vendredi 31 juillet 2015

Challenge : Week end à 1000 #11


Habituellement le temps entre les week end à 1000 s'éternise, et là il me semble que c'est passé très vite. Et nous voici déjà à la 11ème édition.

Pour les inscriptions c'est sur le blog de Lili que ça se passe bien sur, comme toujours. Attention cette fois on passe par un formulaire, et non plus juste en postant un commentaire. Faut la comprendre, vous êtes de plus en plus... il fallait bien trouvé un moyen plus simple. Pour le partage il y a le groupe sur Facebook qui va spamer votre file d'actu durant tout le week end. Et on ne passe pas plus de temps sur le groupe que dans son bouquin... sinon vous pouvez marquer dommage sur les 1000 pages. 

Pour cette édition je choisis deux livres que je dois lire assez rapidement, et un petit nouveau qui est arrivé aujourd'hui dans ma boite aux lettres, non mais Aeternia tome 2, comment voulez vous que j'attende, que je résiste ?! Je dois connaître la fin! Malgré la fête nationale du 1er août, et une soirée de prévue vendredi, je vais faire mon maximum. Sortez les pompons! 

Selon mon stade de lecture de vendredi soir, voici ce que je vais entreprendre de lire ce week end : 
  • Aetherna, l'émissaire de l'au-delà de Guilhem Méric - 352 pages
  • Phobos T1 de Victor Dixen - 433 pages
  • Aeternia T2 de Gabriel Katz - 416 pages
Total : 1201 pages

BILAN


Vendredi 31 juillet - 19h
Je voulais vraiment commencer ce challenge à 19h, vraiment. Mais encore une fois ce ne fut pas le cas. Eh oui Vincent fêtait son dernier jour à la FNAC, du coup on a fait un peu plus tard que prévu. En rentrant j'étais vraiment fatiguée, du coup dodo sans lire une ligne à 23h30. 

Samedi 1er août - 9h30
Bonne fête la Suisse! Il fait un temps idéal pour passer sa journée à lire, gris, pluie et vent. Bien qu'il me reste un Book Haul à monter, c'est emmitouflée dans mon plaid dans mon fauteuil que j'entame enfin le challenge avec les 180 dernières pages du 2ème tome du Noir est ma couleur d'Olivier Gay. Une très bonne suite d'ailleurs. Un petit miam, et c'est repartie, avec Phobos de Victor Dixen, qui si comme tout le monde le dit, doit presque se lire d'une traite, avec une légère addiction en plus.

Samedi 1er août - 17h
Petit imprévu dans mon après-midi lecture : la voiture, notre voiture est enfin là. Il a fallut que je ramène la conductrice, ma tante, qui me l'a amené depuis chez elle. Vraiment ravie de pouvoir être libre d'aller où l'on veut, quand on veut. Du coup une fois rentrée, je prends ma douche, je me repose tranquillement dans ma petite bulle, pour poursuivre Phobos, qui dès les premières pages est assez addictif.

Samedi 1er août - 21h
Départ pour les feux d'artifices. C'était beau, mais mouillé. On est rentré une heure plus tard, trempe comme jamais. Mais c'était beau et magique. Je me replonge pour quelques pages dans Phobos... et je pique du nez sur mon fauteuil, ma main à la place du marque page. Bonne nuit.

Dimanche 2 août - 10h30
Après une belle et longue nuit de sommeil, je n'en suis qu'à 405 pages du challenge, mais j'y crois encore! Rien n'est sensé venir perturber cette journée. De plus Phobos est une lecture super addictive, du coup ça devrait le faire encore plus!

Dimanche 2 août - 15h
Je termine Phobos, qui me donne sacrément envie d'avoir déjà le tome 2 entre les mains. Quel vicieux ce Victor Dixen, il a su donné la bonne dose de suspens à son roman, et j'en redemande! Il me fait atteindre 611 pages. Rien n'est encore perdu. Il me reste 9h de challenge devant moi, pour atteindre le Graal des 1000 pages. 

