Affichage des articles dont le libellé est Fantastique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fantastique. Afficher tous les articles

mercredi 19 décembre 2018

Quand l'abandon me pèse...


Je crois qu'il est temps que le blog change de façon de faire. L'aspect trop scolaire des chroniques littéraires ne me convient plus du tout. Quand je vois la pile de livres s'accumuler et ne pas être chroniquée, ça me démotive. Mais comme j'aime tout de même avoir un certain suivi, et écrire ici, il faut que je m'adapte. Alors c'est ce que je vais tenter ces prochains temps. Des articles différents, pas forcément construits comme les précédents, et qui mélangeront peut-être des fois plusieurs livres, quelques moments de mon quotidien, etc.

Vous savez, pour la plupart, que je suis toujours dans mes lectures pour le Pumpkin Autumn Challenge, jusqu'à ce que le Cold Winter commence. C'est là que tu vois que mes articles tardent et dorment dans mon ordi... Ces derniers temps, mes lectures me sont tombées de mains (abandon successif de : Balades irlandaises, Shadows de Robyn McKinley et Les sorcières de Mayfair d'Anne Rice).
Pourtant, avant ça, je m'étais plongée dans Par un matin d'automne de Goddard, qui avait été une bonne surprise. Peut-être un peu long parfois, avec une fin plutôt énigmatique et pas vraiment révélatrice. J'ai même un mal fou à me souvenir des noms des personnages... Leonora Galloway, voilà ! Cette femme va revenir avec nous sur le mystère de sa naissance. La guerre de 14-18 fait rage, et des enfants sans père, il y en a des centaines. Mais Leonora serait l'enfant d'un grand nom de l'aristocratie anglaise, à moins que ce ne soit qu'un mensonge, son père étant décédé avant sa conception. Entourée d'une grand-mère détestable, d'un grand-père passif et d'un arrière-grand-père qui a dû fuir le manoir, Leonora ne sait plus qui croire. Et si tout reposait sur le récit d'un homme qui a connu tout ce monde avant sa naissance ?

Le roman est bien construit et j'ai passé un bon moment. Mais même avec ça, il me manquait cette dose de mystère, celle qui nous ronge jusqu'à la fin ! La plume est parfois lente, et prend beaucoup de temps pour arriver là où elle veut aller, mais malgré tout elle est belle. Pose un décor somptueux autour de cette grande bâtisse, et de ses habitants. Je retiens surtout les descriptions de lieux, qui sont magiques ! Quand on aime les secrets de famille, comme moi, on devient peut-être difficile avec le temps, Goddard se hisse difficilement à la hauteur de certaines autrices que j'apprécie dans le genre, mais apporte un très beau roman.

Entre temps, j'ai feuilleté le prix Renaudot (Le Sillon de Valérie Manteau) et le Goncourt (Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu) qui ne m'ont pas autrement convaincue, mais au moins je sais de quoi ça parle, et je connais les styles de ces deux romans promus. Je préfère nettement me replonger dans une lecture « à moi », une lecture qui me sorte de cet arrière-goût bizarre qu'ont laissé les trois abandons successifs. Sans vraiment prendre le temps de choisir, j'ai foncé vers le troisième tome de Sorcière de Cate Tiernan. Les suites de séries qu'on aime, sont pour moi des valeurs sûres, des livres qu'on aime retrouver, et c'est exactement ce que Sorcière est en train de faire. Il accompagne également parfaitement la fin du Pumpkin Autumn Challenge. Il faut dire que je suis assez impatiente de piocher dans ma pile du Cold Winter, je pense même commencer déjà une fois Sorcière terminé.

dimanche 16 décembre 2018

Sorcières de fiction et d'aujourd'hui


Octobre a été rythmé par des lectures magiques. Les sorcières étaient au rendez-vous. Roman, essai et bande dessinée. J’ai envie de changer un peu mes chroniques. J’ai envie de parler de plusieurs livres, de thèmes etc. Dans un même article. Un livre, une chronique, un article me paraît trop scolaire aujourd’hui. Donc je change. En plus je suis pas du tout en retard (humhum) pour cet article, qui a traîné dans mes dossiers bien quelques semaines avant de partir en correction. Les sorcières ont laissées place aux lutins de Noël, mais bon... 

Je commence par l’essai Sorcières, la puissance invaincue des femmes de Mona Chollet, que j’avais découvert grâce à son essai Chez soi, une odyssée de l’espace domestique, que je relirais bien d’ailleurs. Le thème ici est légèrement différent, et très actuel.

On retrouve des sorcières un peu partout aujourd’hui. Que ce soit sur Etsy, sur Instagram, ou simplement à côté de chez soi. Une nouvelle vague de sorcellerie moderne, qui puise souvent son inspiration dans les sorcières du 17e siècle, celles qu’on a jugées et brûlées. Que reste-t-il de ces femmes aujourd’hui ? Quelles sont les sorcières du 21e siècle et pourquoi ne les laisse-t-on toujours pas tranquilles ?

Ce qui m’a peut-être déstabilisée dans un premier temps, c’est le rapport à la sorcellerie qui, après l’intro et le premier chapitre, n’est plus beaucoup évoqué. Je m’attendais à en avoir plus, que les sorcières de n’importe quelle époque allaient revenir régulièrement en référence. Si j’ai été très touchée, et concernée par les trois-quarts de l’essai, le chapitre 2 concernant le non-désir d’enfant m’aura souvent fait froncer les sourcils. Je ne pensais pas qu’il partirait limite dans le jugement des femmes qui décident d’avoir des enfants. J’ai été touchée en plein cœur par ce que l’autrice avançait. Toutes les mères sont simplement victimes d’une spirale patriarcale, et sociétale. La généralité m’a déplu. Mais les passages parlant de la liberté, de la terre, d’un retour vers une vie simple et naturelle, si c’est ce qui peut nous rassurer et nous faire du bien, m'ont énormément parlé. Ce livre a environ 50 pages de cornées, des phrases stabilobossées, car elles résonnent fortement en moi. Un essai qui chamboule et vers lequel il faudra revenir.

