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jeudi 7 septembre 2017

Belgravia

15 juin 1815. Tandis que les troupes de Napoléon sont en marche, la jeune Sophie Trenchard ne peut cacher sa joie. Issue d'une famille d'intendants, la voilà invitée au bal de la duchesse de Richmond, l'événement qui réunit la plus brillante société de Grande-Bretagne à Bruxelles. Elle espère surtout y croiser le beau Edmund Bellasis, le meilleur parti du moment. Mais la soirée est interrompue par l'annonce d'une bataille imminente : Waterloo. Vingt-cinq ans plus tard, les Trenchard se sont installés à Belgravia, bastion londonien de l'aristocratie. Mais un scandale passé menace leur insolente réussite...



Mon avis

Merci à ma Sauvage préférée pour ce cadeau d’anniversaire. À peine arrivé, Emilie me proposait déjà une lecture commune dessus, et hop, je n’ai pas pu résister. Fans de Downton Abbey, ce livre vous plaira certainement.

Déjà, car il s’agit du même auteur. Pour la série télé, Julian Fellowes était pratiquement seul aux commandes, et quand on voit le résultat, on lui reconfierait une série les yeux fermés. Son talent à la mise en scène se ressent dans sa plume. Il glisse avec facilité d’un personnage ou d’une action à une autre, sans perdre son lecteur. J’avais peur de me perdre dans les différents titres et noms des nombreux personnages, mais ils sont finalement tous rapidement reconnaissables. Les chapitres sont longs, ce qui peut parfois déplaire à certains lecteurs qui aiment s’arrêter uniquement aux chapitres pour leurs pauses. Mais rassurez-vous, les paragraphes sont bien coupés, et permettent de s’arrêter sans problème et sans se sentir perdu. Un style plaisant et fluide, pour supporter une intrigue intéressante, soit un très bon moment de lecture.

La famille Tranchard s’est fait un nom grâce aux ambitions de James, le père de famille. Leur réputation est fragile, et rien ne doit venir l’ébranler. Alors quand un scandale menace sa fille, James Tranchard est prêt à tout pour étouffer l’affaire, quitte à bouleverser des vies entières.

Les personnages sont très bien travaillés. On les découvre d’abord en surface, et les préjugés vont bon train. Mais plus l’intrigue avance, plus ils se révèlent. L’auteur n’hésite pas à les creuser, jusqu’à atteindre leur fragilité et nous les montrer sans masque. Chacun préserve ses intérêts, quitte à détruire la vie des autres. J’ai beaucoup aimé nombre de leurs échanges, toujours distingués et polis, mais remplis d’hypocrisie et de rancune. Les personnages se narguent à la limite du respect, mais ça passe, car c’est fait avec tellement de bonnes manières. Les différentes classes sociales sont également bien représentées. On retrouve l’importance des domestiques. L’ambiance « Downton Abbey » est là, et je l’ai retrouvée avec plaisir.
Pour citer mes personnages favoris, on retrouve Caroline Brockenhurst, qui fait clairement penser à Lady Violet dans Downton. Vieille et pleine de préjugés, mais pas si méchante et avec un bon fond, finalement. Sans être totalement gentille, elle fait partie de mes préférés, car intrépide malgré son âge avancé. Sans elle, le roman aurait perdu en saveur. On aime détester son snobisme, et à la fois on admire son ouverture d’esprit. Anne Tranchard peut parfois paraître un peu absente et lisse, pourtant elle fait partie des personnages principaux, mais plus l’histoire avance et plus elle impressionne. Beaucoup de choses vont se jouer autour d’elle et de ses décisions. Très maligne sous son apparence de Dame-qui-ne-pense-pas, elle sait quelle carte jouer et à quel moment de la partie. Mine de rien, Susan Tranchard se fait habilement passer pour une jeune femme écervelée, alors qu’elle cache bien son jeu et son ambition. Charles Pope est bien sûr, sur ma top-liste, car adorable et trop sincère.
Du côté des personnages moins cool, Oliver Tranchard est une belle tête à claques et John Bellasis rafle la mise, haut la main ! Cupide, égoïste et vantard, un parfait non-gentleman. Ils sont parfaits dans ces rôles et apportent toutes les nuances dont l’histoire a besoin.

L’intrigue est très bien amenée. On croit d’abord tout savoir, avant la plupart des personnages, et finalement notre intérêt pour cette histoire repose sur la façon dont chacun va apprendre la vérité. Mais l’auteur nous réserve un dernier twist final, qui remet tout le roman en question.
Bref, une histoire qui se dévore lors d’un week-end pluvieux.


Auteur : Julian Fellowes
Éditeur : 10X18
Collection : Littérature étrangère
Parution : 1er juin 2017
Pages : 522
EAN-13 9782264070005



jeudi 27 juillet 2017

Ces rêves qu'on piétines

Allemagne, avril 1945. Les parcours croisés de Magda Goebbels, femme la plus puissante du IIIe Reich, et d'Ava, trois ans, enfant du KZ-Bordell d'Auschwitz. Tandis que les alliés progressent, la première s'enfonce dans l'abîme de la folie nazie et la seconde, miraculée de l'horreur, tente d'échapper à son destin. Premier roman.


