mardi 26 juin 2012

Petits papiers meurtris

Auteur : Romano Vlad Janulewicz
Editions : Black Out
Collection : -
Parution : ?
Pages : 72

“Avec dans le cœur une certaine fierté colorée d’une pointe de timidité et d’inquiétude, c’est un peu de lui-même qu’il livrait au monde, dévoilant une part de son intimité et autorisant les critiques à propos de son bébé, qu’il avait enfanté à la fois dans le plaisir et la douleur. La majorité le trouverait franchement laid ; d’autres conviendraient qu’il ne lui ressemble pas beaucoup, finalement, à part peut-être les yeux ou le nez ; un petit nombre enfin serait probablement réjoui par la venue de ce bout de chou qu’ils trouveraient bien mignon et tâcheraient d’apprécier simplement. Il avait éprouvé un bonheur incomparable à le façonner, le nourrir et le faire grandir, mais il avait aussi beaucoup souffert, confronté à ses propres limites, face à tout ce qu’il ne parvenait pas à exprimer malgré ses efforts. Bien sûr ses histoires n’étaient pas une grande œuvre qui révolutionnerait la littérature, loin s’en faut, et Abel en était bien conscient, mais il y avait mis tant de cœur, tellement de sincérité et d’énergie, qu’il les estimait comme les plus belles choses qu’il eut créées, même s’il les avait grevées malgré lui d’innombrables handicaps qui ne pourraient jamais être compensés”.


Mon avis

Un petit livre, qui se lit rapidement un soir d'été. Cinq petites nouvelles toutes plus sombres les unes que les autres. En effet, on nous met déjà en garde dès la quatrième de couverture, comme quoi ce livre n'est pas fait pour les mauviettes. Âmes sensibles s'abstenir, car Romano va nous compter les côtés les plus obscurs de la race humaine, quand la folie côtoie de près la raison, ça donne Petits papiers meurtris. Niveau couverture, on se retrouve tout de suite dans l'ambiance : bien flippante. 

On ne va pas se mettre à faire un avis précis sur chaque nouvelle, elles sont trop courtes. Autant dérangeantes que dégoûtantes, les scènes sont de plus en plus horrible, l'auteur nous laisse le temps d'imaginer beaucoup de choses avant la révélation finale. 
Un style travaillé et soigné, une plume qui change de voix à chaque nouvelle, c'est un plaisir de lire les mots de Romano.

D'un point de vue personnel maintenant, j'avoue n'avoir pas autant crochée que ce que j'aurais aimé. Etant de nature assez sensible niveau hémoglobine, je n'étais pas du tout dans mon élément, autant les romans policiers me plaisent et ne me dérangent pas, autant les passages ultra sanglant ne me vont que très moyennement. Mais c'est un pari gagné pour l'auteur, vu que j'ai été très dérangée par les différents caractères des protagonistes. Le paroxysme est atteint quand on touche aux enfants, ce qui me répugne tout simplement, et qui m'a définitivement dégoûtée. 
Mais attention, je ne dis en aucun cas que je n'ai pas aimé, loin de là, ce n'est pas mon genre d'accord, mais la qualité est là. Ces nouvelles atteignent leur but sans effort : faire peur, déranger.

Une très chouette découverte. 

Pour aller plus loin : c'est par là

lundi 25 juin 2012

C'est lundi que lisez-vous ? 16


Lecture passée :
Dommage pour Purge qui était partie pour être un coup de coeur, et qui n'en est finalement pas un, mais une belle découverte tout de même.

Lectures en cours :
Pas bien, je me retrouve avec deux livres en cours de lecture, ce que j'essaye de ne plus faire. Petits papiers meurtris qui est un recueil de 5 petites nouvelles, et The Lux tome 1 : Rebelles, qui est du Gossip Girl version 1899. 

Et pour la suite ?
Je vais rentrer dans les statistiques et faire comme les gens en vacances, en été, c'est policier! Je me lance alors dans Juste une ombre de Karine Giebel.


