit, la psychiatre Diandra Warren reçoit un appel anonyme et menaçant qu'elle croit lié à l'une de ses patientes. Quan arrive au courrier une photo de son fils Jason sans aucune mention d'expéditeur, elle prend peur et demande de l'aide à Patrick Kenzie et Angela Gennaro. C'est pour les deux détectives le début d'une affaire bouleversante qui va les confronter à l'inacceptable, jusqu'à l'imprévisible dénouement.


Mon avis

Après mon coup de coeur de l'extrême pour Shutter Island, je m'étais dit que cet auteur était à suivre, et c'est pour cela qu'il a trainé des années dans ma PAL. Bravo! Ce livre est le deuxième des enquêtes de Kenzie et Gennaro, et je n'ai pas lu celui d'avant... en fait ce n'est pas très grave, on s'en sort très bien comme ça.

Les début sont lents, et honnêtement j'ai cru que je n'y arriverais pas. On patauge longtemps dans un quotidien d'universitaire que les deux détectives doivent surveiller et suivre, car la maman de l'étudiant en question s'attend au pire envers son fils. Heureusement le vrai suspense arrive et à ce moment là impossible de lâcher ce bouquin! L'auteur est doué, décidément, plus jamais je ne douterais de lui je pense (les autres romans de la série sont d'ailleurs tous dans ma wishlist à l'heure actuelle). Grâce à des petits détails il donne le ton de l'histoire.

Si seulement le boulot du jour était aussi simple que de surveiller un étudiant... Malheureusement pour le duo, une amie d'enfance est retrouvée morte, une affaire de passé et d'enfance commence alors pour Patrick et Angela. Les deux protagonistes vont être passés au rouleau compresseur dans cette enquête, et elle va y laisser des traces. Dennis Lehane est doué pour donner un véritable corps à son histoire. Rien n'est laissé au hasard et l'enquête commence par un coup de maître, puis des indices discrets. On avance donc doucement, pour s'imprégner correctement de l'ambiance malsaine et dérangeante des ruelles de Boston. Après la mort de leur amie, Patrick commence à recevoir des lettres chez lui, des phrases incompréhensibles, un ancien tueur derrière les verrous qui lui parle en code, et sa propre vie en danger. Dans les différentes scènes de crimes le lecteur n'est pas épargné par les détails macabres des morts, âmes sensibles s'abstenir, car rien n'est rose. 

L'intrigue est au top! Bluffée du début à la fin, je me suis laissée avoir par tous les personnages qui entrent dans cette histoire pour des fois en ressortir en pièce détachées. L'ambiance est pesante, on sent constamment ce stresse qui nous enserre le coeur. Less 200 dernières pages sont de véritables "page turner" on n'a qu'une seule idée en tête : découvrir qui est le coupable, et croiser les doigts pour nos héros.

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lundi 9 mars 2015

Lady Julia, tome 1 : Le silence de Grey House

Auteur : Daenna Raybourn
Editeur : Milady
Collection : Pemberley
Parution : 22 mai 2014
Pages : 521
EAN-13 : 9782811212018

Amour et châtiment dans l'Angleterre victorienne... Londres, 1886. Après avoir reçu une lettre de menace, sir Edward Grey s'effondre et meurt en la présence de son épouse, lady Julia, et d'une assemblée de convives. Quelque temps plus tard, Nicholas Brisbane, détective privé au charme animal, rend visite à lady Julia et lui laisse entendre que son mari aurait été assassiné. Déterminés à démasquer le coupable, tous deux s'engagent dans une quête de la vérité qui se révélera aussi surprenante que dangereuse.

Mon avis
Cette couverture m'avait séduite dès sa sortie, et l'achat se fit sur un coup de tête. Puis les avis sur la blogo furent discrets, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'en lire quelques uns. De bonnes lectures, mais sans plus, avec des longueurs et une romance inexistante. Cela n'a pas gâché mon envie de lire ce livre et il clôture mon challenge Cold Winter en beauté.

Le style est fluide et agréable. On se retrouve dans les années 1880 avec une veuve qui se décide finalement à mener l'enquête sur la mort de son mari, une année avant. Elle va faire équipe avec un étrange détective, Nicholas Brisbane, qui garde sa part de mystère lui aussi. Une romance inexistante. Oui je confirme. Et cela ne m'a pas dérangé du tout, au contraire. On se concentre plutôt sur l'enquête que sur les amours des personnages, bien que finalement les histoires de coeurs sont au centre de tout, des vies en général. 

