mercredi 24 août 2016

La maîtresse de guerre

Auteur : Gabriel Katz
Éditeur : Pocket
Collection : Science-fiction Fantasy
Parution : 10 mars 2016
Pages : 468
EAN-13 : 9782266260473

À sa naissance, tout le village du Nordland était en deuil : l'enfant unique d'Horn, le maître d'armes, était une fille.
Vingt ans plus tard, Kaelyn n'aspire qu'à marcher sur les traces de son père et devenir Maîtresse de guerre, la plus haute des distinctions. Armée de son courage, de son talent et de quelques rudiments d'escrime, elle prend la route du lointain sultanat d'Azman, terre barbare en proie aux cannibales. Mais ce n'est pas sur le champ de bataille que la belle et sensuelle Kaelyn va mener son combat, car de nombreux défis l'attendent avant qu'elle puisse se prétendre digne de porter l'épée...


Mon avis



Je découvre La maîtresse de guerre avant Le puits des mémoires, alors que ce sont les mêmes univers. Heureusement, j’ai déjà la trilogie dans ma bibliothèque, il ne me reste plus qu’à l’en sortir. Rapidement, parce que je me réjouis d’en savoir plus sur ce monde.
Gabriel Katz, c’est avant tout un coup de cœur pour sa duologie Aeternia. Elle m’avait subjuguée il y a pile une année, quand le deuxième tome était sorti. Je n’avais jamais lu cela, un univers sombre comme je les aime. Alors forcément, Katz m’ayant déjà surprise, en très bien, j’attendais beaucoup de ce roman.

En commençant La maîtresse de guerre, j’ai retrouvé cette plume que j’aimais tant. Pas de chichi, on va droit à l’essentiel, et surtout, si l'on peut balancer quelques vannes et scènes sanglantes au milieu, ça passe encore mieux. C’est pour moi l’identité littéraire de Gabriel. Pour l’avoir côtoyé en vrai, il colle parfaitement à ses univers et à sa plume.
Mention spéciale pour la quatrième de couverture, qui pour une fois en dit juste assez, et surtout pas trop. Maintenant que je connais la fin de l’histoire, je peux affirmer que c’est certainement l’un des résumés les moins spoilant que j’ai pu lire. Il nous révèle à peine le début de l’histoire. On est donc surpris dans notre lecture.

Pour faire honneur à ce superbe résumé non spoilant, je vais en dire le moins possible concernant l’histoire, et passer directement à mon avis sur les personnages et l’intrigue.
Kaelyn entre facilement dans la catégorie badass. Mais badass guerrière, épée, combat, etc. (je vous partagerai un article génial sur les héroïnes badass, et mon avis sur la question une fois, ça pourrait en faire un chouette article). Malgré son envie d’apprendre, elle est parfois un peu stupide dans ses agissements, et on la sent très débutante dans l’art de la guerre. Mais elle apprend vite, laisse de moins en moins parler ses émotions, ou presque, et connaît une véritable évolution dans ce roman. Elle part de rien, pour aller le plus loin possible. Et j’ai eu un gros coup de cœur pour sa tirade de fin et sa dernière scène. Un moment mythique !
Hadrian est le personnage le plus énigmatique du roman. On le cerne très mal et c’est un bon point. Il peut donc nous réserver beaucoup de surprises sans qu’on s’y attende. Si Gabriel nous livre le fond de la pensée de Kaelyn, ce n’est pas le cas pour Hadrian. On va devoir l’observer longuement avant de penser le connaître.

L’intrigue est intéressante, car vraiment inattendue. Un peu comme dans Aeternia, on sent que l’auteur peut partir d’une ligne à l’autre dans quelque chose qu’on n’attendait pas. Retournement de situation garanti. Personnages attachants, auxquels il ne faut pas trop s’attacher justement (quand on commence à connaître l’esprit tordu de Gabriel, on n’est à l’abri de rien, George Martin tu as un représentant francophone de taille).
Si je devais tout de même donner une préférence à l’une des œuvres, je pencherais pour Aeternia. Même si La maîtresse de guerre est formidable !

mardi 23 août 2016

Aristotle and Dante discover the secrets of the universe

Auteur : Benjamin Alire Saenz
Éditeur : Simon & Schuster
Collection : -
Parution : 21 février 2012
Pages : 359
EAN-13 : 9781442408920

Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n'ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais...
C'est donc l'un avec l'autre, et l'un pour l'autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l'univers.


