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mardi 9 janvier 2018

L'Epouvanteur, tome 12 : Alice et l'Epouvanteur

«Destinée à être instruite dans l'art de la magie noire, j'ai passé deux ans sous la direction de la plus puissante des sorcières. Lizzie l'Osseuse. J'ai vécu pendant cette période des choses que je n'ai jamais racontées à mon ami Tom Ward. Des choses terrifiantes...»
Depuis plusieurs années. Alice combat aux côtés de l'Épouvanteur, John Gregory et de son apprenti, Thomas Ward.
Afin de détruire le Malin, ce dernier doit accomplir un dangereux rituel lors de la prochaine fête d'Halloween. Pour cela, il a besoin de trois objets sacrés : trois armes. Il en a déjà deux. La dernière, une lame surnommée «Douloureuse», est cachée dans le repaire du Malin.
C'est à Alice qu'il revient de la récupérer. La voici contrainte de retourner dans le monde de l'Obscur où ses ennemis l'attendent à chaque recoin. La jeune sorcière va découvrir qu'elle n'a jamais été aussi puissante... ni aussi proche de la mort.


Mon avis

On se rapproche de la presque fin ! Et oui, officiellement, le 13e tome annonce la fin de la série principale, mais l’auteur a publié une trilogie/suite/spin-off. Dans la version française sortie en novembre 2017, Bayard a d’ailleurs gardé la suite de la numérotation, indiquant que ce nouveau volume est le tome 14 de la série. Assez de blabla technique, qu’en est-il de cette aventure centrée sur Alice ?

Honnêtement, j’ai été moyennement emballée. La grande quête d’Alice était d’aller retrouver la dernière des trois lames qui seront utilisées pour détruire le Malin. Pour la récupérer, elle doit se rendre dans l’obscur, avec tout un tas d’ennemis aux trousses. L’auteur profite de cette histoire pour nous parler un peu du passé d’Alice, avant qu’on ne la rencontre avec Tom.
Ce sont des passages intéressants, qui m’ont plu dans l’ensemble, en apprendre plus sur l’un de nos personnages fétiches, c’est toujours sympa. La passé d’Alice nous est raconté sous forme de souvenirs, ce qui fait que des fois, c’est un peu éparpillé.
On se rend vite compte que la toile de fond est son avancée dans l’obscur, et qu’elle n’en sortira pas avant la fin. Ce qui rend l’histoire un peu moins intéressante. Je rappelle qu’on a tout de même le Malin en personne, entravé en Irlande, qu’il faudrait détruire rapidement, et on « perd » un volume à s’arrêter sur un personnage qui est censé mourir dans le suivant. Alice doit se sacrifier pour le rituel de destruction. J’ai adoré mieux la connaître, mais j’aurais préféré savoir tout ça avant. Attendre ce 12e tome pour nous parler d’elle, en tant qu’héroïne (alors qu’on a eu Grimalkin bien avant (meilleur personnage de la saga d’ailleurs (laissez-moi (comment ça, ça fait trop de parenthèses? )))), c’était trop en retard dans la série je trouve.

À part ça, Alice reste un personnage génial. Depuis un moment maintenant, on sait qu’elle est très forte, et le sera encore plus dans peu de temps. Ce qui en fait un élément central de l’histoire. D’autant plus qu’Alice est une véritable héroïne ! Tom le répète bien assez, sans elle, il serait mort. Souvent. Ce qui peut rappeler le rôle d’Hermione dans Harry Potter. Sans elle, les deux garçons seraient morts à la fin du premier tome. Sans Alice, Tom aussi. Ce qui est rageant finalement, car le héros, c’est Tom, et non Alice. Elle est là pour lui sauver la mise, mais tout passe par lui. On peut être heureux d’avoir au moins déjà eu droit à un livre uniquement sur elle, avec elle. De ce point de vue-là, c’est top ! Niveau avancement de l’histoire, par contre, c’est le flop.

