mercredi 1 avril 2015

Plus tard, je serai moi

Auteur : Martin Pages
Editeur : Rouergue
Collection : Doado
Parution : 13 mars 2013
Pages : 96
EAN-13 : 9782812604911

Comment résister à des parents qui vous rêvent artiste, alors que vous voulez juste savoir qui vous êtes, au fond de vous-même, comme toute collégienne de ce XXIe siècle ? Et pourquoi ne pas devenir médecin ou avocat, si c'est votre désir ? Une fable pleine d'humour et de fantaisie de Martin Page, où l'auteur met en scène la pression exercée par les parents sur une jeune collégienne. Et comment cette dernière, plus sage que les adultes, souhaite simplement "devenir elle-même".  


Mon avis

Petit livre de la collection Doado des éditions Rouergues, j'avais envie de le lire depuis un moment. Il est arrivée en début d'année dans ma PAL, pour en sortir rapidement finalement. Je l'ai lu lors de l'un de mes jours de congés, vous savez ce genre de journée ou vous avez réussit à faire tout ce que vous deviez faire avant midi, et l'après-midi se profil, rient que pour vous...

L'auteur met en avant une problématique peu exploitée dans la littérature ado : l'avenir. Comment choisir sa voie ? La jeune fille que nous allons suivre dans ce court roman, est confronté à un problème de taille, ses parents veulent absolument qu'elle devienne artiste, alors qu'elle même ne sait pas dans quoi elle a envie de se lancer. 

Les parents sont une grosse blague, caricaturés à mort, ils reprennent tous les clichés des parents imposants. Pour provoquer le déclic artistique de leur fille ils sont prêt à tout et s'en devient ridicule. Un jour ce sont des instruments, puis une caméra, puis des pinceaux et une toile, etc. Tout est poussé à l'extrême. 
Mais la réaction de leur fille n'est pas celle qu'ils attendaient. Elle voit que tout va trop loin, et ne sais pas vers qui se tourner. 

La finalité permet de se poser les bonnes questions. Que voulons-nous plus que tout ? Au collège, au lycée, on nous brouille l'esprit en nous demandant ce que nous aimerions faire plus tard, alors qu'il est déjà difficile d'être soi-même, de s’accepter tel que nous sommes et de vivre avec notre propre existence.  Est-ce que les parents oublient comment c'est d'être ado et d'être perdu ? Ce roman remet un peu les pendules à l'heure, d'une manière loufoque.

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lundi 30 mars 2015

Sukkwan Island

Auteur : David Vann
Editeur : Gallmeister
Collection : Nature Writing
Parution : 5 janvier 2010
Pages : 191
EAN-13 : 9782351780305

Une île sauvage du Sud de l'Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C'est dans ce décor que Jim décide d'emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d'échecs personnels, il voit là l'occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu'il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu'au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.


Mon avis

Je cherchais ce livre à la bibliothèque depuis un moment, sans vouloir l'acheter, j'ai préféré emprunter pour découvrir l'auteur. Bien que j'en avais entendu beaucoup de bien, trop peut être, le livre n'a pas été à la hauteur de mes espérances. Je n'en ressors pas déçue, mais un peu sceptique face à tant de bons avis.

David Vann a grandi dans les îles d'Alaska, ce qui le rend très proche de l'environnement des deux personnages de ce roman. Sa plume est rude, précise, piquante par moment. Pourtant mêmes les événements surprenants du romans n'ont pas fait cet effet de surprise sur moi. J'ai eu un léger "oh!" au moment cruciale, mais sans plus. Peut être suis-je sans coeur après tout. L'histoire est celle d'un père dentiste, qui décide d'emmener son fils Roy sur une île d'Alaska, vivre dans un petit cabanon qu'il a acheté. Les deux hommes vont devoir survivre, et se débrouiller comme des pionniers.

