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samedi 18 août 2018

Charley Davidson, tome 10 : Dix tombes pour l'enfer


Détective privé à mes heures et Faucheuse à plein temps, je me suis toujours posée beaucoup de questions. Mais « comment arrêter trois dieux maléfiques différents ? », c'est nouveau ! Le hic : l'un de ces dieux, même s'il n'en a pas conscience, est mon si séduisant mari. Est-il trop tard pour le ramener dans le droit chemin ? Entre une fugitive à protéger, un homme accusé du meurtre d'une femme toujours en vie à innocenter, et un pendentif surnaturel terrifiant à dissimuler, j'ai bien du mal à trouver quelques minutes pour sauver le monde...

Mon avis

Toujours en lecture commune avec Moody, on s'est décidées pour accélérer un peu notre rythme dans les Charley. En même temps, on est bientôt au bout de la traduction en cours. Snif.

Ce tome 10, étonnamment, aura été un peu en dessous pour moi. À chaque fin de tome, je me disais que c'était impossible de faire toujours mieux que le précédent. Cette fois, je crois que le neuvième tome avait atteint le sommet de la saga. Peut-être ? Ce qui malheureusement rend l'histoire moins palpitante, c'est ce retour à la presque-normalité. Reyes est très absent de ce tome (enfin, trop à mon goût), et Charley est de nouveau à fond dans ses diverses enquêtes. Elle en résout d'ailleurs trois dans un seul et même tome. Ce qui veut forcément dire que le reste de l'intrigue, la principale, celle de Pépin, Charley et Reyes, est plus effacée. Après les révélations un peu dingues des tomes précédents, ça donne un résultat un peu fade, sauf la fin. Qui elle est explosive, c'est le cas de le dire.

Charley avance, gentiment mais sûrement dans ses découvertes et dans l'apprentissage de ses dons. Elle les met un peu en pratique, ce qui est cool. Les relations entre les personnages évoluent et pas mal de choses risquent de changer dans les prochains tomes. Enfin, on l’espère !
J'ai donc une grande attente envers le 11e tome.


Autrice : Darynda Jones
Editeur : Milady
Collection : Bit-Lit poche
Parution : 19 mai 2017
Pages : 473

lundi 18 juin 2018

Charley Davidson, tome 9 : Neuf tombes et des poussières


Mon nom ? Jane Doe. En fait, pas vraiment, mais comme je ne m'en souviens pas... Oh, et je peux voir les morts.

Plus bizarre encore, tous ceux qui m'entourent depuis que je me suis réveillée sans mémoire semblent me cacher des choses, surtout ce cuisinier hyper sexy qui me fait craquer et qui ment comme il respire. Mais je suis décidée à découvrir la vérité, quitte à devoir lui passer sur le corps...


Mon avis

Peut contenir des spoils concernant les tomes 1 à 8.

Charley essaie tant bien que mal de reprendre sa vie en main. Avec une amnésie qu'elle traîne depuis un mois, sans savoir qui elle est, ça s'annonce difficile. Heureusement, Dixie l'a engagée dans son resto, et lui permet de gagner un petit quelque chose pour éponger les dettes contractées suite à ses divers examens. Non seulement les médecins ne connaissent pas la cause de son traumatisme, mais en plus ça lui aura coûté la vente de plusieurs organes.

On connaissait Charley, déesse de la mort (enfin faucheuse quoi), jeune mère et épouse, prête à vivre enfin la vie qu'elle mérite. Et l'autrice le lui enlève ! Paf, comme ça, en un claquement de doigts. La fin du 8e tome m'avait profondément choquée ! Je voulais tellement voir cette petite famille grandir et s'aider, presque comme s'ils étaient normaux. Sauf que non. Satan veut toujours anéantir tout le monde, dont son fils et donc avec ça (et surtout) sa petite fille. Au moment où Charley découvre son véritable nom, et donc l'intégralité de tous ses pouvoirs, son cerveau grille, et remet les compteurs à zéro.

Ce tome, complètement dans le flou pour notre héroïne, rappelle les premiers tomes. Quand Charley n'avait pas encore conscience de toute l'étendue de ses pouvoirs. Comme elle ne se souvient pas non plus qu'elle est mariée à Reyes, on rit devant ses tentatives de séduction… envers son propre mari. Car ses proches l'ont retrouvée, mais aucun ne doit lui dire la vérité sur son identité, tous la surveillent de près ou de loin, et attendent qu'elle se souvienne de tout, elle-même. Soit une véritable torture pour tout le monde !