Finalement, j’utilise cette chronique pour vous parler du personnage, plus que son aventure. Cette dernière étant plutôt banale : des gros méchants, une quête à accomplir, des flashbacks.
Alice est un personnage attachant. Elle est maligne, utilise ses pouvoirs de façon raisonnée. Mais elle sait aussi qu’à trop les utiliser cela pourrait causer sa perte. L’auteur la travaille avec beaucoup de nuances. C’est quelque chose qui apparaît chez pratiquement tous ses personnages récurrents depuis quelques volumes. Si au début de l’aventure ils étaient tous plus ou moins enlisés dans certains clichés, la suite aide à décliner leurs personnalités.

En gros, l’histoire de ce tome n’est pas fantastique. Mais on découvre mieux un personnage qu’on apprécie depuis le début de la série.


Auteur : Joseph Delaney
Editeur : Bayard
Collection : -
Parution : 24 février 2016
Pages : 325
EAN-13 : 9782747053587



lundi 23 novembre 2015

L'Epouvanteur, tome 11 : Le pacte de Sliter

Auteur : Joseph Delaney
Editeur : Bayard Jeunesse
Collection : -
Parution : 19 février 2015
Pages :303
EAN-13 : 9782747038584

Loin du Comté, à l’extrémité du cercle Arctique, dans la cité des Kobalos, une terrible menace se prépare… Sliter vit sur son propre domaine dans le Nord, où il exploite des humains et s’abreuvent de leur sang. C’est un mage Kobalos, une bête à l’apparence d’un loup qui se déplace sur deux pattes. Le jour où le fermier Rowler meurt, Sliter n’a qu’une envie : dévorer ses trois appétissantes filles. Seulement, il a conclu un marché avec cet homme qu’il se doit d’honorer : en échange de Nessa, la fille aînée qu’il compte vendre comme esclave, il a promis d’épargner les deux plus jeunes et de les conduire chez leur oncle et tante. Les trois soeurs terrifiées n’ont pas d’autre choix que de suivre cette créature assoiffée de sang. Commence alors un long périple dans des conditions extrêmes, sur les terres gelées du Royaume du Nord, où vivent des bêtes démoniaques et sanguinaires...  


Mon avis


Le tome 12 sort en février 2016, je devais donc me bouger un peu pour continuer la saga. Le Pacte de Sliter sort un peu du schéma habituel de la série. Et c’est assez étonnant.

L’auteur décide d’instaurer de tous nouveaux personnages à son histoire. Si le début est pour le moins étrange à suivre, vu que nous avions eu l’habitude de Tom, Alice, John ou encore Grimalkin, Joseph Delaney intègre cette aventure un peu hors sujet avec beaucoup de talent. Son univers est établi depuis bien des volumes, il peut donc aisément prendre quelques libertés le concernant sans trop brouiller ses lecteurs. Toute fois, j’ai dû attendre la page 175 pour enfin comprendre en quoi cette aventure allait être utile pour la suite.

Sliter est un Kobalos, sorte de peuple loup-humain (attention, à ne surtout pas confondre avec un loup-garou, ça n’a rien avoir), se nourrissant de sang. Vivant seul en campagne, Sliter doit honorer un marché passé il y a des années avec un paysan, quand ce dernier vient à mourir.  Le fermier avait trois filles, et Sliter doit en prendre soin avant qu’elles ne tombent entre de mauvaises mains. Sliter est un être étrange. Son peuple possède des traditions si éloignées de celles des humains, que tout me révoltait. Ils sont très extrémistes dans leur manière de respecter les lois. Et peu, voir aucune erreur n’est pardonnée. Pourtant Sliter au contraire de faiblir, devient légèrement humain à travers cette aventure. J’ai été très étonné par son personnage, qu’on déteste au début de l’histoire, et que l’on apprécie à force de tourner les pages.
Nessa, la plus grande des trois sœurs, est avant tout terrifiée de voir son destin entre les mains de cette bête. En effet les femmes sont pour les Kobalos des esclaves qu’ils exploitent, et dont ils peuvent boire le sang quand ils sont assoiffés. L’état d’âmes des trois fillettes importe peu à Sliter, tout ce qu’il souhaite c’est honoré son pacte ; vendre la plus grande, et emmener les plus jeunes chez leur oncle. Pourtant la jeune fille va beaucoup évoluer, et j’ai aimé la voir grandir, en quelques jours. Bien qu’apeurée elle fait face à cette situation déplaisante, et garde la tête froide pour ses sœurs. Elle prend conscience de son rôle d’ainée, et veut faire au mieux, pour souffrir le moins possible.

