dimanche 2 septembre 2018

Nous, les vivants


La couverture du roman d’Olivier Bleys m’aura à moitié trompée. Il y aura bien de la neige et une cabane isolée, perdue au milieu des Andes. Malheureusement, le message du roman est bien trop éloigné de mes propres croyances pour que j’y adhère.

" Jonas est pilote d’hélicoptère. Alors qu’il est en mission de ravitaillement, son hélico est pris dans la neige, impossible pour lui de décoller et de rentrer. Dans la cabane, il fait la rencontre de Jésus, un garde-frontière qui va lui tenir un étrange discours… "

Est-ce que je suis partie dans l’idée que ça allait être une sorte de roman initiatique ? Complètement. Est-ce que le roman initiatique a pris un tout autre chemin que celui attendu? Encore gagné. Malheureusement, à partir du moment où j’ai compris où allait l’auteur, je me suis refermée comme une huître. Impossible de croire ou d’aimer son histoire.

À côté de ça, outre le message, j’aurais pu apprécier le reste, sauf que là aussi, bide complet. Les dialogues tombaient à plat, étaient pour moi dénués de sens et ne me parlaient absolument pas. Finalement l'histoire n'est pas dérangeante, mais elle est amenée de manière trop simple. L'auteur aurait pu oser beaucoup plus de choses, entraîner le lecteur à travers les méandres de l’irréel. Mais non.  L’aventure tourne rapidement en rond et la chute de l’intrigue est évidente.


Auteur : Olivier Bleys
Éditeur : Albin Michel
Collection : Romans français
Parution : 22 août 2018
Pages : 179



jeudi 30 août 2018

Pleurer des rivières


Suite de ma rentrée littéraire, j’ai foncé vers ce roman publié chez Héloïse d’Ormesson, au titre poétique. Le résumé ne me branchait pas plus que ça, et pourtant, ce fut une très bonne lecture.

" Meriem attend son huitième enfant à 28 ans. Treize ans de mariage avec son mari Franck, et des grossesses dont elle ne veut plus vraiment. Dans leurs traditions et croyances gitanes, l’avortement est très mal perçu, et les méthodes contraceptives ont toutes été abandonnées, car soit trop contraignantes, soit inconfortables. "

La plume est vive et piquante. L’auteur n'hésite pas à détruire des clichés dont les auteurs masculins ont tendance à abreuver leurs romans. Il vogue d’un personnage à un autre avec facilité sans pour autant perdre le lecteur, ce qui donne un récit rapide mais pas saccadé, au rythme agréable. On ne se perd pas dans les descriptions indigestes, l'essentiel est là et permet d’avancer.

Ce qui m’a vraiment plu dans ce roman, c'est sa thématique qui nous fait nous poser la question : que choisir entre l'éthique et la loi ? Dans quel camp se situer quand le cœur et la raison se chamaillent ? Quand on est mère, ce roman nous touche peut-être encore plus, mais qu’importe notre envie de maternité ou non, il ne nous laisse pas insensibles.
Les personnages ne sont pas forcément attachants, chacun possède ses bons et ses mauvais côtés, mais tous ont leurs idées et s’y tiennent. J’aime les personnages qui en veulent et qui n’attendent pas que les choses se passent. Alors que le résumé et le début du roman laissent beaucoup de place aux personnages masculins, on découvre au fil de la lecture que les femmes sont en fait le cœur, l’âme et la tête de cette histoire. J’ai été agréablement surprise par le ton que l’auteur leur donne. On ajoute à ça une prise de conscience très intéressante sur un sujet plutôt tabou, et ça nous donne un excellent livre.

Mériem et Séverine ont des vies radicalement différentes. Alors que l'une est à la maison pour élever les enfants, l'autre est autrice d'albums jeunesse et épouse d'avocat. Alors que l'une attend un nouvel enfant, l'autre peine à tomber enceinte. Ensemble elles vont apprendre à connaître la vie de l'autre et à l'envier. Chacune apporte un peu de magie à l'autre.  

Je le recommande vivement pour ceux qui ont envie de voir autre chose, qui n’aiment pas la littérature blanche contemporaine qui parfois est un peu pompeuse. C’est un texte cru et poignant. Coup de coeur bien mérité. Ce roman se lit en quelques heures, car une fois commencé impossible de le lâcher. Les personnages nous fascinent et on veut savoir jusqu'où ils vont aller. 


Auteur : Alain Jaspard
Éditeur : Héloïse d’Ormesson
Collection : -
Parution : 23 août 2018
Pages : 190



lundi 27 août 2018

Manuel de survie à l'usage des jeunes filles


La rentrée littéraire est arrivée ! Chaque année, c'est le même battage médiatique autour, mais cette fois, pas d’autre choix que de m’y intéresser un peu. Depuis janvier, ce rayon me revient à 50 % avec ma binôme. C'est un nouveau challenge qui me plaît.
Quand les premières épreuves de la rentrée sont arrivées, j’ai fait ma petite sélection et l’un de mes premiers choix s’est porté vers ce titre à rallonge, et à la couverture enneigée (ô surprise).

