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mercredi 25 octobre 2017

Terrienne

Tout commence sur une route de campagne... Après avoir reçu un message de sa soeur, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche et... passe de « l'autre côté ». Elle se retrouve dans un monde parallèle, un ailleurs dépourvu d'humanité, mais où elle rencontrera cependant des alliés inoubliables.


Mon avis

Beaucoup de bons avis autour de ce Mourlevat. C’est TheDreamCatcher qui m’a proposé une lecture commune sur ce titre que nous avions en commun dans nos PAL. Ni une ni deux, j’ai sauté sur l’occasion pour l’en sortir.

Globalement, j’ai aimé ma lecture. La plume de Mourlevat est très agréable. Son univers est intéressant, ses personnages attachants, et il ose prendre des risques et surprendre son lecteur. Malheureusement, je trouve qu’il manquait quelques pages pour que l’univers soit suffisamment fouillé. L’idée de ce monde parallèle qui nous ressemble, mais qui fonctionne sur des bases différentes, était très intéressant. La saleté, la respiration, les pleurs, les maladies sont rayés de ce monde. Leurs émotions sont également bien plus faibles que les nôtres. Tout ça me semblait novateur, et si le livre avait été un peu plus long, on aurait certainement pu aborder ce monde sous différents angles.

Parmi les personnages, notre héroïne est Anne. Elle passe dans ce monde parallèle pour sauver sa sœur Gabrielle, qui s’est fait enlever il y a une année, après son mariage. Avant de trouver le passage, elle va faire la rencontre de monsieur Virgil, un écrivain qui n’aime pas son dernier roman. Sa vie est terne et l’aventure d’Anne le titille.
Anne est courageuse. Et peut-être trop. C’est un reproche que je fais souvent aux personnages qui prennent tous les risques. Le courage est un aspect de la personnalité que je trouve à double tranchant : trop, le personnage en devient irréaliste. Pas assez et l’aventure stagne. C’est difficile de trouver le juste milieu. Ici, Anne est à la limite je dirais. On la sent à fleur de peau avec cette histoire, peu à l’aise dans ce monde, mais elle n’hésite pas à se mettre en danger pour sauver sa sœur.
Sur place, on rencontre Bran, un jeune homme « hybride » qui se sent très à l’aise avec les habitudes terriennes. Il est un personnage très intéressant, car justement ni totalement l’un, ni totalement l’autre.

Il y a deux points qui m’ont particulièrement dérangé dans ce roman. Le premier : la romance. Elle arrive comme un cheveu sur la soupe. Elle se fait assez naturellement, et ce n’est pas mal du tout comme approche. Sauf qu’on est de nouveau dans un schéma « je te rencontre (presque) pour la première fois, et je t’aime ». Je n’ai pas cru au conte de fées pour cette fois. La deuxième : la fin. Elle est très précipitée, alors que j’avais cette sensation de non-commencement avec le reste du roman. C’est comme avoir une intro et une conclusion. Sans la partie du milieu. Les choses se règlent vite. Trop vite.

Pour conclure, je mets l’accent sur le fait que j’ai aimé l’univers, et sa construction, même si j’aurais voulu en avoir 200 pages de plus histoire de bien ancrer le truc. Mais la romance et la fin m’auront laissé de marbre.

Auteur : Jean-Claude Mourlevat
Éditeur : Gallimard
Collection : Pôle-fiction
Parution : 12 septembre 2013
Pages : 406
EAN-13 : 9782070654994

samedi 20 mai 2017

La déclaration, tome 3 : La révélation

Anna et Peter, les deux héros de La Déclaration et de La Résistance, coulent des jours tranquilles en Écosse avec leur fille Molly.
Pendant ce temps, à Londres, un événement affole la puissante société Pincent Pharma, qui commercialise les pilules de Longévité : une étrange épidémie provoque la mort subite de centaines, puis de milliers d'individus. D'abord étouffées par les Autorités, ces disparitions multiples finissent par alerter la population. Pincent Pharma fait alors croire qu'il s'agit d'un attentat de la Résistance, qui aurait empoisonné des lots de pilules, et les Autorités arrêtent Paul, le leader des Résistants.
Le combat pour la perpétuation du règne de Longévité ou pour sa chute commence...