Lady Julia est une petite sourie, comme l'appel les membres de sa famille. Endeuillée depuis une année, elle s’enferme dans sa grande demeure et dans son monde. Quand elle commence à croire que son mari s'est en fait, fait assassiner, elle reprend confiance et sort petit à petit de sa coquille. Julia fait partie de ces personnages effacés qui prennent au fil du roman de l'assurance et qui se rendent compte de quoi ils sont réellement capable. Elle n'est pas détective, mais n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis pour aider Nicholas Brisbane. Notre file conducteur c'est elle, et nous découvrons son monde à travers elle. L'auteur nous la propose comme un excellent personnage miroir dans lequel on va pouvoir se retrouver et comprendre l'histoire.

Les personnages secondaires ont tous été parfaits selon moi. Petit coup de coeur pour Nicholas, l'enquêteur, qui est assez sombre et énigmatique pour avoir titiller ma curiosité. Il ne prend pas Julia pour une débile, mais fait clairement comprendre à la jeune femme que c'est lui qui mène l'enquête avec son aide ou non. Le personnel de Grey House aura éveillé mes soupçons plus d'une fois. On recherche tout de même un meurtrier, et on essaye de ne rien laisser au hasard, de tout prendre en compte. Chaque personnage est une clé, et l'auteur en joue.

L'intrigue même m'aura eu. Je ne peux pas dire que ce livre est grandiose, magnifiquement mené, et ingénieux! Mais il aura su me surprendre, et ne pas me livrer le coupable trop facilement. Mes doutes ne se sont jamais porté sur l'assassin, dans ce cas j'estime que l'auteur a maitrisé son sujet, et a réussit son pari. J'ai aimé la manière dont l'enquête se déroulement lentement, car nous ne sommes tout simplement pas dans un épisode des Experts, ou les technologies permettent de résoudre des mystères plus rapidement. Les personnages font avec les moyens du bord, et avec leur tête. Ca m'a plu, j'ai été charmée par cette ambiance de vieilles enquêtes. Certes quelques longueurs peuvent plomber un peu le roman, mais j'ai passé un agréable moment en la compagnie de Julia, et ses prochaines aventures me tardent déjà.

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jeudi 4 décembre 2014

Cyanure

Auteur : Camilla Läckberg
Editions : Actes Sud
Collection : Babel Noir
Parution : 10 octobre 2012
Pages : 154
EAN-13 : 9782330013448

Quelques jours avant Noël, Martin Molin, le collègue de Patrik Hedström, accompagne sa petite amie Lisette à une réunion de famille sur une île au large de Fjällbacka. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un richissime magnat de l'industrie, leur annonce une terrible nouvelle avant de s'effondrer, terrassé. Dans son verre, Martin décèle une odeur faible mais distincte d'amande amère. Une odeur de meurtre. Une tempête de neige fait rage, l'île est isolée du monde et Martin décide de mener l'enquête. Commence alors un patient interrogatoire que va soudain troubler un nouveau coup de théâtre...


Mon avis

Me voilà bien lancée dans le challenge, et j’ai rapidement lu Cyanure de Camilla Läckberg. Je n’ai jamais lu aucun de ses livres, mais je sais que son personnage principal n’est pas présent dans ce petit Spin Off, on rencontre le collègue de Patrick Hedström, Martin. Se basant sur le schéma des meilleurs romans à énigmes des grands auteurs du genre, Camilla nous plonge dans une tempête de neige, au milieu d’une petite île Suédoise, ou les occupants sont coincés pour un repas de famille.

Le livre commence comme une partie de Cluedo. Le chef de famille casse sa pipe durant le repas, alors qu’il reprochait à chacun des membres de sa famille de dilapider son argent. Martin étant policier, et le petit ami de la petite fille du mort, comprend tout de suite qu’on a assassiné Ruben, en versant du cyanure dans son verre. Tout le monde est coincé, la tempête fait rage dehors, il y a un assassin dans cette maison.

Heureusement que ce livre est court. L’intrigue et l’ambiance sont bien menés, on hésite plusieurs fois sur l’identité du tueur, mais finalement comme dans une partie de Cluedo, on aime arriver au bout pour savoir qui a fait le coup. Faire plus long aurait certainement fait perdre des lecteurs, car on ne découvre rien de bien intéressant dans cette famille. Les petits secrets de chacun resurgissent, pour se faire une idée de qui aurait pu vouloir la mort de ce vieil homme riche, mais peut aimant envers sa famille. Tout le monde est suspect, et chacun en prend pour son grade.

