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mardi 5 janvier 2016

California Dreamin’



Auteur : Pénélope Bagieu
Editeur : Gallimard 
Collection : -
Parution : 17 septembre 2015
Pages : 272
EAN-13 : 9782070657582


Ellen Cohen rêve de devenir chanteuse.
Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique qu'attachante, son besoin d'amour inextinguible.
À l'aube des années 1960, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York.


Mon avis

Lors de ma vidéo « Wishlist de Noël » je disais de Pénélope Bagieu qu’elle pourrait écrire et dessiner sur du papier toilette, que j’achèterais tous les rouleaux. J’ai été très heureuse de découvrir sa dernière bande dessinée sous le sapin, et j’ai profité de ces quelques jours de relâchement à Nouvel An pour la dévorer.

Pénélope c’est bien sûr son blog, mais également « Joséphine », et les larmes versées devant la « Page blanche », alors, quand j’ai vu qu’elle sortait enfin quelque chose de nouveau, j’ai sauté de joie ! Dans « California Dreamin’ » elle s’essaie à la biographie je dirais, celle d’Ellen Cohen, plus connue sous le nom de Mama Cass, et Cass Eliott, la chanteuse du groupe « The Mamas and the Papas » dont bien sûr je ne connais qu’une chanson…. Celle qui a donné son titre à la BD. (Mon prof de musique était fan de cette chanson !).

Quand on a l’habitude des dessins de Pénélope, on peut être d’abord un peu étonné par le style qu’elle utilise ici. On découvre des traits parfois grossiers et rapides. Mais je trouve que cela collait parfaitement à l’ambiance de son histoire, de son personnage. Ellen est une jeune fille un peu replète, qui va croire en ses rêves et se donner la chance de les réaliser. Son but ? Devenir une star, et pour y arriver, elle ose tout. Déjà durant son adolescence, je suis tombée amoureuse d’elle. Elle est tout ce que je n’étais pas, et du coup ça inspire le respect. Ellen, c’est le genre de fille un peu grande gueule qui déménage, qui n’a pas peur, qui ose dire ce qu’elle pense et à l’humour vachard que j’aime bien. La bulle sur la soirée « Fromages et nudité » m’aura fait la soirée je pense.

Mais malgré son enthousiasme, ça ne sera pas évident de monter tout en haut pour Ellen. On découvre une jeune femme qui va devoir travailler dur et se battre pour se faire accepter telle qu’elle est, et avec ses rondeurs. Mais jamais elle ne cédera, et ça, c’est une belle leçon. Il y a aussi le fait qu’elle évolue dans une époque où drogue et alcool sont omniprésents. Mais toutes ces décennies sont superbement représentées par Pénélope. Cette BD est extra, dans son intégralité, et les dernières planches sont pleines de contrastes.

Un petit bijou à lire, pour découvrir un personnage, ou simplement quand on aime la musique et ces années un peu folles, celles des sixties !

vendredi 17 février 2012

La page blanche

Auteur : Pénélope Bagieu / Boulet
Edition : Delcourt
Collection : Mirage
Parution : 18 janvier 2012
Pages : 176

Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni son nom ni ce qu'elle fait. Menant l'enquête tant bien que mal, elle tente de recouvrer la mémoire et de retrouver son identité.


Mon avis


Pénélope, ça va faire quelques années que je la suis à travers son blog, maintenant bien connu. Puis est arrivé Boulet, avec ses longues notes, toutes plus drôles les unes que les autres, mais un dessin pas top top. Le lien entre ces deux bloggeurs/illustrateurs/artistes? « La page blanche » une bande dessinée. Leur collaboration était déjà connue, alors on attendait le résultat. Et TADAM ! Coup de cœur. Pourquoi ? Explications :


Elle au dessin, lui au scénario. Un bon compromis. Des dessins pleins de sens, et des dialogues soit hilarants, tristes ou révélateurs. On va découvrir une jeune femme, assise sur un banc, jusque là, pas de quoi en faire un coup de cœur. Et pourtant. Elle ne se souvient de rien. La page blanche. C’est avec appréhension qu’elle rentre chez elle, avec un coup de chance elle retrouve son adresse dans son sac à main. Et à partir de là c’est la recherche, la quête d’identité. Ok, elle est libraire. Ok elle à un chat nommé Chester. Ok elle a couchée avec un de ses collègues informaticiens. Ok elle n’a plus de famille. Ok. Mais ça ne revient toujours pas !