Mon avis

Talents Cultura 2017 encore, j’ai découvert le roman historique de Sébastien Spitzer totalement par hasard, car il n’était pas prévu dans mes lectures, à la base. Le roman que je devais lire n’arrivant pas, Cultura m’a proposé celui-ci, qu’ils avaient en numérique. En avant la découverte ! Et je suis très heureuse de l’avoir lu.

L’auteur va nous faire découvrir les derniers jours de Magda Goebbels, modèle de mère aryenne du IIIe Reich. En parallèle, nous allons rencontrer Ava, une petite fille de 3 ans qui a survécu aux camps de concentration et qui va rencontrer la photographe de guerre Lee Miller. Les deux personnages féminins sont à l’opposé l’une de l’autre, et c’est ce qui rend ce roman si percutant. Si certains passages sont romancés, d’autres sont fidèlement retranscrits.
Sébastien Spitzer nous fait à la fois entrevoir l’horreur et l’espoir.

Magda est un personnage terriblement fascinant. Assoiffée de pouvoir, femme du Gauleiter Joseph Goebbels avec qui elle aura 6 enfants, et proche du Führer, elle cache pourtant de nombreux secrets. Comme l’identité de son père adoptif, ou encore celle de son premier amour, qui la rattacherait à trop de noms juifs. Son fanatisme pour le nazisme va la pousser à commettre le pire : tuer ses 6 enfants, dans le bunker. La scène est saisissante tellement elle fait froid dans le dos. Comment une mère, soi-disant modèle, peut-elle faire une chose pareille ? Préfère-t-on tuer ses enfants, plutôt que de les voir vivre dans un monde qu’on pense atroce ? Selon sa dernière lettre, laissée pour son fils aîné issu d’un premier mariage, c’est visiblement ce qu’elle pense. Le monde qui viendra après la Seconde Guerre mondiale ne vaut pas la peine d’être vécu. Depuis la fermeture de ce roman, Madga me hante. Au point où beaucoup de mes recherches Internet portent son nom. On ne peut pas entrer dans la tête de quelqu’un, et pourtant j’adorerais connaître le fond de sa pensée. Les émotions qui l’ont traversée lors de ces moments fatidiques.

Le roman est entrecoupé de lettres, celle d’un père à sa fille. Elles font référence à Richard Friedländer, son père adoptif. Si le contenu des lettres est romancé, le fond est lui historique. L’horreur des camps et l’acharnement des SS sur les corps décharnés. L’importance et le symbole que l’auteur va donner à ces lettres nous remue les tripes. Quand les derniers mots en italique arrivent, les larmes sont au bord des yeux.

Mais heureusement, dans cette noirceur, nous suivons également Ava, petite fille née dans un camp de concentration et protégée coûte que coûte par sa mère. Elle qui s’est cachée toute sa vie, après la libération, elle va devoir continuer à fuir pour essayer de survivre, pour peut-être enfin vivre un jour. Le courage d’une enfant qui n’a connu que la faim et la peur est bluffant. Le parallèle entre les deux portraits de mère que dresse l’auteur est fascinant. L’une tue ses enfants bien vivants, tandis que l’autre fait passer sa fille pour morte pour la faire vivre.

Ce roman aura été un régal ! Dévoré en une journée, il m’a fait trembler et pleurer. Un très bon cru pour cette rentrée littéraire 2017. Rien que d’y penser, je ressens à nouveau le froid glacial des camps ou l’odeur de renfermé du bunker. Si vous cherchez un roman historique immersif, celui-ci a tout pour plaire.


Auteur : Sébastien Spitzer
Éditeur : L’Observatoire
Collection : -
Parution : 23 août 2017
Pages : 308
EAN-139791032900710

vendredi 14 juillet 2017

Le Sans Dieu

Arzhur de Kerloguen, un modeste hobereau breton, assiste aux décès de ses sept enfants lors d'une famine à l'hiver 1709. Alors que sa femme perd la raison, il fuit en mer, maudissant sa foi. En 1715, devenu le capitaine Ombre, il vogue à bord du Sans Dieu et fait régner la terreur. Un jour, il fait prisonnier un prêtre jésuite avec qui il discute longuement sur l'existence du divin.
 

Mon avis

Dans le cadre des talents Cultura 2017, je me suis plongée (c'est le cas de le dire) dans la vie d'Ombre, un pirate sanguinaire, au passé de père de famille déchiré.

Honnêtement, je ne m'attendais pas à cette plume. Virginie Caillé-Bastide emploie ici un vocabulaire soutenu, et parfois difficile à suivre. J'ai apprécié que le style colle à l'époque (1715), mais c’est difficile de lire quelques pages par-ci par-là pour se détendre. Une fois qu'on comprend le style de l'autrice, on avance un peu plus confortablement dans le récit. Je me réservais en général de grandes plages horaires de lecture, pour prendre le temps de m’immerger totalement dans l'univers. Ma lecture aura toutefois été assez difficile.

