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jeudi 11 mai 2017

Le goût du bonheur, tome 3 : Florent

Les turbulences de la vie et de la guerre ont brisé Adélaïde. Seule la très ancienne affection de Florent éclaire encore ses journées. Et ce dernier, devenu un couturier célèbre dans le monde entier, n'a pas été épargné lui non plus : il entretient désormais une liaison agitée avec un acteur. Il va devoir une fois encore soutenir sa vieille amie car Adélaïde finit par tout apprendre sur son défunt mari... mais est-il encore temps de souffrir ?

Les destins se heurtent et se conjuguent à la recherche d'une sérénité incertaine et toujours dérobée. Même si le sort en est jeté, les personnages ballottés par la vie conservent, envers et contre tout, le goût du bonheur...


Mon avis

Attention, peut contenir des spoils concernant les tomes précédents : Gabrielle et Adélaïde.  

1090 pages, et me voilà au bout des aventures de Gabrielle, Adélaïde et Florent. Depuis que j’ai refermé ce troisième tome, je suis en deuil, en quelque sorte. Je lis d’autres choses, mais rien ne me semble à la hauteur. Ces personnages et leurs aventures sont encore trop ancrés en moi pour que je ne pense pas constamment à eux. Ils m’ont apporté tant de joie et de peine, j’ai vécu tellement de choses avec eux, que c’est comme perdre de vue quelqu’un de proche. Ils nous manquent. On se demande ce qu’ils deviennent.

Marie Laberge a réussi à écrire une saga passionnante, qui se déroule sur 40 ans. Les changements et les actions sont minimes, mais ils donnent un rythme soutenu à ces histoires. J’ai eu la chance de la rencontrer lors d’une conférence à la bibliothèque de la ville de Fribourg, le lundi 1er mai. Elle parlait de cette trilogie et de ce qui l’a inspirée. La mode certes, beaucoup à travers Florent, mais surtout la parole des femmes. Les droits qu’elles ont commencé à obtenir. On rencontre Gabrielle, qui est une révolutionnaire inconnue, une femme comme les autres qui, par quelques gestes, attribue une nouvelle place aux femmes. J’aime dire que Gabrielle est l’étincelle et que sa fille Adélaïde est la flamme.

On la retrouve d’ailleurs dans un sale état, notre Adélaïde. La fin du deuxième tome fut un véritable calvaire pour tout le monde. Mais malgré son chagrin, elle reste debout. Fait des erreurs, comme tout le monde, se comporte de manière intempestive et s’excuse. Florent se cherche encore beaucoup. Il est tout aussi atteint par la perte de ces êtres chers, mais rien ne lui fera abandonner son Ada, sa muse de toujours. Son âme sœur. Celle pour qui il donnerait tout. Il va devoir apprendre à se reconstruire lui aussi. Beaucoup grâce à Léa, cette petite fille pleine de vie et de charme. Ses déceptions amoureuses vont lui mener la vie dure. Et puis, il y a Léah, Lili, cette jeune femme qui est une parfaite continuité des idées d’Adélaïde (je pense notamment à sa grande tirade de fin). Rencontrer des personnages, comme ces femmes et ces hommes, ne peut qu’encourager à poursuivre nos rêves, à croire en nous et nos talents. Oui, nous ferons tous des erreurs, comme eux, mais se relever est toujours possible, comme eux.

Merci, Madame Laberge, pour ces messages d’espoir, d’acceptation et d’ouverture d’esprit que vous faites passer à travers vos romans. Cette trilogie est plus qu’une saga familiale, c’est une saga de vie. On apprend tant de choses sur les autres et sur nous-mêmes en les lisant ! J’ai pleuré. Mais j’ai également beaucoup ri. J’ai appris des choses. J’ai réfléchi. J’ai fait tout ça grâce à vos personnages et leurs aventures. J’ai eu peur également. La folie de certains nous met mal à l’aise, mais on n’oublie pas de les aider, comme on peut.

Petit P.S. Merci pour Germaine. Merci de lui avoir accordé cette fin.