Basé sur "Legend of a Suicide" - "Légende d'un suicide" la trame s'enfonce petit à petit dans quelque chose de sombre et poisseux. Le père, au bord de la crise, essaye tant bien que mal de vivre, alors que la mort lui semble être son seul refuge. Ce personnage est assez bruyant pour peu d'intérêt. Il m'a fait penser à un lâche qui se décide toutes les 5 minutes pour quelque chose d'autre, sans jamais vraiment entreprendre quoi que ce soit sérieusement. Il est paumé, et au lieu de se perdre seul, il décide d'embarquer son fils dans son précipice. J'ai trouvé ce personnage très bipolaire, autant joyeux, plein d'entrain, pleins de projets pour la petite cabane et la manière de s'organiser pour vivre ici avec son fils, autant déprimant et irréfléchis. On ne part pas comme ça en pleine nature, sans avoir un minimum d'entrainement, surtout pas avec un enfant. Il m'a donné cette impression de vivre dans un monde bien à lui que seul lui comprend. Ce qui est probablement le cas.

Le personnage de Roy est du coup beaucoup plus touchant. On en vient à presque détester son père, il est donc forcément plus attachant. Sans grande envie, il décide de le suivre sur cette île pour le bien de son paternel. Roy a peur que son père ne face l’irrécupérable et passe à l'acte. L'accompagner est donc sa seule solution. Le jeune garçon va se retrouver avec un père déprimé et une vie rude en pleine nature. Nous vivons l'aventure avec lui dans la première partie du roman, pour ensuite suivre plutôt Jim, le papa.

Les enjeux de ce livre sont énormes, et pourtant j'ai été déçue de ne pas avoir plus d'explications sur les agissements des personnages. Certaines choses arrivent, et tout était à deviner, supposer, plutôt que de lire une explication. C'est un genre, je ne dis pas, mais ce n'étais pas vraiment le mien pour le coup. 

Ce que j'ai beaucoup aimé par contre c'est cette ambiance froide, glaciale même qui règne en permanence. Même quand il est censé faire beau et chaud, je ressentais ce froid constant. L'auteur met en avant une atmosphère brumeuse et humide, on la ressent jusqu'à l'os durant notre lecture, alors que personnellement j'étais confortablement calée dans mon canapé, bien au chaud. J'ai également apprécié le fait que cette vie, un peu rude et primaire, soit quasiment le reflet de ce qui se passe dans la tête des personnages. L'auteur joue, pour moi, sur ces paysages vides comme un reflet de l'esprit de ses protagonistes. 

Une ambiance ressentie à 100% et des paysages de rêves qui m'ont fait voyagé. Mais trop peu d'explications sur les personnages pour réellement aimer complétement ce livre.

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lundi 23 mars 2015

Purgatoire des innocents

Auteur : Karine Giebel
Editeur : Fleuve Noir
Collection : -
Parution : 7 mai 2013
Pages : 593
EAN-13 :  9782265097841

"Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux. C’'aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts et un blessé grave. Le blessé, c’'est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces. 

Je m’appelle Sandra. Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là…. Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer. Quelque chose qui marche et qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit…"  


Mon avis

Karine Giebel sort à nouveau de la PAL avec cette fois cette grosse brique qui commençait à prendre la poussière, alors que je me réjouissais de le lire. Peu de déception avec cet auteur pour l'instant, et celui ci confirme la règle.

Encore une fois l'auteur commence doucement, avec une histoire qu'on ne comprend pas vraiment, avec des morceaux qui ne se connectent pas et on se demande où tout cela va nous mener. Je salue une nouvelle fois le talent de persuasion dont elle fait preuve. Elle sait nous entrainer dans son histoire, en nous apprivoisant presque, pour juste nous donner l'essentiel. L'intensité de l'histoire monte petit à petit, pour terminer sur la note la plus haute, comme à son habitude.

William et Raphaël sont frère, et braqueur de bijouterie. Avec deux complices ils font le casse du siècle, mais William est blessé, et les flics sont déjà sur leur planque. Il faut partir, et vite. Perdu dans un village, ils décident de prendre en otage Sandra, une vétérinaire, chez elle, pour qu'elle soigne William. Ils devaient rester quelques jours et repartir. Mais le cauchemars ne fait que commencer... 
Nous allons découvrir deux histoires en paralèles, comme souvent dans les livres de l'auteur. D'une part les bandits et la vétérinaire otage de sa propre maison, de l'autre Jessica, 12 ans, et victime d'un pédophile. Bien que les débuts furent un peu longs, et souvent répétitifs, la 200ème pages nous laisse sans voix, et sur un twist qui change complétement le regard de cette histoire. L'auteur nous bluffe encore une fois, car on ne s'y attend pas, on est surprit et en général on adore ça. 