Ombre est un personnage torturé et buté. La Mort a élu domicile dans son ancien domaine, lui enlevant un à un tous ses fils. Sa femme est devenue complètement folle suite à ces tragédies, plus rien ne le retient donc ici. Il décide de devenir pirate à bord du Sans Dieu, car visiblement, ce dernier a oublié de protéger les siens, malgré ses prières (et ses impôts). Durant l'attaque d'un navire, il va faire prisonnier un prêtre, Anselme, avec qui il échangera sur de nombreux sujets lors de parties d'échecs.

Ai-je vraiment tout compris lors de cette lecture ? Je pense que je me suis tellement concentrée sur le style, auquel j'étais peu habituée, que je suis passée à côté de l'histoire. Un peu déçue du coup. De moi, et du roman, car je m'attendais à une histoire de pirates, rocambolesque et sans pitié. Et finalement, je m'acharnais à comprendre le sens de chaque phrase, à remettre des visages sur chaque personnage. De plus, je ne m'attachais à aucun d'entre eux. Je n'arrivais pas à les connaître suffisamment pour me sentir proche de leurs aventures.

Les dernières scènes m'auront plu. La bataille finale fait rage, les éternelles querelles de pirates sont sur le point de faire exploser chaque personnage. Les coups de grâce sont portés. Et les vies reprennent, plus sereinement pour certains. Une belle fin, pour beaucoup. Celle que j'attendais. 


Autrice : Virginie Caillé-Bastide
Éditeur : Héloïse d'Ormesson
Collection : -
Parution : 24 aout 2017
Pages : 336
EAN-13 : 9782350874210

dimanche 28 août 2016

Là où tombent les anges

Auteure : Charlotte Bousquet
Éditeur : Gulf Stream
Collection : Electrogène
Parution : 3 septembre 2015
Pages : 395
EAN-13 : 9782354882068


Solange, dix-sept ans, court les bals parisiens en compagnie de Clémence et Lili.
Naïve, la tête pleine de rêves, elle se laisse séduire par Robert Maximilien et accepte de l'épouser.
Mais son prince est un tyran jaloux, qui ne la sort que pour l'exhiber lors de dîners mondains.
Coincée entre Robert et Emma, sa vieille tante aigrie, Solange étouffe à petit feu. Quand la Première Guerre mondiale éclate, Robert est envoyé au front. C'est l'occasion pour Solange de s'affranchir de la domination de son mari et de commencer enfin à vivre, dans une ville où les femmes s'organisent peu à peu sans les hommes...


Mon avis



Merci à Victor pour la proposition de cette lecture commune, qui me fait enfin sortir ce roman très tentant de ma bibliothèque. Je me réjouissais de rencontrer le personnage de Solange et découvrir son quotidien.

Charlotte Bousquet écrit à la fin de son roman qu’il a été très difficile à écrire. Je veux bien la croire. Elle s’attaque à un gros morceau de l’histoire, dans un premier temps, avec la Première Guerre mondiale. Il faut faire attention aux anachronismes, et garder une histoire possible à cette époque. Ensuite, elle nous fait suivre le destin de Solange et de ses amies, des femmes très différentes, qui vont rester à Paris, alors que les hommes sont au front. Il faut pouvoir se mettre à la place de chacune d’elle, pour comprendre le bon fonctionnement de la capitale à ce moment-là.
Je dirais que le pari est réussi. Le récit comporte une certaine lenteur durant ses 400 pages, ce qui peut être un bon comme un mauvais point. On prendra plus facilement le temps de savourer le roman, mais en même temps, on se lasse un peu de cette lenteur, malgré le fait que l’auteure avance rapidement dans son découpage, grâce aux saisons et aux années qui passent.
Le quotidien de Solange à Paris devient rapidement routinier, les peurs se répètent de jour en jour. Détails qui m’auront fait traîner ma lecture sur une semaine environ. On est loin du page turner, mais l’ambiance est là, bien retranscrite, et l’on s’attache à ces personnages.

Solange est une jeune provinciale, qui débarque à Paris pour échapper à la violence de son père. J’ai beaucoup aimé la suivre durant sa première année parisienne. On la découvre curieuse et vive ! Un nouveau monde s’offre à elle. Puis arrive Robert… et Robert est un homme quelque peu étrange. Amoureux, il va épouser Solange pour mieux la garder enfermée à longueur de journée, et la sortir le soir dans les dîners importants. Elle se rend compte, trop tard, qu’elle est devenue une simple babiole qu’on exhibe lors des soirées mondaines. La jalousie de Robert ne fait que grandir, même durant la guerre. Tout porte à croire que Solange fera le bon choix. Et elle le fait, en quelque sorte. Je ne supportais pas de la voir rester ainsi, et d’un autre côté, je ne pouvais pas complètement désapprouver son choix. Alors que la guerre fait rage, que les gens ont faim et meurent autour d’elle, elle n’est pas dans le besoin. Je pense qu’un combat éternel devait se faire en elle, chaque jour.
Et puis, il y a tante Emma. Elle aura été la petite touche pimentée de ce roman. Une vieille tante acariâtre, qu’on va apprendre à aimer (le schéma un peu facile et évident, mais qui prend). Finalement, c’est elle que j’ai préféré suivre.
Lili, en revanche, est censée représenter l’inverse de Solange, sa meilleure amie pleine de fougue  qui ne craint ne le froid ni la misère, mais un je-ne-sais-quoi m’a fait détester ce personnage. Peut-être parce que je la trouvais égoïste ?

