dimanche 7 février 2016

Bilan de vie et de bibliothèque de janvier 2016



Reprendre la saison 2 de « Downtown Abbey ». Dormir tard. Rêvasser. Hello 2016. Faire défiler de vieilles chansons avec Vincent et se souvenir des moments qu’elles nous rappellent. Me motiver pour le Yoga. Faire les soldes sans conviction et trouver de jolies choses. Prendre le thé chez Anaïs (Ezilas Books) et juste se sentir bien à papoter. Être la première à glisser mon couteau dans le pot de Nutella. Faire des crêpes à 21 h. Une soirée avec mes copines et se faire éclater la main à Jungle Speed. La reprise de plein de séries que j’aime. Trouver un sachet de thé dans le magazine Flow de janvier-février. Regarder des vidéos fandom sur « Teen Wolf », en mode adolescente. Terminer notre lecture commune du premier tome illustré d’Harry Potter, une première pour Vincent. Une séance de cinéma en plein après-midi pour avoir la salle presque vide. Découvrir le petit coin pharmacie que Nath a créé dans le bureau au boulot. Un repas en famille. Aller se faire masser chez ma tante. Journée wellness aux bains de Charmey. Prendre enfin rendez-vous chez le tatoueur pour mon quatrième tatouage. Ne pas sortir de la journée. Donner mon premier atelier Booktube. Lire des heures d’affilée et entendre la pluie tomber.

Voilà mes petits bonheurs du mois de janvier. L’année commence plutôt bien je dirais. Et niveau lecture, c’était plutôt pas mal du tout. Il y a eu de très bonnes découvertes, et février commence de la même manière. 2016, continue sur cette lancée s’il te plaît. 



Livres chroniqués :


vendredi 5 février 2016

Val-Jalbert, tome 1 : L'orpheline des neiges

Auteur : Marie-Bernadette Dupuy
Editions : Le livre de poche
Collection : Références littérature 
Parution : 31 octobre 2012
Pages : 696
EAN-13 : 9782253162087

Janvier 1916. Dans le village de Val-Jalbert, sur les bords du lac Saint-Jean au coeur de la forêt québécoise, une religieuse découvre un bébé abandonné dans un ballot de fourrures, sur le perron enneigé du couvent-école. D'où vient ce poupon aux yeux si bleus, qui porte le nom de Marie-Hermine, comme en témoigne une courte lettre cachée dans ses vêtements ? L'enfant sera élevée et instruite par les soeurs du Bon-Conseil et souvent confiée à une jeune mère des environs, Élisabeth Marois. Dotée d'une voix exceptionnelle, au fil des années, l'orpheline gagnera le surnom de « rossignol des neiges »... Marie-Bernadette Dupuy nous offre ici une très belle histoire d'amour, documentée et puissante, empreinte du souffle glacé des longs hivers québécois, qui se déroule dans une région où rien ne doit mourir, rien ne doit changer...


Mon avis


J’avais vu le grand format de cette saga il y a… des années. Elle m’avait marquée. Lors d’une de mes énièmes visites à Emmaüs, je l’ai trouvé en poche, et j’ai sauté sur l’occasion. Et j’ai bien fait. Le premier tome de la série « Val-Jalbert / L'orpheline des neiges » est un petit cœur en chocolat, fondant et croquant à la fois.

L’auteure a pris la peine de se renseigner sur ce village Québécois, son histoire, ses habitants, et c’est d’autant plus agréable à lire. Elle nous fait traverser les belles années de Val-Jalbert à travers ses personnages riches et hauts en couleur. 690 pages qui passent à une vitesse folle, tant les secrets de chacun sont intéressants. Marie-Bernadette Dupuy nous entraîne dans une saga familiale, voire même villageoise je dirais.

Marie-Hermine est le personnage central de ces aventures. Orpheline, on la découvre à Val-Jalbert en 1916 âgée d‘une année, sur les marches du couvent-école que tiennent les sœurs. Rapidement, la petite fille va devenir l’enfant de tout le village. Les gens s’attachent à ce petit ange arrivé comme par magie. La jeune fille se passionne pour le chant, avec raison, sa voix est magnifique et lui vaudra le surnom du rossignol des neiges. Le caractère d’Hermine est celui d’une jeune fille douce, attentive et aimante. Elle qui n’a jamais connu sa véritable famille est heureuse de pouvoir compter sur tous les habitants de Val-Jalbert. J’ai aimé ce côté très doux et innocent, l’auteure l’a vraiment représentée comme un petit oiseau fragile, mais qui sait se servir de son bec pour se défendre. Elle n’a pas connu les siens, elle est donc très attachée aux valeurs familiales. Alors que les femmes prennent peu à peu leur indépendance, Hermine avance dans l’idée de construire une famille et d’être mère au foyer. Sa voix lui permettrait de voyager, mais elle ne veut surtout pas quitter son village chéri, malgré les gens qui partent, laissant Val-Jalbert pratiquement à l’abandon. La détermination dont Hermine fait preuve, à défendre son futur mode de vie, est honorable. Bien que je ne sois pas de son avis, j’étais heureuse de la voir avancer dans ses idées et ses envies, sans tenir compte des avis des gens.
 