Comme je le disais, on a hâte d’arriver à la fin pour connaître le fin mot de l’histoire, mais le reste n’est pas assez intéressant pour qu’on se sente transportés dans cette histoire. Sympathique, mais sans plus.

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http://la-liseuse.blogspot.ch/2014/10/challenge-cold-winter-2014.html

lundi 3 novembre 2014

L'appel du coucou

Auteur : Robert Galbraith
Editeur : Grasset
Collection :
Parution : 6 novembre 2013
Pages : 571
EAN-13 : 9782246809043

Une nuit d'hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Jusqu'au jour où l'avocat John Bristow, frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike.
Strike est au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l'armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée un naufrage. Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose de l'Internet, Strike est chargé d'enquêter sur la mort de Lula.
De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars assaillies par les paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et l'hôtel particulier où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l'autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manoeuvres inspi' rées par la vengeance.


Mon avis

Presque une année après sa parution, c'est à 2 heures du matin que je termine la première aventure de Cormoran Strike. Bien sur quand on sait que c'est J. K. Rowling, sous un pseudonyme, qui a écrit le livre, on le voit certainement d'une autre manière. Pourtant je vais essayer de juger ce livre de la meilleure façon. 

Pour que je termine un livre, coute que coute avant de dormir, quitte à ce que j'éteigne tard, c'est qu'il doit avoir quelque chose. Avant de le commencer, j'avoue que j'appréhendais. Je n'avais pas été touchée comme je le souhaitait par Une place à prendre, du coup, L'Appel du coucou me faisait un peu peur au départ. Et puis après les 50 premières pages, qui mettent en bouche l'histoire, difficile de le lâcher. La plume est là, quoique parfois elle s'attarde sur des détails, pas toujours importants ou intéressants, mais elle apporte cette ambiance bien particulière des romans à énigmes. Bienvenu dans le Sherlock Holmes du 21ème siècle. 

Cormoran Strike est un de ces personnages atypiques, qu'on aime croiser au cours de nos lectures policières. Hercule Poirot, Miss Marple, Sherlock, bref ils ont tous ce quelque chose, pourquoi on aime les suivre, ce petit côté anglais certainement. Strike ne déroge pas à la règle, et entre dans les rands de ses compères. Bourru, endetté et mutilé de guerre, son agence est à la dérive. La vie n'as pas été tendre avec lui, et il ne s'attend plus à rien. Quand l'affaire du meurtre de la mannequin Lula Landry arrive sur son bureau, c'est une chance de reprendre pied (mauvais jeu de mot). 
Suivre Cormoran dans son enquête est jouissif. On est aussi à l'affut du moindre détails que lui. J'ai aimé cette manière de faire, comme les vrais détective, ceux que l'on voit à la télé, qui n'utilise que des notes et leurs cerveau. Strike n'est pas très à l'aise avec les nouvelles technologie, et c'est un aspect agréable, à l'heure ou plus aucune enquête des Experts "de-je-ne-sais-ou" ne peut se passer de mille labos et analyse en tout genre. Retour aux sources, et aux détails qui échappent à tout le monde, sauf... à Strike. On lui découvre aussi toute une partie de son enfance. Son histoire est intéressante, et brodée de manière réaliste. Il ne crache pas dans le verre, mais sait se retenir... des fois. Un personnage marquant. 
Robin, l'assistante-secrétaire, de Strike, pourrait s'apparenter de loin au bon vieux Dr. Watson (il en faut toujours un). Elle débarque par hasard dans son cabinet, grâce à une agence d’intérim qui la place ici pour une semaine. Plus jeunes que Strike, les ordinateurs elle sait s'en servir, en tout cas mieux que lui, et n'hésite pas à jouer la comédie pour soutirer des informations. Moins présente que ce que j'avais espérer, elle a pourtant un grand rôle dans cette enquête.

Viennent ensuite une multitude de personnages! J. K. Rowling a ce talent pour dépeindre toute une série de caractères, haut en couleur et inoubliables. Douée également pour nous plonger totalement dans son histoire, en nous montrant Londres en détails (pour n'y être allée qu'une fois, je visualisais parfaitement). La sensation d'y être est là, de sentir le froid mordant nos joues, de courir à droite à gauche pour démasquer le coupable. 