J’ai beaucoup aimé le final. Digne de ce que j’attendais depuis le début. Limite trop tendre. Mais suffisant et nécessaire.
Pour conclure, Là où tombent les anges est un bon roman, qui m’aura appris beaucoup de choses sur la Première Guerre mondiale, malgré cet effet de lenteur.

lundi 9 mars 2015

Lady Julia, tome 1 : Le silence de Grey House

Auteur : Daenna Raybourn
Editeur : Milady
Collection : Pemberley
Parution : 22 mai 2014
Pages : 521
EAN-13 : 9782811212018

Amour et châtiment dans l'Angleterre victorienne... Londres, 1886. Après avoir reçu une lettre de menace, sir Edward Grey s'effondre et meurt en la présence de son épouse, lady Julia, et d'une assemblée de convives. Quelque temps plus tard, Nicholas Brisbane, détective privé au charme animal, rend visite à lady Julia et lui laisse entendre que son mari aurait été assassiné. Déterminés à démasquer le coupable, tous deux s'engagent dans une quête de la vérité qui se révélera aussi surprenante que dangereuse.

Mon avis
Cette couverture m'avait séduite dès sa sortie, et l'achat se fit sur un coup de tête. Puis les avis sur la blogo furent discrets, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'en lire quelques uns. De bonnes lectures, mais sans plus, avec des longueurs et une romance inexistante. Cela n'a pas gâché mon envie de lire ce livre et il clôture mon challenge Cold Winter en beauté.

Le style est fluide et agréable. On se retrouve dans les années 1880 avec une veuve qui se décide finalement à mener l'enquête sur la mort de son mari, une année avant. Elle va faire équipe avec un étrange détective, Nicholas Brisbane, qui garde sa part de mystère lui aussi. Une romance inexistante. Oui je confirme. Et cela ne m'a pas dérangé du tout, au contraire. On se concentre plutôt sur l'enquête que sur les amours des personnages, bien que finalement les histoires de coeurs sont au centre de tout, des vies en général. 

Lady Julia est une petite sourie, comme l'appel les membres de sa famille. Endeuillée depuis une année, elle s’enferme dans sa grande demeure et dans son monde. Quand elle commence à croire que son mari s'est en fait, fait assassiner, elle reprend confiance et sort petit à petit de sa coquille. Julia fait partie de ces personnages effacés qui prennent au fil du roman de l'assurance et qui se rendent compte de quoi ils sont réellement capable. Elle n'est pas détective, mais n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis pour aider Nicholas Brisbane. Notre file conducteur c'est elle, et nous découvrons son monde à travers elle. L'auteur nous la propose comme un excellent personnage miroir dans lequel on va pouvoir se retrouver et comprendre l'histoire.

Les personnages secondaires ont tous été parfaits selon moi. Petit coup de coeur pour Nicholas, l'enquêteur, qui est assez sombre et énigmatique pour avoir titiller ma curiosité. Il ne prend pas Julia pour une débile, mais fait clairement comprendre à la jeune femme que c'est lui qui mène l'enquête avec son aide ou non. Le personnel de Grey House aura éveillé mes soupçons plus d'une fois. On recherche tout de même un meurtrier, et on essaye de ne rien laisser au hasard, de tout prendre en compte. Chaque personnage est une clé, et l'auteur en joue.

L'intrigue même m'aura eu. Je ne peux pas dire que ce livre est grandiose, magnifiquement mené, et ingénieux! Mais il aura su me surprendre, et ne pas me livrer le coupable trop facilement. Mes doutes ne se sont jamais porté sur l'assassin, dans ce cas j'estime que l'auteur a maitrisé son sujet, et a réussit son pari. J'ai aimé la manière dont l'enquête se déroulement lentement, car nous ne sommes tout simplement pas dans un épisode des Experts, ou les technologies permettent de résoudre des mystères plus rapidement. Les personnages font avec les moyens du bord, et avec leur tête. Ca m'a plu, j'ai été charmée par cette ambiance de vieilles enquêtes. Certes quelques longueurs peuvent plomber un peu le roman, mais j'ai passé un agréable moment en la compagnie de Julia, et ses prochaines aventures me tardent déjà.

D'autres avis sur
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dimanche 6 avril 2014

La ronde des saisons, tome 3 : Un diable en hiver

Auteur : Lisa Kleypas
Editeur : J'ai Lu
Collection : Pour elle, Aventure et passion
Parution : 20 mars 2013 (nouvelle édition)
Pages : 377
EAN-13 : 978229069233

Qui aurait cru que, après ses amies Annabelle et Lillian, ce serait au tour de la timide et bégayante Evangeline Jenner de trouver un mari ? Et quel mari ! Non content d'être un débauché notoire, un aristocrate plein de morgue, Sebastian, lord Saint-Vincent, vient de trahir son meilleur ami en tentant d'enlever sa riche fiancée.... C'est pour échapper aux griffes de sa famille qu'Evangeline a signé un pacte avec ce diable d'homme. Car en échange de sa protection, Sebastian aura sa fortune, mais il n'aura ni son corps ni son coeur.


