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jeudi 25 avril 2013

Sang et poussière

Auteur : Romano Vlad Janulewicz
Editeur : Kirographaires
Collection : -
Parution : 22 novembre 2012
Pages : 86
EAN-13 : 9782822503198

Quelle recette pour un cru d'exception ?
N'est-il pas rassurant pour un enfant de voir ses parents liés par un amour indéfectible ?
Que faire lorsqu'un événement terrible, redouté depuis toujours, est sur le point d'avoir lieu ?
La rémunération du psychothérapeute par son patient est-elle une composante indispensable de la guérison ?
Que feriez-vous si un spectre vous laissait un message mystérieux au détour d'une route sinueuse de Dordogne ?
Et si la petite souris ne se contentait pas de distribuer des pièces aux enfants en échange de leurs dents de lait ?
Que se passe-t-il à six pieds sous terre que nous ne puissions voir ?

Sept nouvelles baignées dans un imaginaire macabre, placées sous le signe du fantastique et de la noirceur, qui laisseront au lecteur un goût de... sang et poussières...


Mon avis

Encore une fois Romano aura su placé sa confiance en moi en me livrant son nouvel ouvrage encore plus sombre que les précédents. Je ne le remercierais jamais assez de me permettre d'être une de ses fidèles lectrices en me proposant à chaque fois de porter mon regard dessus. 

On découvre dans ces sept nouvelles un nouveau style, plus fantastique et plus travaillé peut être. J'ai du coup plus apprécié car j'aime le fantastique et ce n'est un secret pour personne. Pourtant je suis à chaque fois déroutée par ces lectures, car je redoute toujours de tourner les pages, de peur de me trouver nez à nez avec l'horreur, le gore et le sanglant. Depuis le temps vous le savez, l'auteur est un spécialiste du genre. Sa plume est toujours aussi plaisante et juste, du bon travail !

Je disais donc qu'il y avait cette petite nouveauté que j'ai pu remarquer dès les premières nouvelles, le fantastique a trouvé sa place dans les décors morbides. On rencontre des lycanthropes, des vampires et autres fantômes. Ce qui a pu me rassuré en quelque sorte, car le fantastique ne m'effraye pas, je suis d'un banale, que je panique à la vue d'une ombre humaine le soir, oui je suis une angoissée des psychopathes en liberté qui pour aucune raison particulière voudrait me tuer. Normal. Je suis allergique au genre boucherie "on découpe des gens sans vraiment de raisons", mais les fantômes  les vampires assoiffés et des loups garous qui déchirent tout ce qu'ils trouvent, ne me procurent pas le moindre frisson. 
Alors pourquoi je m'attarde sur tout cela? Parce que c'est reposant pour moi de lire un livre de Romano sans trembler à chaque page. 

Sept petites nouvelles qui illustrent parfaitement l'horreur humaine et également non humaine. Je me suis même surprise à rire quelque fois, car j'étais du côté du "méchant" de l'histoire, car même si je suis une fille qui remplit sa vie de licorne et de paillettes, j'aime aussi le moche et la nature humaine pas toujours belle à voir (et à l'heure ou j'écrit cette chronique, j'ai du vernis violet à paillettes sur les ongles = ça ne sert à rien mais je trouvais que le contraste était sympa). 
Romano possède cet univers que je connais maintenant depuis quelques temps et que j'ai eu le temps d'apprivoiser. Et il évolue à chacun de ses livres ce qui est très plaisant à lire. En partant d'une situation presque banale de la vie, on glisse toujours très doucement dans l'horreur sans aucune coupure entre les changements d'atmosphères. Du bon travail! 

dimanche 20 janvier 2013

Vue sur ténèbres

Auteur : Romano Vlad Janulewicz
Editions : Chloé des Lys
Collection : -
Parution : 2010
Pages : 144
EAN-13 : 9782874595332

Les treize textes compilés dans ce recueil (treize, c'est connu, ça porte bonheur...) constituent un aperçu de l'univers de Romano Vlad Janulewicz. Des nouvelles noires, sanglantes, des textes dramatiques ou parsemés d'humour (noir, bien sûr) et peuplés de personnages malsains ou à l'esprit tourmenté ; des nouvelles d'horreur et de fantastique où le surnaturel prend des teintes et des formes variées. Vue sur ténèbres est une invitation à la découverte d'un panorama : ouvrez donc la fenêtre mais prenez garde aux courants d'air ou à la chute.


Mon avis

Découvert récemment avec Petits papiers meurtris, c'est toujours un plaisir d'échanger un petit mot avec Romano, surtout quand c'est pour me proposer de découvrir encore un petit bout de son univers. Vue sur ténèbres me tournait déjà l'estomac rien qu'à sa couverture, je n'étais pas ressorti indemne de Petits papiers meurtris, et c'est vrai que j’appréhendais la lecture de celui-ci... Mais je reste bluffée, encore une fois.