Sandra est le personnage le plus trouble de l'histoire. Elle cache un lourd passé et on ne sait pas qui elle est durant un bon bout du roman. On n'a de la peine à la cerner. Souvent j'ai hésité entre gentille et méchante la concernant. Elle parle souvent de son mari, absent pour le boulot, et met en garde les braqueurs. Ce mari invisible reste bien mystérieux lui aussi. William est le jeune frère de Raphaël, souvent seul, et sous la protection lointaine de son frère il ne supporte pas d'être le fardeau de toute la bande, et pourtant il va faire preuve de beaucoup de courage. J'ai trouvé ce personnage très tendre, il veut jouer les durs, mais n'est qu'au final un jeune homme qui tient à la vie. Son frère Raphaël est facilement imaginable en bandit sexy, un peu défiguré par la vie et les mauvais coups. Rien que sur son visage on voit qu'il en a bavé, et ça ne le rend que plus beau. Puis il y a le personnage parallèle de Jessica. Pré adolescente qui vit ces derniers instants heureux avant de se faire kidnapper par un psychopathe pédophile. Son personnage est fort. Elle n'a que 12 ans, et pourtant reste fière et pleine d'espoir durant de nombreuses scènes, pourtant dures. Dès qu'on touche à des enfants cela me tord l'estomac. Je ne supporte pas ça. Et attention, âmes sensibles s'abstenir, les scènes de violences gratuites sont nombreuses, peut être un peu trop.

Le dernier retournement de situation est bien sur très bien amené, je n'ai rien comprit jusqu'à ce que je lise l'explication. C'était rudement bien pensé, mais un peu facile sur la fin. Ce livre est une véritable boule de stress à lui tout seul. Si vous avez envie de vous faire quelques frayeurs, avec des scènes pas très jolies à la clés, il est fait pour vous! On ressent cette montée d'adrénaline qui monte crescendo, et qui ne redescend pas avant le dernier mot du roman.

TOUT EST POSSIBLE... SURTOUT LE PIRE

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mardi 17 mars 2015

Un peu de musique

« Quand on aime lire, on aime que ce ça. » Voilà ce que j’entends souvent dire des gens qui sont passionnés par la lecture. Comme si le fait d’aimer bouquiner dans un bon canapé nous fermait à tout le reste. Alors aujourd’hui je passe à autre chose, j’ai envie de vous parler musique. Au sens large hein, et à mes gouts. J’écoute principalement de tout, bien que vous allez peut être pouvoir le constater dans d’autres articles musicaux, il y a des genres, ou des artistes qui ne passent pas du tout. Je demande bien sur le respect face à ce que j’écoute, non je ne suis pas une personne qui aime écouter des groupes totalement inconnus dont personnes n’a jamais entendu parler, oui j’aime les musiques populaires, ou non. J'aime le feeling entre moi et une chanson, le fait qu'elle tourne en boucle partout ou soit passée totalement inaperçue n'a aucun impact sur moi.

Ma drogue du moment : Fall Out Boy


Et notamment le dernier et avant dernier album soit « American Beauty/American Psycho » et « Save Rock And Roll ». Je ne me passe plus de leurs mélodies et de la voix de Patrick Stump. Ils rythment mes trajets jusqu’au boulot. Quand je les ai dans les oreilles (à défaut de les avoir à la maison dans mon salon en train de me faire un petit concert privé) j’ai l’impression d’avancer dans un clip. Je ne sais pas vous, mais selon la musique, je visualise le monde qui m’entoure totalement autrement. Le groupe avait fait un joli travail sur les 11 chansons de « Save Rock and Roll » avec 11 clips qui font pratiquement office de film une fois mit bout à bout. Mes petites préférées : Immortal (BO du film Big Hero 6 bien sur), The Phoenix, Centuries et Jet Pack Blues.