Mon avis

Troisième volume de cette fameuse saga, et un gros coup de coeur !

Grâce à La ronde des saisons j'ai renoué avec la romance, je vois la vie en rose et je mets des paillettes sur mes ongles. Bon ok j'ai toujours aimé les paillettes. Mais Lisa Kleypas a contribué à flanquer mes préjugés sur ce genre littéraire à la poubelle. Pourquoi la romance, le girly ou la chick-lit serait de la littérature bas de gamme ? On la dénigre souvent (ainsi que ses lecteurs) alors qu'il n'y a aucun mal à aimer ce genre... Je m'emballe. Bref passons. 

Maintenant que je suis passée du côté obscur de la force... enfin de la littérature, en lisant de la romance, je me rends compte que j'adore ça. Le troisième tome de cette série est pour l'instant l'une des meilleurs romance que j'ai pu lire. Tout simplement parce que tout est présent pour que ce soit au top! 

Lisa Kleypas tourne cette fois-ci son schéma de roman dans l'autre sens, et si on commençait par le mariage ? Les deux protagonistes sont totalement à l'opposé l'un de l'autre, mais leur union pourrait être un parfait arrangement pour les deux. En effet la famille d'Evangeline souhaite la marier à son cousin, et une fois que sa fortune leur appartiendra dieu sait ce qu'ils feront d'elle. Quant à Sebastian il est au plus mal, l'argent commence a manquer et en plus il s'est fait un ennemi de son ami. 
Le principe de faire passer le mariage avant l'apprentissage de l'autre, m'a énormément plu. Ils vont devoir apprendre à se connaître alors qu'ils sont déjà mariés, et ce qui devait être une simple libération pour chacun d'eux, va se révéler être un changement de vie radicale. 

Evangeline a été depuis le début de la série un personnage qui me plaisait beaucoup. La plus timide des "Laissées pour compte" était un peu absente du deuxième volume, mais on la retrouve en force dans celui-ci. Son estime monte encore plus dans celui-ci, car en on apprend plus sur elle, et sa famille. La timide et bégayante jeune femme trouve le courage d'aller voir l'homme le plus pompeux et frivole de la ville pour lui demander de sa marier avec elle. On découvre une nouvelle facette de ce personnage, elle est au bout du rouleau et n'a qu'une seule solution, alors elle mets ses appréhensions de côté et va voir Sebastian Saint-Vincent. Au fur et à mesur qu'on avance dans notre lecture, le personnage d'Evangeline devient plus sur d'elle, son bégaiement s'arrête même par moment complétement. On découvre également beaucoup de choses sur sa famille, et la vie horrible qu'elle a passé avec eux. A tout moment ses oncles peuvent débarquer et la ramener de force. Personnellement, dès qu'elle ouvrait une porte j'avais le coeur qui s'emballait, de peur que ce ne soit un piège et qu'ils la ramènent dans son cauchemars.
C'était sans compter sur le changement radical de Sebastian. Alors que je ne l'aimait pas beaucoup à la fin du second volume, il a commencer à me plaire dès les premières pages du troisième. Il voit très bien que la jeune femme est désemparée et parfois même incapable de parler correctement, mais les piques et les enfantillages ne vont pas tarder entre ces deux, et ça rend leur relation encore plus charmante. J'ai beaucoup rit au moment ou il se rende en Ecosse dans la première partie pour se marier. Il arrive à la décoincer un peu et ça donne des scènes vraiment marrantes. 
Mais ce qui m'a vraiment fait tomber c'est son évolution personnel. On découvre petit à petit un nouveau Sebastian, qui finalement serait prêt à tout pour sa femme. C'est certainement l'un des personnages qui change le plus en un seul livre. La relation qu'il entretient avec Evangeline est de plus en plus passionnante, c'est ce qui m'a fait avaler le roman en un seul jour. 

J'avais eu quelques petits moments d'ennuis dans le tome 2. Mais celui-ci rehausse le niveau à la perfection. Pas un temps mort, il se passe toujours quelque chose, jusqu'au dernières pages. L'auteur a fait un superbe travail. De plus il est toujours plaisant de retrouver les autres "Laissées pour compte" on a toujours droit à des passages ou toute la clique est réunit. Lilian et Westcliff sont assez présent à un certain moment, et ça rappel l'union qu'on les quatre jeunes femmes. Elles sont là pour se soutenir entre elles et qu’importe le choix qu'elles font, elles seront là les unes pour les autres.

Un volume qui ne se passe pas à Stony Cross Park. On avait l'habitude de voir évoluer les romances dans ce domaine, mais cette fois on se retrouve chez Jenner's le club de jeu du père d'Evangeline. Il va être le décor idéal pour le mariage d'Evangeline et Sebastian. J'ai beaucoup aimé cet endroit, car il est plein de recoins secrets et de portes qui donnent sur des endroits cachés. Un véritable labyrinthe, mais également une ambiance très masculine, Evangeline est pratiquement la seule femme de cet établissement.