Les enquêtes reprennent également. Alors enceinte de 8 mois et demi dans le tome précédent, Charley ne pouvait pas faire grand-chose pour la police et le FBI à ce moment-là. On se souvient aussi de son refuge en terre sainte, pour éviter tout danger. Pour ce qui est de foutre son nez partout, ça doit être dans son ADN car Miss Davidson, amnésique ou non, ne peut pas s'empêcher de mener l'enquête. Et mettre sa vie en danger, par la même occasion.

Un tome qui met tout le reste assez en stand-by, bien que la fin apporte un gros indice sur la suite des événements. Et ils ne sont pas réjouissants. Ce qui est sûr, c'est qu'on se rapproche dangereusement de la fin, et nous sommes en train de rattraper les sorties US. Il va falloir être donc très patient à partir du T12, car le 13e n'est toujours pas sorti en anglais. Oui, patience est mère de vertu. Enfin, il paraît.


Autrice : Darynda Jones
Éditeur : Milady
Collection : Bit-Lit
Parution : 21 octobre 2016
Pages : 474

mercredi 24 janvier 2018

Charley Davidson, tome 8 : Huit tombes dans la nuit

Avec douze chiens de l'enfer à mes trousses, il n'y a qu'un seul endroit où je pouvais me réfugier : un vieux couvent à l'abandon. Mais m'y terrer pendant des mois, enceinte jusqu'aux oreilles, n'a rien d'une sinécure. D'autant que Reyes semble malade même s'il me jure qu'il va bien. Heureusement, je ne manque pas d'amis. Et j'aurai bien besoin d'eux, parce que ce qui s'annonce a de quoi surprendre n'importe qui, même moi !


Mon avis

On se souvient de la fin du tome 7 ? Ok, Darynda Jones monte le niveau encore d’un cran ! Oui, c’est possible. Pourtant, l’action va se dérouler sur quelques jours, et non pas des semaines comme elle avait l’habitude de le faire.

Charley, toujours enceinte mais bientôt au bout, est cloîtrée dans un couvent pour éviter que les chiens de l’enfer ne les déchiquètent, elle et Pépin. Reyes est un véritable zombie et ne dort pas depuis des mois (8 pour être exacte) de peur de perdre les deux femmes de sa vie. De plus, il y a le mariage de Cookie et oncle Bob. Bref ! Tout le monde est serein et pas du tout sous pression. Et pour finir, Charley, incapable de rester en place, mène deux enquêtes à distance.

Les réponses arrivent, l’action se prépare et ce huitième tome déboîte ! J’avais peur en le commençant, car la première journée est interminable. Avec Moody, on pensait même que tout le roman allait tenir sur cette unique journée. Mais non, heureusement. On a des questions en tête depuis le début, et là, elles trouvent enfin réponse !
Encore une fois, quand le plus important commence, ça va très vite, et il faut suivre. La plume de l’autrice est toujours très rapide, et on n’a pas toujours le temps d’intégrer ce qu’elle vient de nous révéler. Elle joue sur le retournement de situation, et même la petite enquête qu’essaie de résoudre Charley passe complètement au second plan.

Pour ce qui est du réalisme de la grossesse de Charley, on repassera, je mets ça sur le compte de son état de faucheuse ++. Car non, enceinte tu ne peux pas soulever une masse. T’es à peine capable de te baisser pour mettre des chaussettes. Mais soit.

Même si le début est un peu long, la suite remonte le niveau et nous apporte des réponses qu’on attendait depuis longtemps !


Autrice : Darynda Jones
Éditeur : Milady
Collection : Bit-Lit
Parution : 22 janvier 2016
Pages : 379

EAN-13 : 9782811216412

samedi 11 novembre 2017

Les bannis et les proscrits, tome 1 : Le feu de la sor'cière

Par une nuit fatale à Alasea, pays ravagé par une malédiction, trois mages accomplissent un ultime sacrifice dans l'espoir de préserver le bien.
Cinq cents ans jour pour jour après cette nuit funeste, une jeune fille hérite d'un pouvoir perdu depuis longtemps.
Mais avant qu'elle puisse en saisir les implications, le Seigneur Noir lance ses hordes des ténèbres pour s'emparer de la magie embryonnaire qu'elle détient. Dans sa fuite, Elena est précipitée vers une issue terrible... mais aussi vers la compagnie d'alliés inattendus, avec lesquels elle va tenter de combattre les forces maléfiques et de secourir un empire autrefois glorieux.