L'intrigue a pour moi était menée à la perfection. Jusqu'au bout j'ai accusé tout le monde, sauf l'assassin. Pourtant j'ai cru ne pas me faire avoir, et du coup être déçue de la fin. Quand je trouve, c'est que le roman n'a selon moi pas été assez bien ficelé. Mais là, je m'incline. Je ne la voyais pas du tout dans un registre enquête et énigme, et elle assure comme les grands. Pour cause, c'est rare que je termine un livre à 2 heures du matin, quand je travail le lendemain. Parole de renard. 

Si les Sherlock vous manquent, que les enquêtes de détective un peu bourru et pas du tout poli vous branchent, je ne peux que vous conseiller L'appel du coucou, pour commencer la très bonne série du Détective Strike qui nous promet encore de belles énigmes à déchiffrer.

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mercredi 8 octobre 2014

L'insigne du boiteux

Auteur : Thierry Berlanda
Editeur : La Bourdonnaye
Collection : -
Parution : 25 février 2014
Pages : 260
EAN-13 :

Un assassin, qui se fait appeler le Prince, exécute des mères de familles sous les yeux horrifiés de leurs jeunes files âgés de 7 ans. Opérant à l'arme blanche avec une rare sauvagerie, le meurtrier taille ses victimes en lanières. Telle est la punition qu'il inflige. Mais qui punit-il ? Et de quoi ? Pour répondre à ces deux questions fondamentales, le commandant Falier s'adjoint les services du professeur Bareuil, spécialiste des crimes rituels, retraité de la Sorbonne, et Jeanne Lumet, qui fut sa plus brillante élève. Or la jeune femme est mère d'un petit garçon de 7 ans. Détails qui n'échappera pas au Prince...


Mon avis

Thierry Berlanda m'a gentiment proposé de lire son livre, il y a quelques temps de cela. Mais voilà, j'ai toujours le même soucis, je lis les livres selon mon humeur, j'y vais beaucoup au feeling. Du coup, L'insigne du boiteux aura dormi un peu dans ma PAL, et je l'aurais dévoré durant mes vacances. 

L'auteur signe ici un très bon roman policier. L'intrigue est très interssante, et j'ai aimé l'espèce de rituel qu'il met en place avec son personnage du Prince lors des meurtres. Les scènes sont souvent à vomir, et ça a faillit m'arriver. Les déscritpions sont sanglantes, et la violence avec laquelle les victimes sont mortes, nous donne des frissons.
J'ai eu un peu plus de mal à me mettre dans le roman, tout allait bien, mais pas assez vite selon moi. Mais une fois que la machine est lancée, je ne pouvais plus m'arrêter, je voulais savoir. 

Les personnages sont... des personnages. Je n'ai malheureusement pas réussit à créer cet attachement que je peux avoir avec un moins l'un d'entre eux dans un roman. Ils m'étaient, ici, tous plus ou moins distants. J'avais l'impression d'entrer dans un bout de leur vie, de marcher un peu avec eux, et d'en sortir une fois le livre terminé. Jeanne aurait pu m'être sympathique, d'ailleurs elle est très courageuse, mais ne se pose selon moi pas assez de question. Elle accourt, et fonce dans des "pièges" qu'elle ne voit pas venir, alors que personnellement, je n'y aurait jamais mit un orteil, et que je sentais arriver. Mais soit, ça fait avancer l'histoire, elle sert également à ça. Le commandant Falier m'a bien plu lui aussi. Je le voyais de l'âge à mon père, pas encore à la retraite, mais des années de métier derrière lui. Un vieux de la vieille comme on dit. Il connait le système comme sa poche, mais est trop nerveux pour terminer les choses comme il se doit. Mais j'avoue, j'ai eu un petit coup de coeur pour lui tout de même. Il veut bien faire, mais pense trop avec ses poings et pas assez avec sa tête. 
Les autres... m'étaient plutôt indifférents. Les passages sur le Prince sont les plus intéressants bien sur, car on en apprend enfin plus sur notre mystérieux tueur. On essaye d'assembler les morceaux avant le verdict finale. 

Risque de Spoilers. Vous êtes prévenus. 

Et c'est sans doute ça qui m'a le plus frustrée à la fin. J'avais l'impression d'avoir lu un épisode d'Esprit Criminel. L'enquête est bien, le meurtrier tordu, mais la révélation  n'impressionne pas. On passe au prochain épisode. Ce que j'aime dans les romans policiers, thriller et autre polar, c'est la fin. Les liens que tous possèdent. J'aime quand tout se révèle, quand un personnage en apparence gentil n'est en fait pas si gentil que ça. Mais depuis le début il aide tout le monde dans l'affaire. Ou est un ancien camarade de classe d'un des personnages, ou que sais je encore. Mais que tout se rejoigne quelque part. Ce qui n'a pas été le cas ici. L'intrigue est vraiment top, et j'avais cette sensation d'adrénaline tout le long de ma lecture, mais la fin est retombée un peu, et ne m'aura pas saisie, comme je m'y attendais. Comme je l'aurais souhaité. 

