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jeudi 20 avril 2017

Les mondes d'Ewilan, tome 3 : Les tentacules du mal

« Un frisson d'angoisse parcourut le dos d'Ewilan. - L'Appel Final mérite des jeux extraordinaires, peuple de Valingaï, poursuivit Baaldoub. Je t'ai donc concocté un programme éblouissant, un programme sanglant, un programme à ta mesure ! »
Ewilan parvient dans la cité-État de Valingaï. Elle affronte la force obscure d'Ahmour en un combat épique puis les terribles révélations d'Eléa Ril' Morienval, avant de choisir son avenir. 


Mon avis 

Peut contenir des spoilers concernant les tomes précédents Les mondes d'Ewilan : La forêt des captifs, L'oeil d'Otolep.
 


Et voilà. On y est, c’est terminé. Plus jamais je ne découvrirai un texte de Pierre Bottero « comme la première fois ». J’ai repoussé le plus longtemps possible ma lecture de la trilogie Les mondes d’Ewilan, parce que je savais qu’après ça, il n’y aurait plus jamais rien de nouveau. Parce que j’avais déjà relu plein de fois La Quête, Ellana, L’Autre, Les âmes croisées et tant d’autres.
Le premier et le deuxième tome de cette trilogie ne m’avaient pas franchement convaincue. Trop introductif pour l’un, trop répété pour l’autre. Ce troisième et dernier tome relève le niveau et nous apporte une fin de saga digne de Pierre Bottero.

L’auteur va jouer avec nos nerfs durant en tout cas 50 pages, intenses et pleines de doutes. Il maîtrise l’ascenseur émotionnel à la perfection, et j’ai souvent versé ma petite larme pour la ravaler juste derrière. Pourtant vous le savez, j’ai plutôt un cœur de pierre en littérature. Oui, sauf qu’avec mon avis sur Adélaïde de Marie Laberge et maintenant celui-ci, vous vous dites que je vous ai clairement menti.
Pierre Bottero innove ! Il nous présente de nouveaux peuples et un nouveau continent. Qui pour moi arrivent un peu tard. Il aurait largement pu introduire cette partie du monde dans le deuxième tome, en raccourcissant l’aspect « quête » de ce dernier, qui ressemblait beaucoup trop à la première trilogie.

Ewilan et ses amis sont enfin arrivés de l’autre côté de la mer des Brumes et cherchent à rejoindre Valingaï, la cité dont vient le jeune Illian. Si tout se passe bien dans un premier temps, ils vont vite se rendre compte que ce continent ne ressemble pas à Gwendalavir, et qu’ils ne sont pas toujours les bienvenus. De plus, Ewilan doit également trouver un moyen pour détruire Ahmour, la méduse qui a pris possession de l’Imagination et empêche les dessinateurs d’entrer dans les Spires.
Que dire de plus ? Franchement, ce tome est très bon, il clôt parfaitement un cycle, mais malheureusement pour les fans, je trouve qu’il en ouvrait également un autre. Le dernier chapitre, ainsi que la nouvelle carte au début du roman, auraient pu laisser envisager une suite. Une troisième trilogie. Car finalement, on explore très peu ce nouveau monde. Et j’aime imaginer que Bottero aurait pu nous concocter une suite, juste pour expliquer ou montrer une petite chose qu’on peut découvrir quand on a lu le dernier tome de L’Autre. Je vous disais déjà que les livres de l’auteur se croisaient volontairement.

Ce tome est peut-être le plus adulte de la série Ewilan. Il parle de beaucoup de sujets : amour, famille, amitié, mais également politique, religion et guerre. L’aventure ne sera pas tendre avec les personnages, et on retient notre respiration plus d’une fois. On relit certains passages pour être sûr. Et on croise les doigts pour que le pire n’arrive pas.
Tous les personnages m’ont réjoui. Ewilan est une véritable héroïne pour moi, elle ne se laisse pas aveugler par son statut, et n’accepte pas certaines fatalités. Elle est réaliste. Même si elle est très courageuse, on la sait également apeurée par cette aventure et l’affrontement final. Et que dire sur Ellana, Bjorn, Salim et les autres ? Chacun va terriblement me manquer. Et je relirai avec grand plaisir leurs aventures, encore et encore.