Purge

Auteur : Sofi Oksanen
Editions : LGF
Collection : Le livre de poche
Parution : 1er février 2012
Pages : 430


1992, fin de l'été en Estonie. L'Union soviétique s'effondre et la population fête le départ des Russes. Sauf la vieille Aliide, qui redoute les pillages et vit terrée dans sa ferme. Lorsqu'elle trouve dans son jardin Zara, une jeune femme meurtrie, en fuite, que des mafieux russes ont obligée à se prostituer à Berlin, elle hésite à l'accueillir. Pourtant, une amitié finit par naître entre elles. Aliide aussi a connu la violence et l'humiliation... À travers ces destins croisés pleins de bruit et de fureur, c'est cinquante ans d'histoire de l'Estonie que fait défiler Sofi Oksanen.


Mon avis


Purge. Le titre raconte à lui seul ce que sont ces deux femmes. De par leurs agissements et leur vie passée, Zara et Aliid ne sont que des Purges, pour ne pas dire autre chose, pour rester dans le poli(tiquement correct), et dans le publiable. Pourtant Sofie Oksanen ne se gêne que très moyennement pour raconter des cochonneries et des situations vulgaires aux lecteurs. Malgré cette vulgarité, très présente dans certains chapitres, l'auteur arrive à nous embarquer dans leurs histoires avec beaucoup de facilité. Une plume aussi lourde que du plomb, qui matraque le lecteur et l'empêche de décoller sereinement de ce récit.

Les paragraphes consacrés à Zara ne sont pas les plus évidents, n'ayant pas sa langue dans sa poche, cette jeune Russe, enfin Sofi, ne se soucie pas du fait qu'elle choc, ou non. Attention public de -18 ans s’abstenir, les mots se référents à des parties intimes fusent! Le langage est cru et sans détoure, Zara ne compte pas prendre de gants avec nous, en tout cas pas de gants en soie. Cependant ce n'est pas Zara la plus purge des deux. Aliid n'a rien a envié à la jeune fille, avec son passé plus que lourd et traumatisant. A travers ce personnage on se rend bien compte de l'horreur qu'on du vivre les personnes d'Estonie dans les années 1950, alors que la deuxième guerre mondiale est enfin terminé cette partie du monde est encore bien loin de la paix tant souhaitée.

Néanmoins, les passages du passé d'Aliid sont un peu lents et peu passionnants, bien que cette période le soit, ce personnage ne nous fait avancer qu'avec très peu d’engouement. Un gros bémol pour ce milieu de roman qui se saute assez facilement, sans qu'on perde le fil.

Pour finir, Purge, est un roman qui mérite d'être lu, rien que pour le style de l'auteur qui est grandiose. Dommage que certains passages soient lent et sans importance. 

mardi 19 juin 2012

Ernest et Célestine, le film

Surement vous souvenez-vous de ces deux personnages qui se rencontrent d'une manière plutôt cocasse. Ernest, est un ours affamé, c'est en fouillant dans une poubelle qu'il tombe sur Célestine, une petite sourie endormie. Au moment ou décide de l'a croquer, Célestine se réveille et le sermonne. Dès cet instant, ils deviendront inséparables! 



Ces livres ont été lu et relu par des générations entière, aujourd'hui encore il s'en vent des centaines. Pour notre plus grand bonheur, les éditions Casterman, en accord avec la famille de Gabrielle Vincent, décident d'adapter ce classique pour les f'êtes de fin d'année (soit le 12 décembre) au cinéma. Et attention pour le scénario, on ne le mentionne plus, on aura droit a très célèbre et talentueux, Daniel Pennac! 



