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lundi 28 mai 2018

Nos faces cachées


Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l'on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu'il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu'à ce qu'il cesse de l'être...

Nos faces cachées est l'histoire de cinq amis qui partent à la guerre.
L'histoire d'amour d'une jeune fille pour un garçon brisé, d'un guerrier pour une fille ordinaire.
L'histoire d'une amitié profonde, d'un héroïsme du quotidien bouleversant.
Un conte moderne qui vous rappellera qu'il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous...


Mon avis

Ce roman traîne dans ma PAL depuis qu’Anaïs me l’a offert pour mon anniversaire. Ne me demandez pas lequel, ce qui est un indice sur son temps dans ma PAL. J’avais très peur de le commencer, car les avis positifs sont très nombreux. Et ça a tendance à me faire l’effet inverse. Pas le fait qu’il y ait de bons avis, mais qu’ils soient nombreux. Ça veut dire que sur la masse de gens qui l’ont lu, la plupart l’ont aimé. De quoi me donner bien trop d’attentes.

Mais j’ai lancé le choix au hasard dans ma PAL sur Livraddict, et il m’a sorti celui-ci. Bon. Allez, je suis dans une bonne période de lecture, c’est le moment de sortir un peu de ma zone de confort. Je fonce, et je le termine en trois jours. Avec le nombre de préjugés que j’avais, étant persuadée de ne pas aimer, j’ai finalement mis la barre beaucoup moins haute que si je partais dans l’optique de vouloir vraiment aimer ce livre. Ce qui s’est traduit par une attente à 0, et un résultat de lecture bien au-dessus.

Ambrose Young est très beau. Et aussi très incertain sur l’avenir. Après les attentats de 2001, il décide de s’engager dans l’armée et de partir au combat. Il va en revenir transformé à jamais. Fern Taylor elle, vit l’amour par procuration en écrivant des romances et s’occupe de son cousin Bailey. Ce dernier souffre d’une maladie dégénérative, et son espérance de vie est minime. Incapable de bien des choses dans son fauteuil, Fern est à la fois une amie, ses bras et ses jambes.

Le personnage qui sort du lot, et qui fait que ce roman n’est pas comme les autres, est bien sûr Bailey. Si Amy Harmon ne l’avait pas inclus, son histoire aurait été beaucoup moins intéressante, et drôle. Bailey n’a pas eu le choix, il a développé un savoir et un sens de la répartie poussés à l’extrême. C’est son seul moyen de défense et de survie. Il ne perd pas son temps avec des non-dits ou des sous-entendus. Il agit, car il sait que demain tout peut s’arrêter. Autant ne pas perdre de temps. Son rôle entre Fern et Ambrose est capital. Il n’est pas là juste pour attendrir et faire rire. Il pose de véritables questions existentielles et importantes.
Comme le dit Bailey, Fern a le syndrome du vilain petit canard qui se transforme en cygne. Ça fait un peu cliché, et des fois on était à deux doigts d’y tomber la tête la première, dans le cliché. Mais l’autrice relève vite le niveau, et utilise simplement la réalité. Oui, des gens se sentent laids, comme certains se trouvent banals, ou encore pas mal. C’est comme ça. Et Fern est dans la première catégorie. Mais avec le temps, les choses changent, et le physique aussi. Par contre, dans sa tête, elle est incapable de voir ce changement. Ce qui pose de bonnes questions sur le regard qu’on porte sur soi et sur les autres. Ambrose a souvent des réflexions totalement justifiées à ce sujet. Il revient d’ailleurs de loin. Car entre sa vie avant son départ pour la guerre, et sa vie après son retour, c’est le jour et la nuit. L’autrice le fait vraiment avancer lentement. Il est renfermé et solitaire. Sa carapace se fendille doucement au contact de Fern, sans qu’il puisse comprendre qu’elle aime être avec lui.

La trame repose sur une simple histoire d’amour. Le fond est bien plus important que ça. C’est une réécriture très moderne et éloignée de La belle et la bête. La beauté physique est-elle plus importante que la beauté du cœur ? Les questions sont pertinentes dans notre société actuelle, où l’importance de l’esthétique est à son paroxysme. Pourtant, de plus en plus de personnes, heureusement, essaient de défendre l’inverse. Le vrai et non le nickel. Le roman d’Amy Harmon entre dans cette dénonciation du beau faux. Et du beau vrai. Du laid faux. Et du laid vrai. Elle habille son histoire de mille nuances, de personnalités au caractère changeant. Ses personnages représentent la vraie vie. Celle qui n’a pas de filtre.