samedi 14 mars 2015

Insaisissable, tome 2 : Ne m'échappe pas

Auteur : Tahereh Mafi
Editeur : Michel Lafon
Collection : -
Parution : 11 avril 2013
Pages : 458
EAN-13 : 9782749918860

Juliette se réfugie au Point Omega, le quartier général de la résistance. Cette forteresse souterraine et ultra-moderne cache les gens dotés de pouvoirs extraordinaires. Pourtant, son toucher mortel fait toujours d’'elle un paria. De son côté, Warner, le fils du commandant suprême, réprime toute rébellion dans le secteur qu’'il dirige. Toujours aussi obsédé par la fuite de Juliette, il veut la retrouver, quoi qu’'il lui en coûte. Il n’'a pas oublié non plus ceux qui ont permis son évasion, Adam et Kenji, à qui il compte bien faire payer leur trahison. 

Mon avis

Le premier tome a été lu il y a plus d'une année il me semble. Et la suite est sortie maintenant de la Book Jar séries.

Finalement j'ai un peu déchanté face à cette lecture. Lors du premier, je n'avais déjà pas ressentie cette envie de continuer absolument! Cette fin ne me laissait pas... sur ma fin justement. En commençant la suite j'étais du coup impatiente de retrouver les personnages pour me dire "si, la suite me tarde tout de même". Et je pense que j'ai préféré le côté poétique de l'auteur, ce style assez paradoxale vu le monde dans lequel elle plante son histoire, que l'histoire en elle-même. La encore je ne suis pas encore totalement satisfaite du pourquoi-comment. On sait que deux clans s'opposent, mais je ne sais pas (ou ne sais plus) vraiment pourquoi. C'est un futur assez flou, je ne sais pas ou on s'en trouve, ni ce qui s'est passé.

Parlons de Juliette. Elle est le personnage centrale de l'histoire et pour vous faire un avis complet, je vais devoir SPOILER un peu. Vous êtes avertit. Juliette se retrouve au Point Oméga, qui est une base cachée, souterraine, ou les opposants vivent. On la découvre dans ce nouvel environnement ou elle doit encore trouver sa place. Elle m'aura particulièrement énervé dans ce tome ; Juliette est amoureuse. Mais Juliette ne peut toucher personne sans fortement le blesser, voir même le tuer. MAIS, et la vie est tout de même bien faite, Adam ne ressent pas ce touché mortel. Les deux amoureux pourraient donc vivre pleinement leur amour, MAIS, et la, la vie est vachement moins bien faite, ça couac tout de même à un moment donné. Je vous passe les lamentations constantes des deux héros pour passer à ma grande incompréhension : Le monde va mal. Dehors c'est la guerre. Et ces deux ados en sont au stade primaire "je t'aime moi non plus". Alors que c'est la merde partout ailleurs.

Heureusement, et là j'ai poussé un gros ouf! Kenji est là. Kenji est le véritable héros de cette histoire selon moi. Alors que les tourteaux se flagellent sur leur amour impossible, il remet les pendules à l'heure : Les gars vos histoires de coeurs on s'en fou un peu, vos états d'âmes sont loin d'être prioritaires, car il y a largement plus important ailleurs. Merci Kenji de redresser la barre, et d'apporter un regard plus intéressant sur l'histoire. Car finalement ce qui m’intéresse réellement la dedans c'est la bataille entre les gentils et les méchants, ou les méchants et les gentils. Que Juliette développe son toucher, et se rende utile pour son équipe.

Bien sur il y a Warner. La aussi j'en avais entendu des belles. "Warner est trop beau, Warner c'est le meilleur". Au stade ou j'en suis je ne peux pas encore me prononcer car pour le moment, je vois ce personnage comme une caricature du syndrome d’œdipe. De plus Warner est beaucoup trop parfait, physiquement parlant. Je ne vais pas dire que je n'ai pas aimé ce petit passage avec peu de vêtements, mais disons le franchement, il n'est pas réaliste. Et j'ai de plus en plus de peine avec les personnages parfaits et photoshopés. Désolé les filles, mais j'ai besoin d'homme, de vrais, avec des défauts physiques et des poils. Malgré ça, il reste l'un des personnages les plus intéressant, et demande à être surveillé pour la suite, car je place beaucoup d'espoir en lui. Je veux le voir sous un jour un peu moins parfait, un peu moins blessé.

