mercredi 11 mars 2015

Lectures du mois de février 2015

Un mois aussi court ne devrait pas exister. Je n'ai rien vu passé de ce mois de février, et quand je regarde les lectures effectuées je me dis qu'en fait ce n'est pas si mal. Il n'y aura eu qu'une petite déception avec Anna and the French Kiss, qui n'étais pas à la hauteur de mes espérances. Sinon deux coups de coeur romans (Aeternia et Les Outrepasseurs, et deux coups de coeur BD (Les carnets de Cerise T2 et T3), ce n'est pas rien.

Les mauvaises habitudes sont revenues bien vite après les bonnes résolutions. La facilité de se poser dans le canapé avec des plats vite fait. Du sport inexistant. Des heures passées sur l'ordinateur ou sur les réseaux sociaux. Ce qui me fait perdre un temps et de l'énergie considérable. Je n'aime définitivement pas trop Twitter. J'aime ce côté rapide, mais je le trouve trop addictif et trop malsain. Alors je l'ai enfin enlever de ma tablette et de mon téléphone, pour n'y aller que depuis l'ordi, ça suffit. Du coup pour mars je me reprends un peu en main, en ne me consacrant que ce qu'il faut à mes tâches sur ordinateurs, j'enlève quelques applications "bouffe-temps" de mon téléphone, et je suis sur que ça me fera du bien.

Mais ce mois j'ai également pu rencontrer certains d'entre vous. Encore merci d'être venu à notre petite rencontre sur Grenoble avec Emilie et Lili, un article spécial arrive bientôt. J'ai pu revoir mes bouclettes préférées et passer un super après-midi en votre compagnie. Franchement si on m'avait dit il y a une année que j'allais vivre des choses comme ça... je ne me serais pas cru. Merci du fond du coeur.

Sans plus attendre, voici mon bilan mensuel de mes lectures.

MES LECTURES




 Livres chroniqués :
  • Les carnets de Cerise, tome 2 et tome 3 de Joris Chamblain

LA VIDEO


Le printemps pointe le bout de son nez ce mois ci. 
Le soleil va accompagner nos lectures, de quoi en passer des belles.


Book Haul de février 2015

Alors alors. On avait dit, enfin... j'avais dit : moins de livres en février! Oui. Bon, en fait, j'ai essayé. Vraiment, mais j'ai un élément dans ma vie qui m'empêche carrément de faire baisser ma PAL : mon homme! Le but de mars c'est de l'empêcher de m'offrir des livres, et plutôt de me prendre une nouvelle biblio. A part ça, il y a eu des partenariats, merci Rageot et Bayard. Des cadeaux, merci Valentine, Jean-Baptiste, mes bouclettes Emilie et Lili, et mon chéri. Et ne pensant pas recevoir tout ça, j'avais fait quelques achats en début de mois, donc c'est pas totalement ma faute non plus.

MES ACQUISITIONS










LA VIDEO


mardi 10 mars 2015

Les mots sont parfois inutiles : Albums sans paroles

Et si je vous proposais des articles un peu différent des fois ? Le blog a maintenant 6 ans, et je n'ai toujours fait que des chroniques sur un seul livre, etc. Mais tenir depuis 2 ans le blog du travail me fait parfois rédiger des articles d'une autre manière, plus généralisé. C'est l'un de ces articles que je vous propose de lire aujourd'hui. J'espère que ce concept vous plaira...

Quand on ouvre un album on se met automatiquement à lire les mots imprimés sur le papier. Pourtant certaines histoires n’ont pas besoin d’être écrites pour être racontées. A l’aide de quelques images et d’un peu d’imagination les histoires prennent tout autant vie que si elles avaient un texte. J'aime cette manière d'aborder une histoire, à la fois ludique et inspirante. On ne raconte pas tous de la même manière, de même que les histoires ne nous parlent pas à tous de la même manière. Laisser libre court à notre envie et notre vision de l'histoire promet un moment unique, que ce soit pour nous lecteur, ou pour les personnes à qui on les raconte.


Je commence par la très belle collection Histoire sans paroles chez Autrement édition. Pour vous montrer de quoi je parle j’ai choisit le magnifique album de Princesse Camcam « Une rencontre ». C’est l’histoire d’une renarde (allez savoir pourquoi ce livre me parle, n'est-ce pas ?) qui se fait chasser d’une propriété et qui va aller se cacher dans le réduit du jardin. Un jeune garçon la surveille et va venir voir ce qu’elle trame, quand… surprise. Les illustrations tendres et originales, comme découpé dans du papier pu monter comme une petite scénette de pièce de théâtre, de l’illustratrice aident bien sur à se mettre dans cette ambiance toute douce et réconfortante. Mais ensuite c’est aux narrateurs de trouver la manière dont ils vont raconter ces histoires. 



