Affichage des articles dont le libellé est Horreur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Horreur. Afficher tous les articles

mercredi 16 août 2017

Entretien avec un vampire

De nos jours, à la Nouvelle-Orléans, un jeune homme a été convoqué dans l'obscurité d'une chambre d'hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Tandis que tourne le magnétophone, son mystérieux interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire.

Comme l'interviewer, nous nous laissons subjuguer, fasciner et entraîner à travers les siècles dans un monde sensuel et terrifiant où l'atroce le dispute au sublime.



Mon avis

Ce film a bercé mon adolescence. À l’époque, je ne savais pas qu’il était tiré d’un roman à la base. C’est plus tard que j’ai entendu parler d’Anne Rice, et que j’ai remarqué qu’elle avait beaucoup de succès. C’est Floandbooks qui m’a proposé une lecture commune sur ce livre, qui traînait dans ma PAL depuis de nombreuses années.

C’est au moment d’écrire ma chronique que je me rends compte que j’ai de la peine à mettre des mots sur mon ressenti. Pourtant, j’ai beaucoup aimé ma lecture. Mais j’ai de la peine à construire quelque chose.
En discutant avec d’autres lecteurs, j’ai appris que la version originale n’était pas super, et que pour une fois la traduction était même meilleure. Si vous l’avez lu en anglais, votre avis sur la question m’intéresse.

Pour ma part, j’ai trouvé cette version très immersive. Anne Rice nous fait ressentir toutes les émotions de ses personnages. On note surtout cet aspect de solitude extrême qui emprisonne Louis. La prestance de Lestat, et la malignité de Claudia. Tous trois sont différents et finalement s’apportent beaucoup.
Louis est très touchant mais parfois un peu niais. Sa condition de vampire n’est pas un choix, Lestat le transforme sans lui demander son avis. Il va subir son immortalité durant les trois quarts du roman. C’est d’ailleurs pour moi tout le but du roman, découvrir la vie d’un vampire qui n’aime pas sa vie de vampire. Beaucoup de choses dans cette nouvelle vie le répugnent, comme le fait de tuer des humains, de vivre autrement, tout simplement. Et de ne peut-être jamais connaître la fin. Vivre pour toujours et voir les gens autour de soi mourir. Ses lamentations s’étirent parfois sur plusieurs décennies, et à force, j’en avais un peu marre.
Lestat est encore trop flou. J’ai hâte de lire le roman qui lui est consacré. Dans ce premier tome, on le juge facilement comme étant le méchant vampire égoïste et sanguinaire. Pourtant, la fin nous laisse entrevoir un personnage différent. C’est pour découvrir ses différentes facettes que je veux lire Lestat le vampire. Il n’y a rien de mieux que de pouvoir découvrir des « méchants » sous un nouveau jour.  
Mon personnage favori aura été Claudia. Cette petite orpheline de 5 ans est trouvée par Louis, qui la boit jusqu’au seuil de la mort, mais elle résiste. Puis Lestat la transforme, pour qu’elle accompagne Louis dans sa solitude. Elle fait partie des vampires les plus complexes de tous, car son esprit va grandir dans un corps qui ne changera jamais. J’ai eu tellement de peine pour elle ! Se retrouver physiquement bloqué à l’âge de 5 ans, ce n’est pas la même chose que 14 ou 15 ans. Pour le commun des mortels, c’est une petite fille. Elle ne pourra jamais rien faire d’elle-même sans que cela paraisse suspect. Sa psychologie est folle et pleine de nuances. Malgré ses années de vampire qui avancent, je la voyais encore comme une fillette, alors qu’elle « grandit ». J'ai d'ailleurs apprit après ma lecture que ce personnage faisait référence à la fille d'Anne Rice qu'elle a perdu alors qu'elle avait 5-6 ans.

Ce que je retiens surtout de ma lecture, c’est cette facilité à nous transmettre les émotions des personnages. On se sent seul ou affamé durant notre lecture. Les ambiances sont très bien décrites également. Si bien que j’avais l’impression que la Nouvelle Orléans avait débarqué dans mon salon. Ou encore Paris.
J’ai passé un très bon moment de lecture. Il peut sembler un peu long, car c’est une narration assez atypique, vu que le personnage de Louis raconte dans un entretien sa naissance et vie de vampire.

À lire si les vrais vampires nous manquent.


Autrice : Anne Rice
Éditeur : Pocket
Collection : Best
Parution : octobre 1990
Pages : 443
EAN-139782266120180


jeudi 25 avril 2013

Sang et poussière

Auteur : Romano Vlad Janulewicz
Editeur : Kirographaires
Collection : -
Parution : 22 novembre 2012
Pages : 86
EAN-13 : 9782822503198

Quelle recette pour un cru d'exception ?
N'est-il pas rassurant pour un enfant de voir ses parents liés par un amour indéfectible ?
Que faire lorsqu'un événement terrible, redouté depuis toujours, est sur le point d'avoir lieu ?
La rémunération du psychothérapeute par son patient est-elle une composante indispensable de la guérison ?
Que feriez-vous si un spectre vous laissait un message mystérieux au détour d'une route sinueuse de Dordogne ?
Et si la petite souris ne se contentait pas de distribuer des pièces aux enfants en échange de leurs dents de lait ?
Que se passe-t-il à six pieds sous terre que nous ne puissions voir ?

