Je suis un monstre. Pourtant, autrefois, j'étais le type parfait :
grand, beau, riche et... atrocement méchant. Je n'aimais que moi et
c'est pour cela qu'un sort m'a été jeté. Je suis devenu une bête
difforme, velue, monstrueuse. Il me reste deux ans pour être aimé d'une
jeune fille, sinon...
Ceci n'est pas un conte de fées. Mon
histoire prend place aujourd'hui, en plein coeur de New York. J'espère
que quelqu'un va venir à mon secours.
Mon avis
Il me semble que Nine m’avait offert ce livre pour notre swap. Et donc,
si vous ne vous souvenez pas de ce swap, c’est parce qu’il date de plus de deux
ans maintenant. Ce livre est bien trop ancien dans ma PAL ! Il était temps
que je l’en sorte. Pour être honnête, en ce moment, le Young Adult ne me
convient plus, ou du moins peu d’ouvrages arrivent à me séduire. J’ai commencé Beastly avec beaucoup de préjugés, et
avec une très grande attente vu qu’il est une réécriture de mon conte
préféré : La belle et la bête.
Je ne sais pas comment est la traduction de ce livre (Sortilège aux éditions Hachette, Black
Moon), mais si vous avez envie de le lire en anglais, sachez qu’il est très
accessible. Le vocabulaire est facile et la base de cette réécriture est connue
de beaucoup, vous n’aurez donc aucune peine à suivre l’histoire. Peut-être
qu’en français je l’aurais moins apprécié, car ne devant pas me concentrer sur
la langue, j’aurais cherché les petits défauts avec plus d’acharnement.
Mais j’ai été très bon public pour cette version contemporaine de mon
conte préféré. La manière dont l’autrice s’est approprié l’histoire m’a plu.
Elle a su mélanger des éléments du classique et du dessin animé de Disney. Je
ne cherchais pas à ce que ce soit vraiment crédible, j’avais juste envie de
passer un bon moment autour de cette malédiction.
Kyle jouera le rôle du prince transformé en bête. Très porté sur le
physique, il n’hésite pas à dénigrer tout le monde dans son école et sort avec
la plus jolie fille. Quand il rencontre Kendra pour la première fois, il ne
pense qu’à une chose : l’humilier, car elle n’est pas à son goût. Il aurait
sûrement dû y réfléchir à deux fois avant de s’en prendre à elle. Kendra n’est
autre qu’une sorcière, et pour donner une leçon au prince de New York, elle le
change en bête. Kyle a deux ans pour aimer et se faire aimer en retour par
quelqu’un, il retrouvera ainsi son apparence, sinon… il restera transformé en
bête pour toujours.
Les personnages ne nous offrent pas beaucoup de surprises, tout
simplement parce qu’ils reprennent le schéma de l’histoire que l’on connaît
tous. Mais l’autrice a réussi à leur apporter cet air contemporain que je
recherchais. Kyle est détestable, mais saura nous charmer par la suite. Sa
manière de reconsidérer les autres et de s’intéresser à ce qu’ils sont au fond
d’eux, et non à leur apparence, est touchante. Plus crédible également, car
l’histoire se déroule sur deux ans, Kyle a du temps pour s’adapter à sa
nouvelle vie, et reconnaître que la solution à sa malédiction n’est pas simple.
Il y a bien sûr des petits couacs à mon goût. Comme dans le conte, la bête est
un prince, ici Kyle est le fils d’un riche présentateur télé, l’argent coule à
flots, et lui sera bien utile pour réaliser rapidement certains travaux
nécessaires. Notamment l’aménagement de la chambre de Lindy, notre belle. Ce
n’est pas un faux pas, car on se rapproche du conte. Mais pour une version
contemporaine, j’aurais trouvé original que le prince ne soit pas si riche, et
ne possède pas une carte de crédit illimitée. Son évolution m’a attendrie.
Lindy incarne bien la belle. Elle a un peu trop le sens du sacrifice
selon moi. Sur ordre de son père, elle va se retrouver chez la bête sans avoir
son mot à dire. Vu l’état du paternel, je n’aurais probablement pas été aussi
gentille. Lindy est classique. Studieuse et ouverte d’esprit. Même si au départ,
son amitié avec la bête n’est pas gagnée. Mais elle manque un peu de caractère.
L’autrice aurait pu la rendre un peu plus déterminée et indépendante.
Mais à part ça, j’ai apprécié ma lecture. Il y a eu de très belles
scènes, très romantiques quand on aime le genre. Et je pense que mes préjugés
de base étaient infondés. Ou alors, je garde un étrange souvenir du film, qui
ne ressemble finalement pas vraiment à ce que j’ai lu (il faudrait que je le
revoie pour être sûre).
