Auteur : Robert Galbraith
Editeur : Grasset
Collection :
Parution : 6 novembre 2013
Pages : 571
EAN-13 : 9782246809043
Une nuit d'hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre
mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire
classée. Jusqu'au jour où l'avocat John Bristow, frère de la victime,
frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike.
Strike est
au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l'armée, il a perdu une jambe en
Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie
privée un naufrage. Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose de
l'Internet, Strike est chargé d'enquêter sur la mort de Lula.
De
boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars assaillies par les
paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et l'hôtel
particulier où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de
l'autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants
dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manoeuvres inspi'
rées par la vengeance.
Mon avis
Presque une année après sa parution, c'est à 2 heures du matin que je termine la première aventure de Cormoran Strike. Bien sur quand on sait que c'est J. K. Rowling, sous un pseudonyme, qui a écrit le livre, on le voit certainement d'une autre manière. Pourtant je vais essayer de juger ce livre de la meilleure façon.
Pour que je termine un livre, coute que coute avant de dormir, quitte à ce que j'éteigne tard, c'est qu'il doit avoir quelque chose. Avant de le commencer, j'avoue que j'appréhendais. Je n'avais pas été touchée comme je le souhaitait par Une place à prendre, du coup, L'Appel du coucou me faisait un peu peur au départ. Et puis après les 50 premières pages, qui mettent en bouche l'histoire, difficile de le lâcher. La plume est là, quoique parfois elle s'attarde sur des détails, pas toujours importants ou intéressants, mais elle apporte cette ambiance bien particulière des romans à énigmes. Bienvenu dans le Sherlock Holmes du 21ème siècle.
Cormoran Strike est un de ces personnages atypiques, qu'on aime croiser au cours de nos lectures policières. Hercule Poirot, Miss Marple, Sherlock, bref ils ont tous ce quelque chose, pourquoi on aime les suivre, ce petit côté anglais certainement. Strike ne déroge pas à la règle, et entre dans les rands de ses compères. Bourru, endetté et mutilé de guerre, son agence est à la dérive. La vie n'as pas été tendre avec lui, et il ne s'attend plus à rien. Quand l'affaire du meurtre de la mannequin Lula Landry arrive sur son bureau, c'est une chance de reprendre pied (mauvais jeu de mot).
Suivre Cormoran dans son enquête est jouissif. On est aussi à l'affut du moindre détails que lui. J'ai aimé cette manière de faire, comme les vrais détective, ceux que l'on voit à la télé, qui n'utilise que des notes et leurs cerveau. Strike n'est pas très à l'aise avec les nouvelles technologie, et c'est un aspect agréable, à l'heure ou plus aucune enquête des Experts "de-je-ne-sais-ou" ne peut se passer de mille labos et analyse en tout genre. Retour aux sources, et aux détails qui échappent à tout le monde, sauf... à Strike. On lui découvre aussi toute une partie de son enfance. Son histoire est intéressante, et brodée de manière réaliste. Il ne crache pas dans le verre, mais sait se retenir... des fois. Un personnage marquant.
Robin, l'assistante-secrétaire, de Strike, pourrait s'apparenter de loin au bon vieux Dr. Watson (il en faut toujours un). Elle débarque par hasard dans son cabinet, grâce à une agence d’intérim qui la place ici pour une semaine. Plus jeunes que Strike, les ordinateurs elle sait s'en servir, en tout cas mieux que lui, et n'hésite pas à jouer la comédie pour soutirer des informations. Moins présente que ce que j'avais espérer, elle a pourtant un grand rôle dans cette enquête.
Viennent ensuite une multitude de personnages! J. K. Rowling a ce talent pour dépeindre toute une série de caractères, haut en couleur et inoubliables. Douée également pour nous plonger totalement dans son histoire, en nous montrant Londres en détails (pour n'y être allée qu'une fois, je visualisais parfaitement). La sensation d'y être est là, de sentir le froid mordant nos joues, de courir à droite à gauche pour démasquer le coupable.
L'intrigue a pour moi était menée à la perfection. Jusqu'au bout j'ai accusé tout le monde, sauf l'assassin. Pourtant j'ai cru ne pas me faire avoir, et du coup être déçue de la fin. Quand je trouve, c'est que le roman n'a selon moi pas été assez bien ficelé. Mais là, je m'incline. Je ne la voyais pas du tout dans un registre enquête et énigme, et elle assure comme les grands. Pour cause, c'est rare que je termine un livre à 2 heures du matin, quand je travail le lendemain. Parole de renard.
Si les Sherlock vous manquent, que les enquêtes de détective un peu bourru et pas du tout poli vous branchent, je ne peux que vous conseiller L'appel du coucou, pour commencer la très bonne série du Détective Strike qui nous promet encore de belles énigmes à déchiffrer.
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