J’ai réussi à vibrer avec eux. C’est donc un roman réussi pour moi. Alors que je m’attendais à être déçue, j’en ressors ravie.


Autrice : Amy Harmon
Éditeur : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 22 janvier 2015
Pages : 436

mardi 28 février 2017

Kaleb, tome 3 : Fusion

Puissant et dévorant, le don d'empathie de Kaleb n'a cessé d'évoluer, le conduisant par-delà le Bien et le Mal... Avant d'incarner l'Élu redouté de tous et de livrer une ultime bataille à ses ennemis pour sauver celle qu'il aime, le jeune homme doit accomplir une dernière mission : partir à la rencontre de ses ancêtres en se plongeant dans Le Livre du Volcan...

Organique, prophétique et vivant, l'ouvrage porte en lui l'empreinte des premiers enfants du volcan Eyjafjöll. Son encre a coulé avec leur sang, et ses pages palpitent de leur fureur et de leurs passions. Car ce livre millénaire se nourrit des personnages qu'il rencontre, qu'il nous raconte...


Mon avis

Peut contenir des spoilers concernant les tomes précédents, Kaleb et Kaleb Abigail

J’ai terminé une trilogie !!! Ça mérite que je le souligne, car je suis très forte pour commencer, mais pas pour finir les séries littéraires. Le troisième tome de Kaleb m’a été offert par Anaïs pour mon anniversaire, et je la remercie.

Pour être honnête, j’ai lu les deux premiers tomes de Kaleb il y a bien longtemps. Vous pensez bien que mes souvenirs sont un peu flous. Après relecture de mon avis du tome deux lu il y a bientôt 3 ans, je pense que Kaleb fait partie de ces séries que j’ai aimé découvrir à un certain âge, ou certain moment de ma vie de lectrice, mais que j’aurais dû terminer à ce moment-là également. Avoir trop attendu a malheureusement fait baisser ma note concernant cette fin. Alors que les deux premiers tomes étaient rythmés comme j’aime, ce troisième opus est construit de manière bien étrange pour une fin. J’ai attendu tout du long que le roman commence réellement 

L’autrice décide d’intégrer énormément de passages du fameux livre du volcan, écrit il y a des années et transmis de scribe en scribe. Ce qui est une merveilleuse idée de base -  j’adore quand les auteurs reviennent dans le passé dans leurs histoires pour nous en apprendre plus sur le présent des personnages. Le problème qu’il y a eu dans ce dernier tome, c’est que les passages du livre du volcan prennent beaucoup trop de place comparé à l’histoire de Kaleb. La fin est du coup précipitée, car on se concentre beaucoup plus sur le livre. J’aurais presque préféré avoir un livre à part, une sorte de hors-série, uniquement constitué des passages du livre du volcan. On aurait eu les informations concernant ces enfants dans ce hors-série, et la suite et fin de Kaleb dans le troisième tome. L’autrice aurait pu beaucoup mieux répartir ses personnages et terminer correctement sa trilogie.

J’ai donc préféré suivre les ancêtres de Kaleb. Car leur histoire de volcan est très intéressante. Toutes ces générations d’enfants maudits, c’était passionnant à suivre. Les enfants nés sous les cendres du volcan sont différents, et voir les autres membres du clan en avoir peur, puis les exclure ou les asservir rappelle étrangement une actualité bien réelle. Ils sont différents, ils font peur, il faut donc nous en préserver, avant même de discuter ou connaître l’autre. Cruelle réalité. Les premiers enfants du volcan sont tous différents, et à travers eux, nous allons enfin comprendre l’histoire de Kaleb. Malheureusement comme je le disais, ils sont intéressants, mais Kaleb l’est beaucoup moins. Sa fin est rapide, beaucoup trop. Il décide d’aller sauver Abigail et se venger quitte à tuer tout le monde sur son passage. Son aspect vilain garçon m’avait séduite au départ, car il était l’anti-héros par excellence. Ici, il n’est plus rien. Je l’ai trouvé très fade et grincheux. Autant quand il choisissait de faire le bien ou le mal, il le faisait de façon consciente. Dans cette fin, il m’a simplement donné la sensation de le faire de manière mécanique, comme une marionnette.

