samedi 5 mars 2016

Insaisissable, tome 3 : Ne m'abandonne pas

Auteur : Tahereh Mafi
Editeur : Michel Lafon
Collection : -
Parution : 27 mars 2014
Pages : 396
EAN-13 : 9782749919799

Le Point Oméga détruit, la rébellion écrasée, Juliette ignore si ses amis ont survécu, mais veut plus que jamais renverser la dictature du Rétablissement. Elle est prête pour y parvenir à faire appel à son ennemi de toujours : Warner, le séduisant commandant du secteur 45, qui seul peut lui enseigner à maîtriser ses immenses pouvoirs.


Mon avis


Quand je tire une fin de saga de ma Book-Jar, je suis comme une folle ! Je me dis « enfin ». Et pour cette première série de l’année, c’est la fin de la trilogie « Insaisissable » qui est passée à la casserole. Les tomes compagnons ne sont pas encore dans ma PAL… et sincèrement je pense qu’ils n’y seront jamais.

Avec un premier tome plutôt motivant, cette fin de saga devait rattraper le massacre du tome deux pour moi. En effet, je n’avais pas vraiment apprécié « Ne m’échappe pas » qui était trop niais, et sans grand intérêt dans l’histoire, à part une révélation finale intéressante. Le problème, c’est qu’on garde ce même aspect un peu niais dans le dernier tome. Et c’est ce que j’aurais voulu éviter absolument, et je pensais que l’auteure allait l’éviter, mais non.

Juliette (Miss niaiseuse par excellence dans le tome deux) subit une sorte d’électrochoc ici. On la découvre limite super warrior, avec une envie folle de renverser le gouvernement. Et ça, c’était plutôt chouette à lire. J’avais envie de lui faire une petite tape dans le dos en mode « good girl ». Mais malheureusement, ça n’a pas suffi. Adam est devenu LE personnage horripilant de la série, celui qui te donne fortement envie de le gifler. Warner, est Warner… et ne change pas. On découvre d’autres aspects de sa personnalité très étrange. Kenji est encore une fois le personnage que j’ai préféré suivre. Il est drôle quand il le faut.

Le gros souci de cette saga, c’est son manque d’informations. Soit c’est parce que j’ai totalement zappé les tomes précédents, soit c’est qu’elle est clairement brouillonne, et que le schéma dystopique est là uniquement pour servir les sentiments des personnages. Pour résumer, toute personne qui touche Juliette se fait littéralement cramer, ou souffre beaucoup quoi. Ensuite, elle apprend à contrôler ce pouvoir et découvre que d’autres personnes en possèdent aussi. J’ai raté un truc, ou on ne sait pas comment l’être humain a muté ? Ce qui est arrivé à notre planète passe un peu sous silence, il y a un nouveau gouvernement certes, mais comment en est-on arrivé là ? En fait, je termine cette série comme je la commence… avec plein de questions en tête, et zéro réponse.

Autre chose énervante ? Les 370 pages sur 400 de jérémiade de triangle amoureux !! Au secours, sincèrement j’ai rarement été aussi agacée durant une lecture que durant celle-ci. En gros, l’action principale se déroule à la fin, rapidement et en 30 pages. Hop, c’est plié et c’est fini. En général, j’essaie de toujours trouver du positif, mais là c’était quasiment mission impossible pour moi.

vendredi 4 mars 2016

Aux délices des anges

Auteur : Cathy Cassidy
Editeur : Nathan
Collection : -
Parution : 6 novembre 2014
Pages : 224
EAN-13 : 9782092553350

Anya, fraîchement débarquée de Pologne, est désolée de sa nouvelle vie britannique. L'appartement de ses parents est un taudis, son collège ressemble à un zoo, sa famille manque d'argent. Il y a bien ce garçon, Dan, dont la mère tient un salon de thé, mais il a tout du bad boy.
Mon avis

Tirage au sort des reliques de la PAL, « Aux délices des anges » me tentait moins que la saga « Les filles au chocolat ». Et après ma lecture, je me rends compte à quel point j’ai eu tort. J’ai presque préféré ce one-shot que la série, je dis bien presque. Car « CœurGuimauve » restera toujours mon petit chouchou.