Sept nouvelles baignées dans un imaginaire macabre, placées sous le signe du fantastique et de la noirceur, qui laisseront au lecteur un goût de... sang et poussières...


Mon avis

Encore une fois Romano aura su placé sa confiance en moi en me livrant son nouvel ouvrage encore plus sombre que les précédents. Je ne le remercierais jamais assez de me permettre d'être une de ses fidèles lectrices en me proposant à chaque fois de porter mon regard dessus. 

On découvre dans ces sept nouvelles un nouveau style, plus fantastique et plus travaillé peut être. J'ai du coup plus apprécié car j'aime le fantastique et ce n'est un secret pour personne. Pourtant je suis à chaque fois déroutée par ces lectures, car je redoute toujours de tourner les pages, de peur de me trouver nez à nez avec l'horreur, le gore et le sanglant. Depuis le temps vous le savez, l'auteur est un spécialiste du genre. Sa plume est toujours aussi plaisante et juste, du bon travail !

Je disais donc qu'il y avait cette petite nouveauté que j'ai pu remarquer dès les premières nouvelles, le fantastique a trouvé sa place dans les décors morbides. On rencontre des lycanthropes, des vampires et autres fantômes. Ce qui a pu me rassuré en quelque sorte, car le fantastique ne m'effraye pas, je suis d'un banale, que je panique à la vue d'une ombre humaine le soir, oui je suis une angoissée des psychopathes en liberté qui pour aucune raison particulière voudrait me tuer. Normal. Je suis allergique au genre boucherie "on découpe des gens sans vraiment de raisons", mais les fantômes  les vampires assoiffés et des loups garous qui déchirent tout ce qu'ils trouvent, ne me procurent pas le moindre frisson. 
Alors pourquoi je m'attarde sur tout cela? Parce que c'est reposant pour moi de lire un livre de Romano sans trembler à chaque page. 

Sept petites nouvelles qui illustrent parfaitement l'horreur humaine et également non humaine. Je me suis même surprise à rire quelque fois, car j'étais du côté du "méchant" de l'histoire, car même si je suis une fille qui remplit sa vie de licorne et de paillettes, j'aime aussi le moche et la nature humaine pas toujours belle à voir (et à l'heure ou j'écrit cette chronique, j'ai du vernis violet à paillettes sur les ongles = ça ne sert à rien mais je trouvais que le contraste était sympa). 
Romano possède cet univers que je connais maintenant depuis quelques temps et que j'ai eu le temps d'apprivoiser. Et il évolue à chacun de ses livres ce qui est très plaisant à lire. En partant d'une situation presque banale de la vie, on glisse toujours très doucement dans l'horreur sans aucune coupure entre les changements d'atmosphères. Du bon travail! 

dimanche 20 janvier 2013

Vue sur ténèbres

Auteur : Romano Vlad Janulewicz
Editions : Chloé des Lys
Collection : -
Parution : 2010
Pages : 144
EAN-13 : 9782874595332

Les treize textes compilés dans ce recueil (treize, c'est connu, ça porte bonheur...) constituent un aperçu de l'univers de Romano Vlad Janulewicz. Des nouvelles noires, sanglantes, des textes dramatiques ou parsemés d'humour (noir, bien sûr) et peuplés de personnages malsains ou à l'esprit tourmenté ; des nouvelles d'horreur et de fantastique où le surnaturel prend des teintes et des formes variées. Vue sur ténèbres est une invitation à la découverte d'un panorama : ouvrez donc la fenêtre mais prenez garde aux courants d'air ou à la chute.


Mon avis

Découvert récemment avec Petits papiers meurtris, c'est toujours un plaisir d'échanger un petit mot avec Romano, surtout quand c'est pour me proposer de découvrir encore un petit bout de son univers. Vue sur ténèbres me tournait déjà l'estomac rien qu'à sa couverture, je n'étais pas ressorti indemne de Petits papiers meurtris, et c'est vrai que j’appréhendais la lecture de celui-ci... Mais je reste bluffée, encore une fois.

Le principe de la nouvelle n'est pas toujours un style évident à aborder ou à lire. Souvent recalé ou ignoré, les auteurs prennent des risques à chaque recueil, de peur de ne pas se faire acheter ou lire. Petits contes macabres, ici Romano nous entraîne une nouvelle fois dans sa toile sombre qu'il tisse au fil des mots. Un style toujours très fluide, des nouvelles courtes, rapides. On apprécie le dynamisme qui relie entre elles les différentes nouvelles. L'auteur sait nous en dire suffisamment pour nous laisser imaginer le pire. Le fait de laisser le lecteur envisager certaines choses alors qu'elles ne sont pas explicitement écrite, permet de faire monter l'angoisse. On aime ce côté libre que nous laisse Romano

