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dimanche 22 octobre 2017

Minimalisme et collectionner les livres ?

Voilà une association que je me devais d’aborder avec vous. Depuis quelques mois, je me suis dirigée vers un mode de vie plus minimaliste, j’ai fait beaucoup de tri, jeté et donné beaucoup de choses qui ne m’étaient plus utiles. Mais il y a une chose que je continue d’acheter régulièrement, sans pouvoir me résoudre à baisser ma consommation : les livres.

Alors que je continue d’acheter des livres, je n’achète pourtant aucune nouvelle bibliothèque. Je vous en parlais dans cet article. Cet aspect n’a pas changé. Souvent, quand des livres entrent, des livres sortent. C’est un cycle. Mais justement, en voulant être plus minimaliste, ne devrais-je pas réduire mes achats ? Non. Cette réponse est pour l’instant celle qui me convient. Car mon rythme d’achat est régulier, et surtout, m’acheter des livres me fait plaisir. C’est mon moment bien-être quand une journée a été difficile. Et ces livres me procurent beaucoup de plaisir et de bonheur. Alors que je ne les ai même pas encore lus. Pour ce sujet, je vous renvoie vers cette vidéo, où je vous parle de pile à lire et de son effet sur différents types de lecteur. Et les livres que j’ai déjà lus et qui stagnent sur mes étagères, bien souvent j’aime les feuilleter. Les prêter. Les échanger. Les donner. Il en reste toujours beaucoup quand on jette un coup d’œil à mes bibliothèques. Mais les voir ne m’oppresse pas du tout, contrairement à d’autres objets. Au contraire, accumuler ces livres me procure un certain réconfort.

Devenir minimaliste ne veut pas dire vivre dans un appartement totalement épuré, avec une déco sommaire voire inexistante et peu d’objets. Ce n’est pas ma vision, mais une vision extrême. C’est peut-être le besoin de certains, mais pour moi, être minimaliste, c’est avant tout se rendre compte de ce dont on a besoin ou non. Et surtout ne pas avoir peur de garder les choses qui nous font du bien. Pour l’instant chez moi, on trouve encore trop de livres, de plaids et de tasses. Mais ce sont des objets ou accessoires qui me sont essentiels, en quantité plus ou moins importante. Pourtant, je n’ai qu’une seule moi à mettre sous un plaid. Et qu’une seule bouche pour boire mon thé.

Quand ce mode de vie nous fait envie, il ne faut pas être trop sévère avec soi-même. Oser garder ces objets qui vous réconfortent. Ça ne fait pas de vous quelqu’un de matérialiste. Au contraire, vous savez reconnaître ce qui vous rend heureux.


mercredi 13 septembre 2017

Vers le minimalisme : les vêtements

Aujourd’hui je m’attaque au dressing. Ce dernier n’a jamais été très foisonnant. Mais j’étais la reine de l’achat impulsif, et de l’oubli dans la penderie de cet achat en question. Souvent, je trouve des pièces magnifiques en magasin, et une fois chez moi, je me demande bien quand et avec quoi je pourrais les mettre. Pour finir, elles restent pendues à un cintre, ou pliées en quatre pendant des mois.



Dernièrement, quand je me suis mise à penser zéro déchet, j’ai aussi pensé minimalisme. Et j’ai fait un super tri dans l’armoire. Ma grossesse m’a également fait voir que je mettais constamment les mêmes vêtements, et que ceux que je ne pouvais plus vraiment mettre durant cette période ne me manquaient pas. Un gros sac est enfin parti vers la Croix-Rouge, et j’y vois plus clair dans mon armoire.