J’ai ensuite fait un bond en arrière, et suis partie à Salem Village, avec Abigaël dans les années 1600. Les filles de Salem, de Thomas Gilbert chez Dargaud, une bande dessinée, que j’ai décidé de lire pour son sujet, et non pour ses dessins. En général, je flashe sur des illustrations, et ensuite je m’attarde sur l’histoire. Ici, j’ai fait une exception. J’ai mis mes goûts de côté, et j’ai foncé. C’était une histoire forte, et difficile à lire sans finir en larmes. Abigaël est une jeune fille qui va découvrir la vie de femme adulte de l’époque, et qui va se sentir enfermée dans son propre village. Sa curiosité pour ce qui se passe ailleurs, pour des expériences parfois occultes vont bien sûr lui attirer des ennuis. Ses proches vont la condamner. Comme beaucoup d’autres femmes autour d’elle. Une bande dessinée très puissante, qui ne décrit que trop bien ce qui s’est passé pour ces femmes. La dernière planche est juste…. À couper le souffle !


Et pour terminer cet article, je vous emmène dans le clan des Sorcières du clan du Nord de Irena Brignull chez Gallimard Jeunesse. Qui n’est d’ailleurs pas si jeunesse que ça. C’est un livre où les avis m’ont un peu sauté aux yeux, alors que je ne les cherchais pas spécialement. Beaucoup étaient mitigés, certains lecteurs ont abandonné, je m’attendais donc à très peu de choses en le commençant. Et j’ai finalement passé un excellent moment de lecture.

Poppy change encore une fois d’école, car autour d’elle, tout finit toujours pas capoter. De son côté, Claré est une piètre sorcière, alors qu’entre elle et sa cousine, une reine sorcière doit être élue, selon une prophétie vieille de 303 ans. Quand les deux jeunes femmes vont se rencontrer par hasard, c’est le coup de foudre amical !

J’ai adoré l’univers de l’autrice, qu’elle met en place rapidement, sans perdre le lecteur, tout en faisant avancer son intrigue. Les deux se mélangent parfaitement. Dans son récit, elle intègre des sorcières parfaitement réalistes, qui puisent leur puissance et leurs pouvoirs dans la nature. Les petits détails de la vie du clan m’ont beaucoup plu. Leur rapport à leur magie est très intéressant.

Les personnages ne sont pas en reste. Poppy est Claré sont bien traitées, et aucune des deux ne tombe dans des clichés faciles, qui sont souvent trop présents dans d’autres romans jeunesse. Bien que l’autrice utilise un certain temps un triangle amoureux, elle lui apporte beaucoup de nuances, contrairement au schéma classique qu’on rencontre souvent dans les romans. Un triangle, qui du coup n’est pas dérangeant, car absolument pas le centre de l’intrigue. On s’intéresse aux pouvoirs des sorcières, à la prophétie et ce qui va en découler 303 ans plus tard.
C’est un univers sombre et déroutant. Les sorcières ne sont pas gentilles ni douces, elles peuvent être terribles et pleines de hargne. J’ai trouvé que Gallimard jeunesse osait un sacré pari en traduisant cette série. Elle n’est pas le genre de série autour des sorcières qu’on a l’habitude de trouver au rayon jeunesse. C’est différent, et ça sort des sentiers battus. Une vraie réussite. Je ne m’attendais pas à aimer autant.



vendredi 16 novembre 2018

Nox


Wattpad et moi, ça fait deux. Je vais y lire mes copines, et c’est à peu près tout. Il y a quelque temps de ça, j’y ai découvert la plume d’Eloïse. Le titre court de son histoire et sa couverture m’ont attirée. Par la suite, Eloïse a vu son histoire se transformer en roman papier, grâce aux éditions du Chat Noir. J’étais impatiente de le voir, de le lire. J’ai arrêté ma lecture numérique, pour la poursuivre en version papier. Le challenge me semblait la période idéale pour le lire. Sorcière et vieilles croyances sont au rendez-vous !

Théa entend des voix. Et pourtant, elle va sortir de l’asile psychiatrique où elle vit depuis des années. Après la mort de sa mère, son père, ne sachant plus comment s’occuper d’elle, l’a tout simplement oublié. Aujourd’hui, elle est adulte, et rêve d’une vie calme. Mes ces voix ne la laissent pas tranquille. L’une d’elles attire son attention sur Elias, un jeune homme de son âge résidant à Clairmont. Elias, de son côté, entraîne sa meilleure amie Cléa dans une enquête sur les légendes de leur petite ville. Une ville qui aurait connu des sorcières.

La plume d’Eloïse est prometteuse. On ressent parfois quelques petites maladresses, comme des phrases répétitives ou des facilités dans le déroulement de l’histoire. Quelques incohérences peuvent être soulevées aussi, mais ce qui est drôle, c’est que les personnages eux-mêmes se rendent compte de l’incohérence et le font remarquer aux autres. Par exemple, Théa rencontre tout juste Elias et Cléa, que le trio partage déjà énormément de secrets. Des choses que les deux meilleurs amis ne s’étaient pas avouées. De plus, ils croient et protègent Théa dès leur première rencontre. Ils mettent bien en doute toute cette histoire, mais n’impliquent personne d’autre, et n’hésitent pas à l’emmener partout avec eux (messes et fêtes de famille comprises). La balance est donc un peu chancelante par moment. On sent que l’autrice se rend compte de ces petits soucis, mais ne les corrige pas pour autant.

À côté de ça, on a une histoire de sorcière des plus originales, et plausible. J’ai vraiment aimé les passages dans le passé, avec l’exécution de la première sorcière de Clairmont. La trame est intéressante, et se tient. La puissance ne fait que monter pour exploser durant les dernières pages. Eloïse Thange malmène ses personnages et ses lecteurs, et elle le fait bien. On peut excuser les maladresses de style, pour savourer une histoire qui change des éternels schémas qui tournent autour de la sorcière.