Une très bonne lecture, avec une intrigue bien tenue, et une recherche historique très intéressante.

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vendredi 17 janvier 2014

Mais je fais quoi du corps ?

Auteur : Olivier Gay
Editeur : Du Masque
Collection : Grands formats
Parution : 3 janvier 2014
Pages : 298
EAN-13 : 9782702440346

Qui peut bien en vouloir à Fitz, le beau gosse un peu perdu des nuits parisiennes ? Les raisons ne manquent pas : entre les filles d'un soir, la cocaïne qu'il deale en boîte et les ennuis dans lesquels il parvient toujours à se plonger. Mais de là à vouloir l'éliminer... Y aurait-il un lien avec la mort de ce député, qui venait de prendre parti pour le mariage homosexuel et qui était aussi l'un de ses plus gros clients ?

Pourchassé par des tueurs sans pitié, Fitz va tout faire pour sauver sa peau et comprendre dans quoi il a mis les pieds. Mais, à force de traîner dans la boue, il finira par perdre ses illusions, ses principes, et peut-être même ses amis.

Après Les talons hauts rapprochent les filles du ciel, Prix de Beaune 2012, et Les mannequins ne sont pas des filles modèles, retrouvez une nouvelle enquête de Fitz pris, une fois encore, dans le tourbillon de la vie parisienne.


Mon avis


Troisième livre sur le aventures de Fitz, Olivier Gay nous gâte encore ne fois avec la malchance de son personnage.

Les titres à rallonge il aime ça. Et moi aussi, ça tombe bien. Depuis la petite pépite « Les talons hauts rapprochent les filles du ciel » j’affectionne la plume de l’auteur et son personnage. Fitz est l’antihéros par excellence, encore une fois, et arrive à se mettre dans tous les pétrins du monde sans le demander. Dès que j’ai commencé celui-ci, j’ai sentie que le style avait changé. On ne se retrouve plus dans le même schéma de la traque que nous avions dans les deux premiers volumes. Ce n’est pas le personnage central qui recherche quelque chose, mais lui-même qui est recherché par quelqu’un. On inverse les rôles. Le rythme change, est peut être un peu plus lent, bien que Fitz a déjà un pied dans le vide.

Ce personnage n’a d’ailleurs pas vraiment changé. Il continu à dealer dans les nuits sélectes de Paris et fait des partie de Starcraft II contre son hacker, Bob. Jusqu’ici tout va bien. Alors qu’habituellement c’est lui qui recherche des gens qui disparaissent, pour des amis (la main sur le cœur ce Fitz) c’est maintenant lui qui a des ennuis sans en connaître la raison. Le changement ce fait ressentir à ce moment. Je vous avoue, je m’attendais à des tripes comme dans le premier volume, c’est ce qui m’avait manqué dans le deuxième. Et je reste sur ma faim à ce niveau là. Oui ok, je suis une fille sensible qui aime les histoires d’amour bien mené, mais aussi de l’action et du sang (enfin pas des hectolitres de sang non plus, mais juste ce qu’il faut pour dégouter un peu et laissé échapper un petit « berk » durant ma lecture). On est clairement dans de l’enquête pure pour cette fois. Quelqu’un en veut à notre dealer préféré et il veut savoir qui veut sa mort, logique.
Le tout est plutôt bien mené. Alors qu’on obtient quelques pistes durant la lecture, il y a toujours des zones d’ombres jusqu’à la fin. Le fin mot de l’histoire se tient et est censée mais pas forcément surprenant. Il me manquait le « QUOI ? C’est pas possible » ce petit truc impensable qui scotch sur place parce qu’on avait pensé à tout, sauf à ça.

Le petit plus se situe selon moi clairement dans le prologue et l’épilogue. Moi qui voulais en savoir plus sur le hacker, je me retrouve contente de la situation de ce personnage. Il va certainement évoluer et j’en suis la première heureuse ! Il est d’ailleurs très présent dans ce roman, car il arrive à aider Fitz assez souvent, finalement un vrai lien est en train de se créer.

