lundi 12 janvier 2015

La fille qui ne croyait pas aux miracles

Auteur : Wendy Wunder
Editions : Hachette
Collection : Black Moon
Parution : 25 avril 2012
Pages : 375
EAN-13 : 9782012023741

Cam ne croit pas aux miracles. Ni au paradis, ni en Dieu. Mais pas à la magie non plus.
Elle sait qu'elle est malade. Condamnée. Fin du débat.
Elle établit alors la liste des choses qu'elle veut faire avant de mourir :
  • Perdre ma virginité pendant une fête de lycéens bien arrosée.
  • Me faire briser le coeur par un sale type.
  • Me morfondre misérablement, pleurer, bouder et dormir durant un samedi entier.
  • Faire tomber une vache qui dort debout.
  • Détruire les rêves de ma petite soeur.
  • Commettre des vols à l'étalage minables.
Il paraît que le simple fait d'avoir écrit ces voeux les déclenchera.
Seulement Cam n'est pas du genre à attendre que le destin se décide.
Elle préfère le bousculer et se débrouiller toute seule pour les réaliser.
En aura-t-elle le temps ?


Mon avis


Merci beaucoup aux éditions Hachette de m’avoir envoyé ce livre. J’ai été ravie de le commencer en ce début d’année, bien que mon avis soit mitigé. En effet le fond de l’histoire m’intéressait plutôt beaucoup, vous savez que j’ai adoré Nos étoiles contraires et Je veux vivre, et lire un livre dans le même genre me tentait plutôt pas mal. J’ai par contre un peu moins accroché aux personnages que ce que j’aurais souhaité.

Cam est atteinte d’un cancer. Plus aucun traitement ne fonctionne, mais sa mère ne se laisse pas abattre et l’emmène dans le Maine, à Promise, qui serait une ville miracle. J’ai beaucoup aimé le personnage d’Alicia, la maman, ainsi que celui de Perry, la petite sœur. Toutes deux sont parfois à bout de ce que Cam leur fait vivre. Quand on est une adolescente, condamnée, je pense en effet qu’on ne doit pas être des plus agréables avec le reste du monde. Les deux femmes vont tout faire pour que Cam sorte la tête hors de l’eau, et essaye par tous les moyens de s’en sortir, même si pour cela elle doit croire aux miracles.
Comme je disais, le personnage central m’a un peu déplu. J’ai retrouvé ce côté condamné d’Hazel, mais sans l’humour, sans la raison, juste la bêtise. Cam est une jeune fille malade, qui ne veut plus se battre. Je peux comprendre. Je pense que quand plus rien n’est à faire, on n’a pas vraiment envie d’essayer encore. Mais malgré ça elle fini par faire des efforts une fois arrivée à Promise. Certaines choses se passent, et même elle ne peut pas le nier, les miracles existent peut être.

Malgré tout ça, je n’ai pas comprit le message. Je n’ai pas été touché par le personnage de Cam. Même si ses agissement pouvaient paraître réalistes et normal vu sa conditions j’étais totalement en désaccord avec elle. Je ne pourrais même pas dire clairement pourquoi, quelque chose dans son attitude m’a dérangé, alors que d’un autre côté je n’ai pas aimé, le fait de ne pas l’aimer. Peut être le fait qu’elle soit un personnage malade, aurait du la rendre plus attachante ? Peut être simplement que je l’ai vu comme quelqu’un de normal, pas comme quelqu’un de malade, et qu’en tant que personnage normal, elle ne m’a pas plu. Point. Ce sont des choses qui arrivent. Et de ce point de vue là, je suis contente de ne pas l’avoir apprécié en tant que personne, car ça veut dire que sa personnalité n’était pas en accord avec la mienne. Je n’ai finalement pas été apitoyé par son sort de malade, elle ne m’a pas été plus agréable parce qu’elle était malade, même si son destin est tragique.