Le fin mot de l’histoire m’aura énormément déçue ! L’autrice aurait pu faire quelque chose d’innovant, comme peu d’auteurs osent le faire. Et malheureusement, elle termine sur une note irréaliste, et tellement too much que j’en ai ri. Je n’en revenais pas de cette fin. Et je ne m’en remets toujours pas je crois.


Autrice : Myra Eljundir
Éditeur : Robert Laffont 
Collection : R
Parution : 14 novembre 2013
Pages : 439
EAN-13 : 9782221126844


jeudi 4 février 2016

La trilogie de braises et de ronces, tome 1 : La fille de braises et de ronces



Auteur :  Rae Carson
Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 26 octobre 2015
Pages : 401
EAN-13 : 9782221192016

Comment une jeune fille de 16 ans, qui ne connaît rien aux arcanes politiques, et tout aussi ignorante des choses de l'amour, pourrait être l'Elue qui sauvera l'humanité ? Elisa doit découvrir au plus vite l'histoire mystérieuse et les pouvoirs de la Pierre Sacrée, avant que l'ennemi ne vienne lui dérober le joyau qui orne son ventre et la prive de son héroïque et tragique destin...


Mon avis 

Cadeau de Noël de la part de Vincent, ce premier tome traîne dans ma PAL depuis… 2 ans je crois. Oups. J’ai profité d’une petite pause dans mon Cold Winter Challenge pour l’en sortir et me lancer dans cette trilogie, qui est passée un peu inaperçue sur les blogs (ou en tout cas, je ne l’ai pas beaucoup vue).

L’auteure n’invente pas grand-chose, c’est l’un de mes principaux reproches je dirais, on est toujours sur le même schéma : un/une élu/e, qui doit accomplir une grande quête. Certes, c’est du déjà vu, mais l’auteure l’utilise plutôt bien ici, donc ça peut passer. Sa plume est fluide, les actions ne prennent pas mille ans avant d’arriver, et l’on commence l’intrigue principale dès les premières pages, ce qui est très agréable.

Elisa est la benjamine de la famille royale d’Orovalle, et doit se marier avec le roi du royaume d’à côté. Seulement, le jour de son départ pour sa nouvelle maison, quelque chose cloche. Sa sœur, son père et même son nouveau mari semblent savoir quelque chose qu’elle ignore. Et c’est là que l’auteure a bien joué son coup je trouve, car du coup ça nous intrigue. On veut savoir ce qu’Elisa ne sait pas. Commence alors pour la nouvelle reine une aventure qui va aller au-delà de ce qu’elle pouvait imaginer. Elle connaît une partie de son destin à cause de la Pierre Sacrée fichée dans son nombril, mais ignore comment s’en servir. Elisa est un personnage plutôt charismatique. Enrobée, elle passe ses journées à manger et à broder. Elle est intelligente, mais ne se rend pas toujours compte du danger qu’elle court.

Alors qu’on pourrait s’attendre à une seconde partie de roman banale, j’ai été surprise. Elisa va vivre une aventure particulière, que je n’ai pas vue venir. Les dangers sont de plus en plus grands et la fin ce premier tome est une « vraie » fin. L’auteure n’a pas utilisé son premier tome comme prologue, ou introduction à l’intrigue principale. Elle a donné un véritable corps de récit, et l’on pourrait presque s’arrêter là, car il y a de quoi nous rassasier. Malgré cela, quelque chose me chiffonne, mais je n’arrive pas à dire quoi. Il me manquait un petit truc, qui aurait fait toute la différence, et qui m’aurait donné vraiment envie de lire la suite. Pour le coup, on va dire que je ne suis pas pressée. J’ai eu quelques réponses, mais l’intrigue n’est pas haletante au point où je ne pourrais plus en dormir la nuit. Les personnages sont attachants mais sans plus, bref vous l’aurez comprit c’était chouette, mais ce n’était pas WOUAH !!

dimanche 25 mai 2014

La Sélection, tome 3 : L'Elue


Auteur : Kiera Cass
Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 15 mai 2014
Pages : 337
EAN-13 : 9782221129302


La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles. Déchirées entre amitié et rivalité, les quatre candidates encore en lice resteront liées par les épreuves qu'elles ont dû surmonter ensemble. Entre les intrigues amoureuses et celles de la cour, c'est une lutte de tous les instants pour demeurer fidèles à leurs idéaux.