Mon avis

Fin de trilogie ! Je répète : fin de trilogie ! En ce moment, je termine pas mal de séries (grâce à ma bookjar d’ailleurs), et cette fois c’était au tour de La Déclaration de Gemma Malley. Ce dernier tome devait apporter pas mal de réponses, et même si tout s’est passé très vite, j’ai trouvé que le message final était très important.

Un des bémols de ce tome est le rôle d’Anna. Elle est le personnage central du premier tome, on découvre ce monde dystopique avec elle à Grange Hall, l’endroit où sont formés les surplus (enfants nés après la déclaration). Déjà peu présente dans le deuxième tome, vu qu’on s’intéresse à Peter, elle est totalement passive dans le dernier volume. Et c’est bien dommage. On la retrouve dans le rôle de la gentille mère au foyer, alors que j’aurais voulu la voir plus engagée.
Malgré sa présence, Peter n’est pas non plus très attachant. Sa petite vie au calme ne lui convient plus, et il va sauter sur la première occasion pour retourner à Londres et aider les opposants de la Déclaration.

Au final, cette fin est très saccadée, et mal rythmée. Mais son message final est très important. Que ce soit pour notre génération ou les prochaines. On insiste sur le cycle de la vie, mère Nature, etc. L’autrice nous surprend d’ailleurs avec un joli twist final, bien trouvé. Peut-être un peu tiré par les cheveux, mais original. Dommage que le souffle de cette trilogie ne soit pas constant sur les trois tomes, car elle traite d’un sujet intéressant. Mais on se désintéresse rapidement des personnages qui ne sont pas assez accrocheurs.


Autrice : Gemma Malley
Éditeur : Naïve
Collection : Naïveland
Parution : 20 avril 2011
Pages : 334
EAN-13 : 9782350212425

mardi 28 mars 2017

Les chroniques lunaires, tome 3 : Cress

Le sort de la Terre est dorénavant entre les mains de Cinder et de ses compagnons. Ils doivent à tout prix empêcher le mariage de l'empereur Kaito avec la terrifiante reine Levana.
Cress, hackeuse de génie, enfermée dans un satellite depuis sa naissance, est la seule à pouvoir les aider. Mais peut-on vraiment lui faire confiance ?


Mon avis

Attention, peut contenir des spoils concernant les tomes précédents : Cinder et Scarlet
 
En lecture commune avec Virginie, j’ai enfin sorti le troisième tome des Chroniques lunaires ! Et après ma lecture, je me suis fait la même réflexion que pour le dernier tome de Kaleb, « quand je commence une série, il faudrait que je m’active un peu et que je la termine plus rapidement ». Car Cress n’aura pas su me convaincre comme les deux premiers tomes. Et du coup, ce fut une lecture laborieuse.

La lunaire Cress est enfermée dans un satellite entre la Terre et la Lune depuis de nombreuses années, tout comme le personnage de Raiponce dans sa tour. C’est bon, vous avez fait le lien ? Parfait, car des liens, il y en a quelques-uns. Dans son satellite, Cress est tenue de brouiller, informer, espionner la Terre pour le compte de la reine Levana. Mais comme la jeune femme est enfermée là à cause de son peuple, elle n’est pas super emballée à l’idée de les aider. Alors, quand elle découvre la fuite de Cinder et ses amis, elle sait dans quel camp elle se trouve, et va aider, de loin, du mieux qu’elle peut notre petite bande de révolutionnaires.

Pourquoi je n’ai pas aimé le personnage de Cress ? Ne vous fâchez pas, c’est ainsi. Certains n’aiment pas Cinder (je la trouve froide, mais courageuse), d’autres n’aiment pas Scarlet (alors que des trois, c’est pour l’instant mon personnage féminin préféré) et bien moi je n’aime pas Cress.
Ce personnage est too much. Oui, je veux bien lui trouver l’excuse qu’en restant enfermée dans son satellite elle voit la vraie vie (si tu tiens la référence, je t’applaudis) un peu comme dans une sitcom qu’elle regarde quotidiennement sur ses écrans, mais quand même. Cress croit et rêve au prince charmant, et pas n’importe lequel, celui qui viendra la délivrer de sa prison spatiale. Elle est très naïve et représente potentiellement tout ce que je n’aime pas dans les personnages féminins. Son innocence et sa pureté me font grincer des dents. Car à travers toutes les images qu’elle a toujours pu voir de la Terre, et des guerres et problèmes qui s’y déroulent, elle n’est pas si pure et innocente que ça à mon avis. Vous l’aurez compris, trop fleur bleue pour moi.