Pierre Bottero aura créé un univers merveilleux. Avec des personnages et des histoires qui auront bercé mon adolescence.


Auteur : Pierre Bottero
Editeur : Rageot
Collection : -
Parution : 14 octobre 2015
Pages : 440
EAN-13 : 9782700249316

mercredi 5 octobre 2016

Les mondes d'Ewilan, tome 2 L'oeil d'Otolep

Auteur : Pierre Bottero
Éditeur : Rageot
Collection : -
Parution : 14 octobre 2015
Pages : 372
EAN-13 : 9782700249309

Le brûleur arrivait sur eux à une vitesse hallucinante. Ellana encocha une flèche, Edwin tira son sabre, Salim son poignard. Le coeur serré par l'angoisse, Ewilan comprit qu'ils ne pourraient pas arrêter le monstre. Elle se glissa dans l'Imagination.


Mon avis


J’ai été très heureuse de poursuivre avec la suite des aventures d’Ewilan. Comme le premier, ce tome a été dévoré en presque une journée. Merci Pierre Bottero de vivre encore un peu à travers tes œuvres…

Je reprochais au premier opus de ne pas montrer beaucoup de Gwendalavir, ce second volume comble largement ce manque. On retrouve ce monde magique, d’anciens personnages, mais également des nouveaux. C’est un peu comme relire Harry Potter et se sentir chez soi à Poudlard, ou retourner à Disneyland, on se sent bien, comme à la maison.
Si je n’avais pas été très objective sur le premier tome, car trop heureuse de retrouver mes personnages préférés, je serai nettement plus sévère sur cette suite. Elle fait office de bonne transaction, et un milieu de trilogie acceptable, mais on est loin d’atteindre la perfection. Chaque début de chapitre nous donne des informations sur plusieurs choses concernant le pays de Gwendalavir, la faune et la flore. Mais ces indices nous mettent également sur la voie de la suite des aventures. Ce qui est à la fois positif et négatif. Positif, car l’auteur n’aura pas besoin de faire donner des explications par l’un de ses personnages quand cette information sera utile dans l’histoire, le lecteur saura déjà de quoi il s’agit. Négatif, car le lecteur un peu malin va peut-être deviner avant l’action ce qui va se passer, grâce à cette information de début de chapitre.

Ici, Ewilan va devoir affronter quelque chose de très étrange, qui commence à prendre place dans l’Imagination même, et qui est capable des pires horreurs envers les dessinateurs allant trop loin dans les Spires. Et en même temps, elle doit absolument se rendre dans le pays d’origine du petit Illian, le jeune garçon qu’elle et Salim ont sauvé de l’Institution dans le premier tome. La route ne sera pas simple, et c’est là que ça se gâte. La route n’est pas seulement dangereuse, elle est aussi lente. À chaque page, j’attendais un retournement de situation, quelque chose d’innovant ! Mais ça ne venait pas. Je ne suis pas déçue par ce volume à proprement parler, je trouve simplement que comme beaucoup de tomes deux, il prend son temps. Certains problèmes sont résolus beaucoup trop facilement, alors qu’on aimerait voir nos héros galérer un peu plus (oui, rien n’est simple dans la vie, même dans les livres !) et l'on retrouve facilement le schéma de quête de la première trilogie. Ce n’est pas mal, les personnages eux-mêmes font le rapprochement entre les deux aventures, mais ce n’est pas innovant.

Du coup, je suis assez impatiente de lire le dernier tome, voir de nouvelles contrées, et terminer une bonne fois pour toute ces grandes trilogies, d’un grand monsieur. Car le troisième tome devra se montrer à la hauteur de ce que Bottero a mis en place ici. J’espère ne pas être déçue de toute cette finalité.
 

jeudi 4 août 2016

Les mondes d'Ewilan, tome 1 : La forêt des captifs

Auteur : Pierre Bottero
Éditeur : Rageot
Collection : -
Parution : 14 octobre 2015
Pages : 374
EAN-13 : 9782700249293

« La raison d'Ewilan vacilla. Qui avait révélé son Don ? Qui était au courant qu'elle allait revenir et que son pas sur le côté la conduirait dans le parc à cet instant précis de la journée ? Que savaient les hommes qui l'avaient enlevée de l'Art du Dessin et de Gwendalavir ? »