L’intrigue commence réellement à partir de la page 175. Avant cela, j’avoue que je tournais les pages lentement, sans comprendre pourquoi l’auteur nous catapultait dans « autre chose ».  Bien que je comprenne plus ou moins pourquoi il a fait cela, je suis un peu mitigée par son choix. Il aurait pu apporter toutes les réponses présentent ici, sans passer par d’autres personnages. Car finalement on découvre Sliter et Nessa très tardivement dans la série, les réintégrer plus tard ne serra pas vraiment intéressant, à mon avis.

Pourtant on découvre une autre facette de l’univers de l’Epouvanteur. Si en tant qu’avancée dans l’histoire il ne m’a pas totalement convaincue, j’ai été très surprise d’en voir plus « au-delà des frontières ». L’auteur exploite également d’autres versants de sa propre mythologie, ce qui est agréable à lire, on sent qu’il peut partir dans toutes les directions aisément.

Conclusion, c’est un livre avec du style, et un univers très différent, mais parfaitement gérer par son auteur. Par contre, au sein de saga de l’Epouvanteur, il n’est pas très utile, et met les autres intrigues sur pause, alors qu’on attend des réponses importantes. Quand on sait qu’on a un tome par an… c’est un peu rageant.


vendredi 21 mars 2014

L'Epouvanteur, tome 10 : Le sang de l'Epouvanteur

Auteur : Joseph Delaney
Editeur : Bayard
Collection : -
Parution : 20 février 2014
Pages : 318
EAN-13 : 9782747038577

« Je suis Siscoï, le Seigneur du Sang, le Buveur d'Âmes ! Soumets-toi, ou tu souffriras des tourments comme personne n'en a connu ! »

Le Malin s'apprête à lancer contre Thomas Ward le plus puissant, le plus féroce de ses serviteurs, Siscoï, un dieu vampire. Isolé, effrayé, Tom doit trouver le moyen d'empêcher cette créature monstrueuse de surgir dans le monde...

Lapprenti de l'Épouvanteur sait que le temps lui est compte : le combat final avec le Malin est proche. Il ne s'est jamais senti aussi seul face à la tâche qui lui incombe. D'autant qu'il lui faudra consentir à un sacrifice dont la cruauté dépasse tout ce qu'il a pu imaginer...


Mon avis


Saga coup de cœur depuis 10 volumes, Le Sang de l’Epouvanteur nous rapproche de plus en plus de la fin tant attendue.

Joseph Delaney écrit maintenant depuis de nombreuses années, sa série The Wardstone Chronicles avec de nombreux hors-séries et Nouvelles. Son inspiration, on s’en doute, lui vient de son pays l’Angleterre et plus précisément le Lancashire.

Risque de Spoiler sur les précédents volumes

On est au dixième volume, vous pensez bien que cela va être dur de vous en parler sans faire de révélation pour les personnes n’ayant pas encore lu les autres volumes.

Alors que j’avais eu un gros coup de cœur sur le tome 9 : Je suis Grimalkin, Le sang de l’Epouvanteur retombe légèrement dans mon classement. J’ai eu l’impression de lire un des premiers volumes qui nous montre notre apprentie et son maître aux prises avec des créatures de l’obscure. Mais ces créatures sont importantes pour le Malin (qui a toujours sa tête dans un sac) et c’est du coup le côté intéressant du livre. On découvre des êtres qui viennent directement de Roumanie et ça change. Tom Ward et John Gregory ont beaucoup voyagé que ce soit en Grèce ou en Irlande, et là sans bouger du Comté on rencontre des créatures étrangères. Plus on avance et plus on sent qu’elles ne sont pas là pour rien.
J’aime beaucoup que bien et mal se rejoignent contre un mal encore plus grand. Que Grimalkin, la grande tueuse du clan Malkin, se joigne aux Epouvanteurs c’est un peu surnaturel.

