jeudi 11 mai 2017

Le goût du bonheur, tome 3 : Florent

Les turbulences de la vie et de la guerre ont brisé Adélaïde. Seule la très ancienne affection de Florent éclaire encore ses journées. Et ce dernier, devenu un couturier célèbre dans le monde entier, n'a pas été épargné lui non plus : il entretient désormais une liaison agitée avec un acteur. Il va devoir une fois encore soutenir sa vieille amie car Adélaïde finit par tout apprendre sur son défunt mari... mais est-il encore temps de souffrir ?

Les destins se heurtent et se conjuguent à la recherche d'une sérénité incertaine et toujours dérobée. Même si le sort en est jeté, les personnages ballottés par la vie conservent, envers et contre tout, le goût du bonheur...


Mon avis

Attention, peut contenir des spoils concernant les tomes précédents : Gabrielle et Adélaïde 

1090 pages, et me voilà au bout des aventures de Gabrielle, Adélaïde et Florent. Depuis que j’ai refermé ce troisième tome, je suis en deuil, en quelque sorte. Je lis d’autres choses, mais rien ne me semble à la hauteur. Ces personnages et leurs aventures sont encore trop ancrés en moi pour que je ne pense pas constamment à eux. Ils m’ont apporté tant de joie et de peine, j’ai vécu tellement de choses avec eux, que c’est comme perdre de vue quelqu’un de proche. Ils nous manquent. On se demande ce qu’ils deviennent.

Marie Laberge a réussi à écrire une saga passionnante, qui se déroule sur 40 ans. Les changements et les actions sont minimes, mais ils donnent un rythme soutenu à ces histoires. J’ai eu la chance de la rencontrer lors d’une conférence à la bibliothèque de la ville de Fribourg, le lundi 1er mai. Elle parlait de cette trilogie et de ce qui l’a inspirée. La mode certes, beaucoup à travers Florent, mais surtout la parole des femmes. Les droits qu’elles ont commencé à obtenir. On rencontre Gabrielle, qui est une révolutionnaire inconnue, une femme comme les autres qui, par quelques gestes, attribue une nouvelle place aux femmes. J’aime dire que Gabrielle est l’étincelle et que sa fille Adélaïde est la flamme.

On la retrouve d’ailleurs dans un sale état, notre Adélaïde. La fin du deuxième tome fut un véritable calvaire pour tout le monde. Mais malgré son chagrin, elle reste debout. Fait des erreurs, comme tout le monde, se comporte de manière intempestive et s’excuse. Florent se cherche encore beaucoup. Il est tout aussi atteint par la perte de ces êtres chers, mais rien ne lui fera abandonner son Ada, sa muse de toujours. Son âme sœur. Celle pour qui il donnerait tout. Il va devoir apprendre à se reconstruire lui aussi. Beaucoup grâce à Léa, cette petite fille pleine de vie et de charme. Ses déceptions amoureuses vont lui mener la vie dure. Et puis, il y a Léah, Lili, cette jeune femme qui est une parfaite continuité des idées d’Adélaïde (je pense notamment à sa grande tirade de fin). Rencontrer des personnages, comme ces femmes et ces hommes, ne peut qu’encourager à poursuivre nos rêves, à croire en nous et nos talents. Oui, nous ferons tous des erreurs, comme eux, mais se relever est toujours possible, comme eux.

Merci, Madame Laberge, pour ces messages d’espoir, d’acceptation et d’ouverture d’esprit que vous faites passer à travers vos romans. Cette trilogie est plus qu’une saga familiale, c’est une saga de vie. On apprend tant de choses sur les autres et sur nous-mêmes en les lisant ! J’ai pleuré. Mais j’ai également beaucoup ri. J’ai appris des choses. J’ai réfléchi. J’ai fait tout ça grâce à vos personnages et leurs aventures. J’ai eu peur également. La folie de certains nous met mal à l’aise, mais on n’oublie pas de les aider, comme on peut.

Petit P.S. Merci pour Germaine. Merci de lui avoir accordé cette fin.


Autrice : Marie Laberge
Éditeur : Pocket  
Collection : Best
Parution : 7 juin 2007
Pages : 1103
EAN-13 : 9782266167628



2 commentaires:

  1. Il me tarde vraiment de lire cette trilogie! J'aime beaucoup les romans basés sur l'Histoire, parce qu'ils retracent toujours un grand moment, ou une petite partie, de la vie des précédentes générations. C'est effectivement une belle leçon, qui nous permet à chaque instant de nous situer et de faire les bons choix... Belle soirée à toi Margaud, et merci pour cette chronique pleine d'émotion.

    Sue-Ricette

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  2. Moi je te remercie toi ! Franchement sans toi je n'aurais jamais pu découvrir ces personnages, et quand j'ai eu fini la saga, je me suis sentie dans le même état que toi... J'ai fait un article dessus quand j'ai finis la saga, avec mes mots maladroits : https://ploufquilit.blogspot.fr/2017/03/le-gout-du-bonheur-marie-laberge.html, si jamais tu veux découvrir mes impressions =)
    Merci encore très fort ♥

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