Conclusion
Je me suis arrêté vers 17h, avec 700 pages. Voilà, ni plus ni moins. L'envie de continuer n'était plus là. J'ai comme toujours passé un très bon moment.

lundi 27 juillet 2015

Tant que nous sommes vivants

Auteur : Anne-Laure Bondoux
Editeur : Gallimard
Collection : -
Parution : 25 septembre 2014
Pages : 301
EAN-13 :  9782070653799


Bo et Hama travaillent dans la même usine. Elle est ouvrière de nuit, lui, forgeron le jour. Dès le premier regard, ils tombent follement amoureux. Un matin, une catastrophe survient et ils doivent fuir la ville dévastée. Commence alors pour eux un fabuleux périple à travers des territoires inconnus... Mais quand l'ombre a pris la place de la lumière, l'amour suffit-il à nous garder vivants ?  


Mon avis

Offert de la part de Lili lors de notre swap, je me réjouissais de me replonger dans la plume d'Anne-Laure Bondoux. L'auteur nous livre ici un conte philosophique moderne, ou ancien, difficile à dire... Son style est pour moi unique. Elle sait manier la plume, et aborde avec aisance plusieurs genres différents. C'est agréable de se laisser porter par ses mots, que ce soit durant une folle aventure ou plus mystique, comme par exemple avec l'histoire de Bo et Hama.

Les deux personnages principaux dans la première partie de l'histoire sont Bo et Hama. Elle oeuvre la nuit, il travail le jour. Il ne peuvent donc se voir que les dimanches, mais c'est l'amour fou. Jusqu'à ce qu'un événement viennent bouleverser les vies de chacun. Les deux héros vont devoir affronter de nombreux obstacles. Malgré cette merveilleuse plume, Bo et Hama ne m'auront pas autant touché, ou alors si, mais on s'en détache beaucoup trop rapidement à un certain moment. Je n'ai pas supporté cette cassure, cette manière de nous défaire d'eux. Je m'étais habitué à les suivre, à les aimer. Leur vie est dure, personne ne croit en eux, et leur seule issue est la fuite. Pour vivre enfin heureux à deux. C'est une belle image, qui rappel, sans le nommer, le titre du roman. Car tant qu'ils sont vivants, rien ne peut les arrêter, rien ne peut les séparer. Et c'est beau. 
Il y a des choses que je n'ai pas comprise dans ce roman. Et je ne m'en offusque pas. Ce n'est pas autrement dérangeant. Ce sont des instants de la vie, parfois logiques, parfois illogiques, qui se mettent en travers de leur chemin, et qui les accompagnent, pour le meilleur, ou pour le pire. Vient ensuite le personnage de Tsell, que j'ai apprécié dès le début, de part son importance dans cette histoire. Malheureusement j'ai trouvé dommage que quand elle entre en scène, tout s'accélère. On prenait le temps avec Hama et Bo, leurs efforts, et leurs réconforts, tout allait lentement, pour qu'on s'imprègne de tout. Puis soudainement, vers la fin du roman, arrive une certaine cassure, qui m'a étonnée. Et qui fait accélérer le tout. Pourquoi soudainement aller vite ? 

J'ai lu ce livre très lentement. Pas parce qu'il ne m’intéressait pas, simplement parce que je sentais que c'était comme ça qu'il fallait le lire. Il y a toute une atmosphère qu'on doit accepter au moment de cette lecture. Cette magie dissimulée, et pas totalement claire, que personne ne semble vraiment comprendre, mais qu'on accepte. Elle fait partie du monde. Ce monde qui se noircit de page en page, alors que Bo et Hama essaye de le fuir. Un univers de guerre, de feu et de sang, qui trouble chaque chose. A cause de désaccords, l'homme achève son voisin, car son idée n'est pas la même. 