On sent une véritable rupture dans ce tome, le flambeau est prêt à être passé entre apprentie et maître. Tom prend de l’assurance et prend certaines décisions par lui-même tandis John est de plus en plus vieux et faible. Personnellement, c’est surtout le personnage d’Alice qui m’intéresse. Depuis toujours elle promet à Tom de ne pas passer du côté obscure et de rester une bonne sorcière, mais son destin est de plus en plus flou et ses pouvoirs deviennent puissants. Une grande révélation nous est faite sur son futur dans ce volume, et Tom ne sait pas du tout comment vivre ce qu’il a vu. On le comprend. Elle devient discrète également, comme si elle acceptait son sort, mais malgré ses sombres pouvoirs elle contribue à aider Tom et John Gregory.

Finalement ce volume était très sympa, mais n’apportait pas beaucoup de réponses sur la suite des événements. On attend donc la suite avec impatience ! Encore 3 tomes avant la fin dont le 12ème centré sur Alice, c’est je pense celui qui me réjouit le plus.

Si vous n’avez pas encore commencé cette saga formidable je ne peux que vous la conseiller.

lundi 5 août 2013

Le bestiaire de l'Epouvanteur

Auteur : Joseph Delaney
Editeur : Bayard
Collection : -
Parution : 20 juin 2013
Pages : 300
EAN-13 : 9782747037136

Au fil de ses aventures, John Gregory a consigné, consciencieusement, dans un carnet toutes les créatures de l'Obscur qu'il a combattues. Ce précieux bestiaire fourmille de détails sur les gobelins, les sorcières, les mages, les démons et les créatures aquatiques.

On en apprend davantage sur leurs méthodes de combats, leurs rituels, leurs pouvoirs et leurs faiblesses.

Et on découvre ainsi comment tenir à distance les forces du Mal pour survivre...
Le Bestiaire de l'Épouvanteur à transmettre de génération en génération à tous les septièmes fils de septième fils !


Mon avis

Le bonus tant attendu de la série! Ca faisait un moment que je l'attendais celui-ci, après deux ans depuis le livre Les sorcières de l'Epouvanteur, et c'est un bonheur.

Joseph Delaney nous offre une saga complète, et on le remercie. En plus de ses merveilleux romans il nous propose des livres qui servent à en savoir plus sur l'univers de l'Epouvanteur et c'est un vrai plaisir. On a l'impression de faire parti intégrante des aventures, comme si l'on possédait nous mêmes les fantastiques livres de la bibliothèque de John Grégory, et qu'à notre tour nous voilà son apprenti. J'espère en avoir encore des comme ceci, histoire de pouvoir recréer la bibliothèque chez nous. 

Ce n'est pas seulement un bestiaire, mais de véritables récits inédits qui accompagnent les descriptions des bêtes étranges et cruelles qui peuplent le monde et que les Epouvanteurs doivent combattre. On en apprends donc beaucoup plus que ce que l'on croyait. J'ai adoré voir le travail qui avait été fait sur l'objet livre lui-même. Les pages font penser à du vieux parchemin, les descriptions sont parfois annotées par les différents apprentis de John Grégory ou par le maître Epouvanteur lui-même, et les illustrations de Julek Heller accompagnants les textes sont splendides, elles permettent de se faire une véritable idée sur les créatures que l'on croise à travers les différents tomes.

Pour les curieux, et surtout pour les fans de la série, c'est un titre à avoir pour sa collection et en savoir plus. Car mine de rien ça apporte beaucoup d'informations et permet également de se souvenirs des premiers tomes et des événements passés dans la saga. 

Un grand plaisir pour ma part.

dimanche 10 février 2013

L'Epouvanteur, tome 9 : Grimalkin et l'Epouvanteur

Auteur : Joseph Delaney
Edition : Bayard
Collection : -
Parution : 24 janvier 2013
Pages : 315
EAN-13 : 9782747045018
Chroniques : Tome 8, Tomes 1-7

Attention !

Histoire à ne pas lire la nuit...