Les pages se tournent très rapidement, le style est fluide et on avance avec facilité dans l’histoire. On ne s’attarde pas mille heures sur les symptômes de Cam, sur les différents noms de sa maladie, sur ses traitements, etc. Ce qui aura clairement sauvé ma lecture, car je suis une phobique des hôpitaux, du sang et des plaies, j’ai bien cru que je n’allais pas avoir le choix de lire ce genre de quotidien horrible des gens malades, mais l’auteur ne s’attarde pas vraiment sur tout cela. On s’intéresse du coup bien plus aux personnages entant que personne, et c’est très agréable.

J’ai passé un bon moment avec eux. Mais Cam n’aura définitivement pas été un personnage auquel j’ai pu m’attacher. Je la quitte donc sans regret, bien que j’aie aimé suivre son histoire. 

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vendredi 9 janvier 2015

Lectures du mois de décembre 2014

Bien que décembre était stressant, et avec peu de temps à disposition pour lire finalement, je me le suis octroyé de force, histoire de ne pas péter un câble durant ces fêtes. Du coup mine de rien j'ai bien lu et en peu de temps, donc je suis plutôt, très contente de moi. 

Je ne vais pas revenir sur la période de Noël, ou de Nouvel An, je vous ai fait de jolis petits articles tout beau tout chaud exprès, et si vous ne les aviez pas lu, il vous suffit de cliquer sur les petits mots magiques (Noël + Nouvel An) et les articles apparaitront devant vous, comme par magie... C'est Noël (ah non c'est fini ça... bon ben c'est la licorne alors.) 

Décembre était bien sur rythmé par mes nombreuses lectures issues du challenge Cold Winter que je poursuis plutôt bien. Pas de grosses décéption du coup, voir même de très belles découvertes. Des albums jeunesse, et de la BD également. 

MES LECTURES




Livres chroniqués :

LA VIDEO


Que votre année livresque commence bien. 
Que les belles lectures soient au rendez-vous.
Et n'oubliez pas, de toujours donner votre avis sincèrement.
 

jeudi 8 janvier 2015

La Survivance

Auteur : Claudie Hunzinger
Editions : Grasset
Collection : Roman
Parution : 29 août 2012
Pages : 278
EAN-13 : 9782246798729

Jenny et Sils sont contraints par la dureté des temps de rendre les clefs de leur librairie et de leur domicile. Ils vont chercher refuge dans une maison perdue, en ruines, perchée dans la montagne. Avec leurs cartons de livres, une ânesse et une chienne, il leur faut s'acclimater à cette nouvelle existence : survivre aux intempéries, tels des Robinson Crusoé du XXIe siècle, exclus de la société matérialiste. Dans cet âpre combat, la redécouverte des corps, l'apprentissage de l'isolement et la puissance de la littérature leur feront-ils découvrir une nouvelle manière d'être au monde ?


Mon avis



Ce début d’année 2015, une nouvelle bonne résolution littéraire à vu le jour sur le blog : je veux me remettre à lire plus de contemporain, de littérature dite plus « adulte ». Alors quoi de mieux que ce livre acheté lors de la rentrée littéraire 2012, qui prenait la poussière sur mes étagères ?

La Survivance une histoire belle et triste à la fois. Un couple de libraire met la clé sous la porte et décide de se réfugier, tel des ermites, dans une petite maisonnette de montagne ; la Survivance. Accompagné de leur chienne, une ânesse et leurs cartons de livres, les deux personnages vont devoir vivre, et survivre. Le printemps est clément, mais froid, et la maison comporte quelques failles. Pourtant la simplicité de n’appartenir à personne est la plus belle récompense après tant d’année au sein de la société, qui continue d’évoluer, mais pas eux.