C'est un point que j'ai ressentie durant ma lecture. Cette envie de faire comprendre à l'autre son point de vue, à tel point qu'on le force à y croire, on l'oblige à être d'accord. Et s'il ne l'est pas... faisons lui peur. Menaçons le. Mettons nos menaces à exécutions. Ce livre mélange plusieurs choses, l'amour mais également la haine. Chaque chapitre est en contradiction total avec le reste. Et c'est normal, c'est spécial. Il y a de quoi réfléchir un moment après ce roman. 

Je n'ai pas eu toutes les réponses que je voulait. Je m'étais attaché à Bo et Hama, et je les ai quitté trop abruptement. Ce qui fait baisser légèrement mon engouement vers ce livre.

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mercredi 22 juillet 2015

Retour à Cedar Cove, tome 1 : La maison d'hôtes

Auteur : Debbie Macomber
Editeur : J'ai Lu
Collection : Pour elle Promesses
Parution : 5 mars 2014
Pages : 349
EAN-13 : 9782290074770

Jo Marie reprend une charmante maison d'hôtes à Cedar Cove. Avec ses grandes fenêtres dominant la baie de Seattle et sa lumière éclatante, la Villa Rose est l'endroit rêvé pour commencer une nouvelle vie. Le refuge qui lui permettra de se reconstruire après la mort tragique de son mari. Mais Jo Marie n'est pas la seule à traverser des moments difficiles. Ses tous premiers clients semblent eux aussi hantés par le passé. Josh vient s'occuper d'un beau-père mourant qui le hait depuis un sombre malentendu. Et Abby revient dans sa ville natale, rongée de chagrin et de remords après la tragédie qui a brisé sa jeunesse. Dans cette maison qui fleure bon le pain chaud et l'amitié, ces âmes en peine trouveront-elles le pardon, l'amour et le bonheur ? 


Mon avis

Dernier livre lu dans le challenge Read-A-Thon, et quelle belle lecture. Je me réjouissais vraiment de vous faire cet article sur ce livre, car il me donne envie de sauter joie, de me laisser rouler dans l'herbe, de me caler dans un fauteuil dans un petit jardin en automne, avec un plaide sur les genoux et un gros pull qui tient chaud. Il me donne envie d'aimer, tout simplement.

Debbie Macomber est originale dans le sens où elle décide que son oeuvre serra positive, malgré le malheur de ses personnages. C'est audacieux dans un premier temps, car en général si une histoire est un peu trop lente, ou avec un manque de rebondissement, on a tendance à s'ennuyer. Ca aurait pu être le cas ici. Mais en fait non. J'ai tout de suite aimer le fait que ce livre soit tout bonnement gentil. J'étais dans cet optique là, du coup j'ai passé un merveilleux moment.

Jo-Marie (je ne pouvais pas m'empêcher de dire son prénom dans l'autre sens, parce que j'ai connu une Marie-Jo peut être... je racontemavie.com) est une jeune veuve qui peine à se remettre de la mort de son mari. J'ai été très triste avec elle, car je l'avais déjà dit, mais j'ai beaucoup de peine avec la disparition de l'être aimé. C'est quelque chose qui me fait peur de mon quotidien, du coup je ressens la perte des personnages puissance 1000 en général. Contre toute attente elle quitte tout, pour se rendre à Cedar Cove, petite ville, et y racheter une maison d'hôtes. L'histoire de Jo-Marie est finalement plus une toile de fond aux autres histoires. Elle est là, on découvre ses petits moments, la manière dont elle prend ses marques ici, tout en douceur. Son avancée est plus lente que celle des deux autres personnages, mais on sent que c'est pour faire durer le plaisir. Endeuillée et triste elle va remonter la pente petit à petit et faire la paix avec sa tristesse. C'est tout simplement beau à lire.
Sur l'histoire de Jo-Marie viennent se superposer deux autres personnages : Josh et Abby. Tout les deux portent un bagage assez lourd, un passé trouble, qu'ils ont essayé de fuir. En parallèle les deux protagonistes viennent à la Villa Rose de Jo-Marie pour des raisons bien particulières. Aucun des deux n'a envie d'être là, mais il y a des choses qu'on ne peut pas éviter. Si d'abord j'ai cru comprendre où allait en venir l'auteur, je me suis trompée. Et heureusement.

