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samedi 4 juillet 2015

Le sourire des femmes

Auteur : Nicolas Barreau
Editeur : Héloïse d'Ormesson
Collection : -
Parution : 6 février 2014
Pages : 286
EAN-13 : 9782350872469

Le hasard n'existe pas ! Aurélie, jeune propriétaire d'un restaurant parisien, en est convaincue depuis qu'un roman lui a redonné goût à la vie. A sa grande surprise, l'héroïne du livre lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Intriguée, elle tente d'entrer en contact avec l'auteur, un énigmatique collectionneur de voitures anciennes qui vit reclus dans son cottage. Qu'à cela ne tienne, elle est déterminée à faire sa connaissance, mais l'éditeur du romancier ne va pas lui faciliter la tâche. S'ensuit une série de rendez-vous manqués et de quiproquos délicieux. Comédie romantique qui peint avec saveur un Paris chromo et gourmet, Le Sourire des femmes revisite le nouveau désordre amoureux non sans un soupçon de magie et un zeste d'enchantement.  


Mon avis

Un titre qui met du baume au coeur avant même d'être commencé Le sourire des femmes est le livre que j'ai tiré de ma Book Jar relique de la PAL. Parfaite petite lecture d'été. 

A la fin de la lecture on se demande ce qui est vrai ou non, ce qui a peut être été tiré de faits réels, et du vécu de l'auteur. La quatrième de couverture nous assure que Nicolas Barreau est un pseudonyme, mais de qui ? En fait, je n'ai pas vraiment envie de le savoir. Qu'importe qui a écrit cette histoire, elle est mignonne, et c'est tout ce que je lui demande finalement. L'auteur ne va pas plus loin que la romance et la déception amoureuse. C'est un sujet plutôt simpliste et reprit par beaucoup. Certes, on le sait rien qu'en regardant la couverture je pense. Alors j'ai prit ce livre pour ce qu'il était, une petite lecture estivale, détente et sans prise de tête. Et j'ai passé un joli petit moment en compagnie d'Aurélie, André et Robert. 

Aurélie est une jeune femme qui vient de se faire quitter. Claude s'en va, et sa vie n'a plus vraiment de sens. Elle ère dans les rues de Paris, et va s'arrêter dans une librairie. Elle qui n'est pas une grande lectrice, va prendre ce livre au titre qui lui évoque quelque chose "Le sourire des femmes". Elle le dévore en une soirée, et quelque chose d'assez étrange se passe durant sa lecture; le personnage de Sophie, c'est elle. Si nous, nous sommes tous reconnus une fois ou l'autre en un personnage de fiction, Aurélie sait pertinemment que Sophie c'est elle. Le temps des cerises, sont restaurant rue Des Princesses, sa robe verte, ses cheveux ondulés. Trop de ressemblance. Elle doit retrouver et parler à Robert Miller, l'auteur. Et c'est là que les choses se compliquent. Aurélie est une femme tenace, qui ne lâchera pas le morceau Robert Miller avant de lui avoir écrit et parlé. Ce qui m'a légèrement agacé dans cette histoire, c'est que finalement on ne découvre le personnage d'Aurélie, qu'à travers sa paranoïa pour l'auteur. On a très peu d'information sur elle, ses gouts, ses passe temps, ce qui fait une personne finalement. J'ai trouvé ça dommage. 

On en apprend beaucoup plus sur André, l'éditeur de Robert Miller. Certes il est le personnage centrale masculin, mais Aurélie est celle qui lance toute l'histoire, pour moi c'est elle la véritable héroïne, et elle n'est qu'une excuse... ou peut être "qu'une femme". Et j'ai trouvé cela presque un peu sexiste. André mérite plus d'intérêt car il est l'homme de l'histoire, celui qui va faire les choses les plus abracadabrantes pour attirer l'attention de la jeune femme. Du coup j'ai forcément un peu bloqué sur son personnage car je le trouvais trop mit en avant. Il ment beaucoup également, alors que la vérité dès le départ aurait éviter bien des complications. Ok, s'il n'avait pas menti, il n'y aurait pas eu d'histoire. Je sais... Mais bon, quand même! Il agit bêtement durant tout le roman, et c'est finalement sur son sort qu'on s’apitoie. Je dis non!

J'ai passé une très chouette soirée avec cette histoire. L'idée est originale, et plutôt marrante. On m'a dit qu'il y avait un téléfilm basé sur ce roman, et je pense en effet que c'est le genre d'histoire qu'on imagine facilement en téléfilm du mercredi après-midi. Pleins de bons sentiments, un peu niaiseux sur les bords, mais qui remonte le moral, qui nous fait rire et nous montre que la vie peut être belle. 
Je vous passe mon avis sur l'intrigue qui est totalement nulle bien sur. Dès qu'on ouvre le roman on connait la fin. C'est un peu "normal" pour le genre j'ai envie de dire, mais c'est la manière dont c'est amené qui est toujours fun à lire. Les personnages en font souvent trop, et forcément ça casse à un moment ou à un autre, pour finir de la meilleure des façons. 