Théa est le personnage emblématique de cette histoire. Celle par qui tout se poursuit. Sa vie est tourmentée et sombre, elle ne sait plus à qui se raccrocher alors que ces voix ne la laissent pas tranquille. Ce qui rend ce personnage difficile à apprécier. On a envie de l’aimer et de l’aider, car son passé est traumatisant. Mais sa sensibilité et son parcours la rendent aussi un peu pénible. Entre ses vertiges, pertes de connaissance et ses crises, elle devient le personnage qu’on n’a plus envie de suivre. En fait, je ne sais pas comment la décrire, sans trop en dire, et sans la tailler négativement non plus. Elle est attendrissante, et je voulais connaître la suite de son aventure. Mais plus je la suivais, plus elle m’agaçait aussi. Son personnage assez difficile à cerner.
Au contraire de Cléa, qui elle est un personnage comme je les aime. Au caractère bien trempé, qui agit et qui n’est pas passive. C’est pourtant le personnage qui a le moins d’incidence sur les événements de Clairmont. Mais c’est celui qui fait bouger les autres. Elle prend souvent les choses en main, et attaque. Tout ce qu’elle fait n’est pas toujours bien, au contraire, c’est un personnage nuancé, qui avance en faisant des bourdes, et qui accepte ses erreurs.
Elias est le personnage de transition. Il est l’élément qui amène Théa à Clairmont, et celui qui va tout faire basculer, d’un côté ou de l’autre. Sa vie est loin d’être idéale, au contraire, et on s’y attache. Peut-être fait-il trop rapidement confiance, mais lui aussi est parfois un peu mou du genou. On s’attend à ce qu’il réagisse, et il laisse beaucoup trop les choses se faire autour de lui.

C’est une histoire qui change. Qui est loin des “il était une fois… ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants”. Et ça fait du bien. Du bien aussi de voir qu’une jeune plume possède un réel talent, et qu’elle va certainement encore nous surprendre avec ses univers. J’ai déjà hâte.


Autrice : Eloïse Tanghe
Éditeur : Du Chat Noir
Collection : Cheshire
Parution : 14 février 2018
Pages : 324

mardi 13 novembre 2018

Les Outrepasseurs, tome 4 : Ferenusia


Cet article peut contenir des spoils sur les tomes précédents de la saga Les Outrepasseurs

Trois ans et demi plus tard, nous y voilà. Le quatrième et dernier tome de la saga coup de coeur Les Outrepasseurs s’inscrit parfaitement dans les menus du Pumpkin Autumn Challenge. J’ai accepté la lecture commune avec Laetitia de la Lanterne Livresque.

Il m’a fallu du temps pour remettre tout ce petit monde en place. Certains noms ne me parlaient plus du tout, et chaque page était un nouveau défi. J’ai souri à quelques détails (le chat d’Antoinette s’appelle Chess, et le domaine familial de Peter se nomme la Renardise). Si les premiers chapitres furent addictifs comme les premiers tomes, la suite m’a déçue. Peut-être ai-je laissé filer trop de temps entre les tomes, et du coup la saveur n’était plus la même. Mais je pense malheureusement que c’est plus une question de plus-value. Je ne voyais pas ce que ce dernier tome apportait. Tout ce qui me fascinait dans les premiers, n’était plus là. Les ferreux ne m’intéressaient pas. Les Outrepasseurs sont déchus. 
Les enjeux restent importants, car l’autrice défend beaucoup de sujets actuels, comme la question de genre, l’amour homosexuel, le racisme, et je trouvais ça beau qu’elle y fasse attention. Mais j’avais la sensation que ça n’apportait pas grand-chose à l'histoire. Je suis pour le fait de défendre des causes, mais il faut que ça matche avec l’intrigue. Le sujet qui collait le mieux était celui du racisme, les ferreux n’étant pas des humains, ils se regroupent et se sentent menacés. Mais je n’avais aucune envie de les suivre, ou de les connaître. C’est comme s’ils arrivaient trop tard (oui, ok, ils étaient enfermés dans des camps pendant 3 tomes). Mais les personnages ferreux que l’on suit ne me séduisaient absolument pas. J’avais la sensation qu’il manquait des choses. Ces personnages me semblaient sortir de nulle part.

Ce qui a aussi été un peu mon ressenti face à Alex. Très vite, on se doute de ses origines et de son identité. J’ai trouvé ce personnage de trop. Car ses actions n’apportent pas beaucoup aux autres personnages.
Je voulais revoir Peter. Je voulais le sentir frémir entre les pages, se mettre à la recherche d’Arnaut. Ce sont les seuls personnages qui m’aient vraiment donné envie de poursuivre ma lecture. J’ai beaucoup aimé leur évolution et leur destin. C’étaient des moments forts.

Ce que je retiens de ce quatrième tome, c’est qu’il est de trop. La fin du troisième me suffisait amplement, et j’attendais autre chose de cette suite. Les personnages présents, ainsi que leurs histoires, ne m’ont pas convaincue. Il me manquait vraiment cette palpitation que j’ai ressentie durant ma lecture de la trilogie. La magie s’est éteinte à la fin du tome trois, comme l’a si bien écrit l’autrice. Les étincelles n’étaient pas là.


Autrice : Cindy Van Wilder
Éditeur : Gulf Stream
Collection : -
Parution : 4 mai 2017
Pages : 381

mercredi 10 octobre 2018

La fille du roi Arthur, tome 1


Première lecture du Pumpkin Autumn Challenge, j’avais envie de quelque chose de rapide, et facile. Ce livre est dans ma PAL depuis sa sortie en 2015. Visiblement, la suite ne sera jamais traduite, Hachette a déjà épuisé le titre.

De mon point de vue, c’est une mauvaise réadaptation de la légende arthurienne. Quand je lis un roman classé en jeunesse ou ado, j’essaie toujours de me remettre dans la peau de la lectrice que j’étais à cet âge. J’évite de trop en demander à un roman. Mais quand on lit certains titres jeunesse, qui sont si bien, difficile de ne pas être critique envers ceux qui le sont moins, juste parce qu’ils sont classés en jeunesse. Donner de la qualité aux jeunes lecteurs est important. Et ce roman manque de beaucoup de choses.