On va rencontrer quantité d’autres personnages, et c’est ce que j’aime avec ce genre d’histoire, c’est la multitude de gens, de personnalités, de joies et de drames. Malgré le calme que pourraient inspirer ces villages paisibles, les tempêtes grondent bel et bien. Entre Joseph Marois, prêt à tout pour faire d’Hermine une véritable star, les sœurs du couvent-école qui imaginent la voie de leur protégée toute tracée au couvent de Chicoutimi, ou encore cette étrange veuve noire qui l’observe chanter au loin… il y a de quoi nourrir bien des intrigues.

En plus de l’ambiance même du roman, qui est formidable, l’auteure nous sert un décor de rêve. Les durs hivers canadiens sont bien réels et l’on s’y croirait. J’ai beaucoup aimé toutes les descriptions de paysages, que ce soit sous la neige, au bord des rivières ou encore dans les forêts d’érables rouges à l’automne. C’est un sans faute pour ce premier tome, qui possède une vraie fin. L’auteure nous donne la possibilité de nous arrêter là, ou de continuer avec le « Rossignol de Val-Jalbert » pour suivre les nouvelles aventures d’Hermine.  

jeudi 4 février 2016

La trilogie de braises et de ronces, tome 1 : La fille de braises et de ronces



Auteur :  Rae Carson
Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 26 octobre 2015
Pages : 401
EAN-13 : 9782221192016

Comment une jeune fille de 16 ans, qui ne connaît rien aux arcanes politiques, et tout aussi ignorante des choses de l'amour, pourrait être l'Elue qui sauvera l'humanité ? Elisa doit découvrir au plus vite l'histoire mystérieuse et les pouvoirs de la Pierre Sacrée, avant que l'ennemi ne vienne lui dérober le joyau qui orne son ventre et la prive de son héroïque et tragique destin...


Mon avis 

Cadeau de Noël de la part de Vincent, ce premier tome traîne dans ma PAL depuis… 2 ans je crois. Oups. J’ai profité d’une petite pause dans mon Cold Winter Challenge pour l’en sortir et me lancer dans cette trilogie, qui est passée un peu inaperçue sur les blogs (ou en tout cas, je ne l’ai pas beaucoup vue).

L’auteure n’invente pas grand-chose, c’est l’un de mes principaux reproches je dirais, on est toujours sur le même schéma : un/une élu/e, qui doit accomplir une grande quête. Certes, c’est du déjà vu, mais l’auteure l’utilise plutôt bien ici, donc ça peut passer. Sa plume est fluide, les actions ne prennent pas mille ans avant d’arriver, et l’on commence l’intrigue principale dès les premières pages, ce qui est très agréable.

Elisa est la benjamine de la famille royale d’Orovalle, et doit se marier avec le roi du royaume d’à côté. Seulement, le jour de son départ pour sa nouvelle maison, quelque chose cloche. Sa sœur, son père et même son nouveau mari semblent savoir quelque chose qu’elle ignore. Et c’est là que l’auteure a bien joué son coup je trouve, car du coup ça nous intrigue. On veut savoir ce qu’Elisa ne sait pas. Commence alors pour la nouvelle reine une aventure qui va aller au-delà de ce qu’elle pouvait imaginer. Elle connaît une partie de son destin à cause de la Pierre Sacrée fichée dans son nombril, mais ignore comment s’en servir. Elisa est un personnage plutôt charismatique. Enrobée, elle passe ses journées à manger et à broder. Elle est intelligente, mais ne se rend pas toujours compte du danger qu’elle court.