Pour ce qui est de l'intrigue on avance à pas de sourie. Et j'en voulais plus. Forcément. L'auteur nous livre deux, trois révélations croustillantes qui nous font pousser des petit "oh, mon, dieu!" mais ça n'a pas suffit selon moi. Attention Tahereh Mafi j'espère que la fin de ta trilogie saura me convaincre et me dire que je n'aurais pas perdu mon temps. Car en plus ça m'intéresse, j'ai juste envie de baffer la moitié des personnages à chaque chapitre. Mais ça me titille quand même, je ne dis pas. Rendez-vous prochainement pour mon avis sur la suite et fin.

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jeudi 12 mars 2015

Les mondes de Chrestomancie, tome 1 : Ma soeur est une sorcière

Auteur : Diana Wynne Jones
Editeur : Gallimard
Collection : Folio Junior
Parution : 15 mars 2007
Pages : 298
EAN-13 : 9782070612536

Rescapés d'un naufrage, Chat et sa soeur Gwendoline sont recueillis par le puissant mage Chrestomanci. Installés dans un grand et mystérieux château, les deux orphelins vivent des aventures extraordinaires. Gwendoline pense être douée de pouvoirs surnaturels. Avec la complicité de son frère, elle provoque une série d'événements étranges et inquiétants... Découvrez tout le talent de D. Wynne Jones dans ce mélange éblouissant d'humour et de magie. Ma soeur est une sorcière appartient au cycle des Mondes de Chrestomanci.


Mon avis

Reçu par une de mes plus chères amies, il prenait la poussière dans ma PAL. Et puis je l'ai mit dans ma jar reliques de la PAL, et puis Sita m'a un peu (presque) ordonné de lire ce livre tellement il était bien. Mon attente était donc assez grande le concernant. Et je n'ai pas été déçue. Loin de là.

L'univers de l'auteur est riche. Innovent tout en restant assez classique. Des sorciers, des sorcières, magiciens et autres enchanteurs. On connait. Mais là ou elle innove, c'est son monde ou tout semble comme chez nous, et pourtant pas vraiment. J'ai pensé que l'on suivrait Gwendoline, le titre me le laissait penser en tout cas, et finalement l'auteur nous fait changer de point de vue. C'est original et son intrigue unique!

Chat est un petit garçon qui survit avec sa soeur, Gwendoline, à un naufrage. Orphelins depuis, les deux enfants vont aller vivre chez Chrestomanci, un homme très distingué qui vit dans une demeure magique. Gwendoline possède le don de sorcellerie, et est plutôt douée. Mais elle déchante vite fait, quand Chrestomanci lui interdit de pratiquer la magie, tant qu'elle ne sera pas prête. Alors que je pensais aimer ce personnage, c'est finalement celui qu'on adore détester. Gwendoline est imbue d'elle-même, pleine d'égoïsme et de prise de tête. Je pense qu'elle ne passe largement plus les portes tellement sa tête doit être énorme! Contrairement à son frère Eric, appelé Chat, qui n'a aucun don pour la magie et qui essaye vainement de sortir sa soeur des pires situations. Je l'ai trouvé adorable comme personnage.

Les personnages secondaires sont tous très mystérieux et importants, on le sent. On s'attache facilement à eux, et les différentes farces de Gwendoline pimentent un peu les premières pages. Puis le ton change. On se retrouve dans un univers beaucoup plus adulte, beaucoup plus sombre. Un nouveau personnage fait son apparition, et personnellement je me suis retrouvée larguée. Mais ce n'est pas un point négatif. On se fait balader avec plaisir dans ce monde étrange.

La fin est explosive et digne des meilleurs romans jeunesse, qui font monter l'adrénaline des événements pour terminer en apothéose. Je suis un peu inquiète quant à la publication de la suite, car cette série n'est pas toute jeune, et a connu plusieurs rééditions. Je vais surveiller les nouvelles éditions, et continuer avec plaisir cette série qui ne payait pas de mine comme ça, mais qui s'avère vraiment extra!

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