L’univers est bâclé. Qu’on s’attaque à inventer quelque chose de complètement nouveau, en l'occurrence que le roi Arthur et la reine Guenièvre aient eu une fille, pourquoi pas. Mais l’histoire de Camelot, des chevaliers de la Table ronde et d’Arthur est inexistante. Le jeune lecteur ne connaissant pas cet univers n’y comprendra pas grand-chose. Qui est Merlin ? Et Mordred ? Trop de zones d’ombres dès les premières pages. L’avantage des légendes, c’est qu’on peut modifier certains aspects, sans qu’on crie trop au scandale. Mais implanter des personnages importants, sans les présenter, c’est partir du principe que le lecteur les connaît. Dans un premier tome, ça me semble un peu utopique.

Autre problème, l’âge des jeunes personnages n’est pas cité. On sait tous qu’à cette époque l’enfance prenait fin rapidement. Et très vite, les garçons comme les filles devaient faire partie de la société et tenir le rôle qui leur incombait. Ici, Rihanna (non, non je ne rigole pas) est une petite princesse protégée sur l’île d’Avalon. Tout le monde sauf elle sait qui elle est, et ce qu’elle est censée devenir. Quand elle apprend le décès de son père et sa destinée, elle passe d’un extrême à l’autre, en moins de 24 heures. En quelques jours, elle devient une guerrière et fait plier un chef saxon en quelques minutes. Même avec toute la bonne volonté du monde, j’avais de la peine à y croire.

Il manque du rythme, du réalisme et de la cohérence. Je ne suis qu’à moitié étonnée que Hachette ait épuisé le titre, sans éditer la suite.


Autrice : Katherine Roberts
Editeur : Hachette
Collection : -
Parution : 8 avril 2015
Pages : 314

samedi 18 août 2018

Charley Davidson, tome 10 : Dix tombes pour l'enfer


Détective privé à mes heures et Faucheuse à plein temps, je me suis toujours posée beaucoup de questions. Mais « comment arrêter trois dieux maléfiques différents ? », c'est nouveau ! Le hic : l'un de ces dieux, même s'il n'en a pas conscience, est mon si séduisant mari. Est-il trop tard pour le ramener dans le droit chemin ? Entre une fugitive à protéger, un homme accusé du meurtre d'une femme toujours en vie à innocenter, et un pendentif surnaturel terrifiant à dissimuler, j'ai bien du mal à trouver quelques minutes pour sauver le monde...

Mon avis

Toujours en lecture commune avec Moody, on s'est décidées pour accélérer un peu notre rythme dans les Charley. En même temps, on est bientôt au bout de la traduction en cours. Snif.

Ce tome 10, étonnamment, aura été un peu en dessous pour moi. À chaque fin de tome, je me disais que c'était impossible de faire toujours mieux que le précédent. Cette fois, je crois que le neuvième tome avait atteint le sommet de la saga. Peut-être ? Ce qui malheureusement rend l'histoire moins palpitante, c'est ce retour à la presque-normalité. Reyes est très absent de ce tome (enfin, trop à mon goût), et Charley est de nouveau à fond dans ses diverses enquêtes. Elle en résout d'ailleurs trois dans un seul et même tome. Ce qui veut forcément dire que le reste de l'intrigue, la principale, celle de Pépin, Charley et Reyes, est plus effacée. Après les révélations un peu dingues des tomes précédents, ça donne un résultat un peu fade, sauf la fin. Qui elle est explosive, c'est le cas de le dire.

Charley avance, gentiment mais sûrement dans ses découvertes et dans l'apprentissage de ses dons. Elle les met un peu en pratique, ce qui est cool. Les relations entre les personnages évoluent et pas mal de choses risquent de changer dans les prochains tomes. Enfin, on l’espère !
J'ai donc une grande attente envers le 11e tome.


Autrice : Darynda Jones
Editeur : Milady
Collection : Bit-Lit poche
Parution : 19 mai 2017
Pages : 473

vendredi 15 juin 2018

La nuit des cannibales


« Le réveil, déjà... Il est sept heures. Bizarre, j'aurais juré l'avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d'habitude. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga bref, ce n'est pas France Info. Je me lève dans le noir et me demande d'où vient cette infâme odeur de pieds. Je n'ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j'ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n'est pas le mien, ça n'a jamais fait puer personne. L'interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J'allume.

Je regarde mon bras... qui n'est pas mon bras. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »

Lorsque Maxime de Retz, homme d'affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d'un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l'assassiner, là, tout part carrément en vrille.


Mon avis

Merci aux éditions Pygmalion pour cet envoi, et à Gabriel Katz pour la dédicace. Desmeon commence à se faire long, mais je resterai patiente. Cet auteur est un peu comme chez lui ici. J'accroche souvent à ses histoires glauques et rocambolesques. Je ne vous le présente plus, car entre Aeternia et le Puits des mémoires, il me semble en avoir parlé souvent.
La nuit des cannibales est un mélange de roman d'action mêlé à du surnaturel. Personnellement, c'est en me fiant juste au titre que j'ai réussi à me faire avoir, je vais donc essayer de vous faire un avis, avec le moins d'infos possible sur l'intrigue. J'aime la facilité.

J'avais déjà dit ça pour N'oublie pas mon petit soulier, ne commencez pas par celui-ci si vous voulez découvrir l'auteur, selon moi. Car les précédents ouvrages cités vous immergent beaucoup plus dans le style de l'auteur. Mais si vous avez envie d'un livre qui se dévore en quelques jours, qu'on ne lâche pas, car l'auteur utilise un rythme frénétique et que les cliffhanger de fin de chapitre vous excitent, foncez !