Parlons en justement des nouvelles. A croire que cet auteur souhaite que mes nuits soient courtes. Je constate comme à chaque fois que ce genre là, horreur et terreur, ne sont que très peu pour moi. Âmes sensibles s'abstenir, ne comptez pas croiser de jolies histoires, de l'amour et du bonheur. Les personnages de Romano sont tous plus tordus les uns que les autres et nous font frémir à chaque page. Donné ainsi, en quantité, la méchanceté et l'horreur que peut posséder en lui l'être humain, nous donne envie de vomir, de rejeté ces êtres sans sensibilité, sans pitié et sans délicatesse. A petite dose, ces horreurs passent avec naturel et permettent de corsé, éventuellement, une histoire, une série. Concentré en 150 pages c'est comme un excès de Junk Food, on ressent le besoin de lire quelque chose de très mièvres et dégoulinant de bons sentiments juste après. 
D'un point de vue très personnel, je ne suis pas rebutée par ce genre de littérature, je suis juste trop sensible. Trop animée par la bonté que nous possédons tous pour prendre du plaisir à lire l'horreur. Je me répète, mais l'auteur gagne toujours son pari avec moi, je suis dégoûtée à la fin de chaque nouvelle. On écrit pas des nouvelles d'horreur pour laisser un souvenir tendre et doux aux lecteurs.

Comme je disais plus haut, on s'abstient si on est trop sensible ("mais alors pourquoi tu te fais du mal?" je sais... je suis un esprit totalement contradictoire, je me soigne et je m'accepte ainsi.) On entre dans des ambiances toutes plus malsaines les unes que les autres et s'en est déroutant. Entre atmosphères inquiétantes et pétages de plomb des personnages on nage en plein délire.

Bonne lecture, seulement je répète, ce n'est pas du tout mon style, mais merci encore à Romano de partager son univers avec moi à chaque fois. 

mardi 26 juin 2012

Petits papiers meurtris

Auteur : Romano Vlad Janulewicz
Editions : Black Out
Collection : -
Parution : ?
Pages : 72

“Avec dans le cœur une certaine fierté colorée d’une pointe de timidité et d’inquiétude, c’est un peu de lui-même qu’il livrait au monde, dévoilant une part de son intimité et autorisant les critiques à propos de son bébé, qu’il avait enfanté à la fois dans le plaisir et la douleur. La majorité le trouverait franchement laid ; d’autres conviendraient qu’il ne lui ressemble pas beaucoup, finalement, à part peut-être les yeux ou le nez ; un petit nombre enfin serait probablement réjoui par la venue de ce bout de chou qu’ils trouveraient bien mignon et tâcheraient d’apprécier simplement. Il avait éprouvé un bonheur incomparable à le façonner, le nourrir et le faire grandir, mais il avait aussi beaucoup souffert, confronté à ses propres limites, face à tout ce qu’il ne parvenait pas à exprimer malgré ses efforts. Bien sûr ses histoires n’étaient pas une grande œuvre qui révolutionnerait la littérature, loin s’en faut, et Abel en était bien conscient, mais il y avait mis tant de cœur, tellement de sincérité et d’énergie, qu’il les estimait comme les plus belles choses qu’il eut créées, même s’il les avait grevées malgré lui d’innombrables handicaps qui ne pourraient jamais être compensés”.


Mon avis

Un petit livre, qui se lit rapidement un soir d'été. Cinq petites nouvelles toutes plus sombres les unes que les autres. En effet, on nous met déjà en garde dès la quatrième de couverture, comme quoi ce livre n'est pas fait pour les mauviettes. Âmes sensibles s'abstenir, car Romano va nous compter les côtés les plus obscurs de la race humaine, quand la folie côtoie de près la raison, ça donne Petits papiers meurtris. Niveau couverture, on se retrouve tout de suite dans l'ambiance : bien flippante. 

On ne va pas se mettre à faire un avis précis sur chaque nouvelle, elles sont trop courtes. Autant dérangeantes que dégoûtantes, les scènes sont de plus en plus horrible, l'auteur nous laisse le temps d'imaginer beaucoup de choses avant la révélation finale. 
Un style travaillé et soigné, une plume qui change de voix à chaque nouvelle, c'est un plaisir de lire les mots de Romano.

D'un point de vue personnel maintenant, j'avoue n'avoir pas autant crochée que ce que j'aurais aimé. Etant de nature assez sensible niveau hémoglobine, je n'étais pas du tout dans mon élément, autant les romans policiers me plaisent et ne me dérangent pas, autant les passages ultra sanglant ne me vont que très moyennement. Mais c'est un pari gagné pour l'auteur, vu que j'ai été très dérangée par les différents caractères des protagonistes. Le paroxysme est atteint quand on touche aux enfants, ce qui me répugne tout simplement, et qui m'a définitivement dégoûtée. 
Mais attention, je ne dis en aucun cas que je n'ai pas aimé, loin de là, ce n'est pas mon genre d'accord, mais la qualité est là. Ces nouvelles atteignent leur but sans effort : faire peur, déranger.

Une très chouette découverte. 

Pour aller plus loin : c'est par là
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...