Mon avis

Bon. Voilà, je m’y mets enfin. Il y a quelques mois, j’avais fait une vidéo sur Pierre Bottero, ses livres et ce que ses univers m’avaient apporté. Je disais d’ailleurs que je n’avais toujours pas lu Les mondes d’Ewilan, car après ça… je n’aurais plus rien à lire de cet auteur. Et je ne pouvais pas m’y résoudre. Mais ce mois-ci, Virginie a tiré au sort dans ma PAL le premier tome de cette dernière trilogie. Elle m’a même demandé si j’étais prête. Sincèrement ? Je ne serai jamais prête je pense. Mais je veux connaître cette dernière aventure.

Sans mentir, les larmes me montent en vous écrivant cet article. Cet auteur et ces personnages représentent tant pour moi ! En ouvrant ce livre, j’étais émue, car ça signait une sorte de « fin » et en même temps, j’avais l’impression de rentrer chez moi, de retrouver des membres de ma famille. Ewilan, Salim, Ellana, Edwin, Maniel…
Mais concrètement, qu’ai-je pensé de « La forêt des captifs » ? Ça change ! Pierre Bottero nous fait encore une fois voyager, et pas seulement dans Gwendalavir. Ah oui, si vous n’avez pas lu « La quête d’Ewilan », il y a risque de spoil concernant cette trilogie dans cet article. J’ai aimé beaucoup d’aspects de cette nouvelle histoire. Même si on voit justement peu de Gwendalavir, ça met en place pas mal de mystère pour la suite.

Ewilan a retrouvé sa famille. Mais son frère et ses parents repartent pour une nouvelle aventure. De son côté, Ewilan décide de revenir dans notre monde pour faire le plein de culture pour les dessinateurs de Gwendalavir. Salim l’accompagne bien sûr, mais rien ne va se passer comme prévu. Ils étaient attendus, et les voilà prisonniers d’une étrange Institution. Nos deux héros découvriront rapidement qu’ils ne sont pas les seuls à être retenus dans cet étrange endroit. Le but est clair, en sortir, et comprendre ce que cette Institution leur veut.
Je pense que je serai très mauvais juge sur ce livre, car je reste trop attachée à Ewilan et Salim pour leur trouver même un seul défaut. Ok, disons que j’ai été déçue de ne pas plus voir Gwendalavir, mais je vais y revenir, je ne me fais pas de souci. Et ce premier tome donne une intrigue assez intéressante pour la suite.
L’évolution et les épreuves affrontées par Ewilan rendent ce personnage encore plus attachant et intrigant. Il y a également le grand mystère du loup qui plane sur Salim, et que je suis curieuse de découvrir et de comprendre. Pierre Bottero nous gâte également avec le grand retour de personnages inoubliable de ses précédentes trilogies.

Bref, pour moi, c’était que du bonheur. Je l’ai d’ailleurs dévoré en une journée, tellement j’étais dedans. Je pense ne pas trop tarder avant de lire la suite, même si ça me touche de « terminer » l’œuvre de Bottero… il fallait que ça arrive. Et maintenant, je suis lancée. Autant ne pas ralentir la cadence.


mercredi 6 janvier 2016

Mes derniers avis : Bande dessinée

L’autre soir, j’ai voulu faire une petite pause dans mon challenge Cold Winter, alors j’ai lu 4 bandes dessinées d’affilée. Et ça m’a fait beaucoup de bien. Pleins de genres différents, d’histoires différentes, mais toutes de très bonne qualité.


La Quête d’Ewilan T3
J’apprécie toujours autant l’adaptation BD d’une de mes sagas favorites. Les dessins sont agréables, et c’est un plaisir de découvrir le visage de ces personnages qu’on a imaginés tant de fois. Dans cet épisode, Salim prend un peu d’endurance et surtout, devient de plus en plus intéressant. Ewilan est d’ailleurs légèrement effacée par tous les rebondissements. 

Seul point négatif, c’est qu’en bande dessinée, ça passe beaucoup trop vite. On voudrait que ça continue, surtout quand on connaît la fin, on s’attend à plus ! Et ça se termine… trop vite. 