Autrice : Marie Laberge
Éditeur : Pocket  
Collection : Best
Parution : 7 juin 2007
Pages : 1103
EAN-13 : 9782266167628



vendredi 17 mars 2017

Le goût du bonheur, tome 2 : Adéläide

Les étés immuables sur l'île québécoise d'Orléans sont à jamais perdus. La guerre et les réquisitions ont dispersé la plupart des hommes. Et le destin s'acharne sur Adélaïde, désormais épouse du brillant Nicholas McNally sans cesse menacé par la démence de sa propre soeur. Adélaïde, elle, reste droite malgré tous les déchirements qui l'assaillent. Si la jeune femme conserve le goût du bonheur en pleine tragédie, c'est à Florent qu'elle le doit, cet ami de toujours dont la tendresse défie les années. Pour combien de temps encore ?


Mon avis

Peut contenir des spoilers concernant le tome précédent Le goût du bonheur, tome 1 : Gabrielle.

Si j’ai lu le premier tome au ralenti, j’ai dévoré la suite de la trilogie de Marie Laberge : Le goût du bonheur. Ces romans auront ma peau. J’ai terminé Adélaïde un dimanche soir, et j’étais en larmes. Cette fin est insupportable. Déchirante. Pire que celle du premier tome !

Comment revenir sur ce second volume ? Premièrement, il ne possède pas ce fameux bémol que je souligne régulièrement, ce n’est pas un tome passerelle. Il possède sa propre intrigue, ses moments de doute et de joie. Marie Laberge m’impressionne toujours avec sa plume, mais également avec ses personnages certes nombreux, mais tous attachants. Souvent, je galère quand il y a trop de personnages, mais ici, impossible de se tromper ou de confondre. Chacun possède son rôle, et on s’attache à tout le monde. L’autrice fait évoluer son histoire sans heurt, alors que la fin du premier tome était difficile, autant pour les personnages que pour les lecteurs.

Au début, Adélaïde est en proie à de nombreux doutes. Elle doit affronter la colère de son père. Faire le deuil de sa mère, et se consoler du départ de son amant. L’enfant qu’elle porte alors aurait pu la détruire socialement à jamais. C’était sans compter sur le dévouement de Nic, qui la prend sous son aile. Quand on y repense, Adélaïde a beaucoup de chance. Et pourtant, elle va traverser de nombreuses épreuves. Je pourrais parler de cette femme pendant des heures. Elle est tout ce que j’admire. Adélaïde croit en ses idées et se bat pour qu’on l’écoute et qu’on la respecte. Dans une société qui prône le savoir-vivre, elle est je trouve la plus tolérante et ouverte d’esprit. Malheureusement, elle est la victime de beaucoup de préjugés, alors qu’elle est la première à défendre les droits de femmes et à refuser certaines coutumes religieuses qui condamnent les pêcheurs sans raison valable. C’est naturellement qu’Adélaïde fait face à tout ça, enceinte, et ensuite mère avec un mari parti à la guerre.

Plusieurs choses m’ont marqué dans ce roman. J’en parle plus haut, mais notamment le décalage entre la vraie vie et la politique ecclésiastique. On sent que l’église n’est plus à sa place, et n’évolue pas assez comparé au monde. En Europe, la guerre fait rage, et les personnages de Laberge s’insurgent contre cet acharnement qu’a Hitler sur les juifs. Que ce soient les personnages croyants et non croyants, chacun possède sa part de vérité, chacun va expliquer à l’autre son ressenti. C’est une ouverture d’esprit assez grande pour cette époque de trouble.
La seconde chose qui m’a marqué, et qui marque Florent dans le roman également, c’est la proximité entre les riches et les pauvres. D’une rue à l’autre, on dégringole d’une classe sociale à une autre. Les riches sont très riches, tandis que les pauvres ne peuvent pas se chauffer l’hiver. Et le personnage de Florent est le plus légitime pour ressentir cette différence. Il est conscient de sa chance, mais refuse beaucoup du luxe qu’on lui offre. Tout ça le dérange. Et va nous déranger, nous lecteurs, également.
Et bien sûr, comment parler de ces romans sans parler des femmes ? Gabrielle avait allumé la mèche dans le premier tome, sa fille reprend parfaitement le flambeau et transforme une petite flambée en feu de joie ! Son tempérament est une véritable révolte pour de nombreux personnages masculins. Qui se sentent dépassés par cette femme sûre d’elle et pleine d’idées pour l’entreprise qu’elle gère à la place de son mari. Nic peut d’ailleurs recevoir une médaille pour son comportement envers sa femme, pour l’époque à laquelle ils vivent. Ces couples (j’avais déjà souligné l’avancée de celui de Gabrielle et Edward dans le premier) sont avant-gardistes. Ils veulent prouver que l’homme et la femme sont sur un pied d’égalité. Et ça fait du bien.