Le principe de la nouvelle n'est pas toujours un style évident à aborder ou à lire. Souvent recalé ou ignoré, les auteurs prennent des risques à chaque recueil, de peur de ne pas se faire acheter ou lire. Petits contes macabres, ici Romano nous entraîne une nouvelle fois dans sa toile sombre qu'il tisse au fil des mots. Un style toujours très fluide, des nouvelles courtes, rapides. On apprécie le dynamisme qui relie entre elles les différentes nouvelles. L'auteur sait nous en dire suffisamment pour nous laisser imaginer le pire. Le fait de laisser le lecteur envisager certaines choses alors qu'elles ne sont pas explicitement écrite, permet de faire monter l'angoisse. On aime ce côté libre que nous laisse Romano. 

Parlons en justement des nouvelles. A croire que cet auteur souhaite que mes nuits soient courtes. Je constate comme à chaque fois que ce genre là, horreur et terreur, ne sont que très peu pour moi. Âmes sensibles s'abstenir, ne comptez pas croiser de jolies histoires, de l'amour et du bonheur. Les personnages de Romano sont tous plus tordus les uns que les autres et nous font frémir à chaque page. Donné ainsi, en quantité, la méchanceté et l'horreur que peut posséder en lui l'être humain, nous donne envie de vomir, de rejeté ces êtres sans sensibilité, sans pitié et sans délicatesse. A petite dose, ces horreurs passent avec naturel et permettent de corsé, éventuellement, une histoire, une série. Concentré en 150 pages c'est comme un excès de Junk Food, on ressent le besoin de lire quelque chose de très mièvres et dégoulinant de bons sentiments juste après. 
D'un point de vue très personnel, je ne suis pas rebutée par ce genre de littérature, je suis juste trop sensible. Trop animée par la bonté que nous possédons tous pour prendre du plaisir à lire l'horreur. Je me répète, mais l'auteur gagne toujours son pari avec moi, je suis dégoûtée à la fin de chaque nouvelle. On écrit pas des nouvelles d'horreur pour laisser un souvenir tendre et doux aux lecteurs.

Comme je disais plus haut, on s'abstient si on est trop sensible ("mais alors pourquoi tu te fais du mal?" je sais... je suis un esprit totalement contradictoire, je me soigne et je m'accepte ainsi.) On entre dans des ambiances toutes plus malsaines les unes que les autres et s'en est déroutant. Entre atmosphères inquiétantes et pétages de plomb des personnages on nage en plein délire.

Bonne lecture, seulement je répète, ce n'est pas du tout mon style, mais merci encore à Romano de partager son univers avec moi à chaque fois. 

samedi 28 juillet 2012

La confrérie des Nuages

Auteur : Romano Vlad Janulewicz
Editions : The Book Edition
Collection : -
Parution : 2011
Pages : 112

Lorsque Théotim décide de se soustraire à l’atelier d’écriture organisé par son institutrice, il ne se doute pas de la tournure étrange et fantastique que vont prendre les événements. De rencontres improbables en quête magique, quelle formidable vérité son escapade au cœur d’un univers fabuleux mais dangereux lui fera-t-elle découvrir ? Qui donc est réellement Max Plumette, écrivain excentrique et solitaire, et quels secrets dissimule-t-il à propos de la mystérieuse Confrérie des Nuages ?


Mon avis

Deuxième ouvrage dans ma PAL de cet auteur, plus que prometteur avec ses nouvelles terrifiantes, Romano Vlad Janulewicz nous prouve cette fois-ci qu'il est capable de travailler avec tous les genres, en s'attaquant à un public nettement plus jeune. 

On éprouve beaucoup d'attachement pour notre héros, qui n'aime pourtant pas lire, mais qui va très vite changer d'avis, au moment de sa rencontre avec Max Plumette écrivain de best seller pour enfant. En effet, le jeune garçon va pouvoir basculer dans sa propre histoire grâce au carnet magique de l'auteur. Dans cet univers l'attend Ababou, un nain qui doit lui confier une clé. Jusqu'ici, on est charmé par cette histoire toute douce et magique, malheureusement ça ne dure pas. Serais-je trop catégorique? Peut être. Il manquait cruellement quelque chose, ou alors le roman aurait du faire plus de 110 pages pour que l'auteur puisse sans restrictions développer cet endroit magique et nous fournir plus de détails sur la quête du jeune Théotim pour aider Ababou et ses amis, car c'est bien ici que réside le gros bémol de l'histoire, on ne nous donne pas assez de détails. En gros, on en aimerait plus ! Plus de magie, plus de rebondissement, plus d'actions, plus de mystères. La moitié du roman, ainsi que sa fin, est trop facile, on ne rencontre aucun méchant à combattre ou de difficulté, bref il manque le challenge, le pourquoi notre héros doit se donner à 100% ! On ne demande pas à avoir un héros orphelins, que personne n'aime et qu'une entité maléfique souhaite détruire, mais juste quelqu'un pour lui mettre des bâtons dans les roues.