Aujourd’hui, j’ai décidé d’arrêter d’acheter des vêtements. Ça semble un peu radical comme ça, mais finalement, ce n’est pas très compliqué. Je le fais sans m’en rendre compte depuis plusieurs mois. Quand il me manquera cruellement une pièce, je vais essayer de l’acheter soit en seconde main, soit neuve, mais fabriquée de manière plus éthique. Le but est de ne plus injecter de l’argent dans une pièce neuve et peu chère, qui va me lâcher au bout de quelques mois ou années. Les vêtements durables, quand on est un adulte, ce n’est pas de l’argent jeté par les fenêtres, au contraire. Selon notre métier ou nos activités, nous sommes assez grands pour prendre soin de nos affaires. Ces vêtements sont censés durer des années. Le fameux « je n’ai plus rien à me mettre » ne m’est plus arrivé depuis des mois. Maintenant, je connais mes envies et mon corps et je sais dans quels vêtements je suis bien, ceux que je peux mettre pour sortir, pour travailler, pour cocooner le dimanche chez moi etc. De chaque je ne possède plus que quelques pièces, et je m’en contente largement. Est-ce que la robe de la vitrine est vraiment nécessaire ? Elle est belle, mais j’en ai d’aussi belles dans mon armoire. Et finalement, si je n’y pense plus au bout d’une semaine, c’est qu’elle n’était pas assez belle, ou pas nécessaire à ma penderie.

L’impact ? Sur mon porte-monnaie, mon temps et la place dans mon armoire. Économie de temps et d’argent, et plus de place dans mon armoire pour y voir plus clair.


lundi 31 juillet 2017

Vivre le minimalisme, à deux

Vouloir aller vers un mode de vie minimaliste et/ou zéro déchet est une prise de conscience. On s’est posé des questions sur notre mode de vie, et visiblement il ne nous convient plus à 100 %, donc on décide de faire quelques changements. Si vous vivez seul, cet article ne vous concerne pas forcément, mais je remarque que vivre avec quelqu’un qui n’est pas dans la même optique que soi, ça peut des fois être un obstacle. Notre entente sur le sujet a été établie : de mon côté, j’achète comme je veux, et lui de son côté aussi.



Au départ, quand j’ai pris cette décision de vie, j’avais envie d’emmener tout le foyer avec moi. Mais je me suis vite rendu compte que ce n’était pas facile, et surtout pas sympa de ma part. Il ne m’empêche pas de faire du tri, donner, vendre ou acheter avec le moins d’emballages possible, mais il n’a pas envie d’entrer dans ce mode de vie pour l’instant. Et j’ai décidé de le respecter. Je pense que ma première méthode aurait été complètement utopique, on ne fait pas changer le mode de vie de quelqu’un comme ça. Peut-être qu’il ne voudra jamais être minimaliste ni zéro déchet. J’ai d’abord cru que sa manière de vivre ne me permettrait pas de changer la mienne. Si lui accumule des choses, comment moi pourrais-je vivre de façon minimaliste, ou en tout cas désencombrer davantage ? En faisant des concessions. En prouvant que certains objets n’ont aucune utilité. Mais surtout, en laissant le choix à l’autre de garder ce qu’il souhaite garder.

De mon côté, je désencombre ce qui m’appartient, et dont j’étais la seule à porter de l’intérêt : certains éléments de déco, des cosmétiques, des vêtements, chaussures, fournitures de bureau. Pour le reste de la maison, je lui demande toujours son avis. « Est-ce que cet objet t’est utile ? Penses-tu l’utiliser dans les prochaines semaines ? » Si la réponse est non, je décide de le donner, si la réponse est oui, je le laisse à sa place, et repose ma question quelques mois plus tard. Au bout d’un moment, la réponse passera de oui à non, et cet objet quittera notre foyer. Moins vite que ce que j’avais prévu au départ. Mais des fois, certains objets vont finalement trouver leur utilité pour toute la famille, on les avait juste un peu oubliés.

Forcer quelqu’un à faire comme nous est le meilleur moyen de le braquer. Je sais que parfois c’est difficile, car on aurait envie que toute la maison fonctionne sur le même mode, avec les mêmes idées, mais ça n’est pas toujours possible. Autant prendre un peu sur soi, et comprendre l’autre.
Il ne me force pas à revenir à mon ancien mode de vie. Je ne le force pas à vivre de la même manière que moi. Ça me semble aujourd’hui évident.
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