Page après page, on est dans l’attente du « est-ce qu’elle va se souvenir de quelque chose ? » On découvre sa vie en même temps qu’elle, on est en plein suspense, tout le temps. Une trame qui tient la route, sans être barbante.

C’est avant tout ma collègue du rayon bande dessinée que je dois remercier pour cette découverte. C’est par une matinée banale en rayon librairie qu’elle arrive vers moi.
« Tu savais qu’on t’avais prise comme modèle pour la nouvelle BD de Bagieu et Boulet ? » ne l’ayant pas encore lu, je ne voyais vraiment pas de quoi elle voulait parler. « Mais si regarde ; un peu la même coupe de cheveux, même couleur. Libraire dans une grande chaîne de magasin, mais surtout ça ! » Son doigt s’arrête sur la planche ou notre héroïne découvre sa page Facebook, sa photo de profil n’est autre que celle-ci :


Et maintenant rigolons un peu, voici ce que l’on trouve sur mon profil Facebook. Ok la photo date un peu, elle doit avoir trois ans, et pourtant je fais toujours ce même gag débile de me dessiner une moustache sur le doigt (ça fera rire ceux qui comprenne).



Alors certes, après tout ça, j’avais envie d’en savoir un peu plus. Je m’y plonge un samedi soir ou je n’avais rien de prévu. Et là, impossible de la lâcher. Une chute simple, d’accord, mais qui m’a laissée sans voix. C’est une prise de conscience. Et finalement, on aimerait peut être bien, tous, pouvoir faire peau neuve, comme ça ! Recommencer à écrire son histoire en effaçant tout ce qui s’est produit avant. Comme un ordinateur remit à zéro. Comme un écrivain face à une page blanche.

Mon passage coup de cœur ? La double page sur les questions futiles et assommantes que l’on peut nous poser en librairie. Car c’est tellement ça. Page 104 et 105 « C’est un livre grand comme ça, oh et il est rouge » - « Je cherche le Bossu de notre Dame de César Hugo » - « C’est un gamin, y lit pas beaucoup, mais l’avait aimé le truc de magiciens au cinéma, mais pas le livre. L’aime les ordinateurs, vous voyez ? Qu’est-ce que vous me conseillez ? » … Bref, hilarant ! 

Et bien sur... La chronique en vidéo

mercredi 18 janvier 2012

Cadavre exquis

Auteur : Pénélope Bagieu
Editeur : Gallimard
Collection: Bayou
Parution : 1er avril 2010
Pages : 128

Zoé a une vie pas top, hôtesse pour des salons, les tallons aiguilles et costumes ridicules c'est pas la vie de rêve. Mais quand en plus son mec est un vrai lourd, alors là ça devient carrément l'enfer. Mais un jour elle rencontre Thomas Rocher, un homme cloitré chez lui qui ne sort jamais. Elle découvre alors qu'il est un grand écrivain à succès, mais ce n'est pas tout, et la vérité est mortelle.


Mon avis

Pénélope Bagieu qui fait une BD, une vraie ? Sceptique, j'avais l'habitude de son blog, de ses sketchs hebdomadaires avec Joséphine. Mais le personnage de Zoé est adorable et le dénouement de l'histoire est imprévisible. Comme déjà dit, je suis pénible pour les bandes dessinées, si le dessin est bof ça ne colle pas, l'histoire peut être génial, c'est le dessin qui prime. Là le dessin est assez basique et sans grandes recherches, mais il est très proche des lecteurs, les filles s'y retrouvent tout à fait, Pénélope fait de la parodie de fille. Une parodie a besoin d'un dessin adapté et elle y parvient très bien.
Bref une très chouette BD, très drôle !
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