Mon avis

Toujours dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge, j’ai enfin craqué pour la série de sorcières par excellence, celle dont beaucoup de lecteurs vantent les mérites : Les bannis et les proscrits ! Forcément, j’avais beaucoup d’attentes, suite à tous ces éloges. Je suis heureuse de pouvoir constater que je n’ai pas été déçue de ma lecture.

James Clemens n’y va pas avec le dos de la cuillère et nous catapulte dans un univers fantasy très sombre, où bien des siècles auparavant un énième dictateur décide de prendre le pouvoir sur le monde. Il y arrive, mais n’empêche pas plusieurs personnages de protéger quelque chose de très spécial et qui pourrait nuire à son règne. Des centaines d’années ont passé quand nous rencontrons Elena, une jeune fille issue d’une famille de paysans, qui mène une vie simple. Mais le jour de ses premières menstruations, c’est toute sa vie qui va changer. Brutalement. Je répète : l’auteur n’y va pas avec le dos de la cuillère. Elena va en baver, et tout ça, en moins de 24 h.
Un point que j’ai trouvé très différent comparé à d’autres séries fantasy, c’est que ce premier tome avance vite et lentement à la fois. Vite dans le sens où les premières révélations nous parviennent avant la fin du troisième tome, et que les événements s’enchaînent sans réel temps mort. Et si temps mort il y a, c’est pour laisser souffler les personnages un moment, et avoir des explications de la part d’un autre sur la situation. Lentement, dans le sens où l’action du premier tome se déroule sur 24 h-48 h. Le temps s’écoule donc lentement alors que nos personnages vont vivre beaucoup d’aventures.

Elena est un personnage attachant. Elle a forcément le rôle de personnage miroir dans ce premier volume, vu qu’elle ne connaît rien à la sorcellerie. Son rôle va beaucoup évoluer en peu de temps, et son adaptation au changement va être réaliste. C’est-à-dire beaucoup de déni, de colère et de peur. Soit des émotions normales, pour toute personne soudainement propulsée dans une autre vie. Sa condition va apporter quelques réponses aux autres personnages, ainsi qu’au lecteur, et j’ai apprécié cette mise en lumière progressive. Ça nous évite d’avoir toutes les révélations à la fin de l’histoire, ou au début du second tome.
Pour les autres personnages, il faut s’accrocher un peu, car ils sont nombreux. On peut vite avoir la sensation de se retrouver en plein épisode du Donjon de Naheulbeuk ; l’ogre, le métamorphe, l’homme des montagnes, la nymphe, l’el’fe et le chevalier. Une jolie bande pour accompagner notre novice en magie. Pas de réel grand intérêt pour l’un d’eux de mon côté. J’ai su apprécier les boutades de Kral, l’homme des montagnes, ainsi que la solitude de Tol’chuk, l’ogre. Les autres doivent encore faire leurs preuves.

Un univers rudement bien construit, dès les premières lignes. Voilà ce que je retiens surtout de mon entrée dans le monde des Bannis et des proscrits. Le monde est rôdé, les ficelles sont tirées, et l’auteur n’a plus qu’à balader son lecteur. On voit peu d’endroits dans ce premier tome, comme je disais plus haut, l’action se déroulant sur peu de temps, les personnages font beaucoup de choses, au même endroit. J’ai hâte de voir la carte s’étendre dans la suite, et découvrir les autres territoires et obstacles qui attendent toute cette joyeuse clique.
Les rencontres entre les personnages sont aussi intéressantes. On va avoir beaucoup de petits clans au départ, pour que finalement tout le monde se croise et se rejoigne.

Un premier tome très convaincant, qui aura su me satisfaire niveau intrigue et révélations. J’attends de la suite de mieux pouvoir m’attacher aux personnages.


Auteur : James Clemens
Editeur : Milady
Collection : Poche Fantasy
Parution : 6 novembre 2009
Pages : 535
EAN-13 : 9782811200404


lundi 18 septembre 2017

Charley Davidson, tome 7 : Sept tombes et pas de corps

Faucheuse brillante et détective privée, Charley Davidson doit affronter de nombreux problèmes. Alors qu'elle est traquée par une meute de chiens diaboliques, son père disparaît au cours d'une enquête mystérieuse, le souvenir de son ancienne meilleure amie la poursuit constamment et une célébrité locale tombe sous le charme de son fiancé.