Mon avis



Ce livre me fascinait déjà bien avant ma lecture. J’avais peur de me lancer, d’être déçue, car j’aurais mis la barre trop haut. Encore. Des fois, je devrais vivre dans une grotte concernant les avis littéraires. Je m’éviterais quelques déceptions, et de trop grandes attentes.

Si vous avez envie de lire en anglais, je place ce livre dans les faciles à lire. Il y a énormément de dialogues entre les personnages, ce qui rythme beaucoup la lecture. Le vocabulaire est simple, sans être simplet.
Aristote est un adolescent qui va apprendre à nager grâce à Dante. Les deux garçons sont plutôt opposés. L’un est mélancolique sans trop savoir pourquoi. L’autre a déjà des idées bien arrêtées sur lui-même. Ils vont se lier d’amitié, malgré leurs différences. Entrez avec délice dans le quotidien d’Aristote et Dante.

Le début et la fin sont vraiment délicieux. J’ai trouvé que l’auteur cernait parfaitement l’état d’esprit des adolescents. En ce qui me concerne, impossible de ne pas me sentir proche d’Aristote. Je me suis beaucoup retrouvée dans sa manière de penser. C’est un garçon qui ne manque de rien. Pourtant, quelque chose cloche. Ses parents ne sont pas des plus causants, et ses sœurs et son frère sont beaucoup plus grands que lui. Il se sent donc en décalage. De plus, le silence qui pèse sur son frère et son emprisonnement ne l’aide pas non plus. Il se pose beaucoup de questions sur lui.
Dante est différent. Déjà dans la relation qu’il entretient avec ses parents. Elle se rapproche beaucoup de la mienne. Cette famille est très unie, ils s’aiment, et malgré sa phase d’adolescent, Dante n’a pas honte de cet amour. Il assume parfaitement qui il est, et ce qu’il aime. J’ai été admirative le concernant. Souvent, à l’adolescence, on se cherche, et c’est parfois difficile d’assumer pleinement ses goûts. On a peut-être honte, on veut entrer dans une certaine case, sans être comme les autres pour autant.

Ce que j’ai vraiment su apprécier dans ce roman, c’est la simplicité de ses personnages. Trop souvent, les romans nous dépeignent des personnages complexes, aux nombreux problèmes, tristes, une situation familiale difficile, et j’en passe. L’inverse existe aussi. Des personnages tellement heureux, qu’ils en deviennent creux.
Ici, l’auteur arrive à saisir le quotidien d’adolescents tout à fait normaux. Il en fait quelque chose de très réaliste. Même si une certaine longueur au milieu vient légèrement briser cette osmose. Aristote et Dante possèdent beaucoup d’humour également. C’est un livre plein de charme, car il n’est pas comme les autres. Que ce soit à travers ses personnages, ou les situations qu’ils vont vivre. J’ai vraiment apprécié ma lecture. C’était doux, et pétillant à la fois. Je me suis sentie en harmonie complète avec ces personnages et leurs questions sur la vie.



jeudi 11 août 2016

Book Haul de juillet 2016

Juillet, mois des remerciements. Mon anniversaire est passé, est ce qui est sûr, c'est que j'ai été gâtée. Merci à JessLivraddict, Moody Take A Book, Tartinneauxpommex, Pandamis et Anaïs. Vous m'avez comblé, et ma bibliothèque de nouvelles lectures à prit du poids grâce à vous. Les éditions Moutons électriques ne m'ont pas épargné non plus, vu que je reçois le très attendu Récit du Demi-Loup, tome 2 de Chloé Chevalier. Maintenant j'aimerais avoir 2 mois de vacances s'il vous plait. Pour lire tout ça tranquillement. 