La guerre des Sambre, Maxime et Constance T2
Ce second volume était pour moi LA sortie bande dessinée de 2015, et je ne l’ai pas lu tout de suite, histoire de savourer correctement l’histoire. Tranquillement posée dans mon canapé, avec une bonne tasse de thé et les paysages hivernaux de la campagne française. Maxime et Louise-Marguerite sont jeunes mariés, mais le jeune comte n’est pas des plus emballés par l’histoire. Il va d’ailleurs faire preuve de beaucoup d’antipathie envers son épouse et la naïveté de celle-ci.
Cette partie du puzzle est intéressante, car elle se trouve entre « Hugo et Iris » et entre « Charlotte et Werner ». Cette trilogie-ci est la pièce manquante, celle qui pourra nous apporter une vue globale sur cette fameuse guerre des yeux, qu’on découvre encore plus ici. Pour moi, c’est toujours un réel plaisir, et je rédigerai une fois un avis complet sur toutes les trilogies et la série des Sambre, car elle mérite qu’on s’y attarde.


Alvin T1
Quelle mignonnitude que cette bande dessinée ! Je ne m’attendais à rien lors de la réception. Dargaud m’avait proposé de recevoir une bande dessinée de leur catalogue, et ils m’ont choisi le premier tome d’Alvin. Même si je n’ai pas lu Abélard (la série d’avant), j’ai largement compris et pu suivre la petite aventure d’Alvin. C’est une histoire très tendre, et je vous avoue, j’y suis allée de ma petite larme. Ce n’est pas de ma faute, ça a coulé tout seul ! Mais en même temps, quand on tire sur la corde sensible, je ne peux pas faire autrement. Et pour le coup, ils savent y faire. On se retrouve tout attendri devant le petit Alvin et son destin pas comme les autres. Je n’en dis pas plus, ça gâcherait tout.

lundi 5 janvier 2015

A comme Association, tome 5 : Là ou les mots n'existent pas

Auteur : Erik L'Homme
Editions : Gallimard / Rageot
Collection : -
Parution : 13 octobre 2011
Pages : 206
EAN-13 : 9782070638468

Le réveil est brutal pour Jasper. Etendu sur son lit d'hôpital, il pense d'abord être passé dans l'au-delà. Puis les souvenirs lui reviennent en mémoire : le soir de Noël, Ombe, la moto, les deux hommes au taser, la violence du choc. Un choc auquel son amie n'a pas survécu. Trompant la vigilance de Walter et de Melle Rose, il s'enfuit de l'hôpital pour retrouver le meurtrier d'Ombe et la venger.
 
 
Mon avis
 
J’ai laissé en plan cette série pendant bien 2 ans. Voir plus. Et pour cause, je pense que je devais faire comme une sorte de deuil. Cette saga en huit volumes devait être écrite à 4 mains. L’Homme. Bottero. Seulement, on connait tous le destin tragique d’un des meilleurs auteurs jeunesse francophone, Pierre Bottero nous a quitté, il y a quelques années. Accident de moto. Fermeture du rideau. Il aura écrit jusqu’au 4ème tome, qui par la suite a été légèrement modifié par Erik L’Homme. La série se termine avec un seul auteur, et c’est en cette fin d’année 2014 que je décide de m’y remettre.

Le tome 5 est un sacré tournant dans la saga, et pour le personnage d’Erik L’Homme, Jasper. On avait connu ce personnage drôle, le voici plus sombre, mais heureusement il garde cette pointe d’humour que j’aime tant. Sa mission est cette fois personnel, et il tient à l’accomplir, certainement plus que toutes les autres. Entre prise de conscience et prise de risque, Jasper est surtout seul. Et pourtant il n’aura jamais fait autant preuve d’imagination pour réussir. Il gagne en maturité, et prend en quelques jours un an ou deux.

Ce livre est presque trop court ! J’en aurais voulu encore, il aurait pu durer quelques chapitres de plus que cela ne m’aurait pas dérangé. Erik L’Homme a su faire face à la disparition de son acolyte. Je me réjouis grandement de me plonger dans la suite maintenant, que je ne vais pas faire attendre 3 ans cette fois. 