Mon avis

Peut contenir des spoils sur les tomes précédents de la saga. Pour voir mes précédents avis, rendez-vous au sommaire.

La fin du tome 6 nous laissait sur une révélation de dingue ! La suite était donc indispensable, pas trop tardivement (moi + les sagas = je prends du retard tout le temps !). Du coup, sachant que ma petite Moody avait une panne de lecture, j’ai décidé de la consoler avec Reyes Farrow en lui proposant une lecture commune. Sachez-le, Reyes est un excellent remède, à à peu près tout et n’importe quoi.

Merci Darynda Jones d’ENFIN se concentrer sur l’intrigue principale, à savoir le rôle de Charley et Reyes dans leur combat contre Satan. Les précédents tomes prenaient leur temps pour nous apporter des réponses, et les enquêtes de Charley prenaient beaucoup de place. Laissant le lecteur pas mal dans le flou concernant le gros morceau de l’intrigue.
Comme à son habitude, le style est entraînant et plein d’humour. Je ris souvent toute seule en lisant ces romans, et ça fait du bien. Le seul reproche que je pourrais leur faire, c’est que souvent, les actions vont vite et ne décrivent pas en détail les scènes, du coup il est difficile de visualiser correctement ce qu’il se passe, surtout lors de moments pleins de rebondissements.

Charley est enceinte, et le petit Pépin de pomme en elle est certainement la clé du gros problème (Satan). Son but est de le protéger avant tout, mais vous connaissez Charley, impossible pour elle de tenir en place et dès que les ennuis approchent, elle fonce tête la première. La Faucheuse se découvre également de nouveaux pouvoirs, qu’elle apprend à maîtriser comme elle peut. De simple passage pour morts, elle devient un être vraiment très puissant, elle-même ne contrôle encore que très peu tout ça, mais les résultats quand elle essaie de se surpasser sont bluffants ! Si Reyes vous manquait, vous serez heureux d’apprendre qu’il est très présent, et surtout très protecteur. Si vous vous demandiez comment on peut guérir de plaies avec un rouleau de scotch, la réponse est dans le bouquin.

À part quelques soucis de visualisation, ce septième tome est vraiment bon ! Les réponses arrivent enfin, les choses se mettent concrètement en place, et ça fait du bien.
La suite est déjà dans la biblio, et je vais tâcher de l’en sortir rapidement.


Autrice : Darynda Jones
Editeur : Milady
Collection : Bit-Lit poche
Parution : 28 août 2015
Pages : 432
EAN-13 : 9782811215217


lundi 3 avril 2017

À un fil

Géorgie est au trente-sixième dessous : cela faisait des années que son mariage battait de l'aile, mais cette fois, c'est la fin. Alors que son mari est parti passer Noël avec ses enfants dans le Nebraska, elle reste seule à Los Angeles, car elle a pris la fâcheuse habitude de faire passer sa carrière avant sa famille. C'est alors qu'elle tombe sur un vieux téléphone jaune à cadran rotatif. Contre toute attente, cette antiquité va lui permettre de faire un bond de quinze ans en arrière et de communiquer avec Neal dans le passé. N'est-ce pas l'occasion rêvée pour résoudre leurs désaccords et retomber amoureux comme au premier jour ?


Mon avis

Je me mets enfin à jour dans les romans de Rainbow Rowell ! Ce que j’aime avec cette autrice, c’est qu’elle passe d’un genre à un autre, ou d’un public à un autre très facilement. J’ai rapidement terminé À un fil, qui est une histoire plutôt originale et pleine de bons sentiments. Trop peut-être ?

Ce qui m’a peut-être le plus dérangé dans ce roman, c’est que Rowell utilise énormément, et sûrement trop de dialogues. Ce qui en fait un roman digne d’un téléfilm, car tout est dans les échanges qu’ont les personnages entre eux. Vu que le fil conducteur repose sur un vieux téléphone jaune, ça tombe bien, mais un peu de contemplation et de détails n’auraient pas fait de mal.