Regarde, tu saignes ! La mort guette. La douleur est terrible. Ton ennemi s'avance, prêt à prendre ta vie. Est-ce la fin ? Es-tu vaincue ? Non ! le combat ne fait que commencer. Crois-moi, je sais de quoi je parle. Je suis Grimalkin. 

Attention aux éventuels spoiler de la 4ème ou de mon avis.

Détruire le Malin, c'est le but que s'est fixé Grimalkin, pour venger le meurtre de son fils. Après avoir aidé Thomas Ward et l'Épouvanteur à entraver le démon, en Irlande, elle a regagné le comté. Elle doit à tout prix conserver, enfermée dans un sac, la tête coupée du Malin afin de garder sous contrôle son esprit maléfique. Grimalkin, la tueuse du clan Malkin, est puissante, et son seul nom suffit à inspirer la crainte.

Mais les serviteurs de l'obscur sont à ses trousses. Ils emploieront tous les moyens pour lui reprendre son horrible et précieux fardeau.


Mon avis

Enfin! Oui mon avis pourrait se résumé à ça, mais forcément j'ai envie d'en dire plus. Imaginez bien que dès la parution de ce neuvième opus je me suis jetée dessus, terminé Charley Davidson et hop je me devais d'enchaîner sur l'Epouvanteur, pas le temps de le laisser prendre la poussière dans la PAL, non non, il ne mérite qu'une lecture direct, surtout après le coup d'éclat du tome 8. 

Donc comme toujours on se retrouve embarqué dans l'univers moyenâgeux de Joseph Delaney qui au bout de 9 volumes de sa saga aura crée un véritable phénomène, ou tout est possible. Tellement possible qu'il écrit des bestiaires et des ouvrages bonus sur les sorcières que l'on croise ou non dans sa saga. Au bout de tout ce temps on pourrait croire que le style s'essouffle, que le rythme ralentit et que le dynamisme n'anime plus avec autant de frénésie les pages de ses livres. Que nenni. On est toujours aussi enchanté de retrouver personnages et atmosphère. 

Et le petit plus mais également le challenge de l'auteur dans ce tome ci, est de laisser de côté Tom Ward l'apprenti Epouvanteur plus si apprenti que ça (et le personnage principal des livres tout de même) et son maître John Grégory. Pour ma part ce fut un vrai régal de me retrouver en permanence avec l'un de mes personnages favoris de la série, le genre de personnage très noir mais pour le quel je me suis découvert un véritable attachement. Je veux bien sur parler de la sorcière tueuse du clan des Malkin; Grimalkin. Moi qui l'imaginais toujours comme une vraie sorcière (c'est à dire vieille, nez crochu et chat noir) je découvrais au fil des tomes un personnage fort, jeune et audacieuse. Alors quand à l'annonce du tome 9 j'apprends qu'elle en sera le personnage centrale, je suis ravie. 
Pour moi c'est un pari gagné, car Joseph Delaney nous en apprend plus sur elle, on découvre beaucoup de son passé et de ses motivations à tuer. Alors du coup forcément on avance pas beaucoup dans l'histoire car au final ce tome est une constante course poursuite entre le mal et le mal (oui, oui c'est possible). Le véritable attrait est donc de creuser la personnalité de cette sorcière tueuse qui soudainement s'allie à ses "ennemis". 

Si on a aimé le reste de la série, on va bien sur aimé celui-ci, bien qu'il stagne un peu plus dans un schéma routinier que les autres. Quelques longueurs auraient pu être évités et du coup nous faire avancer plus rapidement dans l'intrigue. Mais on garde le smile, car au final on en apprend tellement sur Grimalkin que cela gomme tous les autres petits défauts. Bref vous l'aurez compris depuis le temps que je suis gaga de cette saga, je ne peux qu'aimer de volume en volume. Maintenant le gros bémol... c'est qu'il faut attendre une année avant la suite !!! Alors on croise les doigts pour que Bayard traduise et sorte Le bestiaire de l'Epouvanteur avant l'été. Ca serait sympa les gars. 

dimanche 3 juin 2012

Le destin de l'Epouvanteur

Auteur : Joseph Delaney
Editions : Bayard
Collection : -
Parution : 23 février 2012
Pages : 317
Avant : Tome 1-7

« Tu appartiens à cette lame. Elle te possède.
Tu lui appartiendras jusqu'au jour de ta mort... »

John Gregory, Tom Ward et son amie Alice, fuyant la guerre qui fait rage dans le Comté, accostent en Irlande. Là, ils vont affronter des mages particulièrement malfaisants, prêts à tout pour accroître leurs pouvoirs maléfiques et se débarrasser de l'Épouvanteur comme de son apprenti. Au cours d'une dangereuse mission, Tom se voit remettre la Lame du Destin, une épée venue de l'Autre Monde.