À côté de ça, la suite de l’intrigue prend beaucoup de temps à avancer. Ce tome est long, pour pas grand-chose. L’autrice se perd dans des actions inutiles pour combler du vide. C’est dommage, car ça ne fait que casser le rythme du roman. Les 150 dernières pages sont enfin intéressantes ! Le bon point, c’est que nous avons quelques chapitres sur la Lune, et que nous découvrons enfin un peu mieux ce peuple de lunaires. Je croise les doigts pour avoir quelque chose à me mettre sous la dent dans Winter à ce niveau-là. D’ailleurs, la découverte de ce personnage m’a plutôt séduite pour l’instant. Je ne demande donc qu’à la découvrir dans le dernier tome.
Ce qui me plaît toujours beaucoup, c’est la façon dont l’autrice réécrit les contes. Thorne a donc beaucoup d’importance ici, et son personnage va vivre beaucoup de choses que son personnage classique a également vécues. Les liens sont bien trouvés.

Maintenant, j’aimerais que les presque 1000 pages de Winter ne soient pas du vide, et nous amènent vraiment à une bonne fin !


Autrice : Marissa Meyer
Éditeur : Pocket Jeunesse 
Collection : Grands formats
Parution : 10 octobre 2014
Pages : 660
EAN-13 : 9782266218191


vendredi 24 juin 2016

La déclaration, tome 2 : La résistance



Auteur : Gemma Malley
Editeur : Naïve
Collection : Naïvland
Parution : 5 novembre 2008
Pages : 414
EAN-13 : 9782350211664


Angleterre, 2150.
La mort n'existe plus. Les hommes vivent à l'ère de la Longévité : pas de morts ... mais, pour éviter le surpeuplement, pas de naissances non plus. Peter et Anna ont un point commun : ils n'auraient jamais dû naître. Parce qu'une vie éternelle leur semble contre nature, parce que le système de la Longévité a gâché leur enfance, parce qu'il menace leurs rêves, ils ont décidé d'entrer en lutte. Pour sa suppression.
Au sein du Réseau souterrain, la résistance s'organise : Peter a pour mission d'infiltrer le plus grand des laboratoires, le centre névralgique du système, Pincent Pharma... dirigé par son grand-père, Richard Pincent. Un homme puissant et influent, bien décidé à faire plier les rebelles ; une présence troublante pour Peter : quand les liens du sang s'en mêlent, tout se complique...



Mon avis

Deux ans et demi après ma lecture du premier tome, il était temps que je me lance dans la suite de « La Déclaration ». J’avais peur, car certains éléments du premier tome m’échappaient complètement, et je ne savais pas si j’allais vraiment pouvoir suivre, avec uniquement des bribes de souvenirs. Finalement tout m’est revenu durant ma lecture. Je remettais des visages sur les noms et des actions en place. J’ai pu poursuivre cette lecture en toute sérénité, et même la terminer rapidement.

Au moment de me lancer j’avais pu entendre dire que ce tome deux n’était pas le meilleur, que comme beaucoup de suite il était un peu lent, et n’apportait pas beaucoup à l’intrigue.
J’ai heureusement pu constater que je n’étais pas de cet avis. Cette suite est pleine de révélations, certes plus dans les techniques et moins dans les actions, mais c’est ce qui rend ce genre de roman dystopique intéressant. Pourtant la dystopie en ce moment... j'en ai marre, je dois bien l'avouer. Mais celle-ci, publiée bien avant les grosses saga à succès du genre, sort un peu du schéma habituelle. Dans une dystopie je cherche toujours à savoir pourquoi on en est là et comment tout cela a commencé. Et grâce à Peter et son histoire j’en ai beaucoup apprit. Et il reste juste assez de zones d’ombres pour que le troisième et dernier tome soit surement une réussite.
Dans le premier tome on s’intéresse beaucoup à Anna. Elle restera légèrement en retrait ici, pour qu’on puisse se concentrer sur Peter cette fois. Et ça ne m’a pas dérangé. Chacun son livre finalement et ça nous permet d’avancer.
Peter décide d’entrer au service de la Longévité chez Pincent Pharma, dont le directeur n’est autre que son grand-père. On sait dès le départ que Peter n’est pas là-bas pour s’allier à son grand-père, mais bien pour espionner les laboratoires de Pincent Pharma. Et on en apprend des belles ! On peut rapidement se douter de certaines choses, et donc l’effet de surprise est moindre, mais ça n’empêche pas à l’auteur de nous balancer des petites surprises imprévues et qui du coup font toutes la différence.