Anya arrive de Pologne avec sa famille pour venir vivre à Liverpool. Sa maîtrise de l’anglais est plus que bancale, et les gens ne sont pas très amicaux, en gros… c’est l’enfer ! Mine de rien, ce livre est en pleine actualité au moment de ma lecture. La presse nous bombarde chaque jour des cas divers et vairés des réfugiés, et l’histoire d’Anya n’est certainement pas isolée.
L’auteure comprend bien les problèmes de la famille, l’intégration, la barrière de la langue, les coutumes, etc. En quelques pages, elle nous offre un véritable conte de Noël, digne de Disney. Alors oui, c’est un peu niais, mais pour le coup… c’était vraiment bien amené.

Le personnage d’Anya tombe de haut quand elle arrive en Angleterre, le pays ne ressemble en rien à ce qu’elle a pu lire dans les romans que son père lui a envoyés. Le joli cottage avec le jardin se transforme en vieil appartement humide. Les élèves bien sages font plus penser à des animaux sauvages. Et elle qui croyait se débrouiller en anglais, c’est en réalité la catastrophe !
Les malheurs d’Anya m’ont fait de la peine, et quand enfin elle arrive à se faire des amis, une mauvaise nouvelle tombe pour toute la famille.
Les amis d’Anya sont un peu caricaturés, mais pour une lecture jeunesse, ce n’est pas dérangeant, je pense que le jeune lecteur peut ainsi mieux visualiser ces personnages un peu extrêmes, comme dans un dessin animé.

J’ai aimé l’espoir qui se dégage de ce roman. Les rêves brisés du début laissent place petit à petit à la réalité parfois moins dure qu’il n’y paraît. Il suffit d’y croire, d’essayer et de ne pas avoir peur. Avancer malgré les craintes. Ça peut mettre en confiance les lecteurs qui ont déjà connu ce genre de situation, un déménagement, une nouvelle école, des nouveaux amis, des nouvelles habitudes. Et même si tout cela est effrayant, ne pas hésiter à compter sur ses proches.

mercredi 2 mars 2016

Animale, tome 2 : La prophétie de la reine des neiges

Auteur : Victor Dixen
Editeur : Gallimard
Collection : Grand format
Parution : 20 août 2015
Pages : 431
EAN-13 : 9782070668052

Et si le plus merveilleux des contes cachait le plus sombre des complots ?
1833, sur une île perdue du Danemark. Elle s'appelle Blonde, il se nomme Gaspard. Elle est animale, il est fou d'elle.
Le destin s'apprête à les arracher l'un à l'autre : ils sont les victimes d'une prophétie qui bouleversera le monde à jamais. Blonde parviendra-t-elle à déjouer les plans de l'énigmatique Reine des neiges, avec pour seul allié un jeune écrivain nommé Andersen ?


Mon avis



Avant dernier livre de mon challenge Cold Winter, « Animale, la prophétie de la Reine des neiges » collait parfaitement à cette thématique hivernale. Malgré un regard intéressant sur la réécriture de conte, et de bonnes idées, cette suite est légèrement en dessous du premier.

Dans « La malédiction de Boucle d’or » la jeune Blonde découvrait son héritage, mais également l’amour. Elle qui devait terminer ses jours dans le couvent de Saint-Ursule, au fin fond de la campagne française, a dû apprendre à contrôler son don et à fuir les personnes qui voulaient lui nuire. Tout se terminait bien pour elle et Gaspard, mais ce bonheur fût malheureusement de courte durée…

La fin du premier tome est une vraie fin, et l’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais l’idée qu’a eue Victor Dixen pour cette suite est assez ingénieuse. Il répond à travers son roman à la question suivante : d’où vient l’inspiration de Hans Christian Andersen ? Le fameux conteur danois devient un personnage à part entière de cette aventure, et c’est la meilleure surprise du récit. La jeune Blonde se lie d’amitié avec Hans, pour ne pas se faire repérer, elle et Gaspard se font respectivement appeler Gerda et Kay. Ça ne vous dit rien ? Le conte de « La reine des neiges » d’Andersen, BINGO ! Plutôt qu’une réécriture de conte, nous avons ici une inspiration de conte, la triste aventure de Blonde va faire germer l’histoire de l’écrivain.