America n'aurait jamais pensé être si près de la couronne, ni du coeur du Prince Maxon. À quelques jours du terme de la compétition, tandis que l'insurrection fait rage aux portes du Palais, l'heure du choix a sonné. Car il ne doit en rester qu'une...


Mon avis

Le voilà enfin ! Le dernier tome de la trilogie. Sans mentir, cette série est un coup de cœur du premier au dernier. Pour ne pas vous gâcher la surprise, si vous n’avez pas lu le premier et le deuxième livre, je vous préviens que cette chronique contiendra des spoilers sur les livres précédents.

America fait partie de l’Elite, les quelques dernières filles à rester au palais royal et en concurrence pour obtenir la couronne, mais également le cœur du prince Maxon. Alors que le doute s’était clairement installé chez notre Sélectionnée dans l’Elite, ici elle ne vibre plus que pour le prince, et on en est ravie !

La politique prend encore plus d’ampleur dans ce dernier tome, car les rixes menées contre la famille royale sont omniprésentes. America et Maxon se retrouve plongé dans un tourbillon d’affaires d’états qu’ils doivent mener à bien. Personne ne doit être au courant, et surtout pas le roi Clarckson, qui rejette encore complètement notre héroïne ainsi que les nouvelles idées de son fils. Mais la jeune fille n’en démord pas, elle veut le prince, et la possibilité de faire évoluer son pays avec. On retrouve cette America teigneuse, qui ne se laisse pas démoraliser et qui se bat pour son pays et sa famille. Côté cœur elle m’a rendue nerveuse à bien des moments, combien de fois ais-je secouer mon livre parce qu’elle réagissait bêtement ? Parce qu’elle ne disait pas ce qu’il fallait à tel moment ? J’avais envie de lui hurler de faire tel ou tel choses ! Ce n’est plus l’effet girouette du deuxième tome, mais clairement un manque de confiance en elle, de ce qu’il pourrait ressentir également à son égard. Elle a peur, et l’étau se resserre autour d’elle. Je me suis sentie encore plus proche d’elle dans ce troisième volume, ses réactions, parfois bêtes m’étaient si familières. Dire non pour dire oui, et l’inverse. America est une vraie fille, même si elle a un caractère de feu !

Maxon pouvait être aussi borné qu’elle par moment. A ne pas voir claire dans le jeu d’America, et se renfermé dans ce rôle de prince distant. Mais je continue de fondre pour ce personnage. Il est presque parfait, et ses défauts le rendent encore plus attirant et charmant. Il a toujours la petite attention qui fait plaisir, quand il faut. Des fois il était complètement aveugle face aux intentions de la Sélectionnée, et battait en retraite alors qu’on avait envie de lui crier de la rejoindre pour arranger les choses.

Au fil des tomes, j’ai également beaucoup plus apprécié les concurrentes. A commencer par Céleste qui se transforme radicalement et qui nous surprend durant toute la moitié du roman. Kriss et Elise sont restées très en retrait j’ai trouvé, et c’est dommage car ce sont des filles qui avait des aspects intéressants, mais qu’on exploite assez peu.

La tentions est palpable durant tout le livre, on sait que les Rebelles se rapprochent et n’hésite pas à mettre leurs menaces à exécution. Même au sein du palais, personne n’est à l’abri. Les dernières pages sont intenables ! Ca faisait longtemps que je n’avais pas tourné les pages d’un livre aussi rapidement. On veut savoir, on a peur, j’étais tellement crispée que j’ai eu de la peine à refermer le livre une fois terminé. On vit les événements comme si on y était et je ne savais plus ou donner de la tête.

Merci Kiera Cass pour une si belle histoire. Des personnages qui m’auront accompagnés et fait vibrer. Je n’oublierais pas America, Maxon et les autres de si tôt. 

Mon avis sur la trilogie complète, en vidéo.


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jeudi 22 mai 2014

Kaleb, tome 2 : Abigail

Auteur : Myra Eljundir
Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 28 février 2013
Pages : 312
EAN-13 : 9782221126837

Magnétique et sensuelle, Abigail est l'arme la plus redoutable du réseau Sentinel. La jeune succube se nourrit de votre énergie vitale et vous consume dans l'extase. Inutile de lutter : l'attraction qu'elle suscite est irrésistible. Même si faire l'amour avec elle, c'est s'unir à la mort.