J’ai par contre eu plus de mal à visualiser correctement les endroits, contrairement au premier tome, où tout le livre pratiquement se déroule à Grange Hall. Ici on se balade nettement plus, et dans un monde futuriste, pas évident de tout remettre en place et en ordre. Je n’ai eu pratiquement aucun point de repaire, je visualisais plus ou moins un monde aseptisé, très blanc et propre.
On s’intéresse légèrement à ce qui se passe hors des frontières anglaises, mais très peu finalement, et c’est dommage. C’est ce que je reproche souvent au roman de dystopie : que se passe-t-il ailleurs ? Le monde ne sait pas arrêté autour de l’Angleterre ou des Etats-Unis que je sache ? La seule saga que j’ai lu dans ce genre, qui dépasse les frontières pour nous raconter un peu comment ça se passe dans le reste du monde, c’est « Les chroniques lunaires », où là les personnages voyagent pas mal et du coup on voit du pays. Sinon, ces romans sont très statique à leur zone, et tout ce qui se passe en dehors de cette zone nous est totalement inconnu. Même pas une petite information. Je cherche la petite bête peut être, mais je fais le même reproche aux films catastrophes.

A part ce petit bémol géographique, j’ai trouvé ce tome pleins de révélations. Ca nous fait beaucoup avancer dans l’intrigue, et on pourrait limite avoir une vraie fin ici. Mais je pense que l’auteure a encore pas mal de choses à nous dire dans le dernier volume.

samedi 5 mars 2016

Insaisissable, tome 3 : Ne m'abandonne pas

Auteur : Tahereh Mafi
Editeur : Michel Lafon
Collection : -
Parution : 27 mars 2014
Pages : 396
EAN-13 : 9782749919799

Le Point Oméga détruit, la rébellion écrasée, Juliette ignore si ses amis ont survécu, mais veut plus que jamais renverser la dictature du Rétablissement. Elle est prête pour y parvenir à faire appel à son ennemi de toujours : Warner, le séduisant commandant du secteur 45, qui seul peut lui enseigner à maîtriser ses immenses pouvoirs.


Mon avis


Quand je tire une fin de saga de ma Book-Jar, je suis comme une folle ! Je me dis « enfin ». Et pour cette première série de l’année, c’est la fin de la trilogie « Insaisissable » qui est passée à la casserole. Les tomes compagnons ne sont pas encore dans ma PAL… et sincèrement je pense qu’ils n’y seront jamais.

Avec un premier tome plutôt motivant, cette fin de saga devait rattraper le massacre du tome deux pour moi. En effet, je n’avais pas vraiment apprécié « Ne m’échappe pas » qui était trop niais, et sans grand intérêt dans l’histoire, à part une révélation finale intéressante. Le problème, c’est qu’on garde ce même aspect un peu niais dans le dernier tome. Et c’est ce que j’aurais voulu éviter absolument, et je pensais que l’auteure allait l’éviter, mais non.

Juliette (Miss niaiseuse par excellence dans le tome deux) subit une sorte d’électrochoc ici. On la découvre limite super warrior, avec une envie folle de renverser le gouvernement. Et ça, c’était plutôt chouette à lire. J’avais envie de lui faire une petite tape dans le dos en mode « good girl ». Mais malheureusement, ça n’a pas suffi. Adam est devenu LE personnage horripilant de la série, celui qui te donne fortement envie de le gifler. Warner, est Warner… et ne change pas. On découvre d’autres aspects de sa personnalité très étrange. Kenji est encore une fois le personnage que j’ai préféré suivre. Il est drôle quand il le faut.

Le gros souci de cette saga, c’est son manque d’informations. Soit c’est parce que j’ai totalement zappé les tomes précédents, soit c’est qu’elle est clairement brouillonne, et que le schéma dystopique est là uniquement pour servir les sentiments des personnages. Pour résumer, toute personne qui touche Juliette se fait littéralement cramer, ou souffre beaucoup quoi. Ensuite, elle apprend à contrôler ce pouvoir et découvre que d’autres personnes en possèdent aussi. J’ai raté un truc, ou on ne sait pas comment l’être humain a muté ? Ce qui est arrivé à notre planète passe un peu sous silence, il y a un nouveau gouvernement certes, mais comment en est-on arrivé là ? En fait, je termine cette série comme je la commence… avec plein de questions en tête, et zéro réponse.

