Affichage des articles dont le libellé est Kirographaires. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Kirographaires. Afficher tous les articles

mercredi 15 mai 2013

Petites rencontres et méga problèmes

Auteur : Emilie Malburny
Editeur : Kirographaires
Collection : -
Parution : 22 novembre 2012
Pages : 360
EAN-13 : 9782822502795

Lily est une jeune femme de vingt-six ans, demandeuse d'emploi comme beaucoup à son âge.

Au détour d'une table de son pub habituel, elle rencontre David, grand, élégant, charmant, sûr de lui. Il changera sa vie malgré lui. En bien ? En mal ? À vous de la découvrir. Petites rencontres et méga problèmes est un roman sentimental résolument moderne aux accents de polar.


Mon avis

La très gentille Emilie Malburny me contact il n'y pas longtemps pour me parler de son livre. Durant la conversation je me rends compte que le style du bouquin n'est pas franchement le miens. Mais après tout, le blog accepte tous les styles sans exception alors me voilà lancée dans Petites rencontres et méga problèmes. 

Heureusement qu'Emilie mélange romance Girly avec un soupçon de polar. Et pourtant ça n'a pas été suffisant pour moi malheureusement. On retrouve quelques petites coquilles, pas dérangeantes, mais présentes tout de même. Ensuite j'ai regretté de ne pas pouvoir être dans la tête de l'auteur par moment. En effet on découvre des situations qui changent d'un paragraphe à l'autre, sans qu'on obtienne forcément une explication, sans doute que pour l’auteur cela parait logique, mais pas quand on est lecteur. On peut s'y faire et comprendre de toute l'étendue de la situation, mais des fois il me manquait des arguments, des détails. Car Emilie possède une plume, elle a réussit à mêler suspens et secret de polar avec une histoire très girly à la base. Je n'ai pas boudé mon plaisir quand les choses ont commencé à se corser. 

Mon personnage coup de coeur reste Arthur, le réceptionniste que Lily remplace. La vraie copine qui veut absolument la faire sortir avec Casey le frère de son crush. Je l'ai trouvé exceptionnel ! Vivant, vif est pleins d’humour, c’est la caricature de l’homme gay que j’aime (pour en connaître un du même gabarie, je l’ai tout de suite aimé) Par contre je n'ai pas du tout apprécié Lily. Habituellement j'aime ces personnages fortes, indépendantes et sures d'elles, le contraire de la fille nunuche. Selon moi tout ne se résume pas à d’un côté les « fortes » et de l’autres les filles « nunuches », on peut faire un savant mélange des deux, écrire une fille, normale, comme celle que l’on est ou que l’on pourrait rencontrer tous les jours. J’ai trouvé que Lily était une fille braquée, toujours sur la défensive et un peu trop direct avec des personnes qu’elle ne connait pas. Cela lui donnait malheureusement un côté très froid, et du coup une personnalité que je n’avais pas envie de découvrir plus que ça. Je me laisse toujours le temps d’accepter toutes les facettes d’un personnage, mais jusqu’aux dernières lignes je n’ai eu aucun attachement pour elle. Cette liberté que prend le personnage m’a un peu surprise et déstabilisée. On retrouve souvent des passages en italiques durant le roman, pour savoir ce que Lily pense, ce qui peut être très intéressant si cela nous permet de comprendre mieux la situation dans laquelle elle se trouve, mais ces passages ne servent pratiquement qu’à entendre la manière dont Lily tire des conclusions hâtives de tout. Oui ce personnage m’a déçue, car j’aurais aimé pouvoir me sentir proche d’elle, la comprendre et l’apprécier. Même un personnage radicalement différent de nous même peut être agréable, mais ici ça n’a pas prit. 

Le gros plus qui m’a beaucoup plu dans ce livre, c’est de pouvoir voyager. On parcourt Bruxelles comme si on y était. Pour y être allée une fois, je visualisais à nouveau la ville et c’était un pur bonheur. Il y a de belles descriptions qui permettent de s’imprégner des lieux.