Comme pour Gabrielle, Marie Laberge ajoute beaucoup de cachet à son histoire en passant avec aisance d’un personnage à un autre. On navigue de page en page sans jamais se lasser. Ça coule de source. Tout est calme et plat, on prend plaisir à suivre ces personnages attachants, quand soudainement une énorme vague vient tout ravager, et bien sûr, c’est toujours sur les dernières pages que cette vague arrive. Nous laissant dans un état à la limite de l’inconscience. Elle m’a ravagé le cœur ! Si le troisième tome poursuit et termine sur cette lancée, cette trilogie aura pour sûr mon coup de cœur ! Le deuxième l'a déjà en tout cas, impossible de ne pas le lui attribuer.


Autrice : Marie Laberge
Éditeur : Pocket
Collection : Best
Parution : 3 mai 2007
Pages : 949
EAN-13 : 9782266167611


samedi 16 juillet 2016

Les heures lointaines

Auteure : Kate Morton
Éditeur : Pocket
Collection : Best
Parution : 2 mai 2013
Pages : 834
EAN-13 : 9782266223904

Lorsqu'elle reçoit une lettre avec cinquante ans de retard, Meredith Burchill plonge dans un passé oublié. Elle se souvient de ce mois de septembre 1939 où elle a été évacuée de Londres et envoyée chez des aristocrates du Kent. Elle se souvient, mais ne veut pas en parler.
Décidée à en savoir davantage, Edith, sa fille, se rend dans le Kent, au château de Milderhurst, cette étrange demeure pleine de portes condamnées et de passages secrets...


Mon avis



Magnifiquement découverte avec « Les brumes de Riverton », j’ai poursuivi ma lecture des Kate Morton avec « Les heures lointaines ». On y parle de lettre retardée de plus de 50 ans, et forcément tous les secrets qui vont avec.

Ce n’est plus à prouver, je suis une dingue des secrets de famille, dans les romans. Plus ils sont sombres et enterrés, plus j’aime ça. Ce roman possédait toutes les bases pour me plaire. Et pourtant, quelque chose a cloché durant toute une partie du roman : sa lenteur. Kate Morton nous abreuve de descriptions plus ou moins utiles, mais souvent plus pour faire joli que pour être vraiment importantes. Dommage, car du coup l’histoire perd en rythme, et l'on se met à sauter certains paragraphes pour avancer plus rapidement dans ce qui nous intéresse vraiment.

Son intrigue est bien pensée, elle est malheureusement noyée sous toutes ces informations inutiles. Des descriptions c’est bien, ça apporte du corps au récit, mais quand c’est trop, c’est trop ! Durant toute ma lecture, j’essayais de faire la distinction entre l’intrigue et donc la base, et tous ces détails qui ne m’apportaient rien, à part quelques pages en plus. Mais donc, revenons-en à l’intrigue. Meredith va recevoir une lettre avec 50 ans de retard, problème de la poste. Elle fait croire à sa fille, Edie que ce n’est rien d’important, mais cette dernière comprend rapidement qu’il n’en est rien. Par un heureux hasard, Edie va se retrouver au Milderhust Castle, là d’où vient la lettre. Elle va donc commencer à faire sa curieuse, et fouiller dans le passé de sa mère, ainsi que dans celui des habitants de ce mystérieux château. Avouons que tout est en place pour que l’intrigue soit excellente, non ? Et bien elle l’est, du moment qu’on arrive à se dépatouiller de toutes ces informations inutiles.
L’auteure nous tisse une véritable toile, avec beaucoup, beaucoup de nœuds. Et ce gros nœud va se défaire uniquement dans les dernières pages ! Même quand on pense tenir le bout qui va nous permettre de tout résoudre, juste en tirant dessus, on se trompe encore. C’est un don auquel nous avait déjà habitué Kate Morton, elle relève le défi ici encore, et haut la main !