Première constatation, c'est que le titre anglais est très court, alors que la version française n’a rien à voir. En anglais, le surnom du personnage principal suffit, et n’aurait peut-être pas été assez clair pour le lectorat francophone.
Le style de l’auteur est assez contemplatif, et même si j’ai apprécié ma lecture dans l’ensemble, quelques paragraphes ont été sautés pour aller au cœur du roman. La narration se fait à travers le personnage de Sal, qui décrit chacune de ses actions. Si au début j’ai trouvé ça sympa, au bout de 100 pages, j’avais envie qu’elle accélère un peu. Pourtant, la raison de leur nouvelle vie en pleine nature m’a beaucoup touchée. J’étais aussi très impressionnée par toutes les connaissances concernant la survie emmagasinées par Sal.

" Elle est le personnage enfant qui a dû grandir trop vite pour le bien de sa petite sœur. Sa mère est une alcoolique sans le sou, dont le nouveau copain abuse facilement et avec plaisir de sa fille. Pour éviter le même sort à sa sœur, Sal met tout en œuvre pour partir et vivre librement. Leur venue dans la forêt est planifiée depuis des mois. "

Sal m’a fait penser à une mini Dexter par moment, dont les émotions ont été coupées. Son esprit est pratique, et rarement dans l'émotionnel. Ce qui la rend attachante par moment, car on se souvient pourquoi elle est là et tout ce qu’elle a traversé, mais elle est aussi très distante par sa rudesse.
Peppa est l'exact inverse. C'est une petite fille pleine d’imagination, avec un débit de parole important. Au grand malheur de sa sœur, elle ouvre la bouche souvent trop rapidement. Les deux forment un duo improbable et complémentaire.
J’ai eu un peu de peine à croire à la facilité avec laquelle elles vivent dans les bois. Ce sont des enfants de 10 et 13 ans, et tout ce qu’a appris Sal se trouve sur YouTube ou les émissions de Bear Grylls. Voir et faire sont deux choses différentes, et dans sa globalité, tout se passe très bien, peut-être trop bien pour que ça soit vraiment réaliste et plausible.

Pour moi, le bémol de cette lecture, c’est le rythme. Il est un peu lent, et l’auteur s’arrête sur une quantité impressionnante de détails. Pourtant, les récits dans le récit sont intéressants, et même très plaisants à découvrir, sans pour autant faire de l’ombre à l’aventure des deux sœurs.
J’ai été par contre ravie de découvrir les décors de la forêt écossaise. Je cherchais de la neige et du froid, j’ai été servie. Là où le style colle parfaitement, c’est avec les moments de silence dans les bois. Ces passages étaient très beaux, avec une petite touche de sagesse enfantine très agréable.


Auteur : Mick Kitson
Éditeur : Métailié
Collection : Bibliothèque écossaise
Parution : 30 août 2018
Pages : 240



vendredi 24 août 2018

Les années du silence, tome 1 : Dans la tourmente


S’il y a bien une autrice qu’on m’a toujours chaudement recommandée dans le genre « destin de vie » c’est Louise Tremblay d’Essiambre. Alors c’est avec plaisir que je me suis plongée dans le premier tome de sa série Les années du silence. J’avais besoin d’une lecture sûre, car je sortais de deux abandons. Bien qu’abandonner un livre ne me fasse rien niveau culpabilité, ça crée un peu cet effet de manque, de ne pas tomber sur le bon livre. Vous savez, cette sensation divine quand vous accrochez à votre lecture, et que plus rien ne peut vous en sortir ? C’est de ça que je parle, et c’est ça qui me manquait.

" 1942, Cécile a 17 ans, et est amoureuse de Jérôme. Leur mariage est prévu pour l’année suivante. Alors que leur amour bat son plein, Cécile tombe enceinte, hors mariage. La honte s’abat alors sur Eugène, le patriarche. Hors de question que sa fille aînée jette l'opprobre sur la famille. Il envoie donc cette dernière chez sa tante à Québec pour cacher son état. Elle devra ensuite accoucher dans une crèche, et y laisser son bébé. Durant son exil, Cécile rencontre Rolande, une jeune fille enceinte elle aussi, dont l’état est non désiré. "