Kaleb Helgusson est plus dangereux encore, car il porte désormais l'empreinte du Mal. Quand leurs routes se croisent, Abigail a beau le repousser, l'empathe l'attire comme un aimant. Au terme d'un affrontement passionnel sans merci, ils découvriront avec effroi ce que la combinaison de leurs dons peut accomplir. Mais seront-ils capables de maîtriser leurs désirs les plus sombres ?


Mon avis


Je continu beaucoup de série ces derniers temps, et heureusement, ça me permet d’être à jour et de voir des sagas ou trilogies terminées dans ma bibliothèque. Kaleb saison I avait été une très belle découverte, je l’avais même lu en une journée. Et bien ce fut de même pour sa suite Kaleb saison II Abigail. Vu que nous parlons de suite, il y aura risque de spoiler sur le premier tome dans cette chronique. Vous voilà prévenu.

Nous retrouvons Kaleb l’empathe qui se rend en Irlande pour retrouver Abigail la Succube. Les deux sont des enfants du Volcans, comme on les appels, et sont dotés de pouvoir étranges. Kaleb a fait un choix dans le premier volume, celui de se diriger vers le mal plutôt que le bien. Son but est maintenant de retrouver ses origines en Islande, mais il ne se doute pas de tout ce qui l’attend durant son voyage. Myra Eljundir a planifié quelque chose d’énorme ! On avance dans cette trilogie, comme dans un sombre policier, saupoudré de paranormal. On salut bien sur une plume accrocheuse et talentueuse, du suspens et du mystère géré à la bonne dose qui apporte ce côté adictif. Une fois commencé, on ne lâche plus Kaleb.

Ce personnage ne cesse de m’impressionner. Il a certes choisit le mal et ne pense clairement qu’à sa petite personne, mais il n’est pas complètement mauvais non plus. Sa manière de se défendre lui échappe par moment, et les dégâts sont irréparables. Alors que je le trouvais très sur de lui dans le premier tome, dans ce deuxième volume qui le confronte à des choses qu’il ne connaît pas, il est par moment craintif, angoissé, blessé ou encore en plein doute. Son pouvoir est grandissant, et ne cesse de lui jouer des tours. Il doit apprendre à le contrôler, mais quand on doit sans cesse fuir, difficile de se concentrer sur sa progression. Kaleb est un pion dans un jeu, qui change de maître à chaque tour. On ne sait jamais qui tient les cartes. Qui est réellement bon ou mauvais. Qui fait partie de SENTINEL, qui n’en fait pas totalement partie ?
Abigail devient un personnage à part entière. Au vu des révélations de la fin du premier tome, elle joue un rôle important dans cette aventure. J’avoue que je ne sais toujours pas sur quel pied danser avec elle. Elle est typiquement le genre de personnage qui nous bluff à la fin, car finalement elle est tout ce que nous n’avions pas redouté. Je l’aime autant que je la déteste.

L’intrigue principale avance vraiment bien dans ce second tome. Alors que parfois elles ralentissent et s’épuise, on est dans le feu de l’action, et de la lumière se fait sur certains événements. Nous n’avons pas encore toutes les clés pour comprendre le mécanisme final, mais de quoi déverrouiller quelques cadenas qui nous pousse à vouloir savoir la fin.
Les paysages de l’Irlande et de l’Islande me sont parvenus comme si j’y été. Une atmosphère parfois froide et suffocante. De quoi nous plonger dans le roman intégralement.

Un vrai plaisir, ce deuxième tome n’est pas en reste, et est à la hauteur du premier ! On veut savoir le fin mot de l’histoire.

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dimanche 18 mai 2014

Night School, tome 2 : Héritage

Auteur : C. J. Daugherty
Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 22 novembre 2012
Pages : 399
EAN-13 : 9782221130919

Humiliée de devoir la vie sauve à d'autres qu'elle-même, Allie Sheridan finit par rejoindre en automne les rangs de la très sélective Night School. Commence alors le véritable apprentissage aux côtés du troublant Carter et du sulfureux Sylvain...

La société secrète combine cours de self-défense aux cadences infernales et entraînement à la survie digne des commandos d'élite. À Cimmeria, les pensionnaires doivent s'exercer à vivre comme les impitoyables personnages de pouvoir qu'ils sont appelés à devenir : politiciens de haute volée, PDG de multinationales ou conseillers de l'ombre.