Gustativement parlant je remercie l'auteur d'avoir ajouté les recettes à la fin de son livre. Ca donne envie de se mettre au fourneau, bon pas par cette chaleur on est d'accord, je rêverais plus d'une belle salade tomates mozzarella que du poulet au curry pour le coup. Mais il y a de magnifiques plats, des scènes dignes des plus belles comédies romantiques, des personnages secondaires farfelus qui mettent l'ambiance. 

Un roman parfait pour l'été, une intrigue simple mais qui pour arriver à son aboutissement passe par pas mal d'originalité. Malheureusement des personnages caricaturés à l'extrême ce qui gâche un peu l'histoire.

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dimanche 19 février 2012

Bleu Saphir

Auteur : Kerstin Gier
Edition : Milan
Collection : Macadam
Parution : 28 septembre 2011
Pages : 416

Spoiler, attention si vous n'avez pas lu le premier volume.

Gwendolyne, rendant visite à son grand-père dans le passé, en apprend plus sur ses deux cousins Paul et Lucy, deux gardiens qui l'ont précédée et qui doivent se cacher dans le passé pour de mystérieuses raisons. Second tome de la trilogie débutée avec Rouge rubis.


Mon avis


Suite tant attendue de « RougeRubis », le premier volume qui avait eu droit à un coup de cœur. 


Une traduction impeccable. Les dialogues sont pertinents, apportent toujours les informations nécessaires pour l’avancement de l’histoire. Le roman est crée à la perfection, souvenez-vous dans le premier volume Gwendolyn découvre qu’elle est une voyageuse du temps. Quand nous plongeons dans le deuxième tome, il ne s’est passé que quelques jours. Ce qui fait penser aux tragédies grecs qui se construisent en temps réel. La plupart des romans, surtout les trilogies ou saga, se déroulent sur plusieurs mois, voir plusieurs années. Ici l’innovation repose sur la rapidité des actions, ce qui apporte un dynamisme prodigieux.

L’auteur n’oublie jamais dans quelle époque elle envoie ses personnages, heureusement. Ce qui apporte une fluidité au récit, très importante. N’oublions pas que nous sommes dans un roman qui se base sur les sauts dans le temps. Aucune erreur n’est permise. Si les faits s’emmêlent ou ne se tiennent pas, cela brouille le lecteur, et rend la lecture pénible, le défaut que je reprochais à « Time Riders » d’Alex Scarrow dans l’une de mes chroniques en vidéos. 


Nous n’obtenons que très peu de réponses dans ce volume, Gwendolyn fait face à ce gêne qu’elle découvre par hasard, de voyageuse dans le temps, et va faire certaines rencontres plus qu’inattendues. La grosse part de mystère reste entière, et nous sera donc révéler dans le dernier tome « Vert Emeraude ». Les secrets sont bien gardés, et nous pousse toujours à vouloir en savoir plus. Pourquoi le Chronographe a été volé par Lucy et Paul ? Quel sens a la prophétie du Rubis, Gwendolyn ? Quel rôle joue le Comte de Saint-Germain ? Une ribambelle de questions qui auront, nous l’espérons tous, des réponses concrètes et surprenantes dans le dernier volume.


Les personnages sont toujours autant attachants, les gentils comme les méchants, car ils sont bien construits. Que ce soit les esprits que peut voir notre héroïne, qui ont un humour fantastique dans n’import quelles situations, et qui apporte toujours de la bonne humeur durant la lecture. Ainsi que Gideon le voyageur des De Villiers, qui se découvre enfin de plus en plus face à Gwendolyn. Et bien sur le Rubis elle-même qui est un personnage féminin très fort, malgré la situation dans la quelle elle se retrouve. Elle cherche forcément des réponses, mais personne ne souhaite les lui donner. Ses envies vont donc la pousser à certains actes, tout à fait réalistes dans le contexte, mais parfois irréfléchis.