Autre chose énervante ? Les 370 pages sur 400 de jérémiade de triangle amoureux !! Au secours, sincèrement j’ai rarement été aussi agacée durant une lecture que durant celle-ci. En gros, l’action principale se déroule à la fin, rapidement et en 30 pages. Hop, c’est plié et c’est fini. En général, j’essaie de toujours trouver du positif, mais là c’était quasiment mission impossible pour moi.

vendredi 19 février 2016

Legend, tome 2 : Prodigy

Auteur : Marie Lu
Editeur : Speaks
Collection : -
Parution : 13 janvier 2013
Pages : 394

Quand deux ennemis jurés forment la plus improbable des alliances… June et Day ont échappé à leurs poursuivants. Réfugiés à Vegas, ils rencontrent un groupe de rebelles, les Patriotes, qui consentent à les aider à s’enfuir. Mais il y a une condition. Prêts a tout, les deux adolescents acceptent : ils savent que, sans les rebelles, leurs heures sont comptées. Pourtant, June doute: et s’ils s’apprêtaient à plonger le pays dans la guerre civile ? Déchirée entre son sens du devoir, ses intuitions et ses sentiments, elle devra prendre la décision la plus difficile de son existence. Et Day aura-t-il suffisamment confiance en sa nouvelle complice pour remettre sa vie et celle des siens entre ses mains ?


Mon avis



Heureusement qu’Ermeline m’a proposé cette lecture commune du tome deux de « Legend » ! J’ai toujours de la peine à sortir les suites de ma PAL, malgré que j’aie aimé les premiers. Je ne sais pas pourquoi…

Mais je suis très heureuse de cette suite ! J’avais un peu peur au départ, ayant lu quelques avis mitigés, voire carrément des abandons de la part de certains lecteurs. Pas assez rythmé pour certains, l’aspect politique trop plat pour d’autres, j’y allais à reculons. Pour finalement ressortir très contente de cette lecture. Je ne sais pas si c’est le fait de le lire en version anglaise, du coup je me concentre beaucoup plus que si je lisais en français, ou simplement parce que j’ai été captivée.
L’auteure met justement très en avant le côté politique de la République, des Patriotes et des Colonies. Ce que j’ai su apprécier, car on en apprend beaucoup sur tout le fonctionnement de ce nouveau régime. Dans une dystopie comme celle-ci, c’est un point important je trouve, et l’auteure l’exploite ici jusqu’au bout.
J’aime toujours beaucoup sa construction narrative, le roman à deux voix (celles de June et Day), apporte différents points de vue, et beaucoup de relief au récit. On s’imprègne vraiment de l’univers, avec toujours la possibilité de mieux comprendre l’un des deux personnages.

June, reste… June. Elle s’est enfuie en compagnie d’un Day amoché par la République, et espère maintenant tomber sur les Patriotes pour que ces derniers les prennent en charge. Les deux héros vont de nouveau se retrouver séparés durant une bonne partie du roman. June est tiraillée entre les valeurs défendues par les rebelles, mais reste encore très attachée à son ancien mode de vie. Je suis souvent partagée concernant June. Autant je la trouve géniale, pleine de bonnes intentions et sincère, autant elle me fait peur car je sens que tout est possible avec elle, même le pire. Surtout le pire. Elle m’angoisse à chaque page, mais en même temps elle apporte un sacré poids dans la balance. Sans elle, beaucoup de choses ne seraient pas ce qu’elles sont.
Day, quant à lui, est toujours mon personnage favori, bien que j’aie découvert Anden, qui me plaît beaucoup également. Day a beaucoup de mérite, il doit se relever d’une blessure et de la mort de ses proches. Tout ce qu’il désire maintenant, c’est retrouver son petit frère, embarqué par la République. Il est prêt à tout, vraiment à tout ! Je suis admirative de son courage, même s’il doute souvent.