Bien que nous allions suivre Edie à la première personne dans toute la partie au présent, c’est un personnage que j’ai trouvé finalement très en retrait. À juste titre, car elle est pour moi comme une sorte de narratrice. Elle est là pour nous dire ce qui s’est passé, jouer notre propre rôle de détective dans cette affaire. C’est le seul personnage dans le brouillard, il est donc logique que ce soit elle que nous allions suivre. Sa mère, Meredith, est très intéressante. Elle cache beaucoup de choses, et pas que des secrets. On sent qu’elle dissimule toute une part de sa personnalité pour le bien de tout le monde. Et c’est ce qui la rend si intrigante.
Et bien sûr, il y a les trois vieilles sœurs du château. Perséphone, Séraphine et Juniper. Ce sont elles les véritables mystères de l’histoire. Le château renferme plusieurs secrets, qui sont au final tous liés. Edie va devoir faire preuve de jugeote pour arracher la moindre confidence à ces trois-là. L’auteure nous emmène régulièrement dans le passé pour apprendre à les connaître durant leur jeunesse. Elles se dévoilent, montrent certaines de leurs failles et toutes ces petites choses mises bout à bout permettent de résoudre l’énorme puzzle de secrets du château.

Reparlons des nombreux détails, mais de leur utilité cette fois ! L’auteure nous entraîne dans une atmosphère très dense, voire même poussiéreuse à certains moments. Et sa plume nous permet de nous immerger totalement. Je dirais simplement qu’elle a mal dosé ses détails, c’est le bémol du bouquin. Elle aurait facilement pu enlever 300 pages de descriptions inutiles. Mais ça reste une belle lecture, avec une belle révélation finale.

lundi 9 mai 2016

Juste avant le bonheur


Auteur : Agnès Ledig
Editeur : Pocket
Collection : Best
Parution : 2 octobre 2014
Pages : 326
EAN-13 : 9782266250627

Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fées. Caissière dans un supermarché, elle élève seule sont petit Lulu, unique rayon de soleil d'une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui sourire. Ému par leur situation, un homme les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. Tant de générosité après des années de galère : Julie reste méfiante, elle n'a pas l'habitude. Mais pour Lulu, pour voir la mer et faire des châteaux de sable, elle pourrait bien saisir cette main qui se tend...


Mon avis

Cadeau de la part de ma Virginie, je sais qu’elle aime beaucoup l’auteure Agnès Ledig, et par hasard je me suis penchée vers cette lecture, un soir.

J’ai rapidement plongé dans l’histoire de Julie, Paul, Jérôme et Ludovic. C’est tendre et plein de bons sentiments. On s’attache rapidement à cette jeune mère de 20 ans et son fils de 3 ans. Le style est fluide et agréable, on glisse facilement dans le récit.

Julie est un personnage attendrissant, qui est devenue maman par accident à 17 ans. À 20 ans,elle peine à joindre les deux bouts et doit se contenter de son petit boulot de caissière pour faire vivoter son fils comme elle peut. Sur un coup de tête, elle décide de partir en vacances en Bretagne avec Paul. Le personnage de Julie m’a à la fois plu et déplu. C’est-à-dire que j’ai aimé sa spontanéité et son courage, et en même temps elle m’a soulée pour les mêmes raisons… Oui, pas du tout contradictoire la chose. Je sais.
Mon petit coup de cœur « personnage » va à Paul, l’homme grâce à qui tout se produit finalement. Il m’a fait rire dans sa manière de ne pas savoir gérer sa vie, alors que sa femme le quitte. Il se retrouve perdu et ne sait même pas qu’il faut peser ses fruits au supermarché. On sent que c’est le bon gars, qui souhaite faire plaisir autour de lui, rendre service, et pourquoi pas, faire revivre une mère et son fils complètement démunis.