Mon avis est court, mais je ne peux en dire plus pour ne pas en dire trop. 

mardi 19 novembre 2013

La quête d'Ewilan, tome 1 : D'un monde à l'autre

Auteur : Lylian et Laurence Baldetti (d'après Pierre Bottero)
Editeur : Glénat
Collection : Grafica
Parution : 16 octobre 2013
Pages : 64
EAN-13 : 9782723491648


Camille, 13 ans, est projetée dans un monde parallèle au moment où un camion va l'écraser. Pour les habitants de ce monde, elle est Ewilan, porteuse d'un don prodigieux. Elle s'aperçoit qu'il y a de nombreuses connections entre ces deux mondes et qu'elle peut passer de l'un à l'autre.




Mon avis

"Oh il est beau le rayon BD, alors Nathalie qu'est-ce que t'as reçu de bien ces temps? Lalalalala" (oui moi quand je me balade dans les rayons je chante...) et là... "What?! T'as reçu ça et tu m'as rien dit?!" je vous laisse visualiser l'air dubitatif de ma collègue. Je vous laisse deviner, La quête d'Ewilan est sortie en bande dessinée, et ça c'est une très bonne nouvelle.

La couverture est superbe, mais des fois elle est traitre, je me suis faite avoir plusieurs fois. Alors je ferme un peu les yeux et je me dis que pour Ewilan ils ne peuvent pas avoir fait quelque chose d'atroce. Fiou, les planches me plaisent, les couleurs sont splendides, mais surtout je ne suis pas choquée par les visages des personnages. Car dans le roman, c'est facile de se créer ses personnages, de leur donner l’apparence que l'on souhaite, mais quand quelqu'un d'autre vous impose son idée, pas toujours facile d'être d'accord. Mais je suis conquise! 

Parler de l'histoire ne servirait pas vraiment à grand chose, car l'oeuvre du défunt Pierre est pour moi parfaite, et je suis juste heureuse de voir que les auteurs de la bande dessinée ont respectés cet univers. Ils ont très bien cerné les personnages, en leur donnant vie et des expressions qu'on ne leur avait jamais, qu'on avait jamais pu voir avant. Et ça c'est magique. 

Bien sur je ne peux pas donner le coup de coeur à cette BD, tout simplement parce que la trilogie avait déjà eu mon coup de coeur et qu'une réécriture ne pourra pas aller au delà. 


Les avis des copinautes : Marinette et d'autres sur la fiche BBM

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mardi 24 janvier 2012

Les âmes croisées

Auteur : Pierre Bottero
Editeur : Rageot
Collection: Rageot poche
Parution : 16 mars 2011
Pages : 438

Nawel Hélianthas vit à Jurilan, le royaume des douze cités. À dix-sept ans, elle est une jeune adolescente riche et prétentieuse. Comme ses amis Philla et Ergaïl, elle doit bientôt choisir la caste correspondant à ses aspirations profondes pour le reste de sa vie. Tout indique qu'elle entrera, selon le désir de ses parents, chez les prestigieuses Robes Mages. Mais Nawel s'interroge. Et après avoir provoqué involontairement la mort d'une jeune femme et de son bébé, elle opte pour la mystérieuse caste dés Armures, un choix qui bouleversera à jamais son destin.

Les Âmes croisées, roman posthume de Pierre Bottero, propose une fantasy épique de haut vol, dans la droite ligne du cycle du Pacte des Marchombres.


Mon avis

L'un des derniers livres de Pierre Bottero, vous pensez bien que j'allais devoir vous le présenter une fois ou l'autre. Je l'ai enfin lu, et j'ai repoussé cette lecture jusqu'à ce que je ne tienne plus. Je voulais garder ce livre le plus longtemps possible, avoir encore quelque chose de nouveau à lire de lui. Mais j'ai craqué, et je l'ai lu en à peine deux jours. Sans même m'en rendre compte les pages tournaient et tournaient...

Je crois qu'on peut passer les commentaires sur son style et sur les points d'écriture, car encore une fois, il n'y a rien à dire. Bottero reste un maître de l'écriture, en tout cas pour moi.
L'histoire est tout simplement digne de ce à quoi Bottero nous a habitué. Quelque chose de très fort, de touchant et de magique. Nous allons encore une fois suivre un des personnages féminin de Bottero, ce genre de personnage qu'on aime retrouver chez lui. Nawel, jeune fille forte et avec un caractère bien trempé, nous emmène dans sa vie ou tout lui est du. Mais cette vie ne lui convient pas, et quand arrive la cérémonie de remise de Robe, elle va impressionner tout le monde.
Le titre m'a intrigué jusqu'à la fin, et j'avoue que finalement il est très bien choisit, car pendant toute l'histoire je ne comprenais pas le rapport.
Pour les personnes qui ont lu les autres livres de l'auteur, on voit qu'il est obligé de tout lié, que toutes ses histoires ont un fil qui les lie entre elles, et ce que j'apprécie. Et ce que j'ai pu apprécier une dernière fois.