Marie Lu pousse les murs de son univers en nous montrant les Colonies, ces fameuses cités de rêve. Elle nous plonge dans des courses haletantes, nous fait marcher sur la tête plus d’une fois, et nous retourne finalement complètement le cerveau avec un point final des plus dérangeant et attristant ! Une très bonne suite, pour un tome deux, il est largement à la hauteur de mes attentes. Je suis souvent plus sévère avec les seconds volumes que je trouve ennuyeux, mais là, coup de maître pour Marie Lu.
 

dimanche 11 octobre 2015

L'Epreuve, tome 2 : La terre brûlée

Auteur : James Dashner
Editeur : Pocket Jeunesse
Collection : -
Parution : 14 août 2013
Pages : 414
EAN-13 :  9782266200134

ET SI LA VIE ÉTAIT PIRE HORS DU LABYRINTHE ?   Thomas en était sûr, la sortie du labyrinthe marquerait la fin de l'Épreuve. Mais à l'extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d'ordre… et des hordes de gens infectés, en proie à une folie meurtrière, errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au coeur de cette terre brûlée, parviendra-t-il à trouver la paix… et un peu d'amour? 


Mon avis

Le film allait sortir quand Vincent et moi nous sommes rendu compte, qu'on n'avait toujours pas lu le livre! Quelques pages avant de se coucher, je me suis mise à la lecture à haute voix, et j'ai plutôt aimé cette manière de lire. Moins vite, et de jouer sur les intonations et différents moments stressants. C'était presque comme vivre l'aventure encore plus à fond. Dans la vidéo, vous trouverez notre avis commun, du livre et du film. Car oui, du coup on a été voir le film à sa sortie.

La grande différence entre Le labyrinthe et La terre brûlée est pour moi avant tout l'esprit de groupe. Dans le premier les blocards sont tous ensemble, coincés dans cet endroit inconnu, et agissent ensemble. Même si on découvrait le tout à travers les yeux de Thomas, notre héros se reposait énormément sur les autres personnages. Dans celui ci, la nouvelle épreuve des blocards consiste à traverser la terre brûlée, véritable désert qui cache plus de danger qu'on ne pense. 
Ici Thomas est souvent séparé de ses amis, et donc forcément on se retrouve avec lui. C'est ce qui m'a manqué par rapport au premier, l'esprit de groupe. Je n'aime pas vraiment Thomas, je suis assez anti-héros en fait. Et devoir me le coltiner à chaque page, sans voir mes personnages préférés (Minho et Newt) forcément ça m'a manqué. 

Thomas commence à rêver de sa vie avant son entrée au labyrinthe. Quelques flashbacks lui reviennent, et il est toujours difficile de savoir si Wicked is good, ou pas. Un peu potiche, et même très malchanceux, j'ai plus eu pitié de Thomas que de l'admiration. Il s'en prend pleins la tronche, et se retrouve plus d'une fois dans un sale état. Malgré tout ça, le livre reste top, parce qu'on avance. On sent qu'on touche le dénouement du bout des doigts, et que bientôt il y aura des réponses. Ou pas, oui encore fois. 
Heureusement on évite quelque chose dont j'avais très, très peur : la romance! Oui il y a un ou deux bisous, mais pas de quoi dire qu'il y a de la romance. Et ça, je trouve que pour UNE fois c'est très agréable. D'être dans un best-seller pour adolescent, et ne pas automatiquement tomber sur une histoire d'amour qui vient tout foutre par terre. 

L'auteur fait un très bon travail, car à ce stade on ne sait vraiment pas sur qui compter, à part nos blocards préférés. Même Teresa n'est pas digne de confiance. Même si souvent ce manque d'information m'agace, ici j'ai trouvé ça assez bien géré, et donc agréable. 
L'atmosphère de la terre brûlée est différente du labyrinthe, et l'auteur en fait baver à ses personnages. Aride, sec, chaud, temps idéal pour un barbecue. Mais pas pour cavaler. On en apprend aussi plus sur cette fameuse maladie Braise, qui ravagerait le cerveau des gens (nous sommes en pleine lecture du troisième tome au moment où j'écris cet avis, et je vis très mal certaines révélations, je vous l'avoue).