Puis arrive L’événement du roman. LE truc qui m’a à la fois émue et énervée (ah je vous le dis, je ne suis que contradiction pour cette lecture). Car d’un côté j’ai trouvé cela triste, et vraiment émouvant. Et en même temps, j’avais l’impression que c’était voulu : « je vais mettre ça là, pour faire pleurer dans les chaumières » je suis sûrement un peu dure dans mes propos, mais ça me faisait penser aux films tire-larmes. Ils sont faits pour nous faire pleurer. Et du coup, on se concentre pratiquement uniquement sur cet élément déclencheur. Autant des fois, c’est vraiment bien amené et je suis convaincue. Autant des fois, ça fait un peu tache. Et pour le cas de « Juste avant le bonheur ». Je suis partagée.

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, ce sont les vacances en Bretagne. J’entendais le bruit des vagues, la maison qui craque, les feux dans la cheminée. Bref, je m’y sentais vraiment bien. Et ça ne m’aurait pas déplu d’y rester finalement, tout au long du roman.

dimanche 22 juin 2014

La petite fille qui aimait la lumière

Auteur : Cyril Massarotto
Editeur : Pocket
Collection : Best
Parution : 8 novembre 2012
Pages : 282
EAN-13 : 9782266229876

Barricadé dans sa maison au coeur d'une ville déserte, un vieil homme prend des risques fous pour recueillir une petite fille blessée.

L'enfant ne parle pas, elle ne prononce qu'un mot : «Lumière», elle qui a si peur du noir. Alors, le vieillard parle, il lui raconte la beauté de la vie d'avant, les petites joies du quotidien, son espoir qu'on vienne les délivrer. Il lui enseigne la possibilité d'un avenir, quand elle lui offre de savourer le présent.


Mon avis


Merci à ma Virginie pour ce cadeau, qui remonte à un lointain swap il me semble. Après mon Serial Killer j’avais besoin de quelque chose de très différent.

Je ne connaissais pas Cyril Massarotto, quelques titres, de noms me disaient vaguement quelque chose, mais aucun autre ne m’attire plus que ça. J’étais donc très contente de commencer par celui-ci. Un style très agréable, doux et léger, dans un univers noir et triste. Ce petit livre se lit vraiment tout seul, on ne voit pas les pages passer, et la fin arrive trop vite.

L’histoire se déroule ou le lecteur veut bien l’imaginer, l’auteur ne donne aucun indice la dessus. C’est certainement une des choses qui m’aura le plus marqué. On se retrouve, des années après les premiers assauts, dans un pays qui doit être rayé de la carte. Le fait que l’auteur ne précise pas ou cela se déroule, prouve à quel point cette action est atroce. Chaque personnes, qu’importe ses origines ou ses croyances peut être touché par cette histoire. On découvre un groupuscule qui n’en aime pas un autre et qui décide de l’éliminer. Pourquoi ? Après plus de guerres que le monde n’aurait du en connaître, on ne trouvera malheureusement jamais réponse à cette question. Certains sont ainsi, et c’est tout. Notre histoire se déroule dans l’un de ces pays, mal aimé par un autre.

Monsieur Papi est un survivant. Cela fait 7 ans qu’il est barricadé chez lui pour ne pas se faire tuer. Un œil par un volet un jour va lui faire voir une petite fille mourante dans la rue. Prenant son courage à deux mains, il la ramène chez lui et la soigne. La petite fille ne parle pas et ne sait que prononcer le mot « lumière ». De chapitres en chapitres, nous allons faire la connaissance de ces deux êtres, au fond du gouffre qui décide de s’entre aider.
Lumière est une petite fille tellement adorable. Elle n’a connu que la guerre, et vivait dans les égouts avec d’autres enfants. Quand elle se fait recueillir par Monsieur Papi elle découvre que premièrement ce n’est pas un ogre, et deuxièmement qu’il est très gentil. La petite fille va apprendre à reprendre gout à la vie, à retrouver espoir.
Monsieur Papi a vécu ce jour horrible, ou les « autres » sont arrivés et ont tiré sur tout ce qui bougeait. Un à un il a vu les gens qu’il aimait mourir devant ses yeux. Son instinct de survie lui aura permit de s’en sortir.