Dans un style un peu drôle et dessin animé on retrouve la collection Cartoons des éditions Rêves bleus. Des petits formats carrés, en noir et blanc, avec un seul élément en couleur. Dans l’histoire de « Nuts » par exemple nous allons découvrir les aventures d’écureuils qui vont se chamailler pour un fruit. Cela va donner une histoire pleine de rebondissements, enfin ça, ça dépend de comment vous la racontez. Ces petits animaux rappellent nos meilleurs moments d'enfance devant des dessins animés muets, ou les héros ne parlaient pas forcément, et pourtant nous comprenions toujours tout ce qui se passait.




Et enfin mes derniers coups de cœur vont pour « Off » chez Seuil Jeunesse de Xavier Salomo. Un enfant sur le dos d’un cerf entre dans une centrale nucléaire, et appui sur un gros bouton rouge. Les conséquences de son acte vont être inévitables. Une petite merveille de douceur et d’espoir. Un décor dévasté et sombre, ou cet enfant et cet animal sont les êtres les plus purs. Un album digne des meilleurs romans dytopique dont les ventes ne font qu'augmenter. Pour moi ce livre prouve que les mots sont inutiles pour parler des désastres que provoques l'homme sur terre. 
En enfin je termine avec « Jour de neige » chez Autrement édition de Delphine Chedru. Même si le printemps est presque là, il a neigé toute la nuit dans ce livre. Au fil des pages l’on découvre toutes sortes de traces d’animaux, mais ou se rendent-ils ? Pour le découvrir, il faut ouvrir ce petit ouvrage tout carré, et tout carton.  


Alors ? Selon vous le texte est-il toujours utile dans une histoire ?

lundi 9 mars 2015

Lady Julia, tome 1 : Le silence de Grey House

Auteur : Daenna Raybourn
Editeur : Milady
Collection : Pemberley
Parution : 22 mai 2014
Pages : 521
EAN-13 : 9782811212018

Amour et châtiment dans l'Angleterre victorienne... Londres, 1886. Après avoir reçu une lettre de menace, sir Edward Grey s'effondre et meurt en la présence de son épouse, lady Julia, et d'une assemblée de convives. Quelque temps plus tard, Nicholas Brisbane, détective privé au charme animal, rend visite à lady Julia et lui laisse entendre que son mari aurait été assassiné. Déterminés à démasquer le coupable, tous deux s'engagent dans une quête de la vérité qui se révélera aussi surprenante que dangereuse.

Mon avis
Cette couverture m'avait séduite dès sa sortie, et l'achat se fit sur un coup de tête. Puis les avis sur la blogo furent discrets, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'en lire quelques uns. De bonnes lectures, mais sans plus, avec des longueurs et une romance inexistante. Cela n'a pas gâché mon envie de lire ce livre et il clôture mon challenge Cold Winter en beauté.

Le style est fluide et agréable. On se retrouve dans les années 1880 avec une veuve qui se décide finalement à mener l'enquête sur la mort de son mari, une année avant. Elle va faire équipe avec un étrange détective, Nicholas Brisbane, qui garde sa part de mystère lui aussi. Une romance inexistante. Oui je confirme. Et cela ne m'a pas dérangé du tout, au contraire. On se concentre plutôt sur l'enquête que sur les amours des personnages, bien que finalement les histoires de coeurs sont au centre de tout, des vies en général. 

Lady Julia est une petite sourie, comme l'appel les membres de sa famille. Endeuillée depuis une année, elle s’enferme dans sa grande demeure et dans son monde. Quand elle commence à croire que son mari s'est en fait, fait assassiner, elle reprend confiance et sort petit à petit de sa coquille. Julia fait partie de ces personnages effacés qui prennent au fil du roman de l'assurance et qui se rendent compte de quoi ils sont réellement capable. Elle n'est pas détective, mais n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis pour aider Nicholas Brisbane. Notre file conducteur c'est elle, et nous découvrons son monde à travers elle. L'auteur nous la propose comme un excellent personnage miroir dans lequel on va pouvoir se retrouver et comprendre l'histoire.