Et le message de la Night School est clair : pour pouvoir dominer le monde, il faut renoncer à toute vie privée et se dévouer corps et âme à l'Organisation. Mais que faire quand l'amour et la mort s'invitent au bal des menteurs ?


Mon avis

Après le coup de coeur du premier tome, je voulais me lancer dans ce second volume, coûte que coûte. Il n'est jamais évident de parler d'une suite, sans spoiler alors ne vous risquez pas à lire cette chronique, si vous n'avez pas lu le 1er tome de la série. Vous voilà prévenu. 

Alors qu'Allie était arrivée comme une étrangère à l'école très sélect de Cimmeria, on la découvre comme chez elle quand l'année commence. Sa famille est bien plus impliquée qu'elle le croit, et sa survie est très importante. J'avais hâte d'en savoir plus, car je rappel que dans le premier volet on survole beaucoup de choses qui servent à mettre en place les intrigues principales ; Lucinda, les Nocturnes ou encore Nathaniel. Quand on commence cette suite, on veut d’emblée des réponses à nos questions et entrer dans les révélations. Malheureusement j'ai trouvé qu'on avançait très lentement et que l'action n'était pas vraiment au rendez-vous, sauf dans les dernières pages. Alors bien sur, tout se précipite, mais uniquement à la fin. 

Allie entre enfin aux fameuses nocturnes. C'est une découverte autant pour nous que pour elle. Au programme Self défense et investigation auprès de certains camarades. Elle doit apprendre plus vite que les autres qui sont là depuis plus longtemps qu'elle, mais j'ai trouvé qu'à ce niveau là elle s'en sortait plutôt bien. Elle fait la rencontre de Zoé, qui est un nouveau personnage, cette jeune fille m'a énormément plu! Son sang froid et son répondant font d'elle une sacrée petite teigne, mais qui vous sera fidèle si vous arrivez à gagner sa confiance. Alors que je fais toujours une confiance aveugle à Rachel, j'avais plus de peine avec Jo, qui après ses relations du premier volume, ses changements d'humeur et autre dépression me tapait un peu sur le système. Elle me rappel clairement ce genre de garce à grand sourire par devant, mais en train de vomir sur votre compte dès que vous passez la porte. 

Et bien sur il reste Carter et Sylvain. Alors que je détestais Sylvain et étais plutôt du côté de Carter. Dès le début de Héritage je change radicalement d'avis. Carter est très possessif et ne pardonne aucune erreur de la part d'Allie alors que lui est loin d'être parfait. Tandis que Sylvain me semblait très louche, je l'ai trouvé très attentionné et doux. J'ai plutôt été déçue par ses relations, et le triangle amoureux qui se dissout si vite, heureusement, dans le premier tome, se reforme trop rapidement dans la suite. A ma grande déception, car je suis plutôt allergique au triangles qui prennent trop de place. Les sentiments d'Allie face aux deux garçons prennent des pages et des pages alors qu'on aurait pu les consacrer à des révélations importantes concernant les intentions réelles de Nathaniel. 

Allie est un personnage qui reste attachant, mais ses hésitations sentimentale nous la rende moins sympathique. A croire que l'amour est plus important que les voiles qui lui cachent tant de choses sur le passé de sa famille. Heureusement certains passages nous redonne envie, et aiguise notre curiosité. Des secrets encore, de petite révélations et des doutes encore et toujours. J'aime ce genre d'atmosphère ou nous, nous retrouvons aussi perdu que le personnage centrale, à ne plus savoir à qui l'on peut faire confiance, qui est prêt à nous trahir sans hésitation. Le fait que Cimmeria soit très éloigné, reculé, caché rend le tout encore plus lourd, plus secret et mystérieux. 

Je reste attachée à cette série, car elle aura su semer en moi l'envie de savoir ce qui se trame derrière ses murs, ses faux sourires et ses alliances qui n'en sont peut être pas. Qui est vraiment qui ? Les questions persistent et l'auteur a au moins le talent de garder son univers très prenant. Un seul conseil, laissez plus en retrait les frasques amoureuses des personnages, pour obtenir plus de réponses sur les intrigues principales. 

Les avis des copinautes : Jess, Azariel, Serega et d'autres sur la fiche BBM


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