Ce livre délivre un beau message de liberté et de choix. Se retrouver seul maître, mais devoir courber l’échine sous la splendeur de la nature, se sentir habité par elle et vouloir lui appartenir. Jenny est une femme d’une soixantaine d’années, amoureuse des histoires. Elle prend vite gout à cette nouvelle vie, s’associe à la nature du mieux qu’elle peut, et la respecte. Son admiration pour les grands cerfs qui s’approchent par moment de la maisonnette l’intriguent et l’impressionnent. Son compagnon, Sils, est plus casanier, défaitiste et nostalgique à certain moment. Il peuple ses journées de trouvailles de minéraux, qui une fois broyé se transformeront en pigment, puis en peinture. Leur vie est simple, mais complète.

L’auteur rythme ses pages de multiples références littéraires, de quoi donner envie de découvrir, ou redécouvrir certains auteurs. Sils et Jenny sont de grands relecteurs. Nous sommes souvent à chercher la nouveauté, vouloir dévorer des livres encore inconnus. Nos deux protagonistes profites de relire, ce qu’on ne fait que trop rarement. Je le vois avec mon métier, il faut être à la page, avoir lu avant le client si possible et proposer toujours plus de nouveautés. Mais quand prendrons-nous vraiment le temps de revenir vers nos premiers auteurs, nos premiers romans ? Un séjour à la Survivance m’aurait beaucoup plu je pense. Un week end en immersion. Aucun réseau, la paix.

Une belle plume qui accompagne une belle histoire. La Survivance est une lecture très calme, qui ressource après une période de Noël rempli et stressante.
 
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lundi 5 janvier 2015

A comme Association, tome 5 : Là ou les mots n'existent pas

Auteur : Erik L'Homme
Editions : Gallimard / Rageot
Collection : -
Parution : 13 octobre 2011
Pages : 206
EAN-13 : 9782070638468

Le réveil est brutal pour Jasper. Etendu sur son lit d'hôpital, il pense d'abord être passé dans l'au-delà. Puis les souvenirs lui reviennent en mémoire : le soir de Noël, Ombe, la moto, les deux hommes au taser, la violence du choc. Un choc auquel son amie n'a pas survécu. Trompant la vigilance de Walter et de Melle Rose, il s'enfuit de l'hôpital pour retrouver le meurtrier d'Ombe et la venger.
 
 
Mon avis
 
J’ai laissé en plan cette série pendant bien 2 ans. Voir plus. Et pour cause, je pense que je devais faire comme une sorte de deuil. Cette saga en huit volumes devait être écrite à 4 mains. L’Homme. Bottero. Seulement, on connait tous le destin tragique d’un des meilleurs auteurs jeunesse francophone, Pierre Bottero nous a quitté, il y a quelques années. Accident de moto. Fermeture du rideau. Il aura écrit jusqu’au 4ème tome, qui par la suite a été légèrement modifié par Erik L’Homme. La série se termine avec un seul auteur, et c’est en cette fin d’année 2014 que je décide de m’y remettre.

Le tome 5 est un sacré tournant dans la saga, et pour le personnage d’Erik L’Homme, Jasper. On avait connu ce personnage drôle, le voici plus sombre, mais heureusement il garde cette pointe d’humour que j’aime tant. Sa mission est cette fois personnel, et il tient à l’accomplir, certainement plus que toutes les autres. Entre prise de conscience et prise de risque, Jasper est surtout seul. Et pourtant il n’aura jamais fait autant preuve d’imagination pour réussir. Il gagne en maturité, et prend en quelques jours un an ou deux.

Ce livre est presque trop court ! J’en aurais voulu encore, il aurait pu durer quelques chapitres de plus que cela ne m’aurait pas dérangé. Erik L’Homme a su faire face à la disparition de son acolyte. Je me réjouis grandement de me plonger dans la suite maintenant, que je ne vais pas faire attendre 3 ans cette fois. 