EN VIDÉO


lundi 8 août 2016

Bilan de vie et de bibliothèque de juillet 2016



Passer un samedi sous la pluie. Après plus de sept heures de trajet, m’endormir, enfin. Découvrir la Bretagne. Rentrer d’une semaine loin de chez moi. Passer une journée en famille, pour les 80 ans de mon grand-papa. Préférer lire notre lecture commune de L’Épouvanteur, tous les deux dans notre lit douillet, plutôt que de regarder la finale de l’Euro. Reprendre sérieusement mon journal intime, après deux mois de pause ! Réussir à tourner trois vidéos d’un coup, même avec une lumière pourrie. Trouver ce qui va faire plaisir à quelqu’un. Recevoir ma tasse Team Jess de la part d’Anaïs. Conduire sur le pont de la Poya, sans me tromper, les doigts dans le nez. Me balader en ville sans conviction et trouver pile ce dont j’avais besoin. Aller couper quelques centimètres de cheveux chez le coiffeur, parce que tout faire soi-même c’est bien, mais redonner forme grâce à une pro, c’est mieux ! Écrire des cartes postales, alors que je ne pars pas en vacances. Bosser sur des articles Harry Potter, je pense qu’il y a pire comme travail. Commencer à filmer une vidéo très, très particulière.

Grâce au French Read A Thon, j'ai lu 9 livres ce mois. Et j'ai fait de très belles découvertes. Variées, et pleines de surprises. La chaleur est moins intense que l'été dernier. Je suis donc plus reposée, j'arrive à mieux dormir comme ça. C'est un été plutôt calme, et ça me va. 



Livres chroniqués :


Août nous rapproche de septembre :)
L'automne est bientôt de retour ! 

samedi 6 août 2016

La vie est facile ne t'inquiète pas

Auteure : Agnès Martin-Lugand
Éditeur : Michel Lafon 
Collection : -
Parution : 23 avril 2015
Pages : 317
EAN-13 : 9782749923864

Depuis son retour d'Irlande, Diane a tourné la page sur son histoire tumultueuse avec Edward, bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l'aide de son ami Félix, elle s'est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C'est là, aux Gens heureux lisent et boivent du café, son havre de paix, qu'elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné et surtout il comprend son refus d'être mère à nouveau. Car Diane sait qu'elle ne se remettra jamais de la perte de sa fille.
Pourtant, un événement inattendu va venir tout bouleverser : les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé, vont s'effondrer les unes après les autres.
Aura-t-elle le courage d'accepter un autre chemin ?


Mon avis



Peut contenir des spoils sur « Les gens heureux lisentet boivent du café », de la même auteure.

L’année passée, j’avais beaucoup aimé « Les gens heureux lisentet boivent du café » de cette auteure. Elle m’avait émue avec son personnage et les choix qu’elle lui faisait faire. J’avais été en harmonie avec elle. Et en terminant cette suite, je me rends compte que je n’aurais pas dû la lire. Non. J’aurais dû m’arrêter aux « Gens… » et fermer ce roman, comme on ferme une porte. Tourner la clé, et la jeter. Laisser Diane tranquille.

Dans le premier roman, Diane perdait son mari et sa fille. À la fin, elle arrive à faire le deuil de son mari et décide qu’il est temps qu’elle passe à autre chose. Pour sa fille, c’est autre chose… Clara ne grandira jamais, elle ne pourra plus la serrer dans ses bras, ce petit être qu’elle avait construit avec son mari. C’est terminé.
Ici, Diane va donc devoir traverser une nouvelle étape. Si dans le précédent, c’était la présence des hommes qui lui faisait mal, car elle ne pouvait s’imaginer vivre avec quelqu’un d’autre que Colin, son défunt mari, dans cette suite, voir un bébé ou un enfant lui donne envie de vomir. Elle ne peut pas se contenir, ne peut pas passer à autre chose. Sa Clara n’est plus, et personne ne la lui rendra.

Pourquoi avoir écrit cette suite ? Deux personnes disparues, donc deux romans pour que le personnage restant fasse son deuil ? Ce que j’avais adoré dans « Les gens… », c’était que la fin n’était pas prévisible. Finalement. L’auteure nous donnait tous les éléments pour croire que Diane allait terminer avec Edward, et finalement non, elle rentrait sur Paris, et recommençait sa vie. Et j’avais trouvé cela génial ! Sincèrement, j’aurais dû en rester là. J’aurais dû, car tout ce que j’avais aimé dans le premier, s’écroule dans cette suite.
Tout est prévisible. Au bout des 70 premières pages, je pouvais déjà dire comment tout allait se terminer. Et j’avais raison. Il n’y a rien de pire que d’avoir raison concernant tous les clichés d’un roman ! Aucune surprise. Et même si j’étais heureuse pour Diane dans le fond, parce qu’elle va enfin vraiment pouvoir avancer maintenant, j’ai été déçue de ne pas être plus surprise que ça.