J’aime ces récits romanesques, où les malheurs s’abattent sur les personnages, et où le destin leur joue de vilains tours. Cécile est une jeune femme trop sage, qui n’a longtemps pensé qu’aux siens avant de penser à elle. Son amour pour Jérôme est très fort, mais celui qu’elle liera avec le bébé qu’elle attend est encore plus grand. Eugène ne se rend absolument pas compte de ce qu’il demande à sa fille. Pour lui, c’est une erreur, un pot cassé qu’on va simplement mettre à la poubelle, en attendant de pouvoir en racheter un nouveau. Même Jeanne, la mère de famille, ne comprend pas les protestations de sa fille. Jeanne est le premier personnage qui explique le titre. À l’âge de 17 ans, elle tombe amoureuse d’Eugène, 15 ans de plus qu’elle. Après leur mariage, les enfants vont s’enchaîner, et rares seront les moments où Jeanne ne sera pas enceinte. La naissance de Cécile est son plus beau cadeau, mais quand elle comprend que son mari a des idées bien arrêtées et des envies presque quotidiennes, elle n’aura pas l’occasion de donner son avis. Maintenant que sa fille attend un enfant, elle est persuadée que c’est une chance pour elle que de l’abandonner et de pouvoir continuer sa vie. Elle est aveuglée par sa propre condition non désirée et répercute ses envies sur sa fille. Si Jeanne n’a pas pu réaliser ses rêves, elle souhaite que Cécile le puisse, sans prendre en compte que le vœu de Cécile puisse être de tout simplement garder cet enfant et d’épouser Jérôme.
C’est un roman qui commence par de véritables dialogues de sourds, chacun pensant au bien-être de l’autre, sans vraiment l’écouter. Le destin de Rolande est similaire et à la fois très différent de celui de Cécile. À 13 ans, elle devient la honte de la famille. À la fois menteuse et fille volage, elle a attendu que ses parents aient le dos tourné pour aller lever sa jupe dans les ruelles. Si seulement ils voulaient bien écouter et croire la vraie version…
Les deux personnages vont partager de beaux moments de complicité et d’amitié. Mais Cécile a une vie qui l’attend, des projets à réaliser pour que sa vie soit celle dont elle a toujours rêvé. Rolande s’efface petit à petit. C’est un personnage qui m’a énormément touchée. Son histoire est atroce, et c’est le second personnage à qui le titre va comme un gant. À force de s’être cassé la voix à hurler ses souffrances, le silence est finalement sa dernière option.
Et puis vient Jérôme. Un jeune homme amoureux, et déjà papa dans l’âme. Quand il comprend qu’il n’a pas son mot à dire quant à la garde de son propre enfant, il devient fou. La guerre fait rage, et le silence s’abat sur lui aussi.

Sans perdre de temps, Louise Tremblay d’Essiambre fait avancer son histoire dans un rythme soutenu. Il n’est pas rare que de grandes périodes passent au début d’un nouveau chapitre. Les années avancent, les rêves changent et les douleurs s’enferment dans des cœurs qui n’ont plus assez de larmes pour pleurer. J’ai été émue et secouée par ma lecture. Au final, l’autrice n’invente rien, les destins torturés existent dans plein de romans. Mais son ton est juste, ses personnages attachants et son roman ne se perd pas dans des descriptions inutiles. Elle fait de l’histoire de Cécile, Jérôme et les autres quelque chose d’efficace.


Autrice : Louise Tremblay d’Essiambre
Éditeur : Pocket
Collection : -
Parution : 26 janvier 2017
Pages : 573



mardi 21 août 2018

Ronces blanches et Roses rouges


Orphelines d'un passé dont elles n'ont aucun souvenir, Sirona et sa jeune soeur Eloane sont aussi différentes qu'inséparables. Quand leur tutrice, Iphigénie Whitecombe, fiance l'aînée à un inconnu, leur avenir sombre dans l'incertitude... Pour échapper au mariage qui l'effraie et à la colère dévastatrice de Mme Whitecombe, Sirona prend la fuite.
Au coeur d'une forêt obscure et de sa propre tourmente, elle se fait toutefois une promesse : celle de revenir chercher sa soeur. Quitte à affronter l'ours qui rôde dans son sillage. Quitte à suivre les ronces blanches et les roses rouges. Quitte à croire en la magie.
Mais c'est sans compter sur l'énigmatique pianiste qui compose une toile de mélodies enivrantes, dans son château où la nuit est synonyme de toujours...


Mon avis

Quand les éditions Magic Mirror m'ont proposé de recevoir le premier livre de leur parution, j'ai tout de suite accepté. Regardez-moi cette magnifique couverture, et c'est une réécriture d'un conte beaucoup moins connu que les habituels. Petit plus de cette maison d'édition, car la réécriture de conte n'est pas une nouveauté, c'est d'ajouter le conte original à la fin du roman. Histoire de comparer et rafraîchir la mémoire.