Cette arme puissante lui permettra-t-elle de vaincre le Malin ? Mais s'il veut survivre, il doit encore s'entraîner... Et la seule personne capable de l'aider n'est autre que Grimalkin, la sorcière tueuse...


Mon avis

D'éventuels spoilers peuvent apparaître, attention aux personnes qui n'ont pas encore lu le tome 8. 

On connait la chanson maintenant, Joseph Delaney a lancé depuis 2004 une saga qui aura su conquérir son public et créer un cercle de fans qui attendent chaque année la sortie du prochain volume. Mais après un huitième tome, la machine ne ralenti-t-elle pas un peu ? Debriefing.

Au début de la série, Tom, notre héros, est un gamin franchement trouillard et pas vraiment débrouille, se retrouvant un peu malgré lui apprenti d'Epouvanteur, il va devoir se démener face à ses peurs et ses angoisses les plus profondes. Au fil des volumes, Tom gagne en assurance et en force, il se bat de plus en plus dans chaque tome contre l'obscur et se rend compte que sa destiné est toute tracée. Il grandi, gagne en assurance et doit faire preuve de courage face à tout ce qui l'entour. 
Dans les premiers tomes, les surprises sont au rendez-vous, les moments d'action et de suspens nous entraîne avec frénésie dans le monde de l'auteur. Entre les sorcières, les gobelins et autres créatures de l'ombre, Tom et son maître ont du pain sur la planche. Et pourtant, au fil des volumes, le fil rouge reste bel et bien le même. Les paysages changent, mais les ennemies se ressemblent. Dans ce nouveau tome, la fin nous sustente enfin, avec un évènement qu'on attendait depuis quelque temps, mais le reste du roman, qui nous amène à cet instant propice, patauge un peu, tourne légèrement en rond et ne rime pas à grand chose. Elle passe un peu au rang de prétexte 

Malgré ça, l'ambiance reste! Cette atmosphère que l'auteur a su nous faire aimer depuis le premier tome est toujours aussi présente et toujours plaisante. On s'y est accroché depuis le début, et on la retrouve toujours avec plaisir. Ces petits moments angoissants qui nous plongent toujours dans cet état de terreur durant quelques pages, car Delaney arrive à chaque fois à mettre ses personnages dans les draps les plus sales du monde et à le sauver in extremis, ou voir pas du tout. Ca change des Happy End dont on tant l'habitude, ou finalement les personnages que l'on croyait mort reviennent. 

Une saga qui reste dans une optique très jeune, pour des lecteurs à partir de 13-14 ans, esprit de cet âge-là à garder, car on risquerai, en étant plus âgé, de trouver ceci pas assez travaillé et trop enfantin. Mais une fois ce petit détails oublié, ça reste un régal!

mardi 24 janvier 2012

Les sorcières de l'Epouvanteur

Auteur : Joseph Delaney
Editeur : Bayard Jeunesse
Collection: -
Parution : 25 août 2011
Pages : 216

Saviez-vous que l'Épouvanteur John Gregory était prêt à tout pour garder près de lui Meg Skelton, la lamia dont il est tombé follement amoureux ? Que la sorcière Dora a été débusquée et torturée par un redoutable Inquisiteur ? Que la plus redoutable des tueuses, Grimalkin, a eu un bel enfant avec le Malin ? Qu'Alice a affronté une immonde créature mangeuse de cerveaux chez Lizzie l'Osseuse ? Et enfin, que Tom Ward a combattu une divinité celte quand il était en formation avec Bill Arkwright ?
Un recueil de cinq récits fascinants et effrayants à souhait ! Des révélations palpitantes sur les personnages les plus importants de la saga de l'Épouvanteur !