Les premiers extraits sont en lignes sur youtube, et sont heureusement très fidèle au dessin d'origine. L'histoire du film n'a donc rien avoir avec les albums déjà existants, mais à cette occasion le roman du film sortira en octobre réécrit et étoffé par Daniel Pennac, forcément. Une sortie cinéma dès plus attendue pour cette fin d'année, qui ravira les grands nostalgique de Mme Vincent et pour les nouvelles générations qui seront comblés par les aventures de ce fameux couple! 




lundi 18 juin 2012

C'est lundi que lisez-vous ? 15


Lecture passée
Une bonne lecture pour Rivage mortel, avec une fin qui réveille un peu notre protagoniste, et qui nous donne qu'une envie : savoir la fin, et lire le troisième!

Lecture actuelle
Un coup de coeur pour l'instant pour Purge. Une écriture splendide, un vocabulaire choisit avec précision, qui colle parfaitement aux personnages.

Et pour la suite ?
Une lecture d'été, pas prise de tête avec Rebelles, un Gossip Girl version 1899. 


dimanche 17 juin 2012

Rivage mortel

Auteur : Carrie Ryan
Editions : Gallimard
Collection : Pôle fiction
Parution : 8 mars 2012
Pages : 630

La vie de Gabry est calme et sereine dans son petit village au bord de la mer. Mais de l'autre côté de la Barrière, le danger est là. Les Mudos reviennent de la mort, en quête de chair humaine. Pourtant un soir, la tentation est trop forte, Gabry et ses amis franchissent la Barrière...

Catcher, qu'elle aime, a-t-il été infecté ? Gabry peut-elle croire en l'avenir ? Un amour interdit dans un monde peuplé de zombies.


Mon avis


La suite de « Laforêt des Damnés » fait-elle vraiment honneur à son premier volume, épic, bousculant et haletant ? Carrie Ryan nous avait plongés avec son personnage Mary, dans de sals draps durant tout son roman. Comment refaire pareil avec d’autres personnages, et d’autres situations ?
Admettons-le tout de suite, niveau personnages, Mary, Harry Travis et les autres nous manquent carrément. En comparaisons on hérite d’une Gabrielle un peu mièvre et pas des plus réveillée, qui tombe sous le charme de Catcher, dès les premières pages du bouquin, manque de bol, Catcher va se faire contaminé immédiatement. Et oui ! Les rêves d’amour parfait et idyllique de Gabrielle s’éclate un peu, mais elle ne se réveille pas pour autant. A la place elle va tomber sur Elias, qui recherche sa sœur, perdue depuis pas mal de temps déjà. Bon, une fois ce petit schéma mit en place, on attend qu’une seule chose, nous lecteurs avides et nostalgiques du premier tome : de l’action ! Des Damnés, des courses poursuites dans la forêt, sur la plage, dans les ruines, bref partout ! Mais Gabrielle est tellement molle, qu’elle rendrait presque ce genre de scénario, guimauve.  Heureusement que les autres personnages et les révélations finales nous surprennent, en bien comme en mal. On croit avoir compris certaines choses, et puis non. Pas mal de surprises sont au rendez-vous, et ça fait du bien.
Malgré ça, comparé à un premier volume avec énormément de rebondissement, celui-ci est nettement plus lent, et certaines choses se produisent, un peu, pour arrangés Gabrielle. Les enchaînements ne se font pas sans un éternel dialogue interne de notre protagoniste, qui se permet de geindre sur quatre pages à chaque contradictions ou obstacles. Se posant également mille questions sur ce que veut son cœur, on comprend rapidement que cet organe vacille entre deux beaux jeunes hommes, et que le choix lui semble cornélien.
Une chose est sur, le point noir de ce deuxième volume, est le caractère moue de Gabrielle, qui aurait mérité d’être un peu plus une Mary dans l’âme de temps à autre. On ne demande pas du copié/collé de personnalité, mais un peu de hargne ne lui aurait pas fait de mal, et aurait apporté à son personnage et au reste du roman, ce petit quelque chose qui était très présent dans la premier.
Ceci dit, la fin nous tien tout de même en haleine, et le troisième tome se fait attendre du coup. On reste à l’affut d’une traduction prochaine, ou on se met à la VO. 
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