C'est une chronique plus courte que d'habitude, un peu dans le désordre, j'en conviens, mais c'est difficile d'en dire plus sans révéler les détails importants.

lundi 23 janvier 2012

Le chant du troll

Auteur : Pierre Bottero
Editeur : Rageot
Collection: -
Parution : 20 octobre 2010
Pages : 206

Deux êtres qui s'aiment mais qui se déchirent, une fillette Léna que personne ne semble voir, presque transparente, une ville ordinaire menacée par la Nuit, par l'obscurité, la mort. Une comptine douce, lancinante résonne, qui tout au long du récit revient, repousse la Nuit, la Mort.
Le lendemain, la végétation semble avoir pris possession de la ville et de belle manière partout arbres, fleurs, plantes se sont transformées en géants luxuriants.
Et puis des êtres étranges apparaissent : Burph le Sprite sorte de lutin au bonnet sans fin, Sil l'elfe et Leucémia.


Mon avis

Ou comment ne pas craquer pour l'une des œuvres posthumes de Pierre Bottero ? Avec les illustrations de Gilles Francescano, le Chant du Troll gagne tout de suite une grande place dans mon palmarès.
Rien à redire sur l'écriture, Bottero nous surprend, encore et toujours à travers cette histoire. Les événements s'enchaînent, et nous restons très longtemps dans le flou. Quel est ce basculement ? Ces personnages sortent-ils de Gwendalavir le monde que Bottero avait construit de toutes pièces avec les premiers Ewilan ?
Mais tout repose sur le rôle que joue Léna dans cette histoire. Cette petite fille qui va devoir affronter ces peurs et les vaincre, mais pas toute seule... Les personnages sont à la hauteur de ceux qu'avait déjà inventés Bottero. Pour les grands fans, arrivé aux dernières pages vous comprendraient tout, voir même avant. Tout devient très clair au fil des pages. L'idée est très original, je ne m'attendais pas à cela je dois dire. Mais comment vous en parler sans tout dévoiler ? C'est impossible.
Grâces aux illustrations, l'ambiance et les décors ressortent avec précisions. C'est empli de couleurs et de vie. La nature et l'Imaginaire prennent petit à petit le dessus sur la ville et ses habitants, sans que ceux-ci s'en rendent compte.

Je sais que c'est un avis un peu brouillons, mais je ne peux que vous conseiller de le lire, de la regarder et de l'apprécier. J'y suis allé de ma petite larme à la fin, quand tout devient claire. Tout simplement sublime.

mercredi 18 janvier 2012

A comme association

Auteur : Eric L'Homme, Pierre Bottero
Editeur : Gallimard/Rageot
Collection: Hors série littérature


Jasper a 15 ans et vit à Paris. Grand, maigre et le teint blafard, il va au lycée et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval. Depuis peu, l'Association a repéré chez lui des aptitudes certaines pour la magie et lui propose de devenir agent stagiaire. Armé d'une bombe lacrymogène au jus d'ail, il est envoyé chez les vampires pour enquêter sur une affaire de trafic de drogue.

Ombe a 18 ans. Elle vit à Paris et adore la moto. Elle est blonde, les yeux bleus, une allure sportive et a surtout le pouvoir d'être presque incassable. L'Association décide de la recruter comme stagiaire. Après des débuts remarqués comme top model, elle parvient à neutraliser une bande de gobelins. Walter, directeur de l'Association, lui rappelle toutefois que la discrétion est une nécessité.