Josh est le personnages qui m'aura le moins plu. Son histoire est touchante, mais le personnage ne m'était pas assez proche pour que j'ai envie de le suivre. Son beau-père se meurt, et bien que les deux hommes ne s'apprécient pas, Josh est la dernière personne sur qui Richard peut compter. Josh est colérique, et assez borné dans son genre. Mais ce n'est pas un défaut, c'est un trait de sa personnalité. Et cela lui va plutôt bien. Abby est très affaiblie par son passé. C'est une personne pleine de remords qui doutent de sa place à Cedar Cove. J'ai trouvé son évolution très belle, et pleine d'espoir.

Et enfin Cedar Cove est tout simplement une ville adorable. Tout le monde est gentil avec Jo-Marie et son arrivée. J'ai eu peur à certains moments que des personnages lui mettent des bâtons dans les roues. Un concurrent, donc on essaye de lui donner de mauvais conseils, etc. Mais rien de tel à Cedar Cove, c'est juste un endroit où on est bien, où les gens sont gentils et accueillants. Je m'y suis sentie tellement bien, je n'avais plus envie de repartir. Il y a tout de même des personnages un peu plus bourrus et coriaces, et heureusement, on est pas chez les Bisounours après tout. Mais juste ce qu'il faut pour apporter un peu de nuances à ce roman.

Ce roman est une petite chose toute douce et agréable, on a envie d'y rester, de se pelotonner dans la Villa Rose et d'avancer dans sa vie, malgré les obstacles.  Rien n'est évident, mais les choses finissent par s'améliorer si on y met du sien. Et c'est une jolie morale. Un coup de coeur pour ce roman, pour sa simplicité et sa joie de vivre.


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mardi 21 juillet 2015

Lucky Harbor, tome 2 : Tendrement

Auteur : Jill Shalvis
Editeur : Milady
Collection : Central Park
Parution : 22 juin 2012
Pages : 384
EAN-13 :  9782811207694

Dix-sept ans après un été mémorable passé à Lucky Harbor, Tara est de retour dans cette petite station balnéaire, où sa mère lui a légué, ainsi qu’à ses sœurs, un hôtel qu’elles ont décidé de retaper. Alors qu’elle tente de résister à son attirance pour le beau Ford Walker, son amour de jeunesse, les conséquences de ce qu’ils ont partagé tant d’années auparavant ressurgissent. Pour mieux les réunir ?  


Mon avis

C'est un avis en demi teinte pour cette suite de Lucky Harbor. J'ai adoré retrouvé les personnages qui m'avaient fait chavirer dans le premier, ainsi que la petite ville... mais certaines choses n'étaient pas à mon gout.

Jill Shalvis arrive à faire un joli mélange entre moments drôles, émouvants, et caliente! Car oui si je n'aime pas trop la littérature érotique, j'aime tout de même bien avoir quelques détails croustillants. C'est un très chouette mélange que nous propose l'auteur avec ces passages différents, qui donne un bon rythme à son histoire. Malgré ça il y aura eu beaucoup de répétition dans l'histoire de Tara et Ford et parfois c'était un peu barbant.