Un tome parfait! Qui réunit à la perfection deux personnages qui m'intriguait beaucoup.

Les avis des copinautes : Jess et d'autres sur la fiche BBM


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mardi 1 avril 2014

14-14

Auteur : P. Béorn et S. Edgar
Editeur : Castelmore
Collection : -
Parution : 16 avril 2014
Pages : 320
EAN-13 : 9782362311192

Hadrien et Adrien, deux garçons de 13 ans, habitent à quelques kilomètres l'un de l'autre en Picardie. Tous deux connaissent des problèmes à l'école, des troubles sentimentaux, des litiges avec leurs parents. Une seule chose les sépare : un siècle. Leurs destins vont se mêler et une faille temporelle leur permet d'échanger du courrier...


Mon avis

Merci aux éditions Castelmore et à Thierry pour m'avoir permis de lire ce livre. J'ai été conquise par cette histoire et le recommande à tout le monde. 

Le style roman et épistolaire se font face dans ce livre, et se marie à merveille. Dès les premières lignes j'ai été embarquée dans cette histoire, qui va nous prouver que l'amitié est possible à n'importe quelle époque. Adrien rentre chez lui par une soirée de janvier 2014 et est prié par sa mère d'écrire une carte de vœux à son cousin qui vit dans la ville d’à côté. Ayant aperçu une nouvelle boîte aux lettres dans sa rue, il la poste et ne se doute pas une seconde que sa lettre va faire un bon de 100 ans. Le décor est planté, et on ne peut s'empêcher de tourner les pages avec avidité pour savoir comment les deux garçons vont s'en sortir dans leur correspondance.  

Adrien et Hadrien ont peut être le même âge, mais sont radicalement différents. Non seulement ils sont séparé par quelques années, mais en plus leur caractère n'ont rien avoir. Adrien est amoureux de Marion mais n'ose pas lui dire, doué à l'école il se laisse aller durant son deuxième semestre et ses notes flanches. Les cours ne l'intéresse plus, et le délaissement de son père l'exaspère. Hadrien, lui, est passionné par l'école et rêve d'obtenir une bourse pour continuer au petit lycée. Sa petite amie Simone est parfaite, mais la vie à la ferme et son père autoritaire ne sont pas toujours facile. 
Tout les oppose et pourtant après quelques malentendus et mensonges, les deux enfants vont commencer à s'écrire des lettres qui vont prendre de plus en plus d'importance dans leur vie. 

On distingue deux nettes parties dans le roman. La première est bonne enfant, les deux amis se découvrent et ne se comprennent pas toujours - aucun des deux ne sait qu'ils ne vivent pas à la même époque - alors quand l'un demande l'adresse e-mail de l'autre, on rigole.
Après une étude de timbre approfondie, l'écart de 100 ans est constaté par Adrien et Hadrien. Comment est-ce possible ? Qu'importe pour Adrien, car il sait que dans quelques mois, son ami vivra le 3 août 1914 et sera en pleine première guerre mondiale. S'il ne le prévient pas, le pire est à craindre. A ce moment là, fini la rigolade, on a une grosse boule au ventre pour savoir si Hadrien va réussir à se mettre à l'abri avant la date fatidique. 

C'est une lecture géniale, rien que part les détails sur le sujet qui regorgent, et qui ne sont pas barbants. On a un vrai roman, qui possède comme trame de fond la première guerre mais qui est agréable à lire. On est pas ensevelie sous une montagne d'informations, et on apprécie d'autant plus sa lecture. 
Des personnages vraies et touchants qui s'encouragent mutuellement pour venir à bout de leurs problèmes. 

Excellente lecture !

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lundi 28 janvier 2013

La guerre des Sambre : Werner et Charlotte

Auteur : Yslaire et Marc-Antoine Boidin
Editions : Glénat/Futuropolis
Collection : Caractère
Parution : 7 novembre 2012 (sous coffret)
Pages : 56, 56, 48
EAN-13 : 9782754808699

Chapitre 1 : L'éternité de Saintange, automne 1768
Chapitre 2 : La messe rouge, automne 1768
Chapitre 3 : Votre enfant, comtesse... hiver 1768


En 1768 dans les salons de la cour impériale à Vienne, la jeune Charlotte de Sambre rencontre Werner von Gotha, orphelin aux yeux rouges. Premier volume d'une trilogie sur les origines de Maxime-Augustin, le père de Hugo Sambre.



Mon avis

Encore une fois, Yslaire sait faire tourner la tête de ses lecteurs grâce à ses histoires sombres et romantiques. Je ne regrette pas l'achat des trois volumes sous coffret, car il est magnifique. Certains auteurs ont ce talent de créer des intrigues plus tordues les unes que les autres, Yslaire en fait parti. Entre malsaines machinations et amours impossibles, Werner et Charlotte restent dans la lignée obscure et cruelle des Sambre, ou romantisme rime avec sang et monstruosité. 