Les décors sont décrit avec précisions et nous transporte littéralement dans l’univers de nos deux voyageurs. Ils sautent chaque jour dans le passé, les attitudes et les différents univers doivent donc être cohérants, avec l’époque ou ils se font transporter.
Une histoire toujours aussi originale, qui mérite d’être connue. Un troisième tome, dont j’attends beaucoup, et qui j’espère ne me décevra pas. 

lundi 23 janvier 2012

Rouge Rubis

Auteur : Kerstin Gier
Editeur : Mlian
Collection: Milan fiction


Gwendolyne a 16 ans. Elle vit à Londres. Vie normale, scolarité normale dans une grande école privée, famille normale, en apparence... Car cette famille a un secret : certaines filles sont porteuses d'un gène qui leur permet de voyager dans le temps. Le premier tome d'une trilogie exceptionnelle. Une histoire qui mêle délicieusement trois thèmes : l'adolescence, l'amour et le fantastique. Un ton très drôle et décalé.

Elle est le Rubis, la douzième, l'ultime voyageuse. Avec elle, le Cercle est refermé, le secret révélé.
Un secret qui remonte à la nuit des temps.


Mon avis

D'abord on ne me tape pas. Oui je sais encore une série, encore de la littérature ado, mais celui-ci il en vaut la peine ! Vraiment !

Ce livre m'a intrigué bien avant sa sorti. Je passais en revu les livres qui allaient sortir, et le titre m'a tout de suite séduite. J'ai cherché plus d'informations concernant l'histoire du roman, et j'ai attéri sur la page web de l'auteur. Voyant que le livre parlait de voyage dans le temps, ça m'a encore plus plu! Et je dois dire que j'ai été très contente! Ce livre porte bien son nom, c'est un vrai petit bijoux.

Le style de l'auteur n'était pas particulier, rien d'innonvant, mais un je ne sais quoi me plaisait énormément! Tout est très clair, limpide, on se pose les bonnes questions aux bons moments, on croit comprendre et avoir trouvé alors que non. C'est un vrai jeu de piste en fait. Et pour une fois, pas de passages lents, ou il ne se passe pas grand chose, ou les énévements ne se succèdent pas assez rapidement. Dès les premières lignes, on entre dans le vif du sujet. A ce moment là, plus question de reposer ce livre!

Comme ça parle de voyage dans le temps, j'ai eu un peu peur à certains moments que l'auteur s'emèlent les pinceaux, et que certaines choses ne tiennent pas débout. Mais tout le récit est construit très minétieusement. Et c'est très agréable de voir que tout se tiens, tout est plausible. Car je n'ose pas imaginer tous les plans qu'elle a du s'amuser à faire pour être sur de ne pas se tromper dans les époques et les personnages présents ou non.

Très, très bonne intrigue, je me suis retrouvée bluffée du début à la fin! Certaines choses dont j'étais sur, ne l'étaient plus du tout à la fin de ce premier tome, et l'auteur ne met pas seulement en place l'intrigue (ce qui est souvent le cas avec un premier tome, et du coup il ne se déroule pas grand chose). D'anciennes questions trouvent leurs réponses, mais de nouvelles questions surgissent du passé et viennent bousculer le présent. C'est déroutant. Envoutant. Et j'ai trouvé l'idée originale, pas que ce ne se soit jamais vu, mais dans le genre pour de la littérature Young Adult j'ai trouvé ça très bien choisi, encore peu exploité dans les romans actuel (je me répète vous dites? Je confirme^^)

Et les personnages sont tous très bons! Que ce soit les méchants ou les gentils, d'ailleurs on ne sait jamais qui est méchant qui est gentil, et je sens que je vais être surprise sur pas mal de personnages durant les deux dernier tomes. On commence vraiment à douter de tout le monde et on plein notre héroïne de ne plus savoir vers qui se tourner. Je pressent que Gwendoline et Gidéon (j'adore les prénoms!) vont beaucoup évoluer dans leurs rôles de porteurs de gêne. Il est évident que quand on saute de siècle en siècle en portant tantôt une robe des années '20, tantôt une crinoline, les décors et les ambiances évoluents beaucoup et vite! J'ai adoré cet aspect là du roman, car on voyage vraiment, mais sans quitter Londres.

Comme vous pouvez le constater j'ai beaucoup aimé ce livre, c'est même un coup coeur! J'attends avec impatence le deuxième tome!


vendredi 20 janvier 2012

L'histoire sans fin

Auteur : Michael Ende
Editeur : LGF
Collection: Le livre de poche
Parution : 1er juillet 2010
Pages : 497

« C'était bien là ce dont il avait tant de fois rêvé : une histoire qui ne finit jamais ! Le livre des livres ! » Bastien Balthasar Bux a douze ans. Orphelin de mère, élevé par un père absent, il s'évade de son quotidien grâce à sa passion pour la lecture. Un matin, il entre dans une librairie et dérobe un livre ancien. Un livre pas comme les autres, qui décrit un monde peuplé d'elfes et de monstres... Et voilà que Bastien, irrésistiblement, passe de l'autre côté du miroir et entre dans l'histoire, l'histoire sans fin...