Attention !

Histoires à ne pas lire la nuit...


Mon avis

A chaque parutions de cet auteur je me répète, je le sais, mais Delaney a su m'embarqué dans son monde, dans le comté et dans les mésaventures de Tom et John Grégory. Cela faisait un moment que j'attendais la sortie de cet ouvrage. Et je l'ai enfin terminé, très vite terminé même. Ce serait encore me répéter en vous parlant de son style, car il reste le même à chaque roman. Changement pour ce titre, ce sont des nouvelles. Je suis toujours assez rétissante face aux nouvelles, car je les trouve en général trop courte pour ce que l'auteur a à nous raconter.
Mais dans le monde de Joseph Delaney, que ce soit court, ou non, n'a que très peu d'importance. C'est un plaisir tout simplement.

Partir à la rencontre de personnages inconnus, revoir ceux que l'on connait déjà et partager avec eux leurs aventures, m'a vraiment beaucoup plu. Pour commencer par la fameuse rencontre entre la sorcière Meg et John Grégory, comment un homme comme lui a pu succomber aux charmes d'une sorcière ? On en apprendra plus sur Grimalkin, qui est pour moi un des personnages les plus forts de la série, sur Alice qui devra combattre un être bien plus effrayant qu'il n'y paraît et sur la rencontre entre Tom et une sorcière pas comme les autres.
Certaines sont plus fournies que d'autres, certaines m'ont plus plu que d'autres, mais ça reste toujours dans la même veine que les autres, et c'est tout simplement un vrai plaisir de plonger dans cet univers.

C'est donc avec impatience que je vais attendre le prochain tome qui doit paraître début de l'année 2012. Et en été nous aurons droit au « Bestiaire de l'Epouvanteur ». 

mercredi 18 janvier 2012

L'Epouvanteur

Auteur : Joseph Delaney
Editeur : Bayard
Collection: -


Thomas Ward, jeune garçon de 13 ans, est confié à John Gregory pour devenir apprenti du dangereux métier d'Épouvanteur. Il emmène le garçon dans sa maison, à Chippenden. Là, il lui enseigne ce qu'il y a à savoir sur les gobelins ou les sorcières, ainsi que le latin. Tout se passe bien jusqu'à ce que Tom rencontre Alice, une jeune fille qui lui rend service face aux garçons du village. Mais Alice est une fille de sorcière et va attirer des ennuis à Tom.


Mon avis

Un volume par an, une aventure chaque année. Voilà que depuis la parution du premier tome en 2004 je suis cette série qui devrait connaître 7 volumes. A 14 ans l'univers est magique, à bientôt 20 ans il devient enfantin, mais toujours aussi plaisant. Delaney nous fait dévorer ces pages sans retenue et nous impressionne à chaque fois. Chaque tome est une petite histoire qui se termine, mais dont il est bon de se souvenir pour lire les prochains. J'aime ce monde remplie de magie, bonne comme mauvaise, cette frontière entre le bien et le mal qui des fois s'efface pour que le deux deviennent alliés pour redevenir ennemis plus tard.
Me voilà arrivé au dernier tome.... QUI NE PEUT PAS FINIR AINSI !! Je pensais que la saga compterait sept volumes, mais je me rends compte que ça ne me peut pas être le cas. En tout cas je n'espère pas. Car Tom, son maître et Alice doivent encore combattre un dernier ennemi, le Diable, le Malin en personne. Donc ça laisse supposer une suite. Un huitième tome, voir plus ? A la fin de ce septième tome, Tom termine sa cinquième année d'apprentissage d'Epouvanteur. Donc il devrait encore y en avoir quelques uns pour terminer son apprentissage. Je l'espère en tout cas.
Toujours aussi bien, toujours cet espèce de malaise qui s'insinue en vous, car l'auteur arrive à mettre ses personnages dans de tels embuches, qu'on se demande toujours comment ils vont faire pour s'en sortir. Et ils arrivent toujours, ou presque.

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