C'est une bonne suite, alors que souvent je trouve les tomes deux, un peu moue et lent. Ici il y a de quoi faire. Autant d'action que dans le premier, et pas mal de questions qui ont encore besoin de réponses, mais on commence à se faire une idée plus concrète. Cette épreuve permet également de découvrir le monde autour du labyrinthe (encore plus dans le tome 3), ce qui est agréable. L'auteur y va vraiment par palier, et j'aime beaucoup.

lundi 29 juin 2015

Chroniques lunaires, tome 2 : Scarlet

Auteur : Marissa Meyer
Editeur : Pocket Jeunesse
Collection : -
Parution : 7 novembre 2013
Pages : 477
EAN-13 :  9782266218184

Bien loin de l'asie et du royaume du Prince Kai, la grand-mère de Scarlet Benoit est portée disparue. Scarlet réalise alors qu’'elle n’a jamais su qui était vraiment son aînée et quels dangers pouvaient bien la menacer. Quand elle rencontre Loup, un mystérieux street-fighter qui semble savoir où est sa grand-mère, elle n’'a d’'autre choix que de lui faire confiance. C’est en menant leur enquête que Scarlet et Loup croisent la route de Cinder. Ensemble ils se ligueront contre Levana, la vicieuse Reine lunaire prête à tout pour asservir les Terriens et épouser le Prince Kai.  


Mon avis

Pour sortir de ma panne de lecture je me suis tournée vers des suites de séries que j'aime beaucoup. Le second volume des Chroniques lunaires m'aura fait sortir de cette panne, et j'en suis ravie. Je vais pouvoir relire de plus belle. 

Belle découverte dans le premier tome, le mélange entre conte de fée et ère futuriste est très bien mené, et moi qui avait peur de ne pas aimer, pour ce côté SF, j'ai finalement adoré! L'auteur nous entraine dans un récit très rythmé, ou les baisses de régimes sont pratiquement inexistantes. Malheureusement, pour moi, Scarlet est beaucoup moins haletant. On doit attendre les 100 dernières pages pour ressentir cette sensation d'adrénaline. Mais c'est un bon tremplin pour la suite. 

Scarlet est une jeune fille à la chevelure incandescente et au tempérament bien trempé. Elle vit dans une petite ville de France avec sa grand-mère, ancienne pilote. On le comprend très vite le conte revisité ici est celui du Petit Chaperon Rouge, bien sur. Le personnage de Scarlet m'a tout de suite été sympathique. Déterminée à retrouver sa grand-mère, elle n'hésite pas longtemps avant de se lancer dans la gueule du Loup. Le Loup est d'ailleurs un personnage très bien amené, et intéressant. On peut vraiment le rapprocher à la version fourbe du conte. Il joue beaucoup, et on ne sait jamais vraiment sur quel pied danser. Pour beaucoup ce personnage fut un coup de coeur, ce qui n'a pas été mon cas, il ne m'a pas vraiment fait d'effet. J'avoue que son rôle est vraiment bon par contre, et je me réjouis de le voir dans le troisième tome. 
Pendant ce temps l'histoire de Cinder se poursuit. J'ai d'ailleurs plus apprécié Thorne que Loup, qui est le personnage qui accompagne la jeune cyborg dans ce volume. Thorne est un homme simple, un peu en retrait et avec un humour qui m'a souvent fait sourire. Nous avons donc les deux héroïnes en parallèle durant une bonne partie de l'histoire. C'est peut être ça qui aura donné un coup de moue au roman, le fait de jongler entre deux aventures ne m'a pas vraiment plu, bien que ce soit nécessaire pour la suite. 

L'intrigue est la suite direct du premier, tout en incorporant l'histoire de Scarlet. Cinder découvre son appartenance au peuple Lunaire ce qui l'a met en fâcheuse posture par rapport à la reine Levana, et à la terre entière en fait. Elle est l'ennemie public numéro un, et tout le monde est à sa recherche. Son identité de princesse n'est d'ailleurs pas révélée à tout le monde, et elle va devoir s'en cachée à plusieurs reprises. Elle va également commencer à comprendre et essayer de contrôler son pouvoir de lunaire. Mais laisser son passé derrière elle n'est pas évident, ce qui ne va pas lui rendre service. On en apprend plus sur son arrivée sur terre et ses années oubliées, et c'est quelque chose que j'ai vraiment aimé. Son aventure est finalement un peu longuette car on doit faire de la place à celle de Scarlet, qui pour le coup, a été pour moi la partie la plus intéressante. La connexion entre les personnages se fait page après page, et l'originalité était à la hauteur de mes espérances.

Un tome de transition peut être nécessaire, mais un peu trop lent pour l'adorer. Par contre des personnages et des révélations intéressants, qui promettent pour la suite. Le troisième tome, Cress, est déjà dans ma PAL et je me réjouis de le lire. 

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