Mon avis

Ca a été assez étrange de découvrir ce livre, alors que je connaissais le dessin animé quand j'étais plus petite. Je savais vaguement que c'était tiré d'un livre, mais jamais je n'ai vraiment eu envie de le lire. Jusqu'au jour ou je le trouve, ou je tombe par hasard dessus. Alors la nostalgie a reprit le dessus, et me voilà à commencer « L'histoire sans fin ». Avec un très bon début, un fil conducteur qui nous maintient dans l'histoire. La découverte d'Atréju, qui lui-même va découvrir Fuchur le dragon de la fortune. Des personnages que j'ai adorés et qui restent mes préférés. Mais quand Bastien entre dans l'histoire, tout dégringole, j'ai détesté son personnage, arrogant, égoïste, egocentrique et beaucoup trop sur de lui. Trop à mon gout. Ce personnage n'a fait que détruire la magie du début, et j'ai vraiment trouvé ça dommage. Je donnerai donc de très bons points à la première partie, mais beaucoup moins à la seconde.

mercredi 18 janvier 2012

Lettre au père

Auteur : Franz Kafka
Editeur : Gallimard
Collection: Folio 2 euros
Parution : 2 janvier 2002
Pages : 98

«Très cher père, Tu m'as demandé récemment pourquoi je prétends avoir peur de toi. Comme d'habitude, je n'ai rien su te répondre...»
Ainsi commence cette tragique lettre que Franz décide d'envoyer à son père, le grand Hermann Kafka. Tout le long de cette lettre, il lui expliquera les raisons qu'il a de lui en vouloir et de la peur qu'il a de lui, mais sans jamais l'accusé pleinement. Toujours avec des phrases telles que : « Je t'en voulais d'avoir fait ceci, mais je pense que tu l'as fait pour une bonne cause, je ne t'en veux donc pas... »
Jamais le père n'aura été fier de son fils. Tout ce que Franz entreprendra, son père le dénigrera.


Mon avis

Etant en pleine étude du « Procès » de Kafka, notre professeur de littérature nous a conseillé de lire cette lettre pour mieux cerner Kafka. J'ai donc, avec horreur découvert à quel point il avait été une personne malheureuse et fragile. Pour vous le dire, Kafka est mort d'une maladie incurable dont il se savait condamné depuis toujours. Et ça m'a vraiment fait mal de lire cette lettre, qu'il n'envoiera jamais à son père. Comment est-ce qu'un père peut traité son unique fils ainsi ? Ma période Kafkaïenne s'achève par cette lettre, à vous en faire pleurer. Une très belle lecture de 85 pages.

Le procès

Auteur : Franz Kafka
Editeur : Gallimard
Collection: Folio
Parution : 1987
Pages : 384

On raconte que c'est grâce aux éditions clandestines du samizdat - et donc, sans nom d'auteur - que fut introduite en Union soviétique la traduction du Procès. Les lecteurs pensèrent, dit-on, qu'il s'agissait de l'œuvre de quelque dissident, car ils découvraient, dès le premier chapitre, une scène familière : l'arrestation au petit matin, sans que l'inculpé se sût coupable d'aucun crime, les policiers sanglés dans leur uniforme, l'acceptation immédiate d'un destin apparemment absurde, etc. Kafka ne pouvait espérer une plus belle consécration posthume. Et pourtant, les lecteurs russes se trompaient. Le projet de Kafka n'était pas de dénoncer un pouvoir tyrannique ni de condamner une justice mal faite. Le procès intenté à Joseph K., qui ne connaîtra pas ses juges, ne relève d'aucun code et ne pouvait s'achever ni sur un acquittement ni sur une damnation, puisque Joseph K. n'était coupable que d'exister.


Mon avis

Etant une lecture de cours, donc obligaoire, ce n'est pas avec une énorme joie que je me suis lancée dans ce deuxième ouvrage de Kafka. J'avais lu auparavant "La métamorphose" hors cadre scolaire, et j'avais beaucoup aimé. "Le Procès" est lui beaucoup plus long, et avec des longeurs des fois sans intérets. Malheureusement Kafka étant mort sans réellement l'achevé, il reste des chapitres incomplet à la fin du livre, qui pourtant ne posent aucun problème quant à la compréhension du texte.
Il met tout de même mal à l'aise ce petit Folio de 300 pages. Pourquoi Joseph K est-il accusé et jugé? Le pire, autant vous le dire, on ne le saura jamais. Même dans les dernières lignes. J'attends avec une grande impatience que notre prof de littérature nous éclaires de ses lumières sur ce texte.
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