Marc-Antoine Boivin possède un coup de crayon magnifique! Délicats et fins les trait des personnages sont représentés avec beaucoup de justesse et de réalisme. Encore une fois le choix des couleurs est très restreint pour rester fidèle aux albums précédents, rouge noir et blanc apporte ce côté romantique et sanglant. L'histoire repose toujours sur la descendance Sambre, rappelons que les tomes paraissent dans un ordre bien particulier, car au lieu d'aller de nouvelle génération en nouvelle génération, nous remontons le temps pour nous plonger dans les passées troubles des générations qui précèdent Bernard et Julie, les deux amants maudits de la première série Sambre.

Werner et Charlotte sont deux adolescents attirés l'un envers l'autre, malheureusement ce n'est pas au gouts de la mère de cette dernière, la comtesse Jeanne-Sophie qui ne voit pas d'un bon oeil que sa fille unique fricote avec l'orphelin. Et pourtant l'amour est toujours plus fort que tout, ou presque, malgré les embuches les deux amoureux feront tout pour se retrouver, ou pas...
Le dernier tome est décisif jusque dans ses dernières pages, on en apprend enfin plus sur cette mystérieuse Guerre des Yeux qui obsède tant les Sambre et qui cause de nombreuses morts.





vendredi 17 août 2012

Le garçon en pyjama rayé

Auteur : John Boyne
Editions : Gallimard
Collection : Folio Junior N°1422
Parution : 23 août 2007
Pages : 202
ISBN-13 : 9782070612987



Vous ne trouverez pas ici le résumé de ce livre, car il est important de le découvrir sans savoir de quoi il parle. On dira simplement qu'il s'agit de l'histoire du jeune Bruno que sa curiosité va mener à une rencontre de l'autre côté d'une étrange barrière. Une de ces barrières qui séparent les hommes et qui ne devraient pas exister.




Mon avis

Devenu incontournable, voir même presque déjà un classique, ce livre a, dès sa sortie, fait beaucoup parler de lui. Très demandé par les professeurs de classe il fait partie maintenant de ces livres que les jeunes lisent en cours. Il permet d'avoir une nouvelle vision sur cette atrocité. 

John Boyne arrive facilement à se glisser dans la peau d'un jeune allemand de 9 ans, qui ne voit pas le monde et cette seconde guerre mondiale comme les adultes, comme nous. On rencontre donc un style très enfantin, mais voulu et qui du coup colle parfaitement à l'image que le livre veut et doit donner. Le lecteur doit pouvoir voir la guerre comme un enfant, et l'auteur nous en donne la possibilité, grâce à sa plume maniée à la perfection. On sourit malgré tout, malgré la gravité de l'histoire, à la mauvaise prononciation de certains noms, comme par exemple le Fourreur, ou lieu du Führer, et d'autres encore. Malheureusement, quelques passages lents enlève du dynamisme au récit, on aimerait aller plus vite, pour arriver à cette fatale conclusion qui nous fait frissonner d'avance.

Bruno n'est pas le genre de personnage que l'on arrive à apprécié. Petit garçon allemand qui aura toujours tout eu, il se plaint d'un peu près tout, surtout quand lui et sa famille doivent quitter Berlin pour aller s'installer à la campagne, comme l'en a décidé le Fourreur. Très retissant face à ce déménagement Bruno va le faire savoir à la tout le monde. Faché de ne plus avoir ses amis, c'est en partant en expédition qu'il va faire la rencontre de Shmuel, un étrange petit garçon qui vit de l'autre côté de la barrière, cette étrange clotûre que Bruno voit depuis la fenêtre de sa chambre. C'est à ce moment du récit que le lecteur se rend compte que Bruno ne voit vraiment pas les choses de la même manière. Pour lui cette barrière n'est rien d'autres qu'une grille de jardin, et imagine les gens qui vivent de l'autre côté très heureux dans leurs petites maisons, et quelle chance de pouvoir rester en pyjama toute la journée!
Shmuel, lui vit l'enfer sans le comprendre également. Né exactement le même jour que Bruno il trouve en lui un nouveau compagnon. De jour en jour il va devenir plus maigre, et gris, sans se rendre compte de ce qu'il est. C'est un personnage très touchant, forcément, on le prend en pitié, nous qui savons très bien de quel "race" il fait partie, et on pleur d'avance en sachant pertinemment ce qui l'attend. Pourtant j'ai trouvé dommage que son personnage, pourtant très important, ne soit pas plus exploité et approfondie. On ne s'attarde vraiment que sur lui quand il est en compagnie de Bruno, alors que l'on aurait pu facilement lui consacrer quelques chapitres. 
Les autres personnages ne sont, malheureusement, pas assez présent pour que l'on s'attache à eux. Ils font simplement partie du décors.