A lire la chronique, comme ça, on pourrait se demander ce qu’il y a de beau dans cette histoire, car tout semble tellement triste. C’est une histoire triste, mais rempli de belles choses et d’espoir. Ca suffit pour rendre cette lecture douce et attendrissante. Elle rappel également que nous devons être heureux de ce que nous avons, ne pas oublier de s’émerveiller devant les belles choses de la vie. Certains ont tout perdu du jour au lendemain et donnerais tout pour revenir à avant.
J’ai l’impression de faire ma moralisatrice en disant cela… Mais c’est vraiment ce que j’ai ressenti durant ma lecture. Une petite perle. 

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lundi 30 décembre 2013

Un cadeau inespéré

Auteur : Françoise Bourdin
Editeur : Pocket
Collection : Best
Parution : 16 octobre 2008
Pages : 213
EAN-13 : 9782266184359

Pour Louise, trentenaire, cette année, Noël aura une saveur particulière. C'est en effet le premier qu'elle passe seule avec Florent, son fils de dix ans, depuis son divorce. Et le jeune garçon, justement, décide d'offrir à sa mère un inoubliable moment de fête. Profitant d'un instant d'inattention, il part seul en forêt en quête d'un sapin. Mais, surpris par le brouillard, Florent s'égare...

Sauvé in extremis par un voisin, il est raccompagné chez lui. Dehors, la tempête gronde. Et dedans, le réveillon risque d'être bien plus mouvementé que prévu...


Mon avis

Trouvé pile à la bonne période à Emmaüs, ce livre était idéal pour le challenge. Il se déroule durant la période de Noël, c'est donc également le livre qui aura accompagné mon 24-25 décembre de cette année.

Je n'ai pas lu beaucoup de livre de Bourdin, mais c'est une auteur reconnu pour ses romances. Et celui-ci n'y manque pas. Deux personnages qui ne s'apprécient pas beaucoup au départ finissent forcément par succomber. De ce côté là, le livre n'est pas très innovant on est d'accord, c'est un peu toujours le même schéma, mais qu'importe, on aime savoir comment ils vont en venir à s'aimer.

Au début, on ce serait presque cru dans une réécriture d’Orgueil et Préjugé. Les personnages ont des apriori l'un sur l'autre et s'y tienne. Grégoire prend Louise pour une actrice snob et qui pense à son confort avant celui de son fis, alors qu'il n'en est rien. La jeune maman ne pense qu'à Florent, son garçon. Depuis le départ de son ex mari, elle peine à tout payer et à en même temps prendre soin de son fils, mais elle fait de son mieux. Et ça se voit. C'est ce côté de sa personnalité qui m'a beaucoup touché, car contrairement à ce qu'elle laisse paraître, elle n'a que des petits besoins et pense avant tout à son fils.
Louise prend Grégoire pour une homme des bois bourru et sans sentiments. Alors qu'il cache un lourd passé, plein de drames. A force il a apprit à ne pas être confiant et faire attention de bien cacher ses sentiments. Mais bien sur quand il retrouve le petit Florent, seul et blessé sur ses terres, sa vie d'avant lui revient en mémoire, et il ne peut que venir en aide au petit garçon. Il est touchant également dans son genre. Mais j'ai trouvé que chacun tirait des conclusions hâtives par rapport à l'autre.

Ce qui m'a le plus dérangé, on va dire, c'est le temps qu'il aura fallu à Grégoire et Louise pour se rendre compte qu'ils s'apprécient. C'est à dire pas beaucoup. Durant 100 pages ile ne s'aiment pas et soudainement, PAF! "C'est l'homme/la femme de ma vie". Moui... c'était un peu rapide j'ai trouvé.

Mon vrai coup de coeur va à Florent qui est certainement le personnage le plus intéressant de l'histoire. Le petit garçon s'est vu rejeté par son père quand ce dernier est parti et depuis, pas de garde partagé et de vacances chez lui. Juste le silence. On le sent brisé, trop tôt, et il nous touche.