Georgie bosse dans les séries TV et son idée de scénario va peut-être enfin être acceptée par une grosse production. Problème, le directeur souhaite rencontrer son équipe le 27 décembre. Entre temps, il y a Noël, et surtout des épisodes à écrire. Les fêtes en famille tombent à l’eau, ce qui déplaît beaucoup à son mari Neal, homme au foyer qui part avec leurs deux filles, comme prévu, à Omaha. Georgie décide de retourner durant ces quelques jours chez sa mère. Avec son smartphone toujours à plat, difficile de joindre sa petite famille, elle va donc utiliser son téléphone d’ado. Surprise, au bout du fil se trouve bien Neal, son mari, mais la version de ’98 et non celle de 2013. Un joli clin d’œil à Retour vers le futur, où la Delorean se transforme en téléphone jaune.

Le personnage de Georgie est difficile à comprendre pour moi. Elle a beaucoup de réactions étranges, et agit de manière bizarre dans pas mal de situations. Plutôt que d’aller directement acheter une nouvelle batterie, elle me donnait l’impression de faire exprès de ne jamais réussir à joindre son mari. Buté et en colère, ce n’est en tout cas pas ce dernier qui allait faire l’effort de revenir vers elle. Elle passe pour la méchante femme carriériste qui fait passer sa famille après le reste. J’ai trouvé dommage de lui donner cet aspect. On peut être carriériste sans pour autant oublier sa famille. Son associé étant célibataire, bizarrement, ça ne pose pas de problème de son côté.
Je vois que l’autrice a voulu « échanger » les rôles clichés qu’on rencontre habituellement : madame à la maison, monsieur trop engagé dans son travail. Mais ça n’a pas été fait de la meilleure des manières. De plus, Georgie se rabaisse beaucoup. Un passage m’a beaucoup marqué, elle parle des changements entre leur vie sans enfants, et avec. Comme quoi elle était alors la plus sportive des deux, et depuis qu’elle a eu deux enfants, elle se laisse aller. Contrairement à Neal, chez qui le fait d’avoir deux enfants a boosté sa motivation à se raffermir. On insiste sur un détail. J’avais envie de lui dire : ma grande, t’as mis deux enfants au monde. C’est déjà une épreuve en soi, et tu te rabaisses encore et tu complexes par rapport à ton poids ! Moi-même j’ai complexé après ma grossesse, mais je trouvais que l’accent sur cette scène et cet état d’esprit n’était pas positif.

En dehors de cela, l’aspect général du bouquin m’a pas mal plu. Mais j’ai senti qu’elle essayait de sortir des clichés habituels, et finalement je me demande si elle n’est pas tombée dans l’autre extrême ?
Finalement, le coup du téléphone qui appelle dans le passé est plutôt chouette. Ça apporte une jolie touche de magie, et beaucoup de nostalgie pour Georgie. Grâce à ce retour en arrière, elle remet ses idées en place et va enfin ouvrir les yeux sur sa vie. Est-ce que le choix final était à la hauteur ? Peut-être pas. Une autre version aurait pu être beaucoup plus originale, mais elle était digne des belles histoires. Celles qu’on a envie de voir bien se terminer.


Autrice : Rainbow Rowell
Éditeur : Milady
Collection : Littérature
Parution : 23 janvier 2015
Pages : 412
EAN-13 : 9782811213558

lundi 31 octobre 2016

Charley Davidson, tome 6 : Au bord de la sixième tombe

Auteure : Darynda Jones
Éditeur : Milady
Collection : Bit-Lit
Parution : 5 décembre 2014
Pages : 428
EAN-13 : 9782811213695

La plupart des filles y réfléchiraient à deux fois avant de se fiancer à Reyes Farrow... Je ne suis pas comme la plupart des filles. Il est le fils unique du diable et moi une faucheuse en formation accro au café. Ce qui devrait nous rendre incompatibles. Et même ennemis. Mais il est aussi ténébreux, sensuel, sexy à se damner et tout ce dont j'ai jamais rêvé. Et je suis aussi détective privée. Alors quand un fichier du FBI concernant l'enfance de Reyes me tombe entre les mains... je sais que je ne devrais pas l'ouvrir. Sauf que je ne peux pas m'en empêcher. Et ça, c'est une très mauvaise idée !


Mon avis

Peut contenir des spoils sur les tomes précédents de la saga. Pour voir mes précédents avis, rendez-vous au sommaire.