Car dans sa globalité l'histoire est mignonne, les allusions déformées en l'honneur de certains auteurs connus sont marrantes et l'écriture reste de très bonne qualité. Romano nous montre qu'il arrive a adapter son style et son vocabulaire pour un public jeune. Il ne nous donne aucune impression de lenteur ou de manque de dynamisme, car l'histoire avance, et c'est peut être là qu'on remarque le faux pas du récit, il avance trop vite.

Pour la note finale, je tenais à dire un grand merci à l'auteur lui-même pour m'avoir envoyé ses livres (il m'en reste encore un), par le biais du site Histoire de roman, que je vous conseil d'aller visiter si vous êtes en quête d'idées et de conseils d'écriture, ou simplement pour jeter un oeil sur nos chroniques déjà présentes.

Pour aller plus loin
Les éditions : The Book Edition
Romano Vlad Janulewicz : Le Blog

mardi 26 juin 2012

Petits papiers meurtris

Auteur : Romano Vlad Janulewicz
Editions : Black Out
Collection : -
Parution : ?
Pages : 72

“Avec dans le cœur une certaine fierté colorée d’une pointe de timidité et d’inquiétude, c’est un peu de lui-même qu’il livrait au monde, dévoilant une part de son intimité et autorisant les critiques à propos de son bébé, qu’il avait enfanté à la fois dans le plaisir et la douleur. La majorité le trouverait franchement laid ; d’autres conviendraient qu’il ne lui ressemble pas beaucoup, finalement, à part peut-être les yeux ou le nez ; un petit nombre enfin serait probablement réjoui par la venue de ce bout de chou qu’ils trouveraient bien mignon et tâcheraient d’apprécier simplement. Il avait éprouvé un bonheur incomparable à le façonner, le nourrir et le faire grandir, mais il avait aussi beaucoup souffert, confronté à ses propres limites, face à tout ce qu’il ne parvenait pas à exprimer malgré ses efforts. Bien sûr ses histoires n’étaient pas une grande œuvre qui révolutionnerait la littérature, loin s’en faut, et Abel en était bien conscient, mais il y avait mis tant de cœur, tellement de sincérité et d’énergie, qu’il les estimait comme les plus belles choses qu’il eut créées, même s’il les avait grevées malgré lui d’innombrables handicaps qui ne pourraient jamais être compensés”.


Mon avis

Un petit livre, qui se lit rapidement un soir d'été. Cinq petites nouvelles toutes plus sombres les unes que les autres. En effet, on nous met déjà en garde dès la quatrième de couverture, comme quoi ce livre n'est pas fait pour les mauviettes. Âmes sensibles s'abstenir, car Romano va nous compter les côtés les plus obscurs de la race humaine, quand la folie côtoie de près la raison, ça donne Petits papiers meurtris. Niveau couverture, on se retrouve tout de suite dans l'ambiance : bien flippante. 

On ne va pas se mettre à faire un avis précis sur chaque nouvelle, elles sont trop courtes. Autant dérangeantes que dégoûtantes, les scènes sont de plus en plus horrible, l'auteur nous laisse le temps d'imaginer beaucoup de choses avant la révélation finale. 
Un style travaillé et soigné, une plume qui change de voix à chaque nouvelle, c'est un plaisir de lire les mots de Romano.

D'un point de vue personnel maintenant, j'avoue n'avoir pas autant crochée que ce que j'aurais aimé. Etant de nature assez sensible niveau hémoglobine, je n'étais pas du tout dans mon élément, autant les romans policiers me plaisent et ne me dérangent pas, autant les passages ultra sanglant ne me vont que très moyennement. Mais c'est un pari gagné pour l'auteur, vu que j'ai été très dérangée par les différents caractères des protagonistes. Le paroxysme est atteint quand on touche aux enfants, ce qui me répugne tout simplement, et qui m'a définitivement dégoûtée. 
Mais attention, je ne dis en aucun cas que je n'ai pas aimé, loin de là, ce n'est pas mon genre d'accord, mais la qualité est là. Ces nouvelles atteignent leur but sans effort : faire peur, déranger.

Une très chouette découverte. 

Pour aller plus loin : c'est par là
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