L'univers de la petite maison de Grégoire m'a séduite du début à la fin. J'ai adoré ce chalet retaper par ses soins, on sent à travers les pages qu'il est chaleureux et accueillant. On a qu'une envie s'y pelotonner avec un chocolat chaud et un bon livre en regardant les flocons tomber. C'est vraiment un cadre idyllique qui m'aura fait rêver durant toute ma lecture.  

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mardi 18 juin 2013

Le treizième conte

Auteur : Diane Setterfield
Editeur : Pocket
Collection : Best
Parution : 18 août 2011
Pages : 567
EAN-13 : 9782266222556

Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui, âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fat la sienne. Sa lettre à Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire. Et elle ne croit pas au récit de Vida.

Dès lors, les deux femmes vont confronter les fantômes qui hantent leur histoire pour enfin cerner leur propre vérité...

 
Mon avis

Reçu de la part de Karine lors de l’un de mes premiers swaps, Le treizième conte était un livre qui me faisait envie depuis un moment. J’aime les histoires de secrets, de famille avec pleins de cadavres dans les placards et je sentais que ce livre m’apporterait ce que je voudrais. 

L’auteur sait où emmener ses lecteurs et c’est très appréciable durant notre lecture, bien que le style en tant que tel ne soit pas exceptionnel, car cela reste une écriture simple et accessible. En fait, tout réside dans la manière dont on fait durer les suspens, comment on l’amène et comment les lecteurs vont se faire berner. Ce qui n’est pas toujours choses facile. En effet, durant ce genre de lecture je suis à la recherche de la moindre faille, du moindre indice qui me permettrai de découvrir la vérité avant que les personnages ne me la révèle. 

Diane Setterfield nous raconte une histoire dans une histoire. Car nous commençons notre roman avec la vie d’une jeune femme passionnée de littérature. Plus tard nous la découvrons chez cette étrange Vida Winter qui est une auteur plus que célèbre et qui se sentant sur le déclin décide de raconter son histoire à quelqu’un. Une histoire, dans une histoire. Le tout est assez complexe car il ne faut pas mélanger les deux récits. J’ai trouvé que l’auteur s’y prenait à merveille avec ses intrigues, et que tout arrivait au bon moment. Pourtant on peut ressentir une certaine longueur durant certains passages. En effet pour que je mette deux semaines à terminer un livre, c’est assez étrange. On s’attarde parfois un peu trop sur la contemplation des personnages pour un jardin en hiver, des lettres effacées sur un bout de papier. Il faut rester motiver pour arriver au prochain mystère, à la prochaine révélation. Mais les nœuds qui lient les personnages sont solides et permettent de nous poser les bonnes questions, souvent, nous font aller dans la mauvaise direction jusqu’au moment cruciale de la vérité qui éclate. Enfin. Petit à petit, notre jeune passionnée de livre Margaret Lea, commence à lever le voile sur les secrets de cette vieille femme. De ce fait je ne me suis peut être pas assez concentré sur les personnalités des gens et plus sur les mystères qui les entourent. Toute fois j’ai pu noter une certaine admiration pour Vida Winter, l’auteur anglaise à succès, bien que son histoire soit sombre elle possède un certains charme (son histoire comme elle d’ailleurs). On découvre une femme qui a vécu des choses atroces et qui aura su se relever à chaque fois. Contrairement à Margaret qui m’a semblé d’entrée très fragile, peut être trop d’ailleurs. Cela peut avoir son charme en général un personnage avec ses faiblesses et son histoire, mais ici j’ai trouvé qu’elle était trop de tout ça. 

L’atmosphère colle parfaitement à l’esprit du livre, grande bâtisse avec une bibliothèque gigantesque, des jardins mystérieux et peu de monde aux alentours. De quoi comprendre d’où vient l’imagination de Vida Winter pour écrire tous ses best seller. Bien qu’il soit parfois un peu longuet on est plongé dans un univers particulier qui nous ensorcèle du début à la fin.
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