Tara est la Dame de Fer des trois soeurs. Avec elle rien ne dépasse! Tout doit toujours être parfait, et personne n'a le droit à l'erreur avec elle. Si son côté maniaque m'a tout de suite séduite, car je me suis reconnue, le reste ne m'a pas touché. Sa froideur ne fond pratiquement jamais, difficile de se sentir proche d'elle. Et c'est principalement ce trait de caractère qui m'aura gêné. D'un autre côté ça prouve que l'auteur pousse les personnalités de ses personnages au maximum, et n'en dévie pas, ce qui les rend unique. Ford quant à lui est plus difficile à cerner. Il aime prendre des risques, mais pas les bons je dirais. Trop frileux, il laisse souvent la jeune femme repartir, alors qu'il ne se gêne pas pour la brusquer de temps en temps. 
Ce qui m'a dérangé dans cette suite, c'est les allés et retours des deux personnages principaux. Ils répètent souvent les mêmes scènes sans trouver de solution à ce qui détruit ces instants, avant la fin. Forcément on se retrouve à lire deux, trois voir quatre fois la même situation. Au bout d'un moment c'est répétitif, et aucun ne prend les devants pour dire clairement ce qu'il pense. Chacun croit que l'autre va finir par le deviner. On peut y aller un moment comme ça, avant d'avancer. 

Lucky Harbor même, était moins agréable. La petite ville, adorable et pleine de mignonneries du premier tome s'est transformée en véritable ville de commères. C'est dommage, car le bon côté de la ville est noyé sous les ragots et les histoires de coeurs de Tara, pour qui les habitants peuvent même voter sur Facebook. Le côté voyeurisme de Lucky Harbor ne m'a pas plu ici. Comme une impression de regarder une mauvaise téléréalité scénarisée. Je ne m'y sentais pas à l'aise, j'avais cette étrange sensation durant ma lecture, et du coup ça n'a pas collé entre Lucky Harbor et moi cette fois. 

L'auteur arrive tout de même a intégrer de nouveaux personnages qui pimentent un peu le quotidien. Et avoir d'autres personnes à qui s'attacher fait du bien. Pas un mauvais tome, mais vraiment moins bon que le premier. Je me réjouis toute fois de retrouver Chloé dans la suite, puisque tout le monde me dit qu'il dépasse largement celui ci.

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dimanche 19 juillet 2015

Dimanchez-moi (dimanche et moi)

Si depuis petite les chiffres et les jours ont des couleurs et un sexe, je garde une relation particulière avec le dimanche. Ce jour impair, qui ne rime avec rien, même pas avec grasse mat'. Promesse de farniente, qui finalement défile comme si je n'en faisais pas partie. 

Dans mon enfance les dimanche avaient le gout des repas de famille, des grillades et des pic-nic avec les amis d'amis. C'était aussi promener le chien tout en révisant mes multiplications, que ma mère prenait la peine de me dire en allemand pour que ce soit comme à l'école. Je pouvais regarder la télé avec pratiquement aucune restrictions. C'était des histoires sans queue ni tête où le poney or devait se marier au poney bleu, mais où rien n'allait comme il fallait. Shelly se faisait abandonnée par Barbie, qui en fait s'était fait coupé la tête par le monstre du corridor - le chien en l’occurrence. Le monde s'arrêtait. Mais il y avait toujours cette petite boule qui venait se loger dans mon ventre une fois 17h passé. Le pire horaire des mes semaines. L'angoisse de ne pas avoir fait un devoir pour le lendemain. Devoir régler le réveil pour retourner à l'école. 

Aujourd'hui les dimanche me font moins peur. Ils sont même la promesse d'une journée entièrement libre pour faire ce que je veux. Dormir, lire, jouer, regarder. Depuis que j'ai quitté le cocon familiale les dimanches sont des jours où je reste enfermée chez moi, qu'il fasse mauvais ou beau, je laisse un peu de chance à l’automne et l'hiver et leur accorde quelques promenades, des fois. C'est mon moment rien qu'à moi. On prend le temps de petit déjeuner à deux, copieusement. Je mange ce que je veux, je fais ce que je veux, et je ne le fais pour personne d'autre que pour moi. Le dimanche me permets de me mettre à jour dans mes séries, des films que je veux voir depuis des mois, des livres que je veux prendre le temps de refeuilleter, de relire en diagonale. J'ai mes petites traditions, que j'aime reproduire les dimanches. Des sortes de rituels que je fais, pour m'assurer une bonne semaine. J'ai apprit à aimer le dimanche. Mais à 17h, j'ai encore cet arrière gout de peur du lundi matin, et j'ai de nouveau 11 ans pour quelques heures. 