Les personnages secondaires ont tous été parfaits selon moi. Petit coup de coeur pour Nicholas, l'enquêteur, qui est assez sombre et énigmatique pour avoir titiller ma curiosité. Il ne prend pas Julia pour une débile, mais fait clairement comprendre à la jeune femme que c'est lui qui mène l'enquête avec son aide ou non. Le personnel de Grey House aura éveillé mes soupçons plus d'une fois. On recherche tout de même un meurtrier, et on essaye de ne rien laisser au hasard, de tout prendre en compte. Chaque personnage est une clé, et l'auteur en joue.

L'intrigue même m'aura eu. Je ne peux pas dire que ce livre est grandiose, magnifiquement mené, et ingénieux! Mais il aura su me surprendre, et ne pas me livrer le coupable trop facilement. Mes doutes ne se sont jamais porté sur l'assassin, dans ce cas j'estime que l'auteur a maitrisé son sujet, et a réussit son pari. J'ai aimé la manière dont l'enquête se déroulement lentement, car nous ne sommes tout simplement pas dans un épisode des Experts, ou les technologies permettent de résoudre des mystères plus rapidement. Les personnages font avec les moyens du bord, et avec leur tête. Ca m'a plu, j'ai été charmée par cette ambiance de vieilles enquêtes. Certes quelques longueurs peuvent plomber un peu le roman, mais j'ai passé un agréable moment en la compagnie de Julia, et ses prochaines aventures me tardent déjà.

D'autres avis sur
Logo Livraddict

samedi 7 mars 2015

Aeternia, tome 1 : La marche du prophète

Auteur : Gabriel Katz
Editeur : Scrineo
Collection : -
Parution : 22 janvier 2015
Pages : 374
EAN-13 : 9782367402079

Leth Marek, champion d'arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu'il connaît à peine. C'est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu'il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu'il croise la route d'un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l'ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos.

À Kyrenia, où l'on adore la Grande Déesse et les puissants du Temple s'entredévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang...


Mon avis


Merci aux éditions Scrineo pour l’envoi de ce livre. Les avis positifs pleuvent sur le nouveau roman de Gabriel Katz, et le miens n’échappera pas à la règle.

En tant qu’objet, je trouve la couverture très simple, presque sobre, mais très efficace. Ce symbole intrigue avant même de commencer notre lecture. Je ne connaissais pas encore la plume de l’auteur, pourtant je ne lis que des éloges à son sujet. Donc j’ai suivi le mouvement. Moi aussi je voulais découvrir ce qu’il avait de spécial. Et bien je peux dire que je déteste Gabriel Katz ! Dans le bon sens du terme. Si, si je vous assure.

Ancien champion d’arènes invaincu, Leth Marek veut se retirer avec ses fils dans une cité calme et riche. Mais certains événements vont l’amener à reprendre les armes, malgré lui. Ce personnage m’a plu dans son côté bourru, un peu ours mal léché et surtout fatigué de ce qui l’entoure. Deux cultes, mené par des fanatiques sont en train de rougir les terres, chacun voulant plus de fidèles que l’autre. Notre héros va se retrouver coincé entre les deux. L’histoire de base m’a plu d’emblée car les guerres de religions (enfin toutes les guerres, mais ce sont souvent celles-ci) me révolte, quand l’un veut imposer son idéologie à l’autre, et si l’autre n’est pas d’accord, on tape dessus.

Dans mes personnages favoris, pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur, nous retrouvons Desmond, guerrier pour les serviteurs du Dieu Ochin. Il a le rôle du beau guerrier, pas concerné par les croyances des gens qu’il protège, et véritable bout en train. C’est un peu grâce à lui que Leth Marek souris de temps en temps. Un personnage qui doit encore me convaincre mais qui m’intrigue, c’est Varian, un jeune novice du culte de la Déesse, qui se rend à Kyrenia pour devenir prêtre et gravir les échelons. Ce jeune homme a de l’ambition, il me plait mais m’inquiète en même temps.

L’ambiance du roman est très pesante. On découvre cette guerre des religions, et des massacres par dizaine venant des camps qui s’opposent. Gabriel Katz n’y va pas avec le dos de la cuillère, âmes sensibles s’abstenir (bon en même temps, si je l’ai lu sans tourner de l’œil, vous pouvez le lire sans autre). Les têtes volent et les hache se plante dans n’import quelle partie du corps.