La nuit des cannibales est une chasse à l'homme particulière, avec à la clé des gains qui ne se calculent pas en argent. Les personnages sont sans pitié et souvent tête brûlée. Notre héros, et l'antihéros par excellence, avec une morale assez proche de 0. Suivre un « méchant » change du schéma de narration habituel. J'ai trouvé ça très chouette que l'auteur mette en avant l'appât du gain, avant quoi que ce soit d’autre. Il n'y a pas de bonnes actions faites juste pour faire le bien, chaque pensée du personnage va vers un but bien précis, tant pis pour les dommages collatéraux.
Le point faible, et ce n'est pas la première fois, le personnage féminin mériterait un autre traitement. Ce n'est pas la pire chez l'auteur, mais ici il lui donne un rôle très particulier, qui finalement ne va pas aboutir. Marie est très sympa, mais ne sert pas à grand-chose. On va très peu la connaître, et son rôle n'est pas exploité de la manière dont on pourrait l'attendre.

Quant à la fin, elle est surprenante ! C'était presque trop beau pour être vrai, et en effet, connaissant Gabriel Katz, il ne pouvait pas nous laisser avec quelque chose de simple et facile. Il fallait que ça claque, et ça claque du début à la fin. Quand on a l'habitude, on sait qu'on ne doit pas trop s'attacher à ses personnages, il sait les faire mourir en quelques lignes.

Ce roman est idéal quand on a envie de lire quelque chose qui part dans tous les sens, qui se lit rapidement et qu’on a envie de se vider la tête.


Auteur : Gabriel Katz
Éditeur : Pygmalion
Collection : Romans
Parution : 15 mars 2017
Pages : 374

lundi 26 mars 2018

La mère des eaux


Avertissement (TW) : Des scènes de fausses-couches dès le premier chapitre. Personnes sensibles à ce sujet, vous êtes prévenues.

Après avoir subi une nouvelle fausse couche et appris qu'elle ne porterait plus jamais d'enfant, Emily est dévastée. Christopher, son mari, ne sait comment la consoler. C'est alors qu'ils sont appelés dans une communauté en Louisiane, au chevet de la mère d'Emily, que cette dernière n'a jamais rencontrée.
Mais rien ne va se passer comme ils l'imaginaient. Pour Christopher, la sollicitude des habitants devient vite pesante, et les relations du couple commencent à se distendre...
Que cache cette communauté coupée du reste du monde ? Pourquoi ses habitants ont-ils décidé de vivre reclus ? Et, surtout, que signifient ces rêves étranges qui troublent le sommeil d'Emily ?


Mon avis

Après avoir eu un  coup de cœur surprise pour Les enfants de Peakwood l’an dernier, quand Scrineo m’a proposé le nouveau roman de Rod Marty en service presse, je n’ai pas hésité longtemps. Encore une fois, je suis agréablement surprise par la facilité avec laquelle l’auteur arrive à nous rendre accro à son histoire. Les pages se tournent à une vitesse folle, et en deux jours il était terminé.

Bien sûr, il y aura une légère comparaison avec son précédent roman, je fonctionne comme ça pour tous les auteurs dont je lis plusieurs livres, au genre similaire.
Le rythme est donc encore une fois très bien soutenu. La tension monte petit à petit, et on sent le piège se refermer sur les protagonistes. Les indices de l’intrigue se mettent en place au bon moment, et arrivent à nous donner des parcelles de réponses au fur et à mesure.

Emily se remet péniblement de sa troisième fausse-couche. Quand on lui annonce qu’elle hérite de la maison de sa grand-mère dans une petite ville en Louisiane, le tout accompagné d’une petite somme d’argent, elle fonce sur cette occasion de mieux connaître ses origines pour se changer les idées. Son mari, moins emballé par l’aventure, va la suivre, mais lui aussi essaie vainement de se remettre de quelque chose…

Emily est un personnage touchant, de par son vécu. Que ce soient ses angoisses liées à ses fausses-couches, la crainte d’être stérile et de ne jamais porter son enfant ou encore de soudainement trouver ses racines, elle qui a été adoptée. Quand on creuse un peu, c’est aussi un personnage égoïste, mais ne le sommes-nous pas tous un peu ? Sans toujours s’inquiéter du ressenti de Chris, son mari, elle va prendre certaines décisions, qui vont fortement impacter la suite de leurs vies. Comme le fait de tenter le tout pour tout et participer à une cérémonie en l’honneur d’une déesse qui pourrait la faire tomber enceinte. Attention, j’entre dans un sujet difficile, que serions-nous prêts à faire pour enfin avoir l’enfant dont on rêve depuis toujours ? Sans entrer dans le personnel, je sais ce que c’est que l’attente. Se relever de plusieurs fausses-couches, c’est encore une épreuve supplémentaire. Une femme qui désire plus que tout porter la vie est certainement prête à beaucoup de choses. Même d’essayer des choses auxquelles elle ne croit pas. La façon dont est amenée la cérémonie est pour moi un peu grosse, et manque de sérieux. Même prête à tout, je me demande si je l’aurais fait en secret, sans en parler à mon conjoint. Les deux sont concernés, mais Emily prend toutes les décisions.
Chris a ses défauts, lui aussi. Et je pense que c’est ce qui fait qu’Emily agit ainsi. Elle est plus attirée par le fait de devenir mère, et avoir son enfant, que le fait que Chris soit là en tant que père. Les réflexions d’Emily à ce sujet sont d’ailleurs souvent contradictoires.
Chris est pour moi le personnage terre à terre. Il ne souhaite qu’une chose, vendre cette maison et retourner à San Francisco. Je ne peux pas l’en blâmer. La petite ville de Lamarre donne des frissons et je serais la première à vouloir en repartir. Il comprend que quelque chose ne tourne pas rond, et on va lui mettre des bâtons dans les roues, pour éviter qu’ils repartent.

L’intrigue change de son précédent roman, mais ce qui reste similaire est clairement l’ambiance. Une atmosphère pesante et suffocante, accentuée par la chaleur de la Louisiane. On sent que c’est mauvais, qu’il faut partir, mais les personnages sont embourbés dans cette histoire, et ne peuvent pas en partir. Comme une mouche dans une toile d’araignée.
Encore une fois, un roman qui secoue, et qui fait accélérer notre rythme cardiaque. Bravo !