Blonde doit ici se dépasser elle-même. Son amour, Gaspard, s’est fait kidnapper par la terrifiante Reine des neiges. Cette dernière complote quelque chose au Nord, et Gaspard en est un élément clé. Plus d’une fois j’ai tremblé pour Blonde… car ses ennemis ne sont d’aucun repos, et mettent tout en œuvre pour arrêter la jeune femme. Souvent, je trouve les méchants trop vite terrassés, ou seulement présents dans la dernière partie du roman, quand le « combat final » fait rage. Victor Dixen, lui, n’utilise pas qu’un méchant, mais plusieurs ! Ce qui rend le récit encore plus haletant, et angoissant.
Le personnage d’Andersen est très bien utilisé, et si l’on connaît ses contes, on repère facilement les références que Dixen laisse ici et là.

La surprise de l’histoire était pour moi moins intense dans celui-ci. J’avais trouvé l’idée du premier si intéressante et originale, qu’ici j’ai été un peu déçue par une certaine facilité. Mais c’est pour être un peu sévère, car cette suite est vraiment chouette. Juste moins impressionnante.
 

vendredi 19 février 2016

Legend, tome 2 : Prodigy

Auteur : Marie Lu
Editeur : Speaks
Collection : -
Parution : 13 janvier 2013
Pages : 394

Quand deux ennemis jurés forment la plus improbable des alliances… June et Day ont échappé à leurs poursuivants. Réfugiés à Vegas, ils rencontrent un groupe de rebelles, les Patriotes, qui consentent à les aider à s’enfuir. Mais il y a une condition. Prêts a tout, les deux adolescents acceptent : ils savent que, sans les rebelles, leurs heures sont comptées. Pourtant, June doute: et s’ils s’apprêtaient à plonger le pays dans la guerre civile ? Déchirée entre son sens du devoir, ses intuitions et ses sentiments, elle devra prendre la décision la plus difficile de son existence. Et Day aura-t-il suffisamment confiance en sa nouvelle complice pour remettre sa vie et celle des siens entre ses mains ?


Mon avis



Heureusement qu’Ermeline m’a proposé cette lecture commune du tome deux de « Legend » ! J’ai toujours de la peine à sortir les suites de ma PAL, malgré que j’aie aimé les premiers. Je ne sais pas pourquoi…

Mais je suis très heureuse de cette suite ! J’avais un peu peur au départ, ayant lu quelques avis mitigés, voire carrément des abandons de la part de certains lecteurs. Pas assez rythmé pour certains, l’aspect politique trop plat pour d’autres, j’y allais à reculons. Pour finalement ressortir très contente de cette lecture. Je ne sais pas si c’est le fait de le lire en version anglaise, du coup je me concentre beaucoup plus que si je lisais en français, ou simplement parce que j’ai été captivée.
L’auteure met justement très en avant le côté politique de la République, des Patriotes et des Colonies. Ce que j’ai su apprécier, car on en apprend beaucoup sur tout le fonctionnement de ce nouveau régime. Dans une dystopie comme celle-ci, c’est un point important je trouve, et l’auteure l’exploite ici jusqu’au bout.
J’aime toujours beaucoup sa construction narrative, le roman à deux voix (celles de June et Day), apporte différents points de vue, et beaucoup de relief au récit. On s’imprègne vraiment de l’univers, avec toujours la possibilité de mieux comprendre l’un des deux personnages.