L'histoire de Blanche-Neige et Rose-Rouge était très floue dans mon esprit. J'avais souvenir d'un ours et d'un nain dont la barbe se coince dans le fil de sa canne à pêche, des dessins vieillots dans un recueil de contes de Grimm chez Auzou, qui en plus était mal paginé, mais que j'ai gardé durant des années. Découvrir ce que cette histoire allait devenir dans l'esprit de l'autrice m'intriguait beaucoup. De retour des Imaginales, j'avais envie de lectures de l'imaginaire, et je me suis décidée pour celui-ci.

J'ai beaucoup aimé ma lecture. L'histoire est assez sombre, et mélancolique. Sirona et Eloane n'ont plus souvenir de leur vie avant le tremblement de terre. Elles vivent paisiblement dans la chaumière d'une vieille femme qui prend soin d'elles depuis ce jour funeste. Père et mère ont disparu et aucun moyen de savoir s'ils sont toujours en vie. Leur quotidien va brusquement changer, quand Sirona est promise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré. Folle de rage, elle décide de fuir. Ses pas la conduisent dans un étrange château où la nuit est constante et la musique enchanteresse...

L'atmosphère de ce roman est vraiment particulière. J'ai beaucoup aimé ce que l'autrice faisait ressentir à ses lecteurs. Ça me faisait penser aux univers de Vincent Tassy, des lieux figés et magiques, des personnages flous et mauvais. L'ambiance du château et de la forêt qui l'entoure est vraiment particulière, on se sent prisonnier et incapable d'aller de l'avant, de pousser une porte pour emprunter un chemin pour en sortir, tout comme les personnages.
Avec des sensations comme celles-ci, je m'attendais à une révélation très spéciale. Malheureusement, elle est assez brouillonne et pas à la hauteur de mes attentes. Le fin mot de l'histoire tombe un peu à plat, et ne m'aura pas convaincue. Je me disais « tout ça pour ça ? » Dommage, quand toute la réécriture est tout simplement magique, avec des personnages attachants, courageux et innovants.

Sirona est le personnage principal, elle fait preuve de bravoure et de bon sens, bien que très aveuglée par des charmes qu'elle ne contrôle pas. Une fois qu'elle comprend ce qui se passe dans le château, elle met tout en œuvre pour en sortir et ne pas être victime des sortilèges. Eloane est plus jeune, et l'autrice la rend surtout plus naïve. J'aurais apprécié que ce personnage soit plus développé et ne serve pas uniquement les projets de leur tutrice. Elle reste finalement très en retrait, alors que son histoire aurait pu être très intéressante.

Je garde un bon souvenir de cette lecture, malgré tout. Juste un peu déçue de la fin, qui pour moi n'allait pas avec le rythme du reste du roman.


Autrice : Laetitia Arnould
Editeur : Magic Mirror
Collection : Forgotten
Parution : 27 février 2017
Pages : 237

samedi 18 août 2018

Charley Davidson, tome 10 : Dix tombes pour l'enfer


Détective privé à mes heures et Faucheuse à plein temps, je me suis toujours posée beaucoup de questions. Mais « comment arrêter trois dieux maléfiques différents ? », c'est nouveau ! Le hic : l'un de ces dieux, même s'il n'en a pas conscience, est mon si séduisant mari. Est-il trop tard pour le ramener dans le droit chemin ? Entre une fugitive à protéger, un homme accusé du meurtre d'une femme toujours en vie à innocenter, et un pendentif surnaturel terrifiant à dissimuler, j'ai bien du mal à trouver quelques minutes pour sauver le monde...

Mon avis

Toujours en lecture commune avec Moody, on s'est décidées pour accélérer un peu notre rythme dans les Charley. En même temps, on est bientôt au bout de la traduction en cours. Snif.

Ce tome 10, étonnamment, aura été un peu en dessous pour moi. À chaque fin de tome, je me disais que c'était impossible de faire toujours mieux que le précédent. Cette fois, je crois que le neuvième tome avait atteint le sommet de la saga. Peut-être ? Ce qui malheureusement rend l'histoire moins palpitante, c'est ce retour à la presque-normalité. Reyes est très absent de ce tome (enfin, trop à mon goût), et Charley est de nouveau à fond dans ses diverses enquêtes. Elle en résout d'ailleurs trois dans un seul et même tome. Ce qui veut forcément dire que le reste de l'intrigue, la principale, celle de Pépin, Charley et Reyes, est plus effacée. Après les révélations un peu dingues des tomes précédents, ça donne un résultat un peu fade, sauf la fin. Qui elle est explosive, c'est le cas de le dire.

Charley avance, gentiment mais sûrement dans ses découvertes et dans l'apprentissage de ses dons. Elle les met un peu en pratique, ce qui est cool. Les relations entre les personnages évoluent et pas mal de choses risquent de changer dans les prochains tomes. Enfin, on l’espère !
J'ai donc une grande attente envers le 11e tome.


Autrice : Darynda Jones
Editeur : Milady
Collection : Bit-Lit poche
Parution : 19 mai 2017
Pages : 473

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