Auteur : Rod Marty
Éditeur : Scrinéo
Collection : -
Parution : 4 mai 2017
Pages : 374

mardi 9 janvier 2018

L'Epouvanteur, tome 12 : Alice et l'Epouvanteur

«Destinée à être instruite dans l'art de la magie noire, j'ai passé deux ans sous la direction de la plus puissante des sorcières. Lizzie l'Osseuse. J'ai vécu pendant cette période des choses que je n'ai jamais racontées à mon ami Tom Ward. Des choses terrifiantes...»
Depuis plusieurs années. Alice combat aux côtés de l'Épouvanteur, John Gregory et de son apprenti, Thomas Ward.
Afin de détruire le Malin, ce dernier doit accomplir un dangereux rituel lors de la prochaine fête d'Halloween. Pour cela, il a besoin de trois objets sacrés : trois armes. Il en a déjà deux. La dernière, une lame surnommée «Douloureuse», est cachée dans le repaire du Malin.
C'est à Alice qu'il revient de la récupérer. La voici contrainte de retourner dans le monde de l'Obscur où ses ennemis l'attendent à chaque recoin. La jeune sorcière va découvrir qu'elle n'a jamais été aussi puissante... ni aussi proche de la mort.


Mon avis

On se rapproche de la presque fin ! Et oui, officiellement, le 13e tome annonce la fin de la série principale, mais l’auteur a publié une trilogie/suite/spin-off. Dans la version française sortie en novembre 2017, Bayard a d’ailleurs gardé la suite de la numérotation, indiquant que ce nouveau volume est le tome 14 de la série. Assez de blabla technique, qu’en est-il de cette aventure centrée sur Alice ?

Honnêtement, j’ai été moyennement emballée. La grande quête d’Alice était d’aller retrouver la dernière des trois lames qui seront utilisées pour détruire le Malin. Pour la récupérer, elle doit se rendre dans l’obscur, avec tout un tas d’ennemis aux trousses. L’auteur profite de cette histoire pour nous parler un peu du passé d’Alice, avant qu’on ne la rencontre avec Tom.
Ce sont des passages intéressants, qui m’ont plu dans l’ensemble, en apprendre plus sur l’un de nos personnages fétiches, c’est toujours sympa. La passé d’Alice nous est raconté sous forme de souvenirs, ce qui fait que des fois, c’est un peu éparpillé.
On se rend vite compte que la toile de fond est son avancée dans l’obscur, et qu’elle n’en sortira pas avant la fin. Ce qui rend l’histoire un peu moins intéressante. Je rappelle qu’on a tout de même le Malin en personne, entravé en Irlande, qu’il faudrait détruire rapidement, et on « perd » un volume à s’arrêter sur un personnage qui est censé mourir dans le suivant. Alice doit se sacrifier pour le rituel de destruction. J’ai adoré mieux la connaître, mais j’aurais préféré savoir tout ça avant. Attendre ce 12e tome pour nous parler d’elle, en tant qu’héroïne (alors qu’on a eu Grimalkin bien avant (meilleur personnage de la saga d’ailleurs (laissez-moi (comment ça, ça fait trop de parenthèses? )))), c’était trop en retard dans la série je trouve.

À part ça, Alice reste un personnage génial. Depuis un moment maintenant, on sait qu’elle est très forte, et le sera encore plus dans peu de temps. Ce qui en fait un élément central de l’histoire. D’autant plus qu’Alice est une véritable héroïne ! Tom le répète bien assez, sans elle, il serait mort. Souvent. Ce qui peut rappeler le rôle d’Hermione dans Harry Potter. Sans elle, les deux garçons seraient morts à la fin du premier tome. Sans Alice, Tom aussi. Ce qui est rageant finalement, car le héros, c’est Tom, et non Alice. Elle est là pour lui sauver la mise, mais tout passe par lui. On peut être heureux d’avoir au moins déjà eu droit à un livre uniquement sur elle, avec elle. De ce point de vue-là, c’est top ! Niveau avancement de l’histoire, par contre, c’est le flop.

Finalement, j’utilise cette chronique pour vous parler du personnage, plus que son aventure. Cette dernière étant plutôt banale : des gros méchants, une quête à accomplir, des flashbacks.
Alice est un personnage attachant. Elle est maligne, utilise ses pouvoirs de façon raisonnée. Mais elle sait aussi qu’à trop les utiliser cela pourrait causer sa perte. L’auteur la travaille avec beaucoup de nuances. C’est quelque chose qui apparaît chez pratiquement tous ses personnages récurrents depuis quelques volumes. Si au début de l’aventure ils étaient tous plus ou moins enlisés dans certains clichés, la suite aide à décliner leurs personnalités.

En gros, l’histoire de ce tome n’est pas fantastique. Mais on découvre mieux un personnage qu’on apprécie depuis le début de la série.


Auteur : Joseph Delaney
Editeur : Bayard
Collection : -
Parution : 24 février 2016
Pages : 325
EAN-13 : 9782747053587



vendredi 15 décembre 2017

Le livre perdu des sortilèges

Diana Bishop a renoncé depuis longtemps à un héritage familial compliqué pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l'Ashmole 782. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret - un secret convoité par de nombreuses et redoutables créatures. Dont Matthew Clairmont. Un tueur, lui a-t-on dit. Malgré elle, Diana se retrouve au coeur de la tourmente.


Mon avis

Lecture commune avec ma copine NelliNella, commencée le 31 octobre pour aller pile avec la période d’Halloween. Comme il s’agit d’une des trilogies préférées de Lili Bouquine, je plaçais beaucoup d’espoir en cette lecture. Malheureusement… j’ai poussé jusqu’au bout (830 pages quand même), mais rien. Pas d’étincelle, et même une belle douche froide.

Diana est une sorcière (et c’était fait pour me séduire), sauf qu’elle fait tout pour éviter cette vie de sorcière. Pour elle, la science avant tout ! Elle va mettre la main sur un grimoire perdu, que beaucoup de créatures convoitent. Parmi ces créatures : Matthew, vampire depuis des siècles.