Pour conclure, je suis très mitigée sur cette lecture, malheureusement. Ce genre est nouveau pour moi, et j’ai aimé le mélange des deux. Mais les personnages m’étaient trop distant, pas assez accessible.

jeudi 25 avril 2013

Sang et poussière

Auteur : Romano Vlad Janulewicz
Editeur : Kirographaires
Collection : -
Parution : 22 novembre 2012
Pages : 86
EAN-13 : 9782822503198

Quelle recette pour un cru d'exception ?
N'est-il pas rassurant pour un enfant de voir ses parents liés par un amour indéfectible ?
Que faire lorsqu'un événement terrible, redouté depuis toujours, est sur le point d'avoir lieu ?
La rémunération du psychothérapeute par son patient est-elle une composante indispensable de la guérison ?
Que feriez-vous si un spectre vous laissait un message mystérieux au détour d'une route sinueuse de Dordogne ?
Et si la petite souris ne se contentait pas de distribuer des pièces aux enfants en échange de leurs dents de lait ?
Que se passe-t-il à six pieds sous terre que nous ne puissions voir ?

Sept nouvelles baignées dans un imaginaire macabre, placées sous le signe du fantastique et de la noirceur, qui laisseront au lecteur un goût de... sang et poussières...


Mon avis

Encore une fois Romano aura su placé sa confiance en moi en me livrant son nouvel ouvrage encore plus sombre que les précédents. Je ne le remercierais jamais assez de me permettre d'être une de ses fidèles lectrices en me proposant à chaque fois de porter mon regard dessus. 

On découvre dans ces sept nouvelles un nouveau style, plus fantastique et plus travaillé peut être. J'ai du coup plus apprécié car j'aime le fantastique et ce n'est un secret pour personne. Pourtant je suis à chaque fois déroutée par ces lectures, car je redoute toujours de tourner les pages, de peur de me trouver nez à nez avec l'horreur, le gore et le sanglant. Depuis le temps vous le savez, l'auteur est un spécialiste du genre. Sa plume est toujours aussi plaisante et juste, du bon travail !

Je disais donc qu'il y avait cette petite nouveauté que j'ai pu remarquer dès les premières nouvelles, le fantastique a trouvé sa place dans les décors morbides. On rencontre des lycanthropes, des vampires et autres fantômes. Ce qui a pu me rassuré en quelque sorte, car le fantastique ne m'effraye pas, je suis d'un banale, que je panique à la vue d'une ombre humaine le soir, oui je suis une angoissée des psychopathes en liberté qui pour aucune raison particulière voudrait me tuer. Normal. Je suis allergique au genre boucherie "on découpe des gens sans vraiment de raisons", mais les fantômes  les vampires assoiffés et des loups garous qui déchirent tout ce qu'ils trouvent, ne me procurent pas le moindre frisson. 
Alors pourquoi je m'attarde sur tout cela? Parce que c'est reposant pour moi de lire un livre de Romano sans trembler à chaque page. 

Sept petites nouvelles qui illustrent parfaitement l'horreur humaine et également non humaine. Je me suis même surprise à rire quelque fois, car j'étais du côté du "méchant" de l'histoire, car même si je suis une fille qui remplit sa vie de licorne et de paillettes, j'aime aussi le moche et la nature humaine pas toujours belle à voir (et à l'heure ou j'écrit cette chronique, j'ai du vernis violet à paillettes sur les ongles = ça ne sert à rien mais je trouvais que le contraste était sympa). 
Romano possède cet univers que je connais maintenant depuis quelques temps et que j'ai eu le temps d'apprivoiser. Et il évolue à chacun de ses livres ce qui est très plaisant à lire. En partant d'une situation presque banale de la vie, on glisse toujours très doucement dans l'horreur sans aucune coupure entre les changements d'atmosphères. Du bon travail! 

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...