Peut-on s’arrêter sur le feu d’artifice que nous offre ce tome ?! Sérieusement, Darynda Jones, comment pouvez-vous faire un volume pareil ? Cette série est tout bonnement explosive, et l’auteure nous le prouve encore une fois ici.

On peut commencer à se lasser si on en est au tome 3 ou 4, et on se demande probablement où va cette histoire. Et pourtant, si on continu, on tombe de plus en plus sous le charme de Charley. Les révélations sur sa condition de Faucheuse et son rôle dans la suite de l’histoire de l’humanité (et de l’enfer et du paradis) se précisent ! Et même si j’ai l’impression de dire ça depuis quelques tomes, l’auteure me surprend à chaque fois avec de nouveaux éléments.
Par contre, Milady, attention aux coquilles. Ce n’est pas parce que c’est un poche, et un roman de Bit-Lit qu’on ne peut pas faire un petit effort niveau traduction et correction. Quelques lettres manquantes ce n’est pas gênant, mais ça se remarque.

Entre l’humour de Charley et le feu de Reyes, tout va bien dans le meilleur des mondes (enfin, si on oublie le fait que l’enfer se lance aux trousses de la Faucheuse par tous les moyens possible).
Petit avis, pour un volume au top ! Mais que dire de plus, sincèrement ? La fin vous laissera sur…. Le cul ! disons le franchement. Heureusement que le tome 7 est dans ma PAL !

samedi 29 octobre 2016

Lucky Harbor, tome 3 : Eperdument

Auteure : Jill Shalvis
Éditeur : Milkady
Collection : Central Park
Parution : 12 juillet 2012
Pages : 355
EAN-13 : 9782811207755

Chloe Traeger aime vivre dangereusement et ne s'en prive pas. Évidemment, son attitude rebelle ne manque pas d'attirer l'attention du très sexy shérif de Lucky Harbor.
Sawyer Thompson fait régner l'ordre dans cette petite ville côtière pour racheter ses écarts d'adolescent. Décidé à rester dans le droit chemin, il tente de résister à l'attirance qu'il éprouve pour Chloe, cette adorable sauvageonne. À moins que l'amour soit le seul moyen pour ces deux caractères si opposés de trouver un équilibre salvateur ?


Mon avis


Une courte chronique suffira amplement pour vous parler du tome 3 d’une de mes sagas de romance préférées : Lucky Harbor. On ne va pas tourner autour du pot, j’ai adoré le premier, un peu moins le deuxième mais ce troisième tome remonte la série dans mon classement.
L’histoire entre Maddie et Jax était adorable et touchante. Celle de Tara et Ford beaucoup plus prévisible et moins savoureuse. J’en attendais beaucoup de Chloé et Sawyer. Et ça n’a pas manqué ! Des feux d’artifices partout dans mon petit cœur quand je me suis attaquée à ces deux là.

Chloé est la plus jeune des sœur Traeger, et la plus sauvage aussi. A 25 ans elle ne souhaite pas vraiment se poser comme Maddie et Tara, et adore voyager de spa en spa pour proposer ses soins naturels à travers tout le pays. Et en même temps… elle est un peu jalouse de la condition de ses sœurs. Toutes deux sont posées et heureuses à Lucky Harbor avec les hommes de leur vie. On comprend que ça puisse lui faire envie.
Elle continue donc son petit bonhomme de chemin sans se poser trop de questions, mais bien sûr, l’homme rôde et la tentation qui va avec, aussi. Sawyer, le sheriff de la petite ville, est toujours sur sa route (en même temps quand on fait les quatre cent coups… c’est normal). Et alors qu’il ne lui faisait aucun effet jusqu’à présent, tout commence à se bousculer à son sujet dans sa tête.

Grâce à Chloé et Sawyer on ne s’ennuie pas ! Que ce soit avec l’asthme incontrôlé de l’une et les repartis de l’autre, entre eux, ça fait des étincelles. Et nous, on adore ça ! Un tome pétillant, avec juste ce qu’il faut de « graou ! » pour nous faire tourner les pages encore et encore. Je l’ai dévoré en un dimanche, tellement je me sentais bien avec eux. Je craque définitivement pour les petites villes perdues, où les bons sentiments dégoulinent de partout. Ce n’est jamais très réaliste, mais je trouve ça réconfortant de temps en temps. Enfin il ne faut pas croire, s’il y a un sheriff c’est qu’il y a aussi de la mauvaise graine. C’est bien, ça ajoute du piquant à l’histoire.