Sorcellerie, grimoire étrange, tout était réuni pour que ça me plaise. C’était sans compter sur les personnages que j’ai trouvés très mous. Diana est passionnée par ses recherches, et cherche à ne rien avoir à faire avec la magie. L’histoire du livre était bien trouvée, et j’avais envie d’en savoir plus ! Mais quand j’ai compris que l’autrice allait plus se concentrer sur la romance entre Diana et Matthew… j’ai décroché. J’ai eu cette sensation de lire un remake de Twilight, Bella en sorcière et Edward beaucoup plus vieux. Matthew a malheureusement ce syndrome du vampire très (trop) protecteur. Et Diana, ayant rejeté la magie depuis des années, n’est pas une sorcière très connaisseuse. J’avais l’espoir de tomber sur une sorcière à qui on n’a pas besoin de tout montrer. Sauf que non. Du coup, j’étais de moins en moins emballée. Le summum a été atteint au moment où Matthew emmène Diana en France. Ils passent beaucoup de temps ensemble, et on imagine facilement la suite. Mais même là, c’était trop. Le livre passe en second, voire même en 3e plan.
Sincèrement, j’avais d’autres attentes. Et les caractères de Diana et Matthew m’ont beaucoup déçue. J’ai apprécié la maison de la tante de Diana, qui est vraiment originale, et un personnage à part entière finalement.

Diana commence en étant un personnage très indépendant, je n’ai pas saisi pourquoi l’autrice la faisait reculer ainsi. Elle perd pied, et au lieu de s’accrocher aux gens qu’elle aime, elle se fie rapidement à un parfait étranger. Petit à petit, elle s’efface. D’un côté, j’ai trouvé intéressant de partir d’un personnage fort pour dévoiler ses faiblesses. C’était peut-être fait de façon un peu maladroite. Matthew part trop loin pour moi. Aucun atout, et beaucoup de niaiseries pour un vampire vieux de plusieurs siècles. L’histoire de sa naissance en vampire était vraiment chouette. La suite, beaucoup moins. Ses réactions sont souvent exagérées, et peu adéquates.

La romance prend trop de place, alors que je l’attendais beaucoup moins présente. Car pour moi, le livre devait être au centre de tout. Il lance l’intrigue, s’efface, pour revenir. Mais trop rarement pour être réellement développé. C’est dommage, car je n’aurai pas la patience de poursuivre l’aventure. L’histoire d’amour arrive presque trop tôt, et aurait mérité d’être retardée pour arriver justement par la suite.

Autrice : Deborah Harkness
Éditeur : Le livre de poche
Collection : Fantastique
Parution : 2 mai 2012
Pages : 833


jeudi 19 octobre 2017

Apostasie

Anthelme croit en la magie des livres qu'il dévore. Étudiant désabusé et sans attaches, il décide de vivre en ermite et de s'offrir un destin à la mesure de ses rêves. Sur son chemin, il découvre une étrange forêt d'arbres écarlates, qu'il ne quitte plus que pour se ravitailler en romans dans la bibliothèque la plus proche.
Un jour, au hasard des étagères, il tombe sur un ouvrage qui semble décrire les particularités du lieu où il s'est installé. Il comprend alors que le moment est venu pour lui de percer les secrets de son refuge. Mais lorsque le maître de la Sylve Rouge, beau comme la mort et avide de sang, l'invite dans son donjon pour lui conter l'ensorcelante légende de la princesse Apostasie, comment différencier le rêve du cauchemar ?


Mon avis

Vincent Tassy m’avait offert son livre lors d’un salon du livre de Paris. Univers sombre et poétique, il avait su me le vendre. Et la période de l’automne me semblait être idéale pour cette lecture.

Difficile de vous résumer ce roman. On navigue à la fois entre un conte et un récit. Ce qui est sûr, c’est que l’auteur ose quelque chose de nouveau. On y retrouve bien une quête, et un héros pour la mener, mais ça s’arrête là. Sa plume accompagne parfaitement cette histoire très sombre, à la limite de l’horreur, qui baigne allègrement dans la philosophie. La construction du roman se fait par plusieurs mises en abyme, entre l’histoire d’Apostasie, celle d’Anthelme et celle des Vermines.

Difficile, encore, de vous dire quels ont été mes personnages favoris. Ils ont tous su me charmer. Leurs différentes aventures les rendent tous à la fois touchants et inquiétants. Anthelme est peut-être le « principal », celui qui réunit toutes les histoires. Il est nos yeux et nos oreilles, car c’est lui que le lecteur va principalement suivre. Tous les personnages apportent quelque chose. Mais finalement, je dirais que ce qui ressort beaucoup de ce roman, c’est son ambiance. La forêt rouge, les ronces et les châteaux délabrés, il y a une atmosphère gothique qui englobe ce roman, et qui en fait une histoire incroyable.
Souvent, je souligne la difficulté de faire quelque chose de nouveau dans le roman de fiction. Qu’importe le genre, ils possèdent tous leurs codes et peu d’auteurs dévient de ces codes. Vincent Tassy prend sa propre direction, tord les codes du conte et du fantastique pour écrire une histoire inédite.

Âmes sensibles s’abstenir. En effet, je vous disais plus haut qu’on est à la limite du roman d’horreur. Certaines scènes sont assez gores, et bien décrites. L’univers est propice pour intégrer ce genre de moments, mais vous voilà prévenus, le sang coule parfois à flots.
J’aimerais vous en dire encore plus sur ce roman. Mais comme il est assez peu commun, la construction d’un avis n’est pas évidente. Je terminerai par vous dire de tenter l’expérience, si les schémas habituels vous barbent, si vous cherchez un conte sombre et gothique, de belles métaphores et des réflexions sur la vie et la mort.
Passez votre chemin si la lenteur d’un texte peut vous freiner, ici je trouve que ce pas calme et lent accompagne parfaitement l’ambiance du récit, mais ça peut ne pas plaire à tout le monde.