Des fois, vouloir trop en faire avec ses personnages n’est pas une bonne idée. Certains devraient en rester au mot FIN et ne plus les faire revivre.

Une île

Auteure : Tracey Garvis Graves
Éditeur : Milady
Collection : Romans poche
Parution : 19 septembre 2016
Pages : 401
EAN-13 : 9782811212674

Anna Emerson n'hésite pas un instant lorsque les Callahan lui proposent de se rendre aux Maldives pour donner des cours à leur fils T.J., en rémission d'un cancer. Mais rien ne se passe comme prévu : le jet privé à bord duquel ils ont embarqué se crashe au beau milieu de l'océan Indien. Les voici naufragés sur une île déserte où ils vont devoir apprendre à survivre. Si l'adolescent rechute, rien ne pourra le sauver. Anna se sent malgré tout étrangement attirée par son compagnon d'infortune. Alors que chacun d'eux n'a plus que l'autre pour unique horizon, leur seule chance de s'en sortir est ce lien précieux qui ne cesse de grandir entre eux.


Mon avis



Offert par ma Moody, pour mon anniversaire… l’année passée, « Une île » était parfait pour la thématique : un livre qui se déroule sur une plage ou en été. Qu’est-ce qu’on trouve sur une île ? Des plages en général. Et là, de la plage, il va y en avoir !

Premier bémol, comme ça c’est fait, on passe au positif après, l’auteure ne rend pas son histoire crédible, durant toute la première moitié. Pourquoi ? Anna et TJ vont s’échouer sur une île, après un accident d’hydravion. Ils survivent. C’est déjà pas mal. C’est la galère des premiers jours de survie, mais rapidement, la mer commence à rejeter sur leur île (notons qu’il y en a plein d’autres, autour) les valises et autres morceaux de l’appareil. Dont le radeau de survie avec récolteur d’eau, etc. La vie est tout de même bien faite ! Même sur une île déserte. Donc, même si j’étais heureuse pour les deux personnages, à me dire qu’ils allaient pouvoir survivre un moment, je n’ai pas trouvé cela crédible. Ils trouvent « facilement » à manger, ne se blessent que très peu, nagent même avec des dauphins en mode : c’est nos potes depuis toujours ! Too much !! Sincèrement, je ne voulais pas qu’ils meurent, mais je voulais qu’ils en bavent un max. C’est une île déserte. Au milieu des Maldives. Avec personne autour pour venir les chercher. C’est pas un Club Med ! Et limite on a l’impression qu’ils sont en vacances, tranquillement.

Après ce petit coup de gueule, j’avoue que j’ai aimé ma lecture. Eh oui, Anna et TJ sont attachants, donc même si les éléments plus hauts m’ont un peu agacée, j’ai aimé suivre leur quotidien de Robinson Crusoé.
Anna a 31 ans quand ils s’échouent. Et elle va devoir s’occuper d’un gamin de presque 17 ans qu’elle ne connaît pas. Elle devait juste être sa prof de vacances, sauf que voilà, plouf dans l’eau ! Au départ, elle fait très maman poule avec TJ d’ailleurs. L’adolescent se remet d’un cancer, il est donc encore fragile pour elle. J’ai aimé beaucoup de choses chez Anna. Ses réflexions sont intelligentes et elle se remet souvent en question. TJ est… TJ est parfait. D’accord, je l’avoue. Sincèrement, c’est un ange ce garçon. Jamais un mot plus haut que l’autre, toujours à vouloir rendre service, à prendre sur lui. Sérieusement, à 17 ans, sur une île déserte avec un prof, j’aurais pas fait la maligne, et certainement que j’aurais jamais arrêté de pleurer, « au-secours-venez-me-chercher » ! Mais TJ est très mature pour son âge. Sûrement que sa maladie et maintenant ce crash (pas de bol le garçon quand même !) l’auront fait grandir plus vite.

La seconde partie du roman est beaucoup plus intéressante que la première, et plus crédible aussi (enfin presque), donc ça aide à apprécier un roman. Ce sont certainement les moments que j’ai préféré lire. C’est comme se réveiller d’un rêve et voir que le monde autour continue bel et bien de tourner. Ça fait donc un sacré contraste avec le début. Même si j’ai levé les yeux au ciel plus d’une fois avec la partie île, j’ai été très touchée par la suite. Une belle lecture encore une fois. Malgré les petits points négatifs du début.
 
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