samedi 6 août 2016

Une île

Auteure : Tracey Garvis Graves
Éditeur : Milady
Collection : Romans poche
Parution : 19 septembre 2016
Pages : 401
EAN-13 : 9782811212674

Anna Emerson n'hésite pas un instant lorsque les Callahan lui proposent de se rendre aux Maldives pour donner des cours à leur fils T.J., en rémission d'un cancer. Mais rien ne se passe comme prévu : le jet privé à bord duquel ils ont embarqué se crashe au beau milieu de l'océan Indien. Les voici naufragés sur une île déserte où ils vont devoir apprendre à survivre. Si l'adolescent rechute, rien ne pourra le sauver. Anna se sent malgré tout étrangement attirée par son compagnon d'infortune. Alors que chacun d'eux n'a plus que l'autre pour unique horizon, leur seule chance de s'en sortir est ce lien précieux qui ne cesse de grandir entre eux.


Mon avis



Offert par ma Moody, pour mon anniversaire… l’année passée, « Une île » était parfait pour la thématique : un livre qui se déroule sur une plage ou en été. Qu’est-ce qu’on trouve sur une île ? Des plages en général. Et là, de la plage, il va y en avoir !

Premier bémol, comme ça c’est fait, on passe au positif après, l’auteure ne rend pas son histoire crédible, durant toute la première moitié. Pourquoi ? Anna et TJ vont s’échouer sur une île, après un accident d’hydravion. Ils survivent. C’est déjà pas mal. C’est la galère des premiers jours de survie, mais rapidement, la mer commence à rejeter sur leur île (notons qu’il y en a plein d’autres, autour) les valises et autres morceaux de l’appareil. Dont le radeau de survie avec récolteur d’eau, etc. La vie est tout de même bien faite ! Même sur une île déserte. Donc, même si j’étais heureuse pour les deux personnages, à me dire qu’ils allaient pouvoir survivre un moment, je n’ai pas trouvé cela crédible. Ils trouvent « facilement » à manger, ne se blessent que très peu, nagent même avec des dauphins en mode : c’est nos potes depuis toujours ! Too much !! Sincèrement, je ne voulais pas qu’ils meurent, mais je voulais qu’ils en bavent un max. C’est une île déserte. Au milieu des Maldives. Avec personne autour pour venir les chercher. C’est pas un Club Med ! Et limite on a l’impression qu’ils sont en vacances, tranquillement.

Après ce petit coup de gueule, j’avoue que j’ai aimé ma lecture. Eh oui, Anna et TJ sont attachants, donc même si les éléments plus hauts m’ont un peu agacée, j’ai aimé suivre leur quotidien de Robinson Crusoé.
Anna a 31 ans quand ils s’échouent. Et elle va devoir s’occuper d’un gamin de presque 17 ans qu’elle ne connaît pas. Elle devait juste être sa prof de vacances, sauf que voilà, plouf dans l’eau ! Au départ, elle fait très maman poule avec TJ d’ailleurs. L’adolescent se remet d’un cancer, il est donc encore fragile pour elle. J’ai aimé beaucoup de choses chez Anna. Ses réflexions sont intelligentes et elle se remet souvent en question. TJ est… TJ est parfait. D’accord, je l’avoue. Sincèrement, c’est un ange ce garçon. Jamais un mot plus haut que l’autre, toujours à vouloir rendre service, à prendre sur lui. Sérieusement, à 17 ans, sur une île déserte avec un prof, j’aurais pas fait la maligne, et certainement que j’aurais jamais arrêté de pleurer, « au-secours-venez-me-chercher » ! Mais TJ est très mature pour son âge. Sûrement que sa maladie et maintenant ce crash (pas de bol le garçon quand même !) l’auront fait grandir plus vite.

La seconde partie du roman est beaucoup plus intéressante que la première, et plus crédible aussi (enfin presque), donc ça aide à apprécier un roman. Ce sont certainement les moments que j’ai préféré lire. C’est comme se réveiller d’un rêve et voir que le monde autour continue bel et bien de tourner. Ça fait donc un sacré contraste avec le début. Même si j’ai levé les yeux au ciel plus d’une fois avec la partie île, j’ai été très touchée par la suite. Une belle lecture encore une fois. Malgré les petits points négatifs du début.
 
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