Auteur : Vincent Tassy
Éditeur : Chat Noir
Collection : -
Parution : 5 avril 2016
Pages : 333
EAN-13 : 9782375680025

samedi 30 septembre 2017

Sorcière, tome 2 : Le cercle

Je ne suis pas celle que je pensais être. Je ne suis pas une fille comme les autres. Je suis la sorcière d'un des Sept Clans. Ma sœur et moi n'avons pas le même sang... Au sein de notre Cercle, je suis trop puissante, maintenant, trop différente pour me sentir à ma place. J'ai l'impression d'être seule au monde. Heureusement, j'ai Nicolas. Il me dit qu'il m'aime et j'ai besoin d'y croire...


Mon avis

Après le Marion Zimmer Bradley, je voulais une lecture rapide. Dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge, j’ai choisi de continuer la série Sorcière de Cate Tiernan. Le premier tome m’avait fait bonne impression, avec un traitement des sorcières très différent de ce qu’on a l’habitude de lire. Ici, on ne parle pas vraiment de pouvoir magique, mais plus de sensations, avec l’art de la Wicca.

Le découpage est très court dans cette édition. Alors que la version française tenait en 5 volumes, la version québécoise s’étale sur 15 tomes ! Ce qui est carrément frustrant pour le porte-monnaie. Mais beaucoup plus agréable à l’œil, car les couvertures québécoises sont vraiment canon, contrairement aux françaises.

Ce tome 2 apporte pas mal de réponses sur les origines de Morgan. À la fin du premier tome, on apprenait qu’elle était une sorcière de sang, il faut donc que ses deux parents soient des sorciers. Avec cette recherche arrive également la première vraie relation de notre héroïne. Qui, bien sûr, n’est pas très jolie, et qui n’a jamais rien connu de sérieux. On y parle également beaucoup et surtout d’amitié, de celles qui se déchirent pour des broutilles et qui font partie de la vie.

Ce roman est son écriture restent très jeunesse. Ça se lit vite et bien. Le thème est sympa et bien traité. Mais clairement, pour la profondeur des personnages, on repassera.
La fin laisse Morgan dans une sale situation, mais bizarrement, j’ai peur de déjà connaître la suite et les intentions de certains personnages. J’espère que l’autrice me fera quelques surprises, histoire que je ne devine pas tout.


Autrice : Cate Tiernan
Éditeur : ADA
Collection : -
Parution : 2010
Pages : 342

EAN-13 : 9782896671380

lundi 25 septembre 2017

La chute d'Atlantis

Atlantis, le royaume de la mer, est régi par un système de castes, dans lequel chacun trouve sa place. La belle Domaris, fille aînée du grand prêtre Talkannon, a choisi de devenir une "initiée" : sous la férule du sage Rajasta, prêtre de la Lumière, elle devra donc apprendre les arcanes de la magie pour le bien de tous. La fougueuse Déoris, sa cadette, s'apprête à suivre la même voie. Mais l'arrivée du prince atlante Micon, mutilé par les tuniques noires-des prêtres qui pratiquent la sorcellerie, contrairement au code d'Atlantis-, va totalement bouleverser leur existence. Domaris va s'éprendre de Micon ; quant à Déoris, elle va se laisser séduire par l'adepte Rivéda, qui hésite entre la lumière et les ténèbres et que seul l'amour pourrait sauver.


Mon avis

Mon amour pour la duologie des Dames du lac de Marion Zimmer Bradley n’est plus à prouver, je vous bassine les oreilles avec depuis des années. Quand j’ai appris que par après, elle s’était amusée à écrire des préquels, je me suis dit qu’une relecture dans l’ordre pourrait être fun ! Je précise : il est important de lire dans l’ordre Les dames du lac et ensuite Les brumes d’Avalon. Les autres titres peuvent être lus dans le désordre, ou pas lus du tout, ça ne changera pas votre compréhension des Dames du lac.

La chute d’Atlantis serait donc le premier tome. J’ai peiné à le trouver, car il n’est plus édité. Après réception, je me suis jetée dessus, pour en ressortir assez déçue. Je ne m’attendais pas à quelque chose de révolutionnaire. Mais je souhaitais apprendre quelque chose en plus.
Ce roman est construit de façon très maladroite. Finalement, il pourrait se résumer en quelques pages du début à la fin. Bradley a simplement ajouté énormément de fioritures et de détails inintéressants. Ce que je retiens, ce sont les premiers cultes, les différences entre les prêtresses et l’histoire des deux sœurs Domaris et Deoris.

Domaris est la grande sœur, prêtresse de Lumière par excellence. Son chemin est tout tracé et elle vit paisiblement sa vie. Jusqu’au jour où l’Atlante Micon se fait prendre en charge par son père. Alors qu’elle est promise à un autre homme, Domaris tombe bien sûr amoureuse du prince étranger. Pas de grande surprise. Beaucoup de jalousies et de règlements de compte.
Deoris est plus jeune et elle prendra le chemin inverse de sa sœur. Pourtant, dans leurs différences, les deux sœurs vont vivre des expériences similaires. Et très peu innovantes.
J’ai trouvé les personnages terriblement clichés. En levant plusieurs fois les yeux au ciel, je me disais que l’autrice les avait décrits ainsi pour qu’ils collent à leur époque. C’est l’excuse que j’ai trouvée. Mais aucun n’est très malin. Le rythme est très lent au début, pour être trop rapide à la fin. Il y a un manque de régularité flagrant. Je ne reprenais pas ma lecture avec plaisir, et je voulais avancer simplement pour connaître la fin. Faire le lien avec la suite.
En lisant le résumé de la suite, Les ancêtres d’Avalon, j’ai retrouvé les noms des personnages de la fin de La chute d’Atlantis et j’espère que le suivant sera plus innovant.

C’est un tome 0, une sorte d’introduction aux cultes d’Avalon, qui peut être très intéressant pour justement faire le lien avec ce que deviendront les croyances de Viviane et Merlin. C’est finalement ce que je vais retenir de cette lecture.


Autrice : Marion Zimmer Bradley
Editeur : Pocket
Collection : Science-Fiction
Parution : 2 avril 1998
Pages : 491
EAN-13 : 9782266083492



Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...