June, reste… June. Elle s’est enfuie en compagnie d’un Day amoché par la République, et espère maintenant tomber sur les Patriotes pour que ces derniers les prennent en charge. Les deux héros vont de nouveau se retrouver séparés durant une bonne partie du roman. June est tiraillée entre les valeurs défendues par les rebelles, mais reste encore très attachée à son ancien mode de vie. Je suis souvent partagée concernant June. Autant je la trouve géniale, pleine de bonnes intentions et sincère, autant elle me fait peur car je sens que tout est possible avec elle, même le pire. Surtout le pire. Elle m’angoisse à chaque page, mais en même temps elle apporte un sacré poids dans la balance. Sans elle, beaucoup de choses ne seraient pas ce qu’elles sont.
Day, quant à lui, est toujours mon personnage favori, bien que j’aie découvert Anden, qui me plaît beaucoup également. Day a beaucoup de mérite, il doit se relever d’une blessure et de la mort de ses proches. Tout ce qu’il désire maintenant, c’est retrouver son petit frère, embarqué par la République. Il est prêt à tout, vraiment à tout ! Je suis admirative de son courage, même s’il doute souvent.

Marie Lu pousse les murs de son univers en nous montrant les Colonies, ces fameuses cités de rêve. Elle nous plonge dans des courses haletantes, nous fait marcher sur la tête plus d’une fois, et nous retourne finalement complètement le cerveau avec un point final des plus dérangeant et attristant ! Une très bonne suite, pour un tome deux, il est largement à la hauteur de mes attentes. Je suis souvent plus sévère avec les seconds volumes que je trouve ennuyeux, mais là, coup de maître pour Marie Lu.
 

jeudi 18 février 2016

Challenge : Week end à 1'000 #13


Trois ans de week end à 1'000... déjà. C'est que le temps passe vite! Alors habituellement je m'amuse à faire tout un paragraphe, sur "à quel point j'adooore ce challenge" etc. Mais après trois ans... je dois bien avouer que je ne sais plus trop quoi dire. A part que c'est un challenge 1) trop cool ! 2) organisé par ma merveilleuse Lili Bouquine et 3) trop cool !! Ah non... j'ai déjà dit ça.

Cette année anniversaire Lili a rajouté des mini-challenges, il faut en choisir trois (soyez malin, et regroupez-en), et bien sur toujours lire 1'000 pages au total. Pour s'inscrire il y a le formulaire sur l'article de Lili. Et pour participer c'est du vendredi soir 19 février, 19h au dimanche 21 février, 00h00. Personnellement ça tombe bien, j'ai congé samedi, et je termine le travail à 18h vendredi soir, je vais être à fond tout le week end! Pour nous rejoindre c'est simple : le groupe Facebook, on y papote et on se soutient. Pour partager sur les réseaux utilisez le #weekenda1000 !

Mes mini-challenges :
  1. Lire trois livres
  2. Lire un livre de plus de 500 pages
  3. Lire un livre dont la couverture est bleue
Selon mon stade de lecture de vendredi soir, voici ce que je vais entreprendre de lire ce week end :
  • Avant toi de Jojo Moyes - 519 pages
  • Insaisissable, tome 3 de Tahreh Mafi - 398 pages
  • Aux délices des anges de Cathy Cassidy - 220 pages
Je rajoute : Animale, tome 2 La reine des neiges de Victor Dixen - 435 pages, reste 155p. à 19h
Total :  1292 pages

BILAN


Vendredi, 19 février - 19h
Pour la première fois de toutes mes participations, je commence à l'heure! 19h tapante je me pose dans mon canap' avec le tome deux de "Animale" et j'avale les 155 dernières pages. Mais la semaine fût rude, du coup à 22h... je vais m'étaler dans mon lit. Et m'endors comme un bébé.

Samedi, 20 février - 8h
Après dix heures de sommeil, je me réveille fraiche comme la rosée du matin! Prête à attaquer cette nouvelle journée de challenge. Un bon petit déjeuner, et je me lance dans "Avant toi" de Jojo Moyes. Je prépare les mouchoir, juste au qu'à où.  

Samedi, 20 février - 12h
Première pause de la journée, un smoothie et un petit encas pour reprendre des forces. J'ai fermé "Avant toi" à la page 152, et j'aime plutôt bien le style de l'auteur pour le moment. Alors que j'avais été très déçue de "La baie des baleines" qu'elle avait écrit avant. 307 pages au total pour le challenge. Et je m'en vais tourner un update lecture que je posterais demain. 