J’aime toujours autant l’univers de l’auteur, son personnage beau gosse qui tient à son apparence, son outil de travail en quelque sorte. Ses deux amis Deborah et Moussah ne sont pas en reste. Alors qu’on pourrait croire à un sérieux rapprochement entre Deborah et Fitz, on hésite finalement beaucoup. Et Moussah est Moussah, un gros dur qui aime cogner, mais qui est toujours là pour aider son ami. 

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mercredi 15 mai 2013

Petites rencontres et méga problèmes

Auteur : Emilie Malburny
Editeur : Kirographaires
Collection : -
Parution : 22 novembre 2012
Pages : 360
EAN-13 : 9782822502795

Lily est une jeune femme de vingt-six ans, demandeuse d'emploi comme beaucoup à son âge.

Au détour d'une table de son pub habituel, elle rencontre David, grand, élégant, charmant, sûr de lui. Il changera sa vie malgré lui. En bien ? En mal ? À vous de la découvrir. Petites rencontres et méga problèmes est un roman sentimental résolument moderne aux accents de polar.


Mon avis

La très gentille Emilie Malburny me contact il n'y pas longtemps pour me parler de son livre. Durant la conversation je me rends compte que le style du bouquin n'est pas franchement le miens. Mais après tout, le blog accepte tous les styles sans exception alors me voilà lancée dans Petites rencontres et méga problèmes. 

Heureusement qu'Emilie mélange romance Girly avec un soupçon de polar. Et pourtant ça n'a pas été suffisant pour moi malheureusement. On retrouve quelques petites coquilles, pas dérangeantes, mais présentes tout de même. Ensuite j'ai regretté de ne pas pouvoir être dans la tête de l'auteur par moment. En effet on découvre des situations qui changent d'un paragraphe à l'autre, sans qu'on obtienne forcément une explication, sans doute que pour l’auteur cela parait logique, mais pas quand on est lecteur. On peut s'y faire et comprendre de toute l'étendue de la situation, mais des fois il me manquait des arguments, des détails. Car Emilie possède une plume, elle a réussit à mêler suspens et secret de polar avec une histoire très girly à la base. Je n'ai pas boudé mon plaisir quand les choses ont commencé à se corser. 

Mon personnage coup de coeur reste Arthur, le réceptionniste que Lily remplace. La vraie copine qui veut absolument la faire sortir avec Casey le frère de son crush. Je l'ai trouvé exceptionnel ! Vivant, vif est pleins d’humour, c’est la caricature de l’homme gay que j’aime (pour en connaître un du même gabarie, je l’ai tout de suite aimé) Par contre je n'ai pas du tout apprécié Lily. Habituellement j'aime ces personnages fortes, indépendantes et sures d'elles, le contraire de la fille nunuche. Selon moi tout ne se résume pas à d’un côté les « fortes » et de l’autres les filles « nunuches », on peut faire un savant mélange des deux, écrire une fille, normale, comme celle que l’on est ou que l’on pourrait rencontrer tous les jours. J’ai trouvé que Lily était une fille braquée, toujours sur la défensive et un peu trop direct avec des personnes qu’elle ne connait pas. Cela lui donnait malheureusement un côté très froid, et du coup une personnalité que je n’avais pas envie de découvrir plus que ça. Je me laisse toujours le temps d’accepter toutes les facettes d’un personnage, mais jusqu’aux dernières lignes je n’ai eu aucun attachement pour elle. Cette liberté que prend le personnage m’a un peu surprise et déstabilisée. On retrouve souvent des passages en italiques durant le roman, pour savoir ce que Lily pense, ce qui peut être très intéressant si cela nous permet de comprendre mieux la situation dans laquelle elle se trouve, mais ces passages ne servent pratiquement qu’à entendre la manière dont Lily tire des conclusions hâtives de tout. Oui ce personnage m’a déçue, car j’aurais aimé pouvoir me sentir proche d’elle, la comprendre et l’apprécier. Même un personnage radicalement différent de nous même peut être agréable, mais ici ça n’a pas prit. 

Le gros plus qui m’a beaucoup plu dans ce livre, c’est de pouvoir voyager. On parcourt Bruxelles comme si on y était. Pour y être allée une fois, je visualisais à nouveau la ville et c’était un pur bonheur. Il y a de belles descriptions qui permettent de s’imprégner des lieux.

Pour conclure, je suis très mitigée sur cette lecture, malheureusement. Ce genre est nouveau pour moi, et j’ai aimé le mélange des deux. Mais les personnages m’étaient trop distant, pas assez accessible.
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