samedi 18 juillet 2015

Animale, tome 1 : La malédiction de Boucle d'Or

Auteur : Victor Dixen
Editeur : Gallimard
Collection : -
Parution : 22 août 2013
Pages : 448
EAN-13 : 9782070649785

1832. Blonde, dix-sept ans, est cloîtrée depuis toujours dans un couvent perdu au milieu des bois. Pourquoi les sours l'obligent-elles à couvrir ses cheveux d'or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes sombres ? Qui sont ses parents, et que leur est-il arrivé ? Alors qu'elle s'enfuit pour remonter le fil du passé, Blonde se découvre un versant obscur, une part animale : il y a au cour de son histoire un terrible secret.Et si le conte le plus innocent dissimulait l'histoire d'amour la plus terrifiante ?


Mon avis

Après deux déceptions, j'avoue que tomber sur une pépite, ça fait du bien! Ce fut le cas avec Animale. Une réécriture du conte de Boucle d'or et les trois ours, beaucoup moins glamour qu'on imagine.

Victor Dixen possède une sacrée plume! L'histoire est addictive dès les 20 premières pages, et rien que pour ça je dis chapeau. Il aime faire planer le suspens, mais pas trop. Chaque chapitre est une révélation. Tandis que certains auteurs aiment garder leurs révélations pour les fins de tomes, ici l'auteur nous en donne pour notre argent, et n'hésite pas à dévoiler certains gros détails dès le début. On se demande donc clairement à quoi pourrait ressembler la fin, si nous avons déjà tant d'informations. Animale aurait pu être un one shot. La fin est parfaite. Mais de savoir qu'il y aura une suite me réjouis énormément. J'ai vraiment envie de retrouver Blonde.

Le personnage de Blonde est fascinant. On vit littéralement l'histoire avec elle. De découvertes en découvertes sur son passé et son avenir, elle va devoir faire des choix et ne plus prendre peur. Elle qui a vécu recluse dans un couvent, elle ne s'imagine pas que sa vie va radicalement changée. Le résumé est assez flou, et c'est vraiment agréable, c'est pour cela que je ne vais pas vous en dire plus sur Blonde. A part que c'est un personnage fort et fragile à la fois. Ces héroïnes que j'aime tant, avec plusieurs nuances, et un destin hors du commun. Les personnages secondaires sont tout aussi intéressants. L'auteur donne vraiment de l'importance à tout le monde au moment venu. C'est ça qui fait la force de ce roman. Chaque détails compte. 

Ce qui vaut le coup de coeur à ce livre c'est son intégralité. L'auteur commence une histoire, et nous en raconte plusieurs autres dans cette même histoire. Et qu'est-ce que j'aime les récits dans les récits. Des personnages qui racontent leur passé et leur vécu à un autre. Ca apporte beaucoup de matière, et ça permet de faire avancer intelligemment l'intrigue. On découvre nos héros, mais finalement ce qui s'est passé avant leur aventure est tout aussi important, voir plus. Blonde est ici dans ce premier tome pour découvrir et comprendre. La suite promet d'être tout aussi pleine de rebondissements. Et vivement!
L'intrigue est originale, et prend des risques. Rien n'est simple, encore moins pour nos héros. L'auteur n'hésite pas à leur faire vivre le pire. Le lecteur est donc souvent prit d’accélération de rythme cardiaque et de montée d'adrénaline.

J'ai dévoré ce roman, en un peu plus d'une journée. C'est un véritable page turner, mais attention de ne pas aller trop vite, car chaque détails compte. On doit rester attentif à tout, c'est un véritable jeu de pistes, et la partie ne fait que commencer...


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