Samedi, 20 février - 17h45
Seconde pause de la journée. Je me prépare un petit snack pour regarder "50min Inside" et monter ma vidéo update. J'avance rapidement dans ma lecture, mais malheureusement elle n'est pas vraiment à la hauteur des espérances. C'est un peu cliché et téléphoné...   

Samedi, 20 février - 23h30
Je termine "Avant toi", et j'en suis bien contente. Je comptabilise 674 pages, ce qui est vraiment pas mal. Je vais bouquiner encore un peu avant de dormir, et commencer ma lecture demain sereinement. Car quasi certaine de réussir.  

Dimanche, 21 février - 14h30
Les 900 pages sont atteintes grâce au très mignon "Au délice des anges". Après un peu de boulot ce matin, et la lecture de ce début d'après-midi, une petite pause balade et Starbucks s'impose! Vu le temps, j'ai envie de mettre mon petit nez dehors (pour une fois).  

Dimanche, 21 février - 21h45
Je termine le challenge tranquillement. 1000 pages atteintes grâce au début de "Insaisissable" le troisième tome. J'aurais prit le temps, en faisant d'autres choses à côté. Très heureuse d'avoir réussit cette édition, c'est toujours un petit quelque chose d'y parvenir. Une certaine motivation. 

mardi 16 février 2016

Développer sa passion

Les livres ont toujours fait partie de ma vie. De bibliothèques en librairies en passant par Emmaüs, j’ai toujours eu de quoi assouvir cette passion. Lire. Beaucoup. De tout. Sans pression.
À 16 ans, un choix crucial s’offre à moi, je vais devoir choisir une voie, celle qui me permettra de grandir. Finie l’école obligatoire, à toi de choisir : Collège ou apprentissage ? Comme toutes mes copines, je me décide d’abord pour le collège, des années d’études, pour passer à l’Université, pour déboucher dans un travail qui ne me conviendra certainement pas. Sans vraiment chercher, je tombe sur une annonce dans le journal : « recherche apprentie libraire pour la rentrée 2007 ». C’est la chance de ma vie ! Adieu les bancs d’école que je déteste, à moi le travail !

Depuis, le monde des livres, je l’ai dans la peau. Être libraire n’est pas seulement un métier pour manger à la fin du mois, c’est une vocation. Je ne me vois pas faire autre chose. Quand je me lève le matin, j’ai le sourire aux lèvres, car depuis mes 17 ans j’exerce ce pour quoi je suis faite. Être libraire, ce n’est pas seulement lire, c’est bien plus que ça, c’est conseiller. Et c’est dans ce petit mot que réside finalement toute la magie : conseiller. Faire passer la magie ressentie dans un ouvrage. La transmettre et la faire vivre ailleurs, pour quelqu’un d’autre.

J’ai souvent entendu dire que les libraires sont des rêveurs, que leur métier est bientôt mort, et qu’ils s’accrochent malgré tout. Oui, nous nous accrochons, et c’est certainement pour ça que nous sommes toujours là. Le livre n’est pas un produit comme les autres, c’est un bien culturel, c’est un bien de première nécessité (selon la TVA), il faut donc des gens pour le faire vivre. C’est également le challenge de toujours se renouveler, de ne pas avoir peur de l’avenir, de faire vivre le livre malgré les hauts et les bas du commerce.

Après bientôt 9 ans dans ce merveilleux travail, j’en ai vu de toutes les couleurs. Et souvent, j’aurais pu baisser les bras. Mais je pense que le libraire peut exercer son métier de mille façons différentes, avec des supports qui changent et évoluent. Il faut oser. Ma passion pour la lecture me permet de vivre aujourd’hui. Et demain. Et j’espère pour les années à venir. Je veux développer le métier de libraire, le métier de passeur, lui donner sa chance là où on ne l’imagine pas. Il a été mon premier travail, et j’espère qu’il sera le dernier. 

En vidéo (oct. 2013) : Je vous parle de mon métier de libraire

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