Mon avis


Avis tome 1:
Enfin la série d'Erik L'Homme et Pierre Bottero !! Ca fait un moment que je l'attends, alors dès sa sortie, hop, lecture ! J'ai commencé par celui d'Erik L'Homme, car celui de Bottero est plus épais, donc je l'ai gardé pour plus tard. J'ai bien aimé ce premier tome, l'idée est vraiment classe, avec ces agents des Anormaux. Mais le personnage de Jasper m'a un peu exaspérer à la fin de ma lecture, il a un certain humour que j'aime bien à petite dose. L'Homme met un peu beaucoup de parenthèses, pour rajouter des jeux mots. Je le conseil, car l'idée que les deux personnages respectifs de leurs livres se rencontrent par moment, leurs univers se croisent et se séparent à nouveau.

Avis tome 2:
Quant à celui de Bottero j'ai été un peu déçu. Comme j'avais beaucoup aimé tous ses livres, je m'attendais à du gros. Seulement je pense que L'Homme a du repasser un peu par-dessus le texte avant de le faire publier, vu que Bottero est mort, il a du changer deux trois choses, et certaines intonation d'Ombe ne me rappelait pas Ewilan, Ellana ou encore Shaé. J'ai trouvé ça dommage. Pour parler de l'histoire j'ai préféré celle-ci que celle de Jasper, les deux sont dix fois trop courtes, mais la mission d'Ombe est plus intéressante, et vu qu'elle est plus âgée que Jasper je pense que ça la rendue plus attachante à mes yeux.

Avis tome 3:
Suite des aventures de Jasper entant qu'Agent de l'association, ce troisième opus nous révèlent de nouvelles choses sur son personnage.

Je vais refaire la même remarque que pour le premier tome, Erik L'Homme fait beaucoup trop de parenthèses. Au bout de quelques pages je trouve cela agaçant, cela n'enlève rien à son talent d'écrivain, mais m'a tout de même un peu perturbée. Par contre, ce que j'adore, c'est que dès les premières pages, on entre dans de l'action. Jasper va partir pour voir ce qui est arrivé à Ombe, le personnage de Pierre Bottero. Le rythme est soutenu, les éléments s'enchaînent sans peine, du moment ou Jasper part vers les entrepôts, en passant par la rencontre avec le Troll et tout ce qui va leur arriver.
On reprend un peu le fil qu'on avait laissé dans le deuxième tome, Jasper va faire une promesse au Troll Erglug, le délivrer de son sortilège, et en récompense la Troll va le protéger. Rien de bien innovant, vu qu'on retrouve les mêmes personnages.
Erglug est un personnage très amusant, mais également très érudit. Il est l'un de seul Troll a avoir le sens de l'humour et a philosopher à longueur de journée, j'ai aimé le découvrir plus dans ce tome. Jasper m'exaspère toujours autant au bout de quelques pages. Gentil, mais un peu fatiguant.
On retrouve toujours les mêmes endroits ; les entrepôts, les zones industrielles, l'appartement de Jasper et le QG de l'association. Sauf au moment ou le Troll et Jasper se retrouve... Non je n'en dirais pas plus. Ca gâcherait tout.
Parce que c'est la suite, parce qu'on veut savoir ce qui va ce passer, oui à lire !

Avis tome 4:
Suite des aventures d'Ombe, le personnage de Pierre Bottero au sein de l'association. A choisir, je préfère  Pierre Bottero à Erik L'Homme. Le courant passe mieux. Ici je n'ai rien à redire, son style est pour moi parfait, j'aime vraiment sa manière d'écrire. Les événements, tout comme chez Erik L'Homme, se succèdent avec brio, ce qui ne nous laisse absolument pas le temps de nous embêter. J'ai encore plus apprécier l'intrigue de ce tome, on se pose beaucoup plus de questions au sujet d'Ombe. Car quelqu'un lui en veut, mais qui et pourquoi ? Ses colocataires deviennent louches, et les gens qui la suivent dans la rue aussi. Elle manque de se faire tuer plus d'une fois, et pour finir elle tombe amoureuse d'un loup-garous.
Je préfère bien entendu Ombe, j'aime son côté garçon manquée, mais pas trop et sa force quasi sur-humaine. J'aimerais en apprendre plus sur les autres personnages, ceux qui l'entourent.
J'ai trouvé l'ambiance de ce tome beaucoup plus sombre, presque gothique, tandis que l'univers de Jasper est plus loufoque je dirais. On y découvre de nouveaux endroits, en tout cas un ; l'antre des loup-garous !

Hâte à la suite !
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