Mon avis est court, mais je ne peux en dire plus pour ne pas en dire trop. 

jeudi 1 janvier 2015

La véritable histoire de Noël

Auteur : Marko Leino
Editions : Michel Lafon
Collection : -
Parution : 13 novembre 2014
Pages : 300
EAN-13 : 9782749922317

Au cœur de la Laponie, pays des neiges éternelles, le jeune orphelin Nicolas est recueilli par les habitants de son village. Mais ils sont tous trop pauvres pour pouvoir l’adopter. Le Conseil des Anciens prend alors une décision inédite : chaque année, le garçon sera pris en charge par une famille différente, et il en changera le jour de Noël.
Avec une étincelle d’espoir et de joie de vivre, Nicolas décide de se consacrer à sa passion : fabriquer des jouets. Le garçon va ainsi raviver l’émerveillement au cœur de cette région glacée. Et pourrait bien être à l’origine d’une des plus belles légendes.


Mon avis


Ce livre crie Noël de partout, et quand j’ai commencé à le voir chez les autres, j’avais envie de le voir chez moi également. Il existe un film aussi, que je n’ai pas encore vu, mais qui possède cette même affiche, et j’hésite presque à me le regarder l’année prochaine seulement. A voir.

L’histoire est celle de Nicolas, jeune orphelin, qui va se faire adopter par tout un village. J’ai trouvé cela tout simplement adorable, et en même temps triste. Le bon côté c’est que c’est le village entier qui se mobilise pour ce petit garçon, mais d’un autre je trouvais cela horrible que personne ne veuille complètement de Nicolas, même si les différentes raisons de chaque habitants sont expliquées, je trouvais cela triste. A 5 ans on a besoin d’une famille, une vraie, des gens qui prennent soin de vous, et sur qui vous pouvez compter. Nicolas est ici trimballé de maison en maison chaque année, il n’appartient à rien. Toute fois, cette expérience va permettre au garçon de s’endurcir bien sur, et il va plutôt bien vivre cette situation au fil des ans. L’auteur met vraiment en avant les situations de la vie, des choses qui peuvent arriver, et qui changent les gens. Chaque geste de Nicolas adulte, est lié à ce qui lui est arrivé durant son enfance. C’est comme une marionnette, on tire sur une ficelle à un bout, ça bouge de l’autre.

Nicolas est un personnage très courageux. Il m’a impressionné de les premières pages, c’est une autre époque aussi, les enfants devaient grandir plus vite pour aider leurs parents. Et notre héros est un enfant très dévoué, qui veut aider, veut faire juste. L’idée d’être un fardeau pour ces familles lui est insupportable bien sur, et il aide du mieux qu’il peut. Son idée de tradition de Noël naît alors qu’il doit partir de sa famille actuelle, pour se rendre dans la suivante. Il décide d’offrir des cadeaux aux enfants chez qui il a habité durant toute une année. A 6 ans Nicolas est quelqu’un de réfléchit, qui pense aux autres, et qui veut remercier, faire plaisir.
Mais avec l’âge c’est également quelqu’un qui ne veut plus souffrir, et qui veut se retirer. Ne plus s’attacher à personne c’est éviter de les perdre et d’avoir mal. Seulement il n’est pas parfait, et il lui arrive de faire des mauvais choix également. Mais toujours, jusqu’au bout, son but ultime est de faire plaisir aux enfants, aux autres.

La manière dont l’auteur amène cette légende de Père Noël est très originale, et m’a beaucoup plu. C’est une version très mignonne au départ, et qui finalement prend tout son sens vers la fin. Le côté mystérieux « il ne faut pas voir le Père Noël », la tournée des cadeaux réalisée en une nuit, les rennes à clochettes qui obéissent à un homme en rouge, etc. tout est raconté d’une manière qu’on ne peut qu’y croire.

Le message est bien sur celui que l’on essaye de transmettre par tous les moyens ; le but de Noël c’est d’offrir, et de voir la joie des gens qui reçoivent. Jusqu’aux dernières pages les gens du village vont faire en sorte de faire vivre cette tradition, faire vivre Noël, et j’ai trouvé cela magnifique.
Une très belle histoire de Noël, qu’il faudrait lire un chapitre par soir jusqu’au 24. A garder dans vos bibliothèques précieusement. 

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