Alors qu’on pourrait s’attendre à une seconde partie de roman banale, j’ai été surprise. Elisa va vivre une aventure particulière, que je n’ai pas vue venir. Les dangers sont de plus en plus grands et la fin ce premier tome est une « vraie » fin. L’auteure n’a pas utilisé son premier tome comme prologue, ou introduction à l’intrigue principale. Elle a donné un véritable corps de récit, et l’on pourrait presque s’arrêter là, car il y a de quoi nous rassasier. Malgré cela, quelque chose me chiffonne, mais je n’arrive pas à dire quoi. Il me manquait un petit truc, qui aurait fait toute la différence, et qui m’aurait donné vraiment envie de lire la suite. Pour le coup, on va dire que je ne suis pas pressée. J’ai eu quelques réponses, mais l’intrigue n’est pas haletante au point où je ne pourrais plus en dormir la nuit. Les personnages sont attachants mais sans plus, bref vous l’aurez comprit c’était chouette, mais ce n’était pas WOUAH !!

mardi 2 février 2016

Book Haul Janvier 2016

Ce premier mois de l'année aura été très riche en achats, réceptions et cadeaux. Et donc merci avant tout à mes copines chéries ♥ aux maisons d'éditions qui me font confiance et avec qui c'est un plaisir de travailler, et merci à moi... oui, oui, à moi pour m'être fait des cadeaux ce mois-ci ! 

ACQUISITIONS






VIDEO

lundi 1 février 2016

La petite fille qui aimait Tom Gordon



Auteur : Stephen King
Editeur : Le livre de poche
Collection : Le livre de poche
Parution : 2002
Pages : 279
EAN-13 : 9782253151364


C'est exprès que Trisha s'est laissé distancer par sa mère et son frère, ce jour-là, au cours d'une excursion sur la piste des Appalaches. Lassée de leurs sempiternelles disputes depuis que Papa n'est plus là. Ce qu'elle n'imaginait pas, c'est qu'elle se perdrait dans ces forêts marécageuses. Qu'elle affronterait le froid, la faim, la nuit, les bruits et les rumeurs de la nature. Et deux personnages terrifiants acharnés à sa perte : la Teigne et la Chose. Il lui reste son baladeur, grâce auquel elle peut suivre les exploits de son idole, Tom Gordon, le joueur de base-ball. Le seul qui peut l'aider, la sauver. Un magnifique personnage de petite fille drôle, futée, énergique, capable de désespoir autant que de courage. Et puis une histoire très simple. Une terreur très simple.
 
 
Mon avis



Ah, mon premier Stephen King ! Dans une vidéo, j’avais parlé de ces fameux livres ou auteurs que je n’avais encore jamais lus. Et pour Stephen King, on m’a souvent recommandé les mêmes, pour commencer, pour ne pas avoir peur, etc. Quand j’ai trouvé « La petite fille qui aimait Tom Gordon » à Emmaüs, je me suis souvenue que c’était un des titres qu’on m’avait le plus recommandés. Vu le prix je n’ai pas réfléchi longtemps, et hop dans la PAL (en plus il est tout petit) !

Ce qui est sûr, c’est que le style de King est assez prenant. Trisha, une petite fille de 9 ans, va se perdre en forêt durant neuf jours. Entre faim, soif et froid, la petite va vivre un véritable enfer. Tout ce qui va la maintenir en vie, c’est son walkman et les matchs du joueur de baseball Tom Gordon qu’elle admire tant. Alors je ne sais pas si vous, vous vous souvenez de comment vous étiez à 9 ans, mais personnellement, j’étais encore plus trouillarde que maintenant ! Donc neuf jours en forêt, toute seule, je serais certainement morte de peur. Vraiment morte de peur. Entre les bruits suspects et les ombres menaçantes, au secours ! Donc avant tout, bravo Trisha qui a géré comme une championne !

J’ai beaucoup aimé le personnage de cette petite fille. Elle est courageuse pour son âge, et a la tête sur les épaules. Souvent, elle va réfléchir comme une adulte pour se raisonner. Ne pas manger tout son pique-nique en une fois, s’étaler de la boue sur le corps pour que les moucherons et les moustiques évitent de la dévorer, etc. Que des choses que personnellement… je n’aurais jamais pensé à faire, sous le coup du stress et de la peur. Une fille maligne. Elle a donc ma reconnaissance éternelle.

L’atmosphère est très pesante. On se met facilement dans la peau du personnage, et je revivais mes craintes d’enfant. Se perdre en forêt, c’est quelque chose qui m’a toujours angoissée, même maintenant. Je sentais donc très bien cette anxiété qui me gagnait à chaque page.
Par contre, au niveau de l’histoire, neuf jours en forêt avec une petite fille perdue, c’est un peu longuet. L’auteur déroule bien tout le parcours de Trisha, ainsi que la folie qui s’empare d’elle peu à peu. Mais même avec ça, on se lasse rapidement de cette survie. J’ai aimé le style et le personnage, mais j’ai malheureusement décroché sur la trame principale.
J’ai très envie de poursuivre ma lecture de cet auteur. Avec « La ligne verte » probablement, j’avais vu le film il y a une dizaine d’années, et ça avait été un gros coup de cœur.

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