La force de cette histoire ce sont les chapitres assez courts, qui amènent rapidement les éléments sur le tapis, l’auteur ne prend pas mille ans pour nous parler de quelque chose, d’ailleurs le livre ne fait pas 600 pages. Du coup on ne se perd pas en fioritures inutiles, on va à l’essentiel. Le suspens ne fait que monter et monter encore, jusqu’à nous laisser complètement dubitatif face à cette fin… mais cette fin ! C’est certainement elle qui me fait attribuer un coup de cœur pour ce livre. C’est sadique et à la fois terriblement bien mené. Un coup de génie, mais qui va m’énerver un moment, ou jusqu’à la suite. En tout cas. 

 
Logo Livraddict

vendredi 6 mars 2015

Attachement

Auteur : Rainbow Rowell
Editeur : Milady
Collection : Central Park
Parution : 24 août 2012
Pages : 476
EAN-13 : 9782811208202

1999. Lincoln, gentil geek aux faux airs d'Harrison Ford, travaille dans une entreprise où son rôle consiste à contrôler les e-mails des employés. C'est ainsi qu'il parcourt les échanges de Jennifer et de Beth, deux copines aussi drôles et imprévisibles qu'attachantes.
Sans même l'avoir vue, Lincoln va tomber amoureux de Beth. Mais comment lui déclarer sa flamme sans passer pour un fou ? Surtout que la jeune femme semble avoir un faible pour un « inconnu » qui travaille dans le même immeuble...


Mon avis

Lecture de voyage pour mon trajet jusqu’à Grenoble, ce Rainbow Rowell me réjouissait avant même de me lancer dedans. Et encore une fois, l’auteur ne m’aura pas déçue, mais ne m’aura pas arraché le coup de cœur non plus.

La plume de l’auteur me parle toujours autant, elle arrive encore une fois à rendre une situation banale, moins banale. Elle transporte encore une fois ses personnages dans le passé, après avoir lu trois livres de l’auteur, je pense qu’elle doit être une grande nostalgique et préfère ne pas planter son décor dans le présent. Ici elle choisit une époque assez importante, le fameux passage à l’an 2000 et la peur du bug. J’avais 9 ans et demi lors de ce fameux nouvel an et je m’en souviens comme si c’était hier. Je lisais un magazine qui proposait chaque mois des petites histoires, et ce mois de décembre 1999 il y en avait une particulièrement stressante sur le bug de l’an 2000.

C’est avec plaisir que je me suis plongée dans cette histoire. Lincoln est un personnage vraiment attachant, qui dans sa maladresse nous fait rire. Ce personnage un peu bourru, grand et baraqué doit veiller, de nuit, au bon déroulement des échanges d’e-mail des collaborateurs. A la base c’est donc par hasard qu’il va rencontrer virtuellement Beth et Jennifer, deux collègues, qui s’échangent leur quotidien et leurs soucis via la messagerie du travail.

J’ai aimé découvrir les deux jeunes femmes de la même manière que Lincoln. Juste par leurs écrits. On ne sait pas à quoi elle ressemble, et le fait de les imaginer d’une certaine manière durant une bonne partie du roman, j’ai trouvé cela plutôt marrant. On laisse notre imagination vagabonder, et c’est comme entendre une voix durant un film, et découvrir son visage vers la fin. C’est déroutant, mais très agréable. Beth m’a tout de suite été familière et proche. J’ai aimé son humour, son quotidien, le fait qu’elle s’accroche à un garçon qui ne sait pas vraiment la rendre heureuse. Jennifer est tout aussi adorable mais dans une manière plus naïve. Les deux se complètent et vont très bien ensemble.

La manière dont la romance est amenée m’a beaucoup plu. C’est une d’une sincérité pure. Lincoln ne tombe pas amoureux du physique de Beth, mais de son âme. Il ne la connait pas, mais la trouve parfaite. Le physique n’est pas mit en avant, d’ailleurs nos personnages sont très réalistes, pas beaux comme des Dieux, juste Monsieur et Madame tout le monde. C’est rassurant, on se sent proche d’eux car on pourrait les croiser dans la rue demain. Ils n’ont rien de particulier au premier abord. Et plus on apprend à les connaître, plus on les trouve beaux, dans leur manière d’être.

Une histoire sans surprise, mais bien construite, qui réconforte le lecteur et qui lui fait passer un bon moment. Pour un voyage en train, il était idéal !
 



Logo Livraddict
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...