On soupçonne la fin, et pourtant je me suis retrouvée bluffée. Ayant imaginé deux, trois éventualités, je n'avais, malheureusement pas pensé à celle-ci. John Boyne nous embarque dans son monde, nous faisant remonter le temps et vivre cette salle époque, cette malheureuse guerre, à travers les yeux innocent d'un enfant. C'est une nouvelle façon de voir les choses, ce qui m'a tout de suite plu.
On ressent vraiment cette barrière durant notre lecture, une atmosphère froids et déprimante. Ou tout est gris et morne. On peut l'avouer c'est une lecture un peu déprimante, mais qui encore une fois, fait réfléchir sur la situation, sur cette période atroce qui ne devrait jamais revoir le jour. 

Pas un coup de coeur, à cause de certains passages un peu long, mais une énorme découverte. Un livre qui doit être lu, et qui en vaut la peine.  

lundi 23 janvier 2012

La bicyclette bleue

Auteur : Régine Desforge
Editeur : LGF
Collection: Le livre de poche
Parution : 1er juin 2008
Pages : 412


1939. Léa Delmas a dix-sept ans.

Sa vie se résume aux senteurs de la terre bordelaise, à la lumière des vignobles, à la tendresse des siens. La déclaration de guerre va anéantir l'harmonie de cette fin d'été et jeter Léa dans le chaos de la débâcle, de l'exode, de la mort et de l'occupation nazie. Léa va être contrainte à des choix impossibles.
La Bicyclette bleue est le premier volume d'un roman épique, une grande fresque romanesque qui se déroule entre 1939 et les années 1960.


Mon avis

Depuis un moment maintenant, vous savez que quand je fais une virer chez Emmaüs, je reviens quasiment toujours avec deux trois bouquins à rajouter dans ma PAL. Vu que ces derniers temps, j'étais assez branchée, « Young Adult fantasy, fantastique » j'ai décidé de changer de disque, et de me tourner vers quelque chose de plus terre à terre.

Tout d'abord, je dois dire que depuis que j'ai lu une interview de l'auteur, j'en suis fan ! Une femme comme je les aime, qui ne se laisse pas faire et qui assume ce qu'elle fait. Ca m'a vraiment donné envie de découvrir ses romans, et du coup je me retrouve plongé dans le quotidien de Léa Delmas, au début de la 2ème guerre mondiale.

Le départ assez lent, comme dans pas mal de roman, il faut qu'on découvre les différents personnages, leur caractère, et leur vie. Mais dès que Léa se retrouve à Paris, tout ceci prend une autre tournure. Les Allemands arrivent, et tout s'accélèrent. La vie de Léa ne sera plus jamais la même.
L'histoire peut paraître totalement banale, et elle l'est, seulement dans ce climat apocalyptique, la totalité des actions se fait plus intense. Tout est très bien préparé à l'avance, tellement bien, qu'on ne voit rien venir. Le personnage de Léa est vraiment fascinant, elle agit très peu comme une personne de son âge (17 ans), et se retrouve dans l'obligation d'être très mature, très vite. Autant des fois elle m'a fait rire, car elle redevient subitement une enfant, apeurée et totalement perdue.

Les personnages sont vraiment tous très bons, et très bien travaillés, aucun n'apparaît trop lisse. J'ai vraiment apprécié. Et l'univers dans lequel nous plonge l'auteur est fascinant. Tout est paisible, et tout d'un coup, les bombes tombent, les gens meurent, il y'a un retournement de situation qui est vraiment très bien fait. Et malgré tout, on apprend des choses. On a l'impression d'y être.

Un très bon roman, je ne pensais pas l'aimer à ce point. Je pense lire la suite, car cette série compte tout de même beaucoup de tomes.

mercredi 18 janvier 2012

L'insomnie des étoiles

Auteur : Marc Dugain
Editeur : Gallimard
Collection: Blanche
Parution : 19 août 2010
Pages : 225

Automne 1945, alors que les Alliés se sont entendus pour occuper Berlin et le reste de l'Allemagne, une compagnie de militaires français emmenée par le capitaine Louyre investit le sud du pays. En approchant de la ville où ils doivent prendre leurs quartiers, une ferme isolée attire leur attention. Les soldats y font une double découverte : une adolescente hirsute qui vit là seule, comme une sauvage, et le corps calciné d'un homme. Incapable de fournir une explication sur les raisons de son abandon et la présence de ce cadavre, la jeune fille est mise aux arrêts. Contre l'avis de sa hiérarchie, le capitaine Louyre va s'acharner à connaître la vérité sur cette affaire, mineure au regard des désastres de la guerre, car il pressent qu'elle lui révélera un secret autrement plus capital.


Mon avis

Un livre qui vient de sortir et qui est en sélection pour obtenir le prix Goncourt le 8 novembre. C'est bien l'une des rare fois que je lis un livre dès sa sortie... Généralement ils ont le temps de s'habituer à ma bibliothèque avant de passer entre mes mains. Pas celui-ci. Et je n'ai pas vraiment été déçue je dois dire. L'histoire est très belle, et étrangement, c'est la première fois que je ressens ça dans un livre, mais elle est constante. Comment expliquer ? Ca reste sur la même longueur tout le temps... et c'est ça qui la rend unique. Et très harmonieuse. On a l'impression que les formules de phrases deviennent compliquées, alors qu'elles sont très simples. C'est une étrange sensation. Et j